L’économie française : Éternelle convalescente

Ceux qui attendaient un verdict tranché, à même, soit de valider la politique économique du gouvernement, soit d’en souligner les limites, en seront pour leurs frais. Au lendemain de la présentation en conseil des ministres du projet de loi de finances 2016, les prévisions de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dressent un tableau en demi-teinte de l’économie hexagonale pour la fin de l’année.

« Le produit intérieur brut (PIB) français a déçu au deuxième trimestre [avec une croissance nulle, après + 0,7 % au premier trimestre], après un début d’année dynamique. Mais les vents favorables qui existaient il y a trois mois [recul du pétrole, de l’euro et mesures de soutien du gouvernement] sont encore bien présents », a résumé, jeudi 1er octobre, Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l’Insee.

Parmi les bonnes nouvelles, la demande des ménages reste bien orientée, souligne l’Institut. Ces derniers « bénéficient de salaires qui augmentent encore, alors que l’inflation reste basse » en raison du repli des cours du pétrole, détaille M. Passeron. Le pouvoir d’achat devrait ainsi augmenter de 1,7 % en 2015. Un record depuis 2007.

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La France sera une victime lors de la prochaine crise

Loin de se résorber, le déficit de notre balance commerciale stagne, preuve que nos entreprises n’ont pas renoué avec la compétitivité. Or, malgré le bouclier de la zone euro, c’est un facteur de fragilité majeur.

Dans son projet de budget pour 2016, le gouvernement prévoit que la balance commerciale de la France sera déficitaire de 40,3 milliards d’euros contre 40,5 milliards cette année. Le déficit français (1,8 % du PIB), qui se range parmi les plus importants de la zone euro, ne se résorbe pas. Il a reculé en 2014 et 2015, mais uniquement à cause de la chute des prix du pétrole ; hors effet baril, il a tendance à se creuser.

Tous les « efforts » que le gouvernement fait en faveur de l’économie de l’offre, le Cice, le pacte de responsabilité, les aides aux PME, etc., devraient un jour se traduire par des embauches. Telle est l’ambition affichée, celle de la lutte contre le chômage. Mais, en attendant que cette courbe s’inverse, la politique de l’offre devrait conduire plus certainement à un regain de compétitivité des produits français, à une reconquête des parts de marché et à une réduction du déficit de la balance commerciale. Ce n’est pas le cas.

La balance courante de la France (qui, outre le commerce des biens, comprend celui des services et des capitaux) s’est dégradée en 2014. Le déficit a été de 19,7 milliards d’euros, soit 0,9 % du PIB, contre 17,1 milliards en 2013. La France a besoin des apports de capitaux étrangers. Cette fragilité est fondamentale.
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Croissance mondiale : Le diagnostic pas très folichon de l’OCDE

Une croissance moins soutenue qu’on aurait pu l’espérer dans les économies avancées et un ralentissement plus fort dans les émergents : c’est ce que prévoit pour 2015 l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’année 2016 serait meilleure, même si l’organisation s’inquiète, pour le moyen terme, du ralentissement de la croissance potentielle dans le monde.

D’après les Perspectives économiques intermédiaires, présentées mercredi 16 septembre, la croissance mondiale serait ramenée de 3,3 % en 2014 à 3 % en 2015 (soit – 0,1 point par rapport aux prévisions de juin 2015).

Elle accélérerait ensuite à 3,6 % en 2016 au lieu des 3,8 prévus avant l’été, sur fond de stagnation du commerce mondial et de détérioration des conditions financières. Comme souvent, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

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Zone euro : Dette, la spirale infernale

L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre.

Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncés plus profondément dans la crise. Mais comment en est-on arrivé là ? Et qu’est-ce que la dette publique ?

En compagnie des économistes français Thomas Piketty et Bernard Maris, assassiné le 7 janvier, de la députée socialiste française Karine Berger, de l’anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber et du député européen belge écologiste Philippe Lamberts, la réalisatrice Laure Delesalle propose un passionnant voyage dans les rouages de l’économie.

Au contraire d’un plaidoyer “pour ou contre” la dette, son documentaire raconte son histoire de la fin du Moyen Âge à nos jours et éclaire les dessous de la crise actuelle. Il lance également des pistes pour la résoudre et prémunir la zone euro de soubresauts futurs, en rappelant que l’endettement est vieux comme le monde. Aujourd’hui, rappelle le film, nous vivons tous à crédit : maisons, voitures, écoles, dépenses publiques, tout est financé par des emprunts. Aussi le débat sur les voies qui s’offrent à l’Europe pour restructurer les dettes existantes est-il essentiel.

