Obama est trop geek pour être honnête

Quand le président des Etats-Unis et les grands de la Silicon Valley organisent le futur entre eux, demain est orwellien.

Le 3 juin a débuté le procès, devant une cour martiale, que l’administration de Barack Obama intente à Bradley Manning, l’ancien analyste du renseignement de l’armée américaine qui a téléchargé et transmis des centaines de milliers de documents confidentiels à WikiLeaks.

Certains sont en désaccord avec les procureurs du président Obama qui accusent M. Manning de “collusion avec l’ennemi” et considèrent que son acte est héroïque car il a permis aux Américains d’apprendre entre autres l’usage inquiétant que Washington fait des drones. La plupart sont surpris que, quatre ans après l’avoir mis derrière les barreaux, la Maison Blanche réclame maintenant une peine d’emprisonnement à vie. Selon eux, Obama qui adhère aux valeurs geekDo no evil” (Ne causer aucun mal) de la Silicon Valley, les trahit pourtant régulièrement avec sa manie “nixonienne du secret”.

Ces préoccupations sont en fait délicieusement naïves : M. Obama ne trahit nullement la culture geek. Ses collaborateurs partagent de nombreuses vertus et de nombreux défauts avec les leaders de la Silicon Valley, auxquels ils sont très étroitement liés.

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Révolte du Parlement de Strasbourg contre le projet de budget européen

Les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept pensaient avoir fait le plus dur. Après deux sommets – l’un, raté, en novembre 2012 ; l’autre, en février 2013, conclu à l’issue de vingt-six heures de discussions –, l’épineuse question du budget de l’Union européenne pour la période 2014-2020 semblait réglée.

Herman Van Rompuy, président du Conseil européen

Au rabais, certes, avec un budget global en recul pour la première fois dans l’histoire de l’Union, mais le compromis était là, accepté y compris par le Britannique David Cameron, partisan d’une réduction drastique.

Mercredi 13 mars, le Parlement européen a totalement rebattu les cartes en adoptant massivement une résolution très critique du compromis trouvé le 7 février. Cette résolution, adoptée par 506 voix contre 161, indique que le Parlement, auquel le traité de Lisbonne de 2009 confère un droit de veto sur le sujet, “rejette sous sa forme actuelle” le projet de budget concocté par le Conseil européen.

Les mots employés sont inhabituellement durs. Les parlementaires déplorent le “fossé entre les engagements politiques de l’Union européenne et ses moyens budgétaires“. Ils accusent le Conseil d’avoir manqué de “transparence“, et même d’avoir outrepassé son rôle en décidant de l’attribution de certains fonds pour obtenir l’assentiment de tel ou tel Etat membre – d’avoir organisé des “négociations de marchands de tapis“, résume l’un des meneurs de la fronde, le président (UMP) de la commission des budgets Alain Lamassoure.

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Paris : Aires pour “gens du voyage” dans les bois

Au prochain Conseil de Paris, Bertrand Delanoë veut faire voter les demandes d’autorisations afin de construire 60 places pour les nomades. Coût : 10 millions d’euros.

Le bois de Boulogne, ses arbres centenaires, ses clubs sportifs très privés… et bientôt son aire d’accueil des gens du voyage ? C’est en tout cas le souhait de la Mairie de Paris. Après avoir un temps envisagé la création d’un lieu d’accueil dans le square René-Parodi, près de l’avenue Foch (XVIe), la municipalité revient donc à la charge.

En tout début de semaine prochaine, elle fera voter au Conseil de Paris une délibération concernant la dépose des demandes d’autorisations administratives afin de construire deux aires, l’une dans le bois de Boulogne et l’autre dans celui de Vincennes (XIIe). Elles pourraient abriter respectivement 35 et 28 places, sur des zones de parking «très dégradées» aux dires de la Mairie de Paris. La première se situe route des Tribunes, à deux pas de l’hippodrome de Longchamp et du Polo de Paris. La seconde est établie sur le plateau de Gravelle. Coût total de l’opération: 10 millions d’euros.

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Le luxembourgeois Yves Mersch à la BCE : un adieu à la démocratie ?

En décidant, malgré le vote du parlement européen, de nommer le luxembourgeois au directoire de la banque centrale européenne, les chefs d’États et de gouvernements de la zone euro ont mis à jour les dysfonctionnements actuels de l’Union.

