Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
Lire la suite

Russie : Face au déclin des villes-usines

Depuis plus de 50 ans, la poudre blanche produite dans ses gigantesques fourneaux constitue une richesse, une fierté mais aussi une malédiction pour Pikaliovo, l’une des centaines de villes-usines touchées par la crise et que le gouvernement russe cherche à sauver.

Asie : Mirage et décadence

Les villes violentes: Manille

Ville tentaculaire avec plus d’1,6 million d’habitants, la capitale des Philippines brasse riches et pauvres, corrompus et corrupteurs. Les adolescents des bidonvilles voient dans la musique hip-hop un espoir de s’en sortir. Souvent, pour cette jeunesse désemparée, s’engager dans un gang représente un but dans la vie.

Thaïlande: eldorado ou mirage?

Avec un taux de croissance annuel de 6 %, la Thaïlande, dont le coût de la vie est cinq fois inférieur à celui de la France, attire de plus en plus de candidats à l’expatriation, tentés par ce pays dynamique.

La terre en morceaux

Un pan de la France meurt en silence. Alors que la ville avance et apporte le béton, les terres agricoles disparaissent à grande vitesse: l’équivalent d’un département français est rayé de la carte tous les sept ans – 26 m2 par seconde selon le syndicat des jeunes agriculteurs !

Auteur de nombreux documentaires consacrés au monde paysan (Les terriens, Les bêtes, La maison neuve, La pluie et le beau temps), Ariane Doublet a voulu comprendre les raisons d’un tel désastre. En Normandie, dans le département de la Seine-Maritime, la réalisatrice est partie interroger des agriculteurs, des élus, un aménageur-lotisseur, une maître d’ouvrage de la communauté d’agglomération havraise… Tous se disputent la terre.

Cette raréfaction coïncide avec celle des petites exploitations familiales, prises en tenailles entre le développement des zones urbaines et la croissance exponentielle d’exploitants investissant à tout va. L’hypothèse d’une agriculture financiarisée et sans agriculteurs se dessine.

(Merci à bleu marine)

Europe : La ville en vert

Comment concilier architecture et environnement ? Un tour d’Europe qui montre les pistes possibles. En matière de construction écologique, deux écoles s’affrontent.

Pour construire écolo, faut-il privilégier la construction organique, à base de bois ou de chaume, ou opter pour des matériaux de pointe? Les partisans des deux camps exposent leurs arguments.

Strasbourg (67) : La ville, nouveau refuge pour les abeilles ?

Dans cette ruche de Strasbourg, 60.000 abeilles préparent la récolte. La colonie est en pleine activité et devrait produire 20 kilos de miel. Elles se trouvent en pleine ville, sur le toit de l’assurance maladie, à quelques rues de la cathédrale.

Un apiculteur professionnel intervient plusieurs fois par mois pour entretenir ces ruches. Pour lui, la ville constitue un cadre idéal pour les abeilles. “En ville c’est vrai qu’il y a de la pollution, mais elle est atmosphérique, elle n’est pas phytosanitaire. La campagne on utilise des pesticides de façon intensive, de façon considérable. On a une monoculture, généralement des céréales”, explique Jean-Claude Moes, apiculteur.

Une nourriture abondante et de qualité, c’est ce qui plait aux abeilles en ville. En quatre ans, une dizaine d’entreprises se sont lancées dans l’aventure à Strasbourg. Ces ruches ont surtout pour intérêt de réintroduire les abeilles en ville et de favoriser la pollinisation et la biodiversité indispensable à l’agriculture.

Mainmise sur les villes

À l’ère de l’hyper-urbanisation et des expropriations massives, où en est la démocratie urbaine et comment se positionnent les pouvoirs publics? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu’y occupent les citoyens.

Chine : Les villes fantômes sont nombreuses

Alors que la crise financière fait rage en Chine, la bulle immobilière a également éclaté dans le pays asiatique. 20% des immeubles sont vides. Le pays compte même plusieurs cités fantômes, sans aucun habitant.

En effet, des villes nouvelles, basées entre Pékin et Tianjin, ont vu le jour mais ne trouvent pas preneur. Les avenues sont quasi-désertes et moins de 30 % des habitations sont occupées – et encore occasionnellement. Les temps sont durs pour les commerçants installés dans ces villes fantômes.