Grèce : La crise vue d’Arta

La crise grecque, le feuilleton européen de l’été. Au terme de négociations houleuses, la Grèce a sauvé sa place dans la zone euro, au prix de nouvelles mesures d’austérité.

Quelles conséquences pour les Grecs ? Visite dans une petite ville du nord-ouest de la Grèce, Arta dans la région d’Epire. Une cité de 43.000 habitants, dans une région agricole et rustique, avec 25% de chômeurs. Comment se loger, travailler, se soigner, vivre dans un pays en crise…. Loin des îles touristiques, loin d’Athènes, à Arta, on se débrouille comme on peut.

Reportage sur le quotidien d’une retraitée, d’un employé de la mairie, d’un agriculteur, d’une chômeuse et d’un patron de café, dans leur vie, faite de renoncements et de sacrifices. Galerie de portrait dans une ville où les apparences sont trompeuses.

Frédéric Lordon : « Pour une autre Europe, faut-il sortir de l’euro ? »

Crise grecque, élections le 20 septembre à Athènes, en novembre en Espagne, le débat sur la sortie de l’euro, sa possibilité, ses conditions, l’élaboration d’un « Plan B », la démocratisation des instances européennes: c’est l’ordre du jour principal de cette rentrée.

Réformes structurelles

Les effets persistants de la crise financière, les plans d’austérité mis en œuvre pour stabiliser la dette publique et les effets du vieillissement démographique pèsent sur les perspectives de croissance de la production à moyen terme.

De ce point de vue, il est naturel de considérer les réformes structurelles comme des mesures additionnelles pour stimuler la croissance, en l’occurrence en accroissant la productivité ou l’utilisation de la main-d’œuvre. Nous passons en revue la littérature qui s’est développée sur ce sujet.

Les réformes structurelles comprennent : (i) les réformes sur le marché du travail ; (ii) les réformes sur le marché des produits visant à accroître la concurrence ; (iii) les réformes fiscales ; (iv) les améliorations apportées à la réglementation des marchés des capitaux ; (v) les mesures visant à stimuler l’innovation (par exemple l’investissement en recherche-développement) ; et (vi) les réformes éducatives.

Au cours des dernières décennies, le calendrier et l’ampleur des réformes a fortement varié d’un pays à l’autre. Pour certains secteurs en particulier, il y a eu une certaine convergence entre les pays en ce qui concerne le cadre réglementaire. Certains réformes apparaissent par vagues entre les pays et la plupart sont mises en œuvre graduellement (FMI, 2004).
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Pourquoi la croissance ralentit-elle dans les pays émergents ?

La croissance dans les pays émergents a ralenti depuis 2010. On s’attend à ce que la croissance agrégée annuelle des pays émergents passe de plus de 7 % en 2010 à environ 4 % en 2015, soit un taux bien inférieur au rythme d’expansion du début des années 2.000. Le ralentissement a été généralisé: ces trois dernières années, la croissance a été en moyenne inférieure au rythme d’avant-crise dans 21 des 23 plus grands pays émergents.

Dans certains pays, la croissance a fortement ralenti. Les pays émergents jouent un rôle important en tirant la croissance mondiale et en tant que partenaires à l’échange de la zone euro. Un ralentissement plus marqué dans les pays émergents pèserait par conséquent sur la croissance de l’économie mondiale et de la zone euro.

Nous discutons des facteurs sous-jacents au ralentissement de la croissance économique dans les pays émergents. Ces facteurs incluent la combinaison d’une modération de la croissance structurelle dans certaines des plus grandes économies et des facteurs conjoncturels tels que les répercussions internationales de la faiblesse dans les pays avancés, un changement des conditions de financement externes et le resserrement des politiques domestiques.

Une composante du récent ralentissement a été structurelle. La croissance potentielle dans les pays émergents avait tendance à augmenter avant la crise financière mondiale (tirée par une forte accumulation du capital et des gains de productivité élevés, ainsi que par une dynamique démographique favorable), mais elle a ralenti depuis.
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La Grèce délaissée par le FMI

La démocratie est censée conférer aux citoyens la possibilité réelle de faire des choix. Tout au long de la crise qui frappe leur pays, les citoyens grecs en ont pourtant été privés. L’Union européenne, et encore davantage le Fonds monétaire international, en sont responsables dans une mesure considérable.

La Grèce s’est vu proposer deux choix difficiles : quitter la zone euro sans financement, ou demeurer en son sein et bénéficier d’un soutien, au prix du maintien de l’austérité. Or, la Grèce aurait dû se voir offrir une troisième option : quitter l’euro certes, mais en bénéficiant de généreux financements.

