Italie : La Péninsule devient numéro un du vin, devant la France (Màj vidéo)

La production française devrait reculer de 1 % cette année. Plusieurs vignobles ont souffert de la sécheresse et de températures trop élevées.

L’embellie aura été de courte durée. Après avoir retrouvé son rang de premier producteur de vin de la planète l’an dernier, la France va à nouveau devoir se contenter de la deuxième place derrière l’Italie à l’occasion de la campagne 2015-2016. L’Hexagone avait doublé l’Italie lors de la campagne précédente. Une première depuis quatre ans.

Selon les estimations présentées par la Commission européenne, la Péninsule devrait très sensiblement accroître sa production cette année, avec un bond de près de 13% à 50,4 millions d’hectolitres. En fait, c’est un retour à la normale. L’année 2014 avait été exécrable sur le plan météo en Italie. Cela n’a pas été le cas en 2015. La production française devrait en revanche être en retrait de 1%, à 46,4 millions, selon les premières prévisions.

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Sénégal : Le premier vin d’Afrique de l’ouest prend corps à l’ombre des baobabs

C’est un vignoble pas comme les autres qui s’étend sur un hectare à peine: des baobabs veillent sur son raisin jeune qui se gorge de soleil à Nguékhokh, une localité située à environ 60 km au sud-est de Dakar.

Le site a été baptisé “Le Clos des Baobabs” par ses fondateurs, deux Français amoureux du Sénégal. Un peu fous, aussi, d’avoir tenté l’aventure du vin dans un milieu a priori hostile.

Cap-Ferret (33) : Bunker à vendre

Un particulier en Gironde a décidé de mettre en vente son bunker datant de 1943. L’homme a été surpris par le nombre d’appels reçus, certains provenant de collectionneurs de vins. Une cave que toutes les bourses ne pourront pas acheter car le prix s’élève à plus de 11.000 euros le mètre carré.

Le vin surfe sur la vague du financement participatif

C’est un défi de taille. Sybil, une jeune femme de 35 ans, a repris un vignoble grâce à une société de financement participatif. Œnologue de formation, c’est la première année qu’elle dirige son propre domaine viticole: “C’est un rêve de pouvoir faire mon vin. D’arrêter de faire le vin pour les autres et de pouvoir faire ce que j’aime le plus, en liberté, sans patron“.

En réalité, les terres ont été achetées par une centaine d’associés. Un placement qui rapporte 4,5% par an, payé en bouteilles de vin.

On est propriétaire d’une partie du sol, que l’on revendra un jour. Mais le produit d’intérêt n’est pas financier. Les dividendes nous sont versées en vin et en plaisir : le plaisir du partage, le plaisir d’aider et de participer à l’installation“.

Cinéma : “Premiers crus”

Premiers crus” de Jérôme Le Maire sort au cinéma mercredi 23 septembre. Le film a été tourné dans le vignoble bourguignon avec quelques 300 figurants et des stars comme Gérard Lanvin dans le rôle du viticulteur désabusé.

François n’a jamais pu convaincre son fils de lui succéder. Pourtant un jour, acculé, endetté, le viticulteur n’a plus que son fils pour l’aider et ce dernier finit par accepter. Le défi est énorme. Il doit redonner vie à ce qui fut un jour un grand cru.

Si “Premier cru” a été tourné au cœur du vignoble bourguignon, c’est avant tout une histoire de famille. Mais c’est aussi le quotidien d’hommes et de femmes qui depuis des générations vivent de ce que la terre leur a donné.

Le film est un bel hommage au monde rural. Alors à défaut d’être un grand cru, ce film nous invite à méditer sur le sens du mot famille. Il donne aussi envie de découvrir ou redécouvrir les magnifiques paysages de Bourgogne.

Gruissan (11) : À la recherche du vin du futur

À Gruissan (Aude) est produit un vin expérimental faiblement alcoolisé. Ce sera peut-être le vin de demain, car le changement climatique entraîne une hausse du taux d’alcool dans le vin. Il faut donc trouver des parades à ce phénomène qui pourrait menacer le vin français.

C’est au cœur du massif de la Clape, à une heure de Montpellier que ce vin est conçu. Ce laboratoire à ciel ouvert est unique en Europe. Du cep à la mise en bouteille tout est objets de recherches pour adapter la vigne au réchauffement climatique.

