La Biélorussie, dictature durable

Souvent qualifiée par les médias de « dernière dictature d’Europe », la Biélorussie reste un pays assez méconnu. Une semaine avant l’élection présidentielle, le Dessous des Cartes s’intéresse à ce pays d’Europe de l’Est dirigé depuis 21 ans par le même homme, Alexandre Loukachenko.

Un accord gazier scelle le rapprochement de la Grèce avec la Russie

Par la signature d’un accord gazier avec Gazprom, ce vendredi, la Grèce, au bord du défaut de paiement, défie ses partenaires européens qui la pressent de mettre en oeuvres de nouvelles mesures d’austérité.


(Alexis Tsipras en visite à Moscou en avril 2015)

Les Européens ont-ils poussé la Grèce dans les bras de la Russie? Alors que le compte à rebours avant un défaut de paiement se rapproche et que le blocage persiste entre Athènes et Bruxelles, la conclusion d’un accord russo-grec sur la construction d’un gazoduc, ce vendredi, renforce la relation entre les deux partenaires.

Athènes doit rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin, mais les caisses sont vides, et les Européens exigent du gouvernement grec de nouvelles mesures d’austérité en échange d’un versement des 7,2 milliards d’euros promis depuis plusieurs mois.

Dans la perspective chaque jour plus plausible d’un Grexit, la Grèce se tourne donc un peu plus vers Moscou. Pour la deuxième fois en deux mois, le Premier ministre Alexis Tsipras est en Russie depuis jeudi, à la tête d’une délégation de plusieurs ministres clés et de chefs d’entreprise, venus à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Le gazoduc qui embarrasse Bruxelles et Washington
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Les milliards de Moscou

Si la guerre froide est finie, dans certains secteurs, la tension monte entre l’est et l’ouest de l’Europe. De Londres à Moscou en passant par Berlin, ce documentaire dresse un état des lieux des investissements russes. Enquête sur la stratégie employée par le président Poutine et ses hommes d’affaires, tous animés par le rêve de voir un jour émerger une grande Russie.

Des gazoducs aux chantiers navals en passant par le foot et l’immobilier, rien n’échappe à la voracité des oligarques russes. D’autant que le rêve de Poutine d’une grande Russie lui impose de placer habilement ses pions sur l’échiquier européen.

Sa stratégie ? Diviser pour mieux régner, notamment en montant la France contre l’Allemagne et inversement. Berlin compte six mille entreprises implantées en Russie, alors que les Russes gèrent quelque mille sociétés outre-Rhin. L’ancien chancelier Gerhard Schröder, membre du conseil d’administration de la société russe Gazprom, le plus grand groupe énergétique au monde, plaide en faveur d’étroites relations économiques avec Moscou. Quant aux Français, ils se sont réjouis de signer de juteux contrats d’armement avec la Russie… jusqu’à ce que l’embargo lié à la crise de Crimée en Ukraine stoppe la livraison des porte-hélicoptères Mistral destinés à renforcer la flotte de Poutine.

Réalisé par Christian Hans Schulz et Ulli Wendelmann (Allemagne 2015)

Russie : Tsipras va à Moscou pour trouver des soutiens concernant la dette grecque

Le Premier ministre grec est attendu à Moscou ce mardi soir pour une visite de 48 heures. Une visite durant laquelle Alexis Tsipras aura un entretien avec le président russe Vladimir Poutine.

Le dirigeant grec semble à la recherche de partenaires financiers susceptibles de soulager Athènes face à la charge de la dette.

Crimée et finances du Front National : Les textos secrets du Kremlin

La présidente du Front national est mentionnée à plusieurs reprises dans les textos d’un responsable du Kremlin révélés mardi. Rendus publics par un groupe de hackers russes, ces messages datés de mars 2014 évoquent des contacts entre les Russes et le Front national pour obtenir une prise de position officielle du parti d’extrême droite en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie. Ils font aussi état de discussions financières.