Il aurait été nécessaire de mettre sur la table cette troisième possibilité, en reconnaissant combien la Grèce trouve un intérêt politique plus large à demeurer dans la zone euro. Même si la sortie de l’union monétaire aurait produit des avantages considérables, un « Grexit » aurait par ailleurs engendré des coûts importants.

Parmi les avantages, il aurait été procédé à une dévaluation massive, permettant de rétablir un certain dynamisme au sein de ce qui était autrefois une économie à croissance rapide. Les coûts se seraient néanmoins révélés terrifiants. Le gouvernement aurait été contraint au défaut de paiement, les banques se seraient retrouvées ruinées, et tous auraient lutté pendant des années pour rétablir la confiance sur les marchés financiers.
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Martin Armstrong à propos des krachs obligataires passés et futurs

Martin Armstrong, conseiller financier, ancien gestionnaire de fonds, basé aux États-Unis, a mis au point un modèle informatique basé sur le nombre pi, et d’autres théories liées aux cycles économiques.

ZDF – 24 Avril 2015

Grèce : La misère au soleil

Une carte postale abimée. La Grèce, destination touristique par excellence, est au bord de l’asphyxie. Avec elle, tout un peuple. Un peuple qui, dimanche 5 juillet, a rejeté en masse les mesures d’austérité imposées par ses créanciers. Les Grecs sont désormais face à leur destin.

Le Premier ministre Alexis Tsipras a présenté ses propositions de réforme. Une dernière chance avant le sommet exceptionnel de dimanche en présence des chefs d’État et de gouvernement de la zone euro et de l’Union européenne. Une date clé. Un moment historique.

L’échéance ultime pour parvenir à un accord. Olivier Blanchard, expert économiste du FMI a expliqué que l’institution internationale n’était pas en mesure d’accorder un délai de paiement sous peine de violer ses règles relatives aux pays ayant fait défaut sur leur dette. “Quand un pays est en arriérés de paiement, nous ne pouvons plus lui accorder de prêts sous aucune manière“.

L’Europe est donc dans l’attente. Sur place, la population est inquiète et la vie quotidienne devient extrêmement compliquée. Les commerçants ne peuvent plus se fournir auprès des professionnels. Les particuliers, eux, ne peuvent pas retirer plus de 60 euros par jour dans les distributeurs.

Union européenne : Le plan secret de Bruxelles pour des sorties « ordonnées »

Il semble que la Commission prépare en coulisse un plan permettant à d’éventuels États membres de se retirer de l’Union Européenne d’une manière ordonnée. Une éjection pure et simple n’étant guère possible juridiquement, la Commission mettrait donc au point une sorte de procédure de divorce. Tout comme l’est déjà l’entrée dans l’UE, la sortie serait financée par les contribuables.

Selon le site Euractiv, généralement bien informé, les travaux de rédaction d’un tel contrat de divorce ont d’ores et déjà été lancés. Euractiv s’appuie sur des sources anonymes au sein de la Commission. De cette façon, les États sortants pourraient être congédiés avec une espèce d’indemnité de départ.

La Commission ne serait donc pas restée les bras ballants devant le désastre grec

Des États-membres tels que la Grèce ou que la Grande-Bretagne pourraient prétendre à un “soutien“ de la part des États restants dans l’UE, “s’ils se décident à quitter la famille de manière ordonnée“. La procédure serait liée à la réalisation de certaines conditions bien définies (“benchmarks“), “similaires à celles du processus d’entrée [dans l’UE]“.

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James K. Galbraith : « L’Europe ne tiendra pas très longtemps »

Une Union européenne bloquée, réactionnaire et mesquine s’est étalée sous nos yeux à l’occasion de la crise grecque. Son effondrement est désormais envisageable.

La brutalité obtuse de la position européenne à l’égard de la Grèce est devenue manifeste la semaine du 6 juillet, lorsque les leaders européens ont rejeté le document de reddition que la Grèce leur avait soumis, et ont exigé au lieu de cela une capitulation sans condition assortie de réparations.

À partir de maintenant, le gouvernement grec devra soumettre à ces institutions les projets législatifs «appropriés», et obtenir leur aval avant de les adopter – et même avant de les rendre publics. En résumé: la Grèce, dès à présent, n’est plus un État indépendant.

Le nouveau diktat – formellement accepté par la Grèce le 15 juillet – exige la mise en place d’un fonds de privatisation censé engranger de «bons actifs» d’une valeur de 50 milliards d’euros (qui, accessoirement, n’existent pas en l’état) ;
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Grèce : Les négociations s’enlisent, la menace d’un Grexit se renforce

Les ministres des finances de la zone euro ont stoppé leurs discussions samedi soir sans trouver d’accord pour sauver la Grèce. Certains pays sont clairement sceptiques sur les capacités des Grecs à faire de nouveaux efforts. La menace d’une sortie du pays de la zone euro s’est renforcée ces dernières heures.