Sur le domaine, une quarantaine d’ingénieurs de l’Inra remplace les viticulteurs. Le vin de demain sera plus léger, conçu avec des grains moins sucrés. Les chercheurs ont mis au point des techniques pour dés-alcooliser le vin. La technique brevetée a déjà des adeptes. Tout est fait pour préserver l’essentiel du vin: sa saveur.

Rudy Kurniawan, l’escroc aux grands crus

Retour sur le destin incroyable d’un surdoué aux capacités extraordinaires, avec un palais bien plus développé que le commun des mortels. Pendant des années Rudy Kurniawan a mis ce don au service d’une escroquerie à portée internationale. Il a réussi à écouler une quantité astronomique de bouteilles des plus grands crus, recréés par lui-même à partir de vins ordinaires.

Une fraude qui se compte en dizaine de millions de dollars. En faisant passer ses mélanges pour des crus d’exception, il a berné le marché du vin de prestige pendant près de 10 ans. Mais, cette incroyable escroquerie a pris fin grâce à un producteur français de vins de Bourgogne qui a découvert, lors d’une vente aux enchères, la mise en vente d’un lot de bouteilles anciennes de son domaine, datées des années 40 et 50. Or la production n’avait réellement commencé qu’en 1982.

Tous les témoins clés de cette histoire romanesque, qui jusqu’ici ne s’étaient jamais exprimés à la télévision, ont accepté de raconter l’histoire hors du commun de cet escroc de génie en quête de pépites encore méconnues aux États-Unis.

Unesco : Les vignes françaises à l’honneur

Les climats de Bourgogne et les coteaux de Champagne ont fait ce samedi 4 juillet leur entrée au patrimoine de l’Unesco. Avec ses coteaux situés sur les hauteurs d’Épernay, c’est le berceau du champagne qui rentre au patrimoine de l’Unesco. Ici, au XVIIe siècle, le moine Dom Pérignon transforma le vin tranquille en vin effervescent.

Les vignerons espèrent que ce classement au patrimoine mondial apportera 30% de touristes supplémentaires et donnera un coup de fouet à toute la profession.

Les maisons de champagne historiques à Reims et à Épernay sont aussi classées. Une victoire pour de nombreux élus et habitants de la région qui soutiennent ce projet, porteur de développement économique. Moins touristique, le sud de la Champagne espère aussi bénéficier du classement de l’Unesco.

Géorgie : La Kakhétie, berceau du vin

Voyage à la découverte de la Kakhétie, dans l’est de la Géorgie, première région viticole du pays. Les archéologues estiment que l’on y produit du vin depuis 8.000 ans. Ce qui ferait de ce territoire, “l’un des foyers historiques de la viticulture“.

Plus d’une centaine de variétés de vignes sont cultivées dans le monastère Saint-Georges d’Alaverdi qui date du VIe siècle. Une production qui a été pendant très longtemps, l’affaire des moines orthodoxes.

Bali : Un prêtre hindou viticulteur

Rai Budarsa, un prêtre hindou de 42 ans, a été le premier à cultiver du vin à Bali. Aujourd’hui, il est à la tête de Hatten Wines, une société viticole qui vend ses produits partout dans le monde.

(Merci à Tilak)

Le vin et la science : un nouveau pacte

Apparue en Anatolie et au Caucase, la culture de la vigne a doucement conquis la planète. Mais, au milieu du XIXe siècle, des maladies importées d’Amérique s’abattent sur elle : phylloxera, mildiou, oïdium…

La science de l’époque sauve in extremis le vignoble occidental mais, en contrepartie, elle s’impose comme un recours incontournable. D’où un excès de traitements chimiques qui vont garantir les rendements au mépris de l’environnement.

Mais, aujourd’hui, la recherche d’alternatives écologiques favorise un nouveau pacte entre la vigne et une science respectueuse des lieux et des terroirs.

En France, en Allemagne, en Suisse ou en Italie, rencontre avec des chercheurs, des œnologues et des vignerons qui tentent de renouer le lien millénaire entre l’homme, la vigne et le vin.

Réalisé par François-Xavier Vives (France – 2011)

Vin français : La gueule de bois

La France est le premier producteur de vins dans le monde. Dans ses campagnes de communication, la filière viticole vante la qualité de ses terroirs et présente ses vignerons comme des artisans.