Les jardins font la ville

Le jardin est-il juste une alternative à la ville ou est-il en résistance, en dissidence au sein de l’urbain? Comment l’”espace vert” construit-il le paysage citadin? Une mise en perspective de l’histoire du jardin public permet de mieux appréhender le travail des paysagistes. Comment l’espace privé devient-il paysage public ? Comment le jardin public est-il conçu comme lieu intégrant, consacré à ceux qui viendront en jouir ?

En France, en Allemagne et en Espagne, le film s’attache à montrer des lieux emblématiques où les paysagistes Michel Péna, Gilles Clément, Pascal Cribier et Peter Latz confrontent leur approche à la réflexion d’urbanistes comme Olivier Mongin et François Barré. Séduction “Le jardin a une place à tenir en tant que ‘mi-lieu’ entre le privé et le public, ce ‘public’ de l’espace public démocratique où je ne suis plus anonyme puisque je délibère.

Dans un jardin, je peux rester anonyme si je le désire, mais c’est un lieu de frottement, de séduction. Les jardins sont le pendant des fameux passages si bien décrits par Walter Benjamin, mais en grand et non couvert. Ou couvert par les arbres : c’est une petite forêt urbaine, pourrait-on dire. Le jardin, c’est cela : une espèce de monument revalorisé comme tel, dans une période où notre problème est de retrouver le lien entre la nature et la culture, le public et le privé.

Jade Allegre : « Survivre en ville quand tout s’arrête » [Archive]

Dans cette interview, Jade Allegre, médecin et naturopathe, grande habituée des missions dans des pays aux conditions sanitaires précaires, détaille le contenu de son guide “Survivre en ville… quand tout s’arrête”. Comme le déclare la doctoresse, tout un chacun devrait être en possession de ce petit livre qui peut nous sauver la vie en cas de catastrophe naturelle ou d’émeute dans une ville.

Comment rendre une eau potable ? Comment se nourrir lorsque les supermarchés ont été dévalisés? Quelles sont les règles élémentaires lorsque les conditions d’hygiène ne sont plus remplies? Combien de temps peut-on vivre sans se laver?

Pourquoi l’argile et le chlorure de magnésium sont-il si précieux dans les situations de précarité? Voici quelques questions posées à Jade Allegre, avec des réponses simples et pas toujours intuitives…

Australie : Sydney 2030, une ambition remarquable

Voyage en Australie afin de décrypter « Sustainable Sydney 2030 », l’ambitieux programme qu’a mis en œuvre la ville de Sydney pour devenir, d’ici 2030, une Ville Intelligente (Smart City) exemplaire. Le volumineux rapport présente 10 objectifs chiffrés à atteindre d’ici 2030, 5 grands changements à opérer, 10 orientations stratégiques et 10 projets de réaménagement urbain.

Sydney a pris très tôt la mesure des enjeux d’un développement urbain durable. Dès 2007, la municipalité s’est engagée dans une vaste consultation publique afin de co-construire, avec ses habitants, les lignes d’un important programme stratégique, visant à transformer en profondeur la vie dans la ville d’ici 2030. La démarche impressionne par sa volonté constante d’inclusion sociale, et ce dès le début du projet.

Plus de 12.000 personnes ont ainsi été directement consultées ; 200 personnes ont fait part de leur opinion sur le site web dédié au projet ; plus de 2.000 personnes ont appelé « Future Phone », le serveur téléphonique créé pour l’occasion ; et plus de 130.000 personnes ont visité l’exposition montée par la municipalité pour présenter les enjeux de la démarche.

Pendant 18 mois, la ville a donc interrogé un maximum de citoyens de tous horizons (habitants, associations, chefs d’entreprise, responsables de communautés) au cours d’une quarantaine de forums et conférences. Individus et organisations ont été invités à faire part de leur vision de Sydney en 2030.
Lire la suite

« Pour vivre heureux, vivons dans la nature ! »

Alors que plus de la moitié de l’humanité habite désormais en ville, on observe une volonté grandissante chez le citoyen de retourner vivre au plus près de la nature. Mais le bonheur se trouve-t-il vraiment aux côtés d’un environnement naturel ? Plusieurs études semblent l’indiquer…

Pour beaucoup, une balade en nature est synonyme d’apaisement, de bien-être voire de félicité. Si ce n’est pas forcément évident aux yeux de tout le monde, ce sentiment de bien être partagé par certains peut-il s’expliquer rationnellement ?