Grèce : Émission d’une monnaie transitoire pour pallier le manque d’euros ?

Et si la Banque centrale européenne cessait de fournir des euros à la Grèce ? Dos au mur, les grecs pourraient choisir d’émettre une monnaie transitoire inspirée des IOU (« I Owe you », soit en français « je vous dois »).

« Si nécessaire, nous mettrons en place un système de monnaie parallèle, sur le modèle des IOU californiens, sous une forme électronique. On aurait du le faire, il y a des semaines », a expliqué le ministre des finances démissionnaire, Yanis Varoufakis. Soulignant que cette solution ne s’apparentait en rien à un « Grexit ».

Le gouvernement grec pourrait imprimer ces titres, sorte de bons du Trésor mais qui ne sont pas assortis d’intérêts, en guise de salaires, de retraites, ou pour payer ses fournisseurs. Sous forme papier ou sous forme de certificats électroniques, plus ou moins sécurisés, les IOU pourraient être émis en parallèle des euros encore en circulation, et à parité avec la monnaie unique. [...]

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Tout comprendre sur la dette grecque en six étapes

Alors que les négociations ont échoué entre la Grèce et ses créanciers (BCE, pays de la zone euro, FMI), 6 étapes et une série de graphiques pour comprendre pourquoi la dette grecque est devenue l’une des clefs de l’avenir de la zone euro et de l’Union Européenne.

La dette grecque fait la une de l’actualité. Pourquoi maintenant ? Comment tout cela a commencé ? Pourquoi a-t-on prêté à la Grèce, combien cela nous a-t-il rapporté, combien peut-on perdre ? Réponses à ces questions cruciales pour l’avenir de l’euro et de l’Europe en six étapes et une série de graphiques.

1. Pourquoi la Grèce a besoin d’argent en ce moment ?

Trois raisons à cela :

- Méthode et calendrier. L’aide versée à la Grèce l’est tranche par tranche, et à chaque tranche, les créanciers (BCE, FMI, Etats de la zone euro = feu la troïka), conditionnent le versement de chaque nouvelle tranche à la mise en place en Grèce de réformes. Vous trouverez ici un exemple (en anglais) de l’évaluation des réformes menées ouvrant droit à un nouveau versement. La dernière tranche du 2ème plan d’aide (7.2 milliards d’euros) devait être versée en septembre 2014. Cela n’a pas été le cas. Les créanciers ont préféré ensuite laisser passer les soubresauts politiques en Grèce, ainsi que les élections de janvier, pour discuter du déblocage de la tranche. Or, le programme d’aide avait une date de fin. En février, cette date a été repoussé au 30 juin 2015. Voilà pourquoi il fallait que les négociations aboutissent avant. Après le 30 juin, la Grèce n’est plus officiellement sous assistance financière. Sauf négociation sur un troisième plan d’aide.
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Grèce : Si le “non” l’emporte, gare à la secousse financière

Le défaut de la Grèce sur l’échéance de remboursement de 1,5 milliard d’euros au FMI, a encore une fois fait chuter les principaux marchés boursiers de la zone euro de plus de 1% mardi soir : -1,6% pour le Cac40 à Paris et -1,5% pour le Footsie de Londres, le Dax de Francfort affichant un repli de 1,25%.

L’euro recule encore face au dollar à 1 dollar 1140 et le cours du baril de Brent regagne ses pertes de lundi à 63 dollars et 10 cents.

Référendum grec : Vie et mort des unions monétaires

Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

La fermeture des banques va-t-elle servir de thérapie de choc pour les Grecs? Les queues devant les distributeurs de billets leur donnent d’ores et déjà un avant-goût de ce que serait un Grexit.

Dans ce cas ils répondront «oui» à la question du référendum qui leur sera posée dimanche 5 juillet et Alexis Tsipras aura perdu son pari. Mais ce n’est pas à ce jour la stratégie du premier ministre.

Lui est son gouvernement font en effet campagne sur le «non», sur le refus des propositions des créanciers de la Grèce, les trois institutions, comme on les appelle à Athènes, le FMI, la BCE et l’Union européenne.
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Europe : Une nouvelle crise coûterait 1.000 milliards d’euros

Un rapport, commandé par le secrétaire général du Parlement européen, prévoit qu’en cas de nouvelle crise financière de l’importance de celle de 2008, la zone euro pourrait perdre 1 milliard d’euros de son PIB, “gagner” 1,9 million de chômeurs supplémentaires et subir une augmentation 51,1 milliards d’euros de sa dette publique.