Tout le monde en convient : l’Europe souffre d’un déficit démocratique, d’un manque de légitimité et d’un éloignement du citoyen. Tout le monde, sauf les chefs d’Etat et de gouvernements de la zone euro. Ces derniers ont tranquillement, lors du sommet européen de ce vendredi, nommé Yves Mersch, l’actuel gouverneur de la banque centrale du Luxembourg, au directoire de la BCE. Et cela, malgré un vote négatif du parlement européen.

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Allemagne – Le Bundestag approuve le pacte budgétaire

Merkel avait déclaré que le vote était un pas important pour montrer l’engagement de Berlin.

Le Parlement allemand a approuvé vendredi soir le pacte budgétaire européen et le MES, offrant une large majorité à la chancelière, Angela Merkel, pour qui ce scrutin “montre au monde” que l’Allemagne s’engage pour la monnaie unique. Une majorité des deux tiers était requise dans les deux chambres parlementaires, Bundestag et Bundesrat, pour avaliser les deux piliers mis en place par les Européens pour sortir la zone euro de la crise. Elle a été largement atteinte grâce au soutien de deux des trois partis d’opposition, soutien que la chancelière avait activement négocié ces dernières semaines.

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Pourquoi les pauvres ne votent pas en fonction de leur intérêt économique

Ils devraient favoriser les candidats qui promettent d’augmenter les minima sociaux ou de mettre en place des politiques de redistribution plus généreuses. Or ça n’est pas toujours le cas. Des chercheurs américains ont décrypté le phénomène.

Qu’on se le dise : les citoyens économiquement les plus modestes ne sont pas toujours fans des politiques de redistribution. Du moins si l’on en croit leur vote. C’est ce que démontrent depuis plusieurs décennies les études électorales américaines. Et, de plus en plus fréquemment, les études électorales européennes.

Comme le confirme Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof (centre de recherches politiques de Science Po), «Depuis une trentaine d’années, la sociologie, autrefois déterminante dans l’explication du comportement électoral, n’explique plus qu’en partie le vote

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Hervé Juvin, Jacques Sapir et autres : Lettre ouverte à François Hollande

Par Hervé Juvin, économiste, Eurogroup Consulting ; Philippe Murer, économiste, professeur de finances à Paris-IV La Sorbonne, ancien intervenant sur les marchés financiers ; Bertrand Rothé, économiste, professeur agrégé à l’université de Cergy-Pontoise ; Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’EHESS, et Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur à l’université de Lille.

Monsieur François Hollande,

Tout laisse à penser que vous affronterez au second tour de cette élection le président sortant, Nicolas Sarkozy. Dans le même temps, l’abstention monte dans les sondages. Cela vous inquiète à juste titre.

Le choix de millions de Français va se faire entre deux candidats qui ne sont pas ceux auxquels iraient spontanément la sympathie des électeurs, ni nos engagements ou nos convictions. Ceci explique cela. Lire la suite

Les grands patrons ont gagné 34% de plus en moyenne en 2010

La rémunération moyenne des dirigeants des grandes entreprises de l’indice boursier français CAC40 a fait un bond de 34% en 2010, à 4,11 millions d’euros, après trois années consécutives de baisse, a indiqué mardi le cabinet Proxinvest.

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Grèce : quatre ministres d’extrême droite démissionnent

Le chef du parti a indiqué vendredi qu’il n’allait pas voter le plan de rigueur imposé par les créanciers.

Georges Karatzaféris

Les quatre ministres du parti d’extrême droite grec Laos s’opposant aux nouvelles mesures d’austérité demandées par les créanciers du pays ont présenté vendredi leur démission au Premier ministre Lucas Papadémos, a indiqué l’agence de presse grecque, Ana (semi-officielle). Il s’agit du ministre des Transports Makis Voridis, le ministre adjoint de la Défense Georges Géorgiou ainsi que deux secrétaires d’État, à l’Agriculture et à la Marine marchande, Astérios Rodoulis et Adonis Géorgiadis.
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La crise en 2011 ou le scénario de l’inextricabilité

Par Jean Claude Werrebrouck

Notre texte concernant le scénario pour 2010, publié le 1er janvier de ladite année, se penchait longuement sur la question du retour à la souveraineté monétaire. Il était assez optimiste, en ce qu’il annonçait la difficulté croissante à faire admettre par le contribuable qu’il devrait payer pour une dette publique dont la responsabilité reposait au moins partiellement sur la rente financière.