Timur ProkopenkoTimur Prokopenko

Le 17 mars, Marine Le Pen prend effectivement position sur le sujet et son conseiller international se rend en Crimée en qualité d’« observateur ». Selon les documents hackés, les Russes ne cachent pas leur satisfaction et envisagent comment « d’une manière ou d’une autre remercier les Français ». 

Dans les mois qui suivent, Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen obtiennent tous deux des prêts russes pour leur financement politique à hauteur de 11 millions d’euros.

En février, les « Anonymous International » ont annoncé sur leur site Shaltaï Baltai avoir lancé une attaque contre Timur Prokopenko, chef-adjoint du département de politique intérieur au Kremlin.
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La doctrine Poutine

Entretien avec Michel Eltchaninoff*

Poutine est anti-moderne, conservateur et expansionniste. Persuadé de la décadence de l’Occident en général et de l’Europe en particulier, il prône une « voie russe », qu’il pense être un autre modèle politique et social. M. Eltchaninoff analyse cette doctrine.

La Vie des Idées : On présente souvent Poutine comme un autocrate à la fois nostalgique de l’URSS et soucieux de regagner une puissance perdue depuis la fin du bloc soviétique. Cette vision n’est-elle pas un peu simplifiée ? N’y a t-il pas une doctrine Poutine, qui ne se réduit pas au regret de la gloire passée ?

Michel Eltchaninoff : Poutine est un héritier du soviétisme. Il a vécu les quarante premières années de son existence en URSS. Il s’y est puissamment imprégné de certaines valeurs — patriotisme, militarisme, complexe de supériorité de la grande puissance. Il a servi ce qu’il considérait comme le corps d’élite de la nation : le KGB, devenu FSB après 1991. En revanche, il semble n’avoir jamais cru au modèle communiste d’une économie d’État ou d’une société sans classe. Il n’a donc pas voulu, à son arrivée au pouvoir en 1999, réhabiliter le soviétisme. Il a cependant affirmé vouloir réconcilier les héritages tsariste et communiste du pays.

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Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
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Russian disease, ou la maladie du soviétisme (De la crise économique qui frappe la Russie, et de ses origines)

Dans son édition du 17 décembre, La Croix tente de prendre du recul par rapport à l’actualité russe. Qu’il s’agisse des relations entre l’Ukraine et la Russie – envenimée depuis le rattachement contesté de la Crimée (‘Complications ukrainiennes’) au printemps dernier – ou de la dégradation de la situation économique, le journal souhaite se prémunir d’une corrélation simple, si couramment utilisée dans la presse.

La diplomatie suicidaire de Poutine (comprenez : parce que nationaliste et pan-russe) isole son pays dans le concert des nations ! En réalité, reprendre tout ou partie de ce raisonnement concourt à servir celui-là même que l’on entend affaiblir. C’est prêter en outre aux sanctions occidentales un poids qu’elles n’ont probablement pas. Le journal part du constat établi par son envoyé spécial Benjamin Quénelle - la perte de valeur du rouble par rapport au dollar – pour scruter la fragilité économique russe.

Dans son dossier central intitulé ‘La crise révèle les faiblesses du modèle économique russe‘, Alain Guillemoles pose quatre questions parmi lesquelles trois appellent des réponses rapides : sur les causes de la chute du rouble (division par deux des revenus tirés de l’exportation de produits énergétiques, accélération de la conversion en monnaie étrangère des épargnants), les réponses possibles de la banque centrale russe et les inflexions souhaitables de l’exécutif. Une question demeure, bien plus complexe : “Pourquoi l’économie russe est-elle en crise ?

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Russie : Mini-krach sur le rouble (Màj : Le pays bascule dans la panique)

Addendum du 17/12/14 : Poutine sous pression en pleine crise du rouble

L’économie au bord du chaos

La crise du rouble va impacter les entreprises françaises

La Russie s’attache à éteindre l’incendie monétaire

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Ukraine: Kerry confirme le retrait de troupes russes, les combats continuent

Le secrétaire d’État américain John Kerry a confirmé mardi à Paris un début de retrait des troupes russes d’Ukraine et de la zone frontalière, mais les combats entre séparatistes pro-russes et forces ukrainiennes se poursuivaient et ont tué sept civils à Marioupol (sud-est).