D’après les projections réalisées par les économistes Gaël Giraud et Thore Kockerols, « les renflouements [des banques européennes] seraient encore nécessaires au détriment du contribuable européen, et ajoutent les auteurs du rapport, même si l’architecture de l’Union bancaire (prévu en 2023) était déjà en place aujourd’hui ».

L’Union bancaire introduit des mécanismes destinés à prévenir les faillites bancaires et éviter qu’une nouvelle crise bancaire ne se transforme en crise de la dette. L’idée étant d’introduire une mutualisation du risque en cas de faillite. Les banques de la zone euro seront ainsi gérées selon le Mécanisme de résolution unique (MRU) qui reposera sur deux piliers.

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Grèce : après l’annonce d’un référendum, la zone euro refuse de prolonger le plan d’aide au-delà du 30 juin

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé qu’il allait organiser une consultation nationale le 5 juillet sur le projet d’accord d’aide avec les bailleurs de fonds de la Grèce.

La situation se corse. Le plan d’assistance financière de la Grèce va prendre fin le 30 juin, a annoncé samedi 27 juin le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après le refus par Athènes des propositions avancées par ses créanciers pour éviter le défaut de paiement, et l’annonce d’un référendum début juillet.

• L’aide de 12 milliards d’euros en sursis. Alors que les créanciers européens de la Grèce lui proposaient une aide de 12 milliards d’euros jusqu’à fin novembre, si un accord était trouvé sur une série de réformes, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé qu’il allait organiser une consultation nationale le 5 juillet sur ce projet d’accord d’aide avec les bailleurs de fonds de la Grèce. Conséquence, la zone euro a annoncé samedi qu’elle refusait de prolonger une nouvelle fois le programme d’aide grec au-delà du 30 juin.

• Une réunion à 18, sans Varoufakis. Selon le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, la décision de la Grèce d’organiser un référendum ne l’exonère pas du paiement de ses dettes et les ministres de la zone euro vont désormais débattre des suites à donner au rejet de cette proposition d’accord. Décision symbolique, cette réunion se tiendra sans le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.
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Grèce : comment les créanciers utilisent le Bank Run dans la négociation

La BCE a ce vendredi décidé de relever le plafond de l’ELA de 1,8 milliard d’euros selon d’autres. La Banque de Grèce demandait 3,5 milliards d’euros. Autrement dit, la BCE n’a même pas accepté de ne donner le strict nécessaire. Assez pour faire face pendant quelques jours, mais le scénario chypriote reste d’actualité pour la Grèce. Tout au long de la semaine, les créanciers et la BCE ont tout fait pour déstabiliser les déposants grecs. Et placer le gouvernement grec devant un choix impossible.

Le plan des créanciers se déroule-t-il comme prévu en Grèce ? Confronté à une résistance opiniâtre des autorités helléniques sur leurs « lignes rouges », autrement dit principalement sur le refus de réduire les pensions de retraites et d’alourdir fortement la TVA, l’Eurogroupe et le FMI ont tenté une nouvelle offensive durant cette semaine pour « briser les lignes » grecques.

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“Tsipras veut faire financer son programme électoral par ses partenaires européens”

Jean Arthuis est le Président de la Commission budget du Parlement européen, il appartient au groupe des Libéraux et démocrates. Pour le député européen, la zone euro a fermé les yeux sur l’état réel de la Grèce, trop contente d’exporter vers Athènes ses biens. Il doute que les Grecs ne remboursent jamais cette dette.

Frédéric Lordon : Les taches aveugles de « l’autre euro possible »

Le texte qui suit est issu de l’intervention, quelque peu augmentée, faite aux Rencontres du « Monde Diplomatique » organisées sur le thème « Europe, des choix existentiels », à l’École normale supérieure les 22 et 23 mai 2015.

Un de ces lieux communs que l’éditorialisme prend pour de la pensée profonde se plaît à répéter que nous vivons une époque de constante accélération et que tout va toujours plus vite… Qu’on se rassure, il reste des domaines où l’on procède encore avec une sage lenteur, par exemple à propos de l’euro quand il s’agit de mettre l’une derrière l’autre deux idées conséquentes.

Une ironie qui n’est sans doute pas inadvertante nous soumet la question de savoir si une autre Europe est possible dix ans après un référendum constitutionnel qui nous promettait déjà à sa manière une autre Europe possible — et dont on mettra difficilement au compte du « non » que la promesse n’en ait pas été tenue, puisque ce texte nous est revenu à l’identique sous la forme du Traité de Lisbonne (à quelques déclarations ronflantes près qui n’engageaient que de l’encre sur du papier).