La réalité est tout autre : aujourd’hui, les vins français sont fabriqués à la chaîne, plutôt qu’avec le cœur. Dans les vignes, entre avril et septembre, les traitements chimiques se succèdent à un rythme effréné pour obtenir de gros rendements. Dans les caves, les viticulteurs s’en remettent à la technologie et aux additifs pour modifier le goût de leur vin.

En bout de chaîne, les cavistes vendent des vins auxquels ils ne croient plus.

Réalisé par Donatien Lemaître (Spécial Investigation 23/03/2015)

L’invitée surprise des vendanges 2014

Dans beaucoup de régions viticoles, un insecte bien encombrant, Drosophila suzukii fait une entrée en scène remarquée pendant ces vendanges 2014.

On l’annonce un peu partout et c’est le sujet qui fait causer depuis quelques semaines dans beaucoup de vignobles du centre et du nord de la France (Bourgogne, nord de la vallée du Rhône, Beaujolais…) mais aussi étrangers (Suisse, Allemagne…), au point que certains vignerons particulièrement touchés ont dû anticiper les vendanges à cause d’elle.

La drosophile, un insecte ravageur qui se développe habituellement sur des fruits déjà abîmés, tout le monde connaît ! “L’originalité” cette année, c’est que ces drosophiles piquent également des fruits sains, matures ou en cours de maturation. Et c’est probablement à Drosophila suzukii, une espèce de 2 à 4 mm de longueur, apparue en Europe, en 2009, sur le pourtour méditerranéen que l’on doit ce nouveau problème.

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Les vins bios du Nouveau Monde

Ce documentaire raconte l’histoire des pionniers de la viticulture et de l’agriculture biologique des pays du Nouveau Monde. Les Vins Bios du Nouveau Monde est un retour d’expérience d’une aventure d’un an. Entre techniques agricoles et microbiologie des sols, Olivia Sinet souhaite aujourd’hui vous révéler les secrets découverts.

De l’Australie aride qui voit naitre le Syrah jusqu’aux terres de Mendoza en Argentine, en passant par la vallée de Cromwell en Nouvelle Zélande et le Chili, Olivia vous invite à un voyage dans l’univers de la viticulture. Elle vous raconte aussi ce qui l’a poussé à partir, en retraçant ses réflexions et ses motivations.

Embargo russe : Quel coût pour l’agroalimentaire français

Moscou a décidé d’interdire “totalement” l’importation de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. La France, l’un des premiers producteurs mondiaux, sera donc affectée, mais jusqu’à quel point?

Le Kremlin s’impatiente. Mais quel sera impact réel pour l’agriculture française de l’embargo “total” confirmé ce jeudi par Moscou? Celui-ci porte sur une liste de produits agricoles en provenance de l’Union européenne(mais aussi des États-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège), mesure de rétorsion contre les sanctions imposées contre le pays en raison du conflit ukrainien, sans être indolore, aura un effet relativement limité. Du moins, comparé à l’ensemble des exportations agricoles françaises.

Les chiffres exacts concernant le total des échanges de produits agricoles entre la France et la Russie diffèrent presque du simple au double selon la source.

Entre 619 millions d’euros…

Problème: selon les sources, les données diffèrent. Ainsi, selon les Douanes françaises, en 2013, la France a exporté pour 619 millions d’euros de produits agroalimentaires vers la Russie. Soit 3% de plus que l’année précédente.

A titre de comparaison, l’excédent commercial total engrangé par la France grâce au secteur agroalimentaire a atteint 11,6 milliards d’euros l’an dernier (dont 3,7% pour les seuls produits agricoles qui ne tiennent pas compte des boissons).

Et 1 milliard

En outre, les ventes de produits agroalimentaires français à la Russie ne représentent “que” 8% du total de ses exportations vers ce pays, selon des chiffres de la Direction générale du Trésor. Laquelle précise que ce chiffre est probablement sous-évalué, les douanes russes estimant à environ 1 milliard d’euros les importations du pays de produits agroalimentaires en provenance de l’Hexagone. Il est ainsi précisé:

Outre le fait que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre, cette divergence est également due au fait que de nombreux produits agroalimentaires, notamment les vins et spiritueux, transitent par certains pays de l’UE sans que les douanes françaises ne connaissent la destination finale des marchandises.