Image d’illustration

Les troupes se retirent, l’équipement lourd doit encore être retiré et la frontière doit être contrôlée et sécurisée“, a déclaré M. Kerry à l’issue d’un entretien à Paris de plus de trois heures avec son homologue russe Sergueï Lavrov, soulignant qu’un “certain nombre” de conditions préalables à la levée des sanctions étaient en voie de réalisation.

Des sources du département d’État ont ensuite indiqué que M. Kerry faisait référence à un retrait de troupes de l’intérieur de l’Ukraine (où Moscou, qui dément son implication au côté des rebelles ukrainiens, n’a jamais reconnu avoir envoyé de soldats) mais aussi de la zone située côté russe de la frontière, ce qui confirme en partie les affirmations la veille du président Vladimir Poutine.

Ce dernier a en effet annoncé lundi avoir ordonné le retrait des troupes déployées depuis cet été pour des exercices à la frontière avec l’Ukraine, laissant espérer une accalmie entre les Occidentaux et les Russes, engagés dans leur plus grave confrontation depuis la fin de la Guerre froide.
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Russie : Poutine compte sur DSK pour réformer l’économie du pays (Audio)

Vladimir Poutine compte aujourd’hui sur l’expertise de Dominique Strauss-Kahn pour réformer l’économie russe et atténuer l’effet des sanctions internationales.

C’est le résultat d’un long processus. Après l’affaire du Sofitel, DSK se refait d’abord une santé financière en intervenant dans de nombreuses conférences, dont certaines sont rémunérées jusqu’à 150.000 euros de l’heure.

Puis il s’associe à un homme d’affaire, Thierry Leyne, et prend la tête d’une banque d’affaire luxembourgeoise baptisée LSK. Ensemble, ils vont créer la première banque d’investissement du Soudan du Sud. Là-bas, Dominique Strauss-Kahn comprend vite que son image n’a pas été entamée par les “affaires”.

Adoubé par le Kremlin

Il va donc commencer à user de son influence. En 2013, il est nommé conseiller du gouvernement serbe. Puis il prend place au conseil de surveillance d’une banque russe qui dépend du géant pétrolier Rosneft, placé aujourd’hui sur la liste noire des sanctions européennes.

Pour Christopher Dembick, économiste chez Saxo Bank, cela signifie que DSK est adoubé par le Kremlin : Ce n’est pas public, il ne s’affiche pas avec Vladimir Poutine, mais on ne peut pas avoir de siège dans un conseil de surveillance d’une grande entreprise sans l’aval du Kremlin. [...]

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Radio Courtoisie : « Quel avenir pour l’Ukraine ? » (Audio)

Le mardi 05 août 2014, dans le Libre Journal des débats sur Radio Courtoisie, Benjamin Blanchard, assisté de Charles de Meyer, recevait Yvan Blot, consultant international avec la Russie, ancien député européen, Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, Robert Ranquet, ingénieur, Alain Oudot de Dainville, amiral, Nicolas Mirkovic, président de Solidarité Kosovo, écrivain et Stéphane Gaudin. Thèmes : « Quel avenir pour l’Ukraine ? ; Pour ou contre l’Europe de la défense ? ».

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“Souverainistes, vous n’avez aucune raison de soutenir l’impérialisme russe”

Il y a quelque chose de navrant à voir la mouvance souverainiste (à laquelle je me rattache) se porter en soutien de Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne. L’Union européenne (UE) a peut-être eu tort de ne pas informer et écouter Moscou pendant les pourparlers d’association menés avec l’Ukraine. Mais Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignan ne se contentent pas de critiquer le style diplomatique de l’Union, ils invoquent des réalités ukrainiennes selon eux fondamentales : la division du pays et son lien particulier avec la Russie.

L’Ukraine, disent-ils, c’est en fait deux nations, l’une, affirme M. Chevènement, s’identifiant à l’antinazisme et l’autre à l’anticommunisme, comme si, dans ce pays, on ne pouvait être que d’un côté de l’enfer ou de l’autre. Pourtant cela fait vingt-trois ans que l’Ukraine est indépendante et reconnue comme telle, gérée de Kiev.