La réalité 2010 de la crise, est qu’un certain nombre de pays ont malgré d’extrêmes difficultés, ouvertement choisi de satisfaire la rente au détriment des Etats-providences et des contribuables : Grèce, Irlande, mais aussi à des degrés moindres, la quasi-totalité des Etats européens.

Les propos de la Chancelière de la République Fédérale, consacrés au partage du fardeau de la dette avec les créanciers, étant, était-il espéré, vite étouffés par de prétendus rédempteurs resserrements budgétaires. Prétendus, car on sait depuis peu (Patrick Artus), que le multiplicateur budgétaire sur la Grèce et l’Irlande est élevé, ce qui signifie – en principe – effondrement de la croissance, suite à une faible variation du déficit budgétaire.

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Retraite : « Étrange » vote à Bruxelles du Parti Socialiste et des Verts

Les eurodéputés du Parti socialiste et des Écologistes manifestent dans les rues de Strasbourg contre la réforme des retraites un jour et votent l’inverse le lendemain. Retour sur un silence médiatique qui a eut lieu fin octobre…

Ces députés ont voté en faveur du rapport socialiste Bérès, adopté le 20 octobre 2010 au Parlement européen. En validant le paragraphe 77 de ce rapport, les eurodéputés confirment la fin de la retraite par répartition.

Ainsi, le paragraphe 77 du rapport de la députée Bérès (ligne DSK) « prend acte de ce que le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites ; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs ; considère en outre que les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle ; considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées. »

Malaise chez Génération Écologie qui tente de calmer la colère de ses militants voyant le décalage flagrant entre le discours et les actes. Clémentine Autain, dans “Ce soir ou jamais” le 15/12/2010 révèle l’affaire…

(Merci à Quentin)

Réforme du marché de l’électricité : ce qui va changer

Le Parlement français a adopté définitivement dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi relatif à la Nouvelle Organisation du Marché français de l’Électricité (Nome) qui prévoit qu’EDF cèdera jusqu’à 25% de sa production nucléaire à ses concurrents. Décryptage.

1) Les prix vont augmenter

Principale crainte soulevée par ce texte, qui doit entrer en vigueur début 2011 : la hausse des tarifs. Tandis que les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour, les groupes de l’opposition de gauche ont voté contre, affirmant que cette réforme se traduirait par une augmentation de 11 à 15% des tarifs.

Pour sa part, l’UFC-Que Choisir, organisation de défense des consommateurs, a affirmé dans un communiqué publié jeudi dernier que cette réforme risquait d’entraîner une forte hausse des tarifs « de 7% à 11% dès la mise en place de la loi et de 21% à 28% d’ici 2015 ».

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UE : La gouvernance économique passera par la case «Traité»

Les dirigeants de l’Union européenne se retrouvent à Bruxelles pour un Sommet européen de deux jours. Devant l’insistance d’Angela Merkel, les Vingt-Sept devraient approuver une révision du Traité de Lisbonne pour instituer un mécanisme permanent de stabilisation financière

Angela Merkel a fait de la révision du Traité de Lisbonne une condition impérative à l’émergence d’une nouvelle «gouvernance économique» de la zone euro.

La chancelière allemande est à la fois désireuse de faire reposer la responsabilité d’éventuels sauvetages budgétaires sur les épaules de tous les pays dotés de la monnaie unique, et déterminée à infliger des sanctions politiques aux États membres dont l’endettement et les finances publiques déraperaient.

Les autorités de Berlin exigent pour cela l’ancrage, dans le traité européen, du mécanisme provisoire de stabilisation basé à Luxembourg et créé dans la foulée de la crise grecque, dont l’accès aux marchés financiers à hauteur de 440 milliards d’euros est garanti par les seize pays de l’Eurozone, plus la Pologne et la Suède.

L’Allemagne, soutenue par la France, veut en outre que soit examiné le principe d’une suspension des droits de vote pour les pays «défaillants». Une exigence destinée à compenser la décision des Vingt-Sept de ne pas s’engager sur la voie de sanctions financières automatiques en cas de futur dépassement des fameux critères fixés par le pacte de stabilité et de croissance. Sous pression de Paris, les ministres des Finances de l’UE ont, la semaine dernière, proposé une période probatoire de six mois durant laquelle, après avoir été alertés et contraints à une première pénalité, les États en difficulté devront prendre des mesures d’urgence pour redresser leurs comptes.