La France, “cave à vin ” de la Russie
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Espagne : “La bataille du vin”

Ils se sont aspergés à coups de pistolets en plastique ou se sont versés des seaux entiers, maculant de rouge leurs t-shirts blancs. Des milliers de personnes se sont affrontées dimanche 29 juin dans la traditionnelle “bataille du vin” de Haro, petite commune de La Rioja, région vinicole du nord de l’Espagne.

Vin : Les secrets du rosé premier prix

Pour les adultes, c’est devenu l’une des boissons star de l’été. En 20 ans, notre consommation de rosé a été multipliée par deux. Frais et festif, ce vin a aussi le mérite d’être bon marché: 60% des rosés vendus en grande surface coûtent moins de trois euros la bouteille.

Capital a suivi ces négociants qui rachètent le vin dans des coopératives pour vous le revendre ensuite. Entre temps, ils travaillent sur sa couleur, la forme des bouteilles et les étiquettes. Le boum des rosés premier prix est aussi dû à l’énorme succès du cubi nouvelle génération : le « bag in box » qui assure le tiers des ventes. Enquête sur ce vin populaire qui envahit nos tables l’été.

Cinéma : Résistance Naturelle

Réunis sous le soleil de l’Italie, une poignée de vignerons et un directeur de Cinémathèque partagent leur passion du vin et du cinéma. En quelques années, des agriculteurs libres ont transformé la conception du vin ainsi que son marché en produisant un vin dit « naturel ».

Par goût de la liberté, de la transmission, de l’honnêteté artisanale et de la santé de la planète (et de ses habitants), ils sont entrés en résistance. Contre la tyrannie du marché et des gouvernements qui le servent.

Mais un engagement écologique envers la nature ne sert à rien s’il n’y a pas également une écologie de la culture. Comme le vin, la transmission vitale et le rôle contestataire de la culture cinématographique sont menacés de disparition. Dix ans après Mondovino, Jonathan Nossiter part à la rencontre en Italie de ses quelques résistants, de ces passeurs de vie.

Stefano Bellotti, le Pasolini des vignes (poète et rebelle) dans le Piémont et Elena et Anna Pantaleoni, deux générations de femmes Émiliennes, ré-imaginent, souvent avec leur ironie, comment contester. Rejoins par Corrado Dottori dans les Marches et Giovanna Tiezzi en Toscane, ils partent tous à la recherche de la prochaine bataille.

(Merci à Romain)

Fraudes dans les vignobles

Le vin, c’est une partie de notre patrimoine national. C’est aussi un commerce représentant 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires rien que pour l’exportation en 2012. Mais les vins du nouveau monde et ceux de nos voisins européens grignotent chaque année de nouvelles parts de marché. Face à cette concurrence, certains professionnels français n’hésitent pas à jouer avec la légalité.

Réalisé par Jean-Louis PEREZ (Mai 2013)

Moyen-Orientaux, Russes, Chinois… Ils s’offrent un morceau de France

Ils sont nombreux à être attirés par nos palaces, nos ­vignobles, nos griffes de luxe. Quand la France n’a plus les moyens d’entretenir et de développer ses ­richesses, ce sont les pays émergents, du Moyen-Orient à l’Asie, qui prennent le relais. Un processus inéluctable.

[...] On peut jouer les Cassandre et s’effrayer de voir filer nos labels entre des mains étrangères. On peut aussi y voir, comme Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, « une opportunité pour l’économie du pays », au même titre que les investissements venus des quatre coins du monde. En pleine crise, comment refuser ces mannes financières qui dopent la croissance ?

Décidé par Bercy, un clip publicitaire « Say oui to France » est diffusé actuellement dans le monde pour attirer les investisseurs dans notre pays. Seulement voilà, il y a des symboles de notre patrimoine auxquels il ne faut pas toucher.