La question de son unité n’est devenue urgente qu’avec le projet d’association à l’UE et la révolte contre le satrape Viktor Ianoukovitch, le président déchu d’Ukraine. On s’est alors mis à dire que la question de l’hétérogénéité du pays n’était pas une question intérieure, ce qui revenait à considérer comme légitime l’existence, même après la sortie de l’Ukraine de la Communauté des Etats indépendants (CEI), d’une zone d’influence russe que Kiev ne pourrait pas quitter librement.

Ceux qui veulent une Europe des nations devraient moins que personne négliger le droit de l’Ukraine à être une nation de plein exercice. Ce qui se passe en effet à notre Est est la naissance d’une nation s’identifiant dans le refus collectif d’une hégémonie appuyée sur la corruption, événement qui consacre la désuétude sur notre continent de la forme impériale, même décentralisée.

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La Russie et la Chine déclarent une guerre financière totale à l’Occident

Moscou et Pékin développent de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour mener leur guerre froide contre l’Occident. Les deux superpuissances prévoient de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, la création de leur propre agence de notation, d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa.

Les pays occidentaux ont longtemps dominé les autres marchés financiers. Le dollar demeure (pour l’instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par des Occidentaux.

Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, tout cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (La Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux États-Unis, AAA…), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d’intérêt qu’ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuade les investisseurs de leur prêter de l’argent.

En particulier, la cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée en raison des graves difficultés économiques dont elle a fait l‘expérience. La nouvelle cote qu’elles ont attribué au pays, « BBB » (Qualité moyenne Inférieure), n’est plus qu’un grade au dessus de la cote réservée à la pacotille.

Les Chinois avaient déjà exprimé leur mécontentement de cette situation, en créant leur propre agence de notation, Dagong. Mais ils viennent de signer un accord avec le gouvernement russe pour créer une nouvelle agence de notation russo-chinoise à partir de cette institution. (En Europe aussi, on évoque de temps à autre la création d’une agence de rating spécifique, mais aucun plan concret n’a été élaboré dans ce sens).

Dagong attribue la note AAA à la Chine actuellement, et la note A à la Russie. En revanche, les Etats-Unis n’obtiennent qu’un A- . Ces cotes se fondent sur des données fondamentales telles que le ratio dette-PIB, qui sont plus favorables en Russie et en Chine. La nouvelle agence conjointe devrait émettre des cotes comparables.

Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l’Ouest est la mise en place d’une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente de l’Institution.

Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.

La Russie envisage également a création d’une « Union économique eurasienne » dans laquelle le rouble servirait de monnaie d’échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales.

En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. Après l’annexion de la Crimée, ces deux institutions de crédit avaient boycotté Rossiya, et d’autres institutions financières russes.

Le journal allemand Die Welt compare ces initiatives pour concurrencer la domination financière de l’Occident à la course aux armements pendant la Guerre Froide, et il évoque « une guerre financière avec l’Occident ».

Express.be

(Merci à Gérard le Savoyard)

Ukraine : Les combattants pro-russes refusent le cessez-le-feu

Dans la ville de Donetsk, bastion des séparatistes, les combattants pro-russes dont prêté serment devant la population samedi, rejetant le cessez-le-feu de Kiev.

Les insurgés pro-russes ne désarment pas, à l’Est de l’Ukraine, malgré le cessez-le-feu unilatéral décrété par le gouvernement ukrainien à Kiev, la capitale. De nouvelles violences dans la région russophone du Donbass mettent en péril le plan de paix dévoilé vendredi 20 juin par le nouveau président Petro Porochenko, soutenu par les Occidentaux.

Des gardes ukrainiens ont été attaqués à un poste-frontière. Vladimir Poutine a annoncé samedi 21 juin avoir placé les forces armées du district militaire central du pays “en état d’alerte” pour des manœuvres imprévues jusqu’au 28 juin.

L’Ukraine et l’Europe peuvent-elles se passer du gaz russe ?