Moyennant quoi, il nous a été permis d’expérimenter en vraie grandeur en quoi consistait cette version-là de « l’autre Europe possible ». Il est vrai que les mêmes annoncent la bonne nouvelle de l’Europe sociale depuis 1992 — où l’on aperçoit tout de même que certaines choses continuent de bien prendre leur temps, et que l’autre Europe possible est une longue patience.

Comme toujours avec les patiences, il y a ceux qui ont les moyens d’attendre et ceux qui ne les ont pas. Bourdieu rappelait combien la skholé, le loisir, la position scolastique, et plus généralement la distance d’avec les nécessités matérielles, donnent en partie leur principe caché à la hauteur de vue, à la pensée globale, qui s’admirent elles-mêmes de se voir si capables d’embrasser l’histoire longue, et de se projeter à cent ans — il est bien certain qu’on peut se payer le luxe de contempler des horizons séculaires quand soi-même on ignore tout de l’idée de fin de mois.
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Face au risque de «Grexit», des Grecs retirent leur argent des banques

Le bras de fer entre le gouvernement d’Athènes et ses créanciers internationaux crée de l’inquiétude chez les Grecs, à tel point qu’ils sont nombreux à retirer leur argent des banques.

Jeudi 28 mai, pas moins de 500 millions d’euros auraient été prélevés en une seule et même journée, selon les derniers chiffres sur les retraits aux guichets.

Le phénomène n’est pas nouveau en Grèce. Entre novembre 2014 et avril 2015, plus de 30 milliards d’euros ont ainsi été retirés des établissements bancaires du pays.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la gauche radicale d’Alexis Tsipras et du mouvement Syriza, de nombreux Grecs ont transféré leurs économies à l’étranger.

Cette fois, ce sont de petites sommes qui sont prélevées. Les Grecs craignent une sortie du pays de la zone euro, le fameux « Grexit », et aussi l’apparition éventuelle d’une double monnaie. Ils préfèrent donc garder leur argent au chaud, sous leur matelas ou dans des petits coffres-forts, « plus fiables que les banques », comme l’a décrété l’Union des vendeurs de coffres-forts, qui voit là une aubaine.

Le contrôle des capitaux mis en place chez les voisins chypriotes et la récession de la Grèce rajoutent l’inquiétude à l’anxiété. Le produit intérieur brut (PIB) grec a reculé de 0,2 %. Les investissements et les exportations sont au point mort, paralysant l’économie. (…)

RFI

Merci à Stormisbrewing

Quel futur pour l’euro ?

L’euro, fédérateur ou générateur de crise? Créé à l’origine afin de fédérer les différents États européens entre eux, l’euro qui a subi de plein fouet les récentes crises économiques, est de plus en plus contesté. Bilan de santé d’une monnaie malade et prospective économique.

Grèce : Athènes menace de ne pas rembourser le FMI en juin

Le ministre de l’Intérieur grec a assuré dimanche que son pays ne rembourserait pas le FMI en juin: des propos nuancés ensuite par le ministre des Finances Yanis Varoufakis, mais qui confirment qu’Athènes juge être allée au bout des concessions à ses créanciers.

Les remboursements au FMI en juin sont de 1,6 milliard d’euros, ils ne seront pas faits et d’ailleurs il n’y a pas d’argent pour les faire“, a déclaré Nikos Voutsis. (A partir de 3mn 15s)

Grèce : “La faillite est inévitable”

Dans une lettre adressée au FMI et relayée par le quotidien financier britannique Financial Times, le premier ministre grec Alexis Tsipras révèle qu’il ne pourra pas s’acquitter d’une échéance de 750 millions d’euros. C’est la première fois que Tsipras tire ouvertement la sonnette d’alarme.

Selon le quotidien De Morgen, la Grèce a pu rembourser le FMI uniquement grâce à un fonds d’urgence du même FMI. En théorie, l’état grec devrait rembourser encore 1,5 milliard au FMI en juin. Aussi, l’économiste Geert Noels estime-t-il que la faillite grecque est inévitable.

Interrogé par De Morgen, Noels est d’avis qu’il ne sert à rien d’accorder encore des fonds d’urgence à la Grèce. “Ces derniers mois, on a écrit des bibliothèques entières sur le problème de liquidité et de solvabilité grec, mais à mes yeux la compétitivité particulièrement faible de toute l’économie grecque est beaucoup trop importante. Tant qu’on ne prend pas de mesures fondamentales à ce sujet, on applique un emplâtre sur une jambe de bois“.

D’après l’économiste, le FMI ne peut pas se permettre de faire encore des concessions. L’institution risquerait en effet de perdre sa crédibilité internationale.
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Les techniques d’influence de la Banque Centrale Européenne

Depuis 1999, la politique monétaire des pays de la zone euro a été complètement transférée à une institution supranationale: la Banque Centrale Européenne (BCE). Cet organisme a une place originale dans les dispositifs européen car il fonctionne de manière totalement indépendante tout en ayant une mission restreinte mais contraignante pour les pays membres: assurer la relative stabilité des prix. Cette position particulière, loin d’être un handicap, est devenue pour lui un atout.