« Le Qatar rachète la France » ont titré récemment les journaux télévisés. Dans « Le Journal du dimanche », Jaham Al-Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, s’est aussitôt fendu d’une tribune intitulée « Pourquoi ce “Qatar bashing” ? ». L’émotion est forte, les mots sont durs : « Le conspirationnisme bat son plein, assorti d’une xénophobie à peine voilée. Qu’on le veuille ou non, cela a des airs de “délit de faciès”. »
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Beaujolais Terres d’Avenir: Enquête sur un Beaujolais qui n’est pas encore arrivé…

Je pense que la meilleure manière de rendre justice à ce reportage, c’est en premier lieu, de mettre en lumière la noblesse (pas moins) de sa dimension utilitaire : son but n’est pas de distraire ou de faire rêver, mais de faire réfléchir et faire avancer…

A Montpellier, manifestation de viticulteurs “ruinés et désespérés”

Endettement, chute des revenus, récoltes historiquement faibles sans effet sur les cours: les viticulteurs ont manifesté mercredi à Montpellier à l’appel du Syndicat des vignerons du Midi, pour réclamer des mesures destinées à sortir leur secteur d’une crise qui dure depuis plusieurs années.

Nous sommes ruinés,” affirme tout de go le président du Syndicat, Philippe Vergnes, selon lequel les viticulteurs perdent aujourd’hui 1.000 euros à l’hectare. La crise n’a cessé d’empirer depuis 5 ans avec notamment une baisse cumulée des cours du vin, la baisse des volumes récoltés et celle des volumes commercialisés, et en parallèle une hausse des charges.

Logiquement, avec les niveaux de vendanges faibles de 2007 (14 millions d’hectolitres) et de 2008 (12,5 Mhl), – celles de 2009 n’atteindront même pas les 12 Mhl – les cours des vins auraient dû remonter. Mais “il n’y a pas eu la hausse des cours qu’on aurait pu espérer,” commente M. Vergnes.

Résultat, les revenus nets des viticulteurs ont chuté, de façon même spectaculaire entre 2007 et 2008: -88% dans l’Aude, -76% dans le Gard, -85% dans l’Hérault, selon M. Vergnes, statistiques confirmées par Agreste, site du ministère de l’Agriculture. Selon cette étude, en Languedoc-Roussillon, l’évolution des revenus nets des entreprises agricoles est négative entre 2007 et 1991 (-3,3%).

On ne vit plus de notre métier,” déplore le syndicaliste. “Tous les vignerons doivent des sous à la Mutualité sociale agricole, à la banque ou à leurs fournisseurs.
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Le Beaujolais nouveau, un cru mondialiste

Ou comment le Beaujolais nouveau a inondé le monde. Étiquettes bariolées, goût adapté au consommateur, bouchon en plastique… En bousculant la tradition, les producteurs français ont fait d’un modeste vin primeur une marque mondiale qui rivalise avec le champagne.

Lancé chaque troisième jeudi de novembre dans le monde entier, ce vin primeur s’est évertué, cette année, à faire face à la crise en misant notamment sur le Japon, premier pays importateur du fameux cru. En 2008, le chiffre d’affaires de la commercialisation du beaujolais nouveau a atteint 43 millions d’euros.

Le succès du beaujolais nouveau ? Avoir su offrir le même jour, à la même heure, le même produit dans le monde entier. Cette formule marketing parfaitement efficace a transformé ce « vin de soif » en événement mondial. Cette année, le beaujolais nouveau a débarqué le jeudi 15 novembre par camions entiers, ainsi que par trains, avions et bateaux dans les magasins, les bistrots, les restaurants de Bangkok, Londres, New York ou Tokyo.

Une vraie saga commerciale qui dure depuis cinquante ans. Avec des chiffres qui impressionnent : 60 millions de bouteilles ont été commercialisées en 2000, dont 25 millions exportés dans 150 pays. Et une notoriété immense. A l’étranger, les consommateurs connaissent deux vins français : le champagne et… le beaujolais nouveau. De quoi donner à réfléchir aux viticulteurs de France et de Navarre, qui commencent à prendre conscience que, à l’export, la logique de marque a tendance à prévaloir, comme le démontrent, mois après mois, les Australiens, les Californiens, les Néo-Zélandais et autres Sud-Africains, avec leurs bouteilles ne mentionnant ni terroir ni millésime. En ces temps de concurrence exacerbée avec les vins du Nouveau Monde, le beaujolais nouveau, avec sa percée sur le marché international, fait de plus en plus figure de modèle. Il joue en tout cas un rôle de locomotive pour l’ensemble des appellations d’origine contrôlée. Et montre aux professionnels de la filière tout l’intérêt qu’il y a à renouveler l’imagerie vieillotte associée au vin français. Une leçon à retenir à l’heure où nombre de viticulteurs français songent à se « déringardiser. »
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