La guerre du gaz est déclarée. La société russe Gazprom, décide de couper le gaz à l’Ukraine tant qu’elle ne paiera pas ses dettes. Une décision lourde de conséquences pour tous les Européens. 

Le torchon brûle entre Moscou et Kiev. La compagnie russe Gazprom vient d’annoncer que l’Ukraine n’avait toujours pas réglé une partie de sa dette gazière évaluée à 4,5 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros). Le géant russe a donc mis ses menaces à exécution en coupant le gaz. Désormais, l’entreprise ne fournira à l’Ukraine que ce qu’elle paiera d’avance.

De son côté Kiev refuse de se plier à la hausse des prix du gaz russe. A l’arrivée des pro-occidentaux au pouvoir en février dernier, les 1.000 mètres cubes de gaz sont passés de 268 dollars (198 euros) à 485 dollars (358 euros). Dans sa dernière offre, la Russie proposait les 1.000 mètres cubes de gaz à 385 dollars. Toujours trop pour Kiev qui assure avoir des réserves conséquentes en stock. 

Gazprom compte également saisir la cour d’arbitrage internationale de Stockholm dans cette affaire de dette gazière. Une façon de répondre à la menace de procédure lancée par Kiev concernant la décision prise par les Russes d’augmenter les prix du gaz.

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Pierre-Alexandre Bouclay / Ukraine : «La Russie a gagné la guerre des médias»

Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, est invité sur TV Libertés pour débattre avec Jean-Yves Le Gallou de la guerre d’information dans le conflit ukrainien.

Magasine I-Media N°12 (23/05/14)

Russie : L’Ukraine et le nationalisme russe

Édition spéciale du débat à Moscou à trois jours de la présidentielle en Ukraine. Cette élection est censée mettre un terme à la crise qui secoue le pays depuis plusieurs mois.

Dans quelles conditions se tiendra-t-elle ? Vladimir Poutine va-t-il reconnaitre le résultat du scrutin ? A quel jeu joue le Président russe, quelles sont ses intentions ? Une réconciliation entre l’Occident et la Russie sur le dossier ukrainien est-elle possible ?

Partie 1 :

Partie 2 :
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Radio Courtoisie : « Que veut Poutine ? »

Dans son libre journal du 12 mai 2014 sur Radio Courtoisie, Henry de Lesquen, assisté de Jacqueline Loevenbruck, recevait Vladimir Fédorovski, éditeur, écrivain. Thème : “Que veut Poutine ?”.

De l’Ukraine à l’Eurasisme

Les chroniques de la vieille Europe recevait sur Radio Courtoisie Pascal Gauchon, rédacteur en chef de la nouvelle revue de géopolitique Conflits à propos de son dossier “Eurasie, le grand dessein de Poutine”.

2013, année Poutine. Le journal britannique The Times l’a nommé homme de l’année, le magazine américain Forbes l’a placé en tête des « personnalités les plus puissantes de la planète ». Jusqu’aux jeux Olympiques de Sotchi qui ont tourné à son avantage, alors que certains médias prédisaient le désastre… 2014, nouvelle année Poutine ? Sa feuille de route tient en un mot : Eurasie, un mythe auquel il entend donner un sens concret. Il s’agit de rassembler autour de la Russie les nations qui lui sont liées par la géographie et l’histoire. Avec cependant une première pierre d’achoppement, l’Ukraine. (extrait de Conflits n°1)

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Crimée : Le point de vue d’Alain de Benoist

Alain de Benoist, directeur des revues Nouvelle École et Krisis et éditorialiste de la revue Éléments, répond aux questions de la radio iranienne francophone, IRIB, à propos des réactions des États-Unis et de l’Union européenne après la décision de Vladimir Poutine de faire entrer la Crimée au sein de la Fédération de Russie.

Le bourgeois picrocole

BHL contre Poutine. Alors que les bruits de bottes de l’armée russe retentissent en Crimée, l’écrivain et philosophe français a pris la parole, dimanche 2 mars, sur la place Maïdan de Kiev, épicentre de la crise politique qui secoue l’Ukraine depuis des mois. (Commentaire France TV info).