Si son indépendance et le manque de contrepoids supranational suscite régulièrement de vifs débats, a contrario aucune étude n’a, à ce jour, cherchée à comprendre comment au-delà de sa mission de stabilité monétaire, la BCE a acquis un poids politique et une influence sur la conduite des affaires économiques et sociales. Les crises économiques mondiales de 2008 et Européenne de 2011 ont conduit à une remise en cause des mécanismes du capitalisme financier global et européen. Comme d’autres banques centrales en temps de crise, la BCE a su saisir cette opportunité pour accroître sa puissance, de par sa position de prêteur de dernier ressort, véritable garant de l’existence économique de la zone euro. Pour poursuivre sa politique de puissance, elle doit composer avec d’autres acteurs d’importance : les autres banques centrales, les gouvernements, et les institutions de l’Union Européenne.

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Joseph Stiglitz : « La crise grecque est pire qu’une guerre ! »

Pour aider la Grèce, il faut changer la politique économique de la zone euro, selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001. “Ce que l’Europe a fait à la Grèce est inqualifiable. Le PIB des Grecs a chuté, tout comme les revenus des citoyens lambdas.

Joseph Stiglitz s’est rendu sur le plateau de Stéphanie Antoine aux côtés de Robert Johnson, président du New Economic Thinking, l’Institut pour une nouvelle réflexion économique. Tous deux sont à Paris pour la 6e conférence du think tank qui réunit pendant quatre jours étudiants et professeurs du monde entier et s’intitule : “Liberté, Égalité, Fragilité” . Au cœur des débats : les inégalités de revenus.

Et si l’on se refaisait une crise financière?

De l’argent qui coule à flots tandis que la montagne de la dette grandit: la croissance mondiale dont la zone euro commence à bénéficier elle aussi ne repose-t-elle pas sur des bases très fragiles ?

Si l’on en croit le Fond monétaire international, la croissance mondiale devrait accélérer doucement pour passer de 3,3% en 2013 et 2014 à 3,5% cette année et à 3,7% en 2016.  La baisse du prix du pétrole explique une partie de ce regain de vigueur, mais l’essentiel vient de la politique extrêmement stimulante menée par les grandes banques centrales. Aux Etats-Unis, cela fait près de sept ans que la Réserve fédérale mène une politique de taux zéro et la croissance semble solidement établie à plus de 2,5% l’an.

Ne serait-il pas temps de revenir à une politique plus tempérée? Déjà, la banque centrale a arrêté ses injections massives de liquidités; elle s’apprête maintenant à remonter ses taux directeurs, mais elle avance avec beaucoup de précautions. Au point d’inquiéter des économistes qui craignent une action trop tardive. Ainsi que le rappelle Philippe Weber, responsable étude et stratégie de CPR AM«il faut entre six et huit trimestres pour qu’une hausse des taux fasse de l’effet». Mieux vaudrait donc ne pas trop attendre.

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L’OCDE redoute une nouvelle crise financière

L’organisation prévoit néanmoins en zone euro une croissance de 1,4 % en 2015 et 2 % en 2016, soit davantage que dans ses précédentes estimations.

L’OCDE se montre nettement plus optimiste pour la zone euro dans ses prévisions de croissance publiées mercredi (18 mars), mais s’inquiète fort de la très faible inflation dans la région, et de la surchauffe financière partout dans le monde.

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Terra incognita : La reprise mondiale, à quel prix ?

Emboîtant le pas aux Etats-Unis, la croissance en Europe accélère enfin. Mais le poids de l’endettement et le risque accru de guerre des changes fragilisent l’embelli.

Les faits – Une économie américaine qui reste encore très dynamique, une Europe qui repart et des pays émergents qui résistent : le paysage conjoncturel mondial, porté par un effondrement du prix du pétrole, a rarement été aussi positif. Salué par les marchés boursiers, ces faits dissimulent pourtant la montée de phénomènes incontrôlés et imprévisibles rendant l’avenir toujours aussi incertain.

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Zone euro : 2017 sera une année catastrophique (Natixis)

Dans une étude publiée le 17 mars dernier, le groupe bancaire, né de la fusion des groupes Caisse d’Épargne et Banque populaire, fait part de son pessimisme à moyen terme. Le pôle de recherche économique de Natixis craint en effet que plusieurs facteurs qui se cumulent conduisent à ce que 2017 soit une très mauvaise année pour la zone euro.