Face à cette demande, les inquiétudes des petits et moyens pays comme l’Irlande ou la République tchèque, traumatisés par l’adoption aux forceps du Traité de Lisbonne, risquent de ne pas peser très lourd. L’idée avancée, pour les rassurer, est que la prochaine modification des traités sera de nature «technique» pour éviter de recourir au référendum et pour ne pas réveiller la grogne eurosceptique manifeste à travers l’Union.

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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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Le FMI à l’heure du grand marchandage

L’assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) qui se tient aujourd’hui [vendredi 8 octobre 2010] à Washington s’annonce des plus tendues. Les 184 représentants des pays membres vont en effet y débattre de la réforme de la gouvernance de l’institution multilatérale, dans le but de l’adapter aux défis du XXIe siècle. Les grands pays émergents réclament, à juste titre, une plus grande influence dans la conduite de la politique du Fonds.

La volonté des pays d’Asie et d’Amérique est d’autant plus légitime qu’ils ne veulent plus être les victimes d’une institution dominée par les pays industrialisés, qui leur ont si longtemps imposé leur diktat. Il en va de la crédibilité internationale du FMI. La réforme revêt deux aspects. Le premier tient aux droits de vote de chacun des membres. Le second est lié à la composition du conseil d’administration.

Au sujet des droits de vote, les négociations en cours visent à transférer 5 % des voix des pays riches vers les pays émergents. Un premier transfert portant sur environ 3 % des droits est intervenu en 2008 au profit de la Chine, du Mexique, de la Corée et de la Turquie.

En l’état actuel de la situation, le pourcentage de droits de vote d’un pays dépend d’une formule mathématique compliquée, prenant en compte la valeur de son PIB mais aussi son degré d’ouverture économique, l’importance de ses réserves… Cette formule ne satisfait personne et sa simplification est à l’étude. Là encore, les négociations sont ardues.

Les Etats-Unis plaident pour que le PIB ait une importance prépondérante. Les pays émergents, eux, plaident plutôt pour un PIB en parité de pouvoir d’achat, et non en valeur nominale. Ce qui aboutirait à renforcer fortement leur poids. Selon les dernières propositions faites en juillet, la nouvelle formule proposée n’aboutirait qu’à un transfert de moins de 3 % des droits de vote vers les pays émergents. On est loin du compte.

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Poutine-Medvedev, le mythe de la discorde ou quand l’Occident se fait plaisir au détriment de la réalité

Par Xavier Moreau

L’élection de Dimitri Medvedev à la présidence russe a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les milieux atlantistes occidentaux. L’allure moins martiale du successeur de Vladimir Poutine a nourri l’espoir que la Russie serait de nouveau ouverte aux différentes tentatives de déstabilisation de la part des ONG pro-occidentales, lesquelles n’ont jusqu’à présent réussi que dans les pays où les élites sont facilement corruptibles.

La résolution du conflit russo-géorgien d’août 2008 a été une première douche froide pour les atlantistes, qui n’auront pu envoyer en renfort aux unités américano-géorgiennes en déroute, qu’une poignée de philosophes ex-maoïstes sans grande influence sur les parachutistes russes… La manière dont Dimitri Medvedev a alors dicté ses conditions au Président Sarkozy aurait dû enterrer définitivement tout espoir de dislocation du pouvoir russe.

Il est désormais clair, pour un observateur un tant soit peu lucide, que les deux anciens élèves d’Anatoly Sobchak * forment un tandem redoutable, mettant en œuvre de manière implacable le projet politique initié par Vladimir Poutine. Rien de secret dans tout cela d’ailleurs ; le recueil intitulé « NatsionalnyPriorität », composé de textes et de déclarations des deux hommes et publié en 2005, est un manifeste de ce que va être la politique intérieure des dix prochaines années en Russie. Concernant les relations internationales, c’est encore et toujours le discours poutinien de février 2007 à Munich, qui reste le texte de référence d’une politique étrangère menée sans état d’âme par Sergueï Lavrov.

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