 ”Nous pouvons dire à Poutine : nous avons besoin de ton gaz, mais tu as besoin de nos euros !

Alors bas les pattes en Crimée!”

(…) ou bien tu sors d’Ukraine, ou bien tu sors du G8…

(…) Tout cela nous pouvons et nous devons le dire à Poutine !

No passaran ! (…)

c’est ce que nous dirons aux tanks et aux soldats de Poutine !

 

Pourquoi les Allemands n’ont guère envie de se fâcher avec Poutine

La Russie fournit un tiers du gaz naturel et du pétrole [consommé par] l’Allemagne. Et leurs économies sont si imbriquées que l’idée même de sanctions effraient les champions de l’exportation.

Sanktionen nein danke ! S’il est un patronat qui veut éviter toute sanction économique contre Moscou, c’est bien l’allemand. Les deux économies sont tellement imbriquées que Berlin aurait énormément à perdre. Les échanges entre l’Allemagne et la Russie s’élèvent à près de 80 milliards d’euros (4 fois plus que la France).

L’hebdomadaire Wirtschaftswoche résumait cette semaine : “Plus de 6.000 entreprises, de la multinationale aux PME, sont présentes en Russie, où elles ont investi directement plus de 20 milliards. 300.000 emplois dépendent en Allemagne de ces échanges“. Berlin est le deuxième fournisseur de Moscou, après Pékin (la France, 8ème).

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Ukraine : Commentaires du Général Vincent Desportes

L’Agence Info Libre est allée à la rencontre du Général Vincent Desportes, ancien chef des armées de terre française et aujourd’hui professeur à l’institut de Sciences Politiques à Paris.

Le général Desportes revient sur l’actualité brûlante de l’Ukraine, le rôle et la volonté de la Russie dans ce conflit ainsi que la position des États-Unis et de l’Europe dans ce conflit.

Russie : Gazprom réclame des comptes à l’Ukraine

Le groupe public russe Gazprom a indiqué samedi que l’Ukraine avait une “énorme” dette de gaz de 1,55 milliards de dollars (1,12 milliards d’euros) non payée à la Russie, et a averti que le prix préférentiel accordé à Kiev par la Russie pourrait être remis en cause.

“Gazprom apporte la chaleur dans chaque foyer”

“Nous avons de bonnes relations avec l’Ukraine, le transit fonctionne, il faut juste payer le gaz… Pour le moment, les arriérés de paiement se montent à 1,549 milliard de dollars”, a déclaré un porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, à l’agence Ria Novosti.

“Avec une telle façon de payer et de remplir ses engagements, l’Ukraine ne va selon toute vraisemblance pas pouvoir conserver le prix préférentiel dont elle bénéficie actuellement pour le gaz” russe, a-t-il ajouté.

Vers un défaut de paiement ?

Dmitri Peskov, porte-parole du président russe Vladimir Poutine, avait indiqué début février que la Russie s’inquiétait de plus en plus du retard de l’Ukraine dans le paiement de ses factures de gaz.

Au bord de la faillite, l’Ukraine risque le défaut de paiement sans une rapide perfusion financière internationale.

Challenges.fr

Radio Courtoisie : Pierre-Alexandre Bouclay fait le point sur les derniers événements

Libre Journal de la résistance française diffusé sur Radio Courtoisie le 26 février 2014. Martial Bild recevait Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, pour parler des derniers événements en Ukraine.

JO: après les fastes de Sotchi, un gouffre financier guette la Russie

Les gigantesques constructions érigées à Sotchi pour les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire, achevés dimanche, risquent de se transformer en gouffre financier pour la Russie, compte tenu des énormes investissements difficiles à rentabiliser.

Après sa désignation en 2007 pour organiser les JO, Sotchi est devenue l’un des plus grands chantiers au monde où des bâtiments et des immeubles ont poussé comme des champignons sur les bords de la mer Noire et dans les montagnes du Caucase au-dessus de la ville, dans une zone auparavant quasi vierge d’infrastructures sportives.