• Le rééquilibrage du marché du pétrole après la baisse du prix du pétrole en 2014 devrait conduire à une remontée de ce prix, d’où une perte de demande et de croissance, et le retour de l’inflation à un niveau voisin de l’objectif de la BCE

• La BCE devrait donc arrêter le Quantitative Easing, d’où remontée des taux d’intérêt à long terme, normalisation des primes de risque, ré-appréciation de l’euro; en conséquence des difficultés pour les investisseurs (qui ont accumulé des actifs avec des rendements et des primes de risque faibles); des difficultés pour les emprunteurs publics et privés, un recul de la demande;

• Dans certains pays (France, Espagne, Italie), la nécessité de réaliser un ajustement budgétaire important dans un environnement plus défavorable: croissance plus faible, taux d’intérêt plus élevés.
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Espagne : “Les sacrifices du peuple vont permettre de sortir de la crise”

Íñigo Méndez de Vigo, ministre espagnol délégué aux Affaires européennes revient sur la polémique ayant opposé son gouvernement conservateur à celui d’Alexis Tsipras.

Il juge que la Grèce a encore des réformes à accomplir. Il nous parle aussi des résultats de la cure d’austérité infligée à son pays.

Europe : La déflation est-elle une bonne chose ?

Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui aucun prix n’a plus d’importance que celui du pétrole brut. Plus de 80 millions de barils sont produits et consommés chaque jour, dont la plus grande partie est vendue sur les marchés internationaux. Aussi la chute brutale du prix du pétrole brut (de 110 dollars le baril l’année dernière à environ 60 dollars aujourd’hui) permet-elle aux pays importateurs d’économiser des centaines de milliards de dollars. Pour l’UE et les USA, cela représente 2 à 3% de leur PIB.

Pour l’Europe, les avantages liés à cette baisse pourraient augmenter avec le temps, car les contrats à long terme de fourniture de gaz sont indexés sur le prix du pétrole. C’est un autre avantage pour le continent, car le prix du gaz naturel y était encore récemment beaucoup plus élevé qu’aux USA qui bénéficient du coût très bas du gaz de schiste.

Pourtant beaucoup d’observateurs estiment qu’un pétrole bon marché n’est pas sans inconvénient, car cela accroît les tendances déflationnistes dans les pays avancés déjà embourbés dans le piège d’une croissance faible. Selon ce point de vue, la chute du prix du pétrole va empêcher les banques centrales de ces pays d’atteindre le taux d’inflation de 2% que la plupart se sont fixées dans le cadre de leur mandat de maintien de la stabilité des prix.

C’est la première fois que les prix baissent depuis 2009 dans la zone euro qui se retrouve ainsi en première ligne. Elle devrait éviter la déflation parce que les pays débiteurs auraient alors encore plus de difficultés à rembourser, les premiers concernés étant ceux de la périphérie de la zone euro (la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et l’Espagne).
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Zone euro : Mario Draghi voit la vie en rose

Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu aussi optimiste. Au moment de dévoiler ses perspectives de croissance pour la zone euro, Mario Draghi a dévoilé des chiffres bien meilleurs que prévus. la France reste à la traîne, malgré plusieurs signes encourageants.

Europe : « La fin du travail »

L’agence européenne de statistiques Eurostat a publié lundi les chiffres du chômage pour janvier. Même s’ils n’ont jamais été aussi bons depuis le début de la crise financière en 2007, ils indiquent tout de même que près de 24 millions de personnes sont sans travail au sein des 28 États-membres de l’UE. Dans la zone euro, on recense 18 millions de chômeurs.

Les plus faibles taux de chômage dans la zone euro sont enregistrés en Allemagne (4,7%) et en Autriche (4,8%); les plus élevés sont en Grèce (25,8%) et en Espagne (23,4%).

Par rapport à l’année dernière, les chiffres du chômage ont diminué dans 24 États membres. L’Espagne, l’Estonie et l’Irlande ont enregistré les plus fortes baisses. En Belgique, c’est le statu quo, tandis que Chypre, la Finlande et la France ont enregistré une hausse du chômage.

Dans la zone euro, en moyenne, on compte actuellement 11,2% de chômeurs parmi la population active. La moyenne au sein des 28 membres de l’UE s’établit à 9,8%.
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Allemagne : La pauvreté progresse encore

La pauvreté a encore augmenté en Allemagne, pourtant première économie de la zone euro, pour atteindre son plus haut niveau depuis la Réunification en 1990.

Ce rapport, publié jeudi et baptisé : “la République fissurée” fait état d’un taux de pauvreté historiquement élevé passant de 15% en 2012 à 15,5% en 2013. Selon ce rapport également, jamais les différences entre régions n’ont été aussi profondes.