L’aménagement de routes et voies de chemins de fer a porté le coût total de l’opération à 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros) pour cet événement international sans précédent en Russie depuis la chute de l’URSS, dont le président Vladimir Poutine a voulu faire une vitrine du pays.

Mais que vont devenir tous ces bâtiments neufs après le départ des milliers d’athlètes, accompagnateurs, journalistes et visiteurs qui occupent des appartements et hôtels construits spécialement pour les JO et les jeux paralympiques du 7 au 16 mars ?

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Situation en Ukraine : Pierre-Alexandre Bouclay invité de TV Libertés

Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, de retour d’Ukraine où il a couvert les événements récents pour Valeurs Actuelles et TVLibertés.com.

Extrait du JT de TV Libertés (24/02/2014)

De grandes sociétés russes quittent les paradis fiscaux

Plusieurs grandes sociétés russes immatriculées dans des “paradis fiscaux” ont décidé de rapatrier leurs actifs suite à la proposition du président Vladimir Poutine de mettre fin à “l’offshorisation” de l’économie russe.

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Intervenir en Syrie ? (CSOJ du 06/09/2013 – extraits)

Dans Ce Soir Ou Jamais du 06/09/2013, Frédéric Taddeï reçoit Dominique de Villepin ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, Elisabeth Guigou Présidente de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée, Randa Kassis journaliste syrienne, ancienne membre du Conseil national syrien, Michel Collon journaliste et essayiste, fondateur du site « Investig’Action », Monzer Makhous Ambassadeur de la coalition nationale syrienne, Frédéric Encel géopoliticien, pour débattre de la possible intervention en Syrie.

Emission dans son intégralité ici.

Zbigniew Brzezinski sur la Syrie : « Les États-Unis s’engagent dans une propagande de masse »

Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter, s’exprimait le 14 juin 2013 sur MSNBC à propos de la guerre en Syrie. La veille de cet entretien entre 100 et 150 personnes auraient été tuées en Syrie par des armes chimiques. Barack Obama déclarait alors qu’une “ligne rouge inacceptable avait été franchie” par le régime syrien de Bachar el-Assad.

Les États-Unis s’engagent dans une propagande de masse en parlant de guerre pour la démocratie. Qui se bat pour la démocratie là -bas ? Le Qatar ? L’Arabie Saoudite ? Nous sommes face à une tragédie et notre manière d’agir est désordonnée.

Vidéo disponible également ici.

Euramérique, Eurorussie ou Eurasie?

Par Alexandre Latsa

Récemment, le site Atlantico a publié un échange de réflexions fort intéressant entre Alexandre Del Valle et Alexandre Melnik sur les perspectives viables pour l’Occident. Les deux Alexandre, qui n’ont de commun que leurs prénoms, prônent deux voies différentes et opposées pour la réaffirmation de l’Occident puissance: l’Alliance continentale Europe-Russie ou l’alliance transatlantique Europe-Amérique.

Cette thématique semble prendre une importance croissante au fur et à mesure que les relations Russie-USA se détériorent, que l’Europe s’enfonce dans la crise et que la Russie regagne stratégiquement des positions, réaffirmant ainsi peu à peu sa position de grande puissance. La même semaine, le site Europe-Israël publiait lui un article intitulé: La morale change de camp, article très élogieux envers Vladimir Poutine et envers la politique russe dans le monde musulman, présentant une Russie devenue la protectrice des minorités, notamment chrétiennes. Le site prenait en exemple les manifestants de la place Tahrir qui dénonçaient l’alliance entre États-Unis et Frères musulmans et appelaient la Russie à s’impliquer dans la révolution égyptienne.

L’occident a été historiquement lié à l’Europe, la Méditerranée puis l’Europe du nord et de l’ouest, avant de ne se juxtaposer sur le monde anglo-saxon dès le 17ième siècle via l’empire colonial de l’Angleterre et sa puissance maritime. Ce règne de la rose n’a réellement pris fin qu’après la première guerre mondiale, qui a historiquement marqué la fin des empires européens, y compris l’empire britannique, supplantés par la puissance la plus occidentale et la plus maritime d’Occident: les États-Unis d’Amérique.

Ceux-ci achèveront la déseuropéanisation de l’Occident en confirmant leur leadership planétaire en 1991, lors de la mort de l’Union Soviétique. La fin de l’Union Soviétique scellera aussi le destin eurasien de la Russie et donc le déplacement du centre d’attraction du continent vers l’Est et l’Eurasie.
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Russie : l’endettement des ménages proche de la surchauffe

“Crédit express, en une heure”: alléchés par ce type d’annonces omniprésentes dans les rues de Moscou, comme par les offres des grandes banques, les Russes accumulent les prêts à des taux parfois extravagants.

Mais les autorités s’inquiètent de plus en plus de l’endettement des ménages, qui, après avoir alimenté la rapide croissance du pays ces dernières années, menace de devenir incontrôlable.

“Nous arrivons à la fin d’une période de croissance excessive du crédit à la consommation et le niveau d’endettement des ménages est dangereusement élevé”, a prévenu cette semaine le ministre de l’Economie, Alexeï Oulioukaev.

En deux ans, le montant total des crédits accordés aux particuliers en Russie a doublé et dépasse désormais 8.300 milliards de roubles (190 milliards d’euros), selon les statistiques de la banque centrale.

Dans le même temps, les revenus n’ont augmenté que de 22%, estime dans une étude récente la Sviaznoï Bank.

Cet établissement a calculé qu’une personne sur cinq qui lui demande un crédit détient déjà au moins cinq prêts et que l’endettement moyen de ses clients a été plus que multiplié par trois en deux ans, atteignant 440.000 roubles (environ 10.000 euros).

Chez certaines banques, jusqu’à 20% des clients sont en retard sur leurs paiements.

Urgent de s’attaquer aux “contrats opaques”
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La diplomatie économique est-elle le seul avenir pour les relations Russo-européennes ?

La visite du président russe en Europe la semaine dernière n’a pas seulement été d’une importance capitale, elle a aussi été très lourde de symboles dans le cadre des relations tortueuses entre la Russie et l’Europe.

La visite de Vladimir Poutine en Allemagne a consacré la relation entre les deux pays qui semble se limiter à une fraiche mais fructueuse diplomatie économique. Angela Merkel a haussé le ton sur les ONG puisque notamment deux fondations politiques allemandes: Friedrich-Ebert (proche du SPD) et Konrad-Adenauer (proche de la CDU) ont été perquisitionnées en Russie. Celle-ci a donc ouvertement pris à partie le président russe sur ce sujet sensible, comme elle l’avait fait pour les Pussy Riot (sans obtenir l’effet escompté) ce qui devrait visiblement être aussi le cas dans ce dossier des ONG allemandes, dossier pour lequel on peut douter qu’elle ait trouvé une oreille réceptive en Vladimir Poutine.

La polémique sur les Pussy Riot et les ONG fait suite à un échange un peu sec entre les deux leaders à propos de Chypre, lorsque Vladimir Poutine avait qualifié le plan Merkel “d’injuste, non professionnel et dangereux”.

On s’étonne toujours de voir l’Allemagne donner des leçons de démocratie à ses voisins et peu de gens savent par exemple que la CDU est le parrain politique de partis d’opposition en Ukraine visant à accélérer et pousser le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à la communauté euro-atlantique, au passage en coopération directe avec des fondations oranges américaines comme l’IRI (républicains) et le NDI (démocrates).
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Offensive générale du système

La radio Méridien Zéro recevait ce vendredi 12 avril 2013 Adrien Abauzit, auteur de Né en 1984, Roberto Fiorini Secrétaire Général de Terre & Peuple et Eugène Krampon rédacteur en chef de Réfléchir & Agir pour parler de la grande offensive que mène le Système et ce dans une relative indifférence médiatique et populaire. Sont évoqués en profondeur le futur marché transatlantique, l’Accord National Interprofessionnel (ANI) actuellement discuté au parlement, la dépression des retraites, l’affaiblissement des aides sociales ….

Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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