Plusieurs études indiquent que notre « consommation » de nature peut jouer un rôle pertinent pour notre santé mentale et physique. Quatre de ces études nous invitent à reconsidérer notre rapport à notre environnement.

1. L’immersion dans la nature rend plus créatif
Lire la suite

La « génération célibataire » est en train d’accoucher d’une révolution urbaine

Les grandes villes françaises sont de plus en plus peuplées par des personne vivant seules, la taille moyenne des ménages ne cessant de décliner. Un changement sociologique qui entraîne des mutations dans la vie quotidienne. Et qui génère surtout d’importants problèmes immobiliers.

D’où provient en premier lieu l’augmentation du nombre de célibataires vivant en ville ? Quel est leur nature et en quoi cela impacte-t-il les enjeux de la hausse de cette population ?

Laurent Fouillé : Il y a effectivement des jeunes qui ne sont pas encore en couple et, à l’autre extrémité, les personnes âgées qui ne sont plus en couple.
Lire la suite

Les villes flottantes, pas si utopiques

D’ici un siècle, la population mondiale atteindra 11 milliards d’êtres humains, qui comme aujourd’hui, vivront principalement sur les côtes. Or le niveau des mers et océans pourrait monter de près d’un mètre à cause du changement climatique. Il faudra donc loger ces individus ailleurs.

Des architectes néerlandais se penchent depuis longtemps sur ce problème. Les Pays-Bas font face à un manque d’espace constructible, et commencent déjà à construire sur l’eau. Dans le port de Rotterdam, une énorme bulle flottante, posée sur des caissons étanches, servira bientôt de hall d’exposition. Et d’autres bulles s’y ajouteront ensuite pour accueillir restaurants et cinémas.

Des cités sur l’eau, avec leurs logements, leurs entreprises, leurs espaces verts et qui naviguent librement. Cette vision du futur n’est pas si impossible à imaginer dans quelques dizaines d’années.

Chine : Ordos, une ville-fantôme transformée en terrain de jeu [Rediff.]

La croissance est telle en Chine, qu’on peut se permettre de bâtir des villes entières dans lesquelles personne n’habite. Ordos en Mongolie Intérieure, en est l’exemple type.

La ville est congédiée de toute présence humaine. Construite entièrement par la Chine, cette cité fantôme devait accueillir à la base un million de personnes.

Malgré l’explosion du BTP dans le pays, les prix des logements d’Ordos sont encore trop élevés pour les chinois habitant sur les littoraux.

Mais Charles Lanceplaine a vu les choses autrement. En observant cet ovni architecturale en plein milieu du désert Mongol, le réalisateur a décidé de réunir une poignée de skateurs pro, pour qu’ils transforment cette ville fantôme, en terrain de jeux.

Dmitry Orlov : “La population européenne est moins instable qu’en Amérique”

Traduction d’un entretien avec Dmitry Orlov réalisé le 15 décembre 2011.

Quelle différence voyez-vous entre l’avenir de l’Amérique et celui de l’Europe ?

Les pays d’Europe sont des entités historiques qui gardent encore des vestiges d’allégeance par delà le domaine monétisé, commercial, tandis que les États-Unis ont commencé comme une entité commerciale, basée sur une révolution qui était essentiellement une révolte fiscale et donc n’avait pas de position de repli. La population européenne est moins instable qu’en Amérique, avec un plus fort sens de l’appartenance régionale, et elle est plus susceptible d’avoir des relations avec ses voisins, de pouvoir trouver un langage commun et de trouver des solutions aux difficultés communes.

La plus grande différence probablement, et la plus prometteuse pour une discussion fructueuse, est dans le domaine de la politique locale. La vie politique européenne est peut-être endommagée par la politique de l’argent (1) et le libéralisme de marché, mais au contraire des États-Unis, elle ne semble pas en complète mort cérébrale. Du moins j’espère qu’elle n’est pas complètement morte ; l’air chaud sortant de Bruxelles est souvent indistinguable de la vapeur dissipée par Washington, mais de meilleures choses pourraient se produire au niveau local.

En Europe il reste quelque chose comme un spectre politique, la contestation n’est pas entièrement futile, et la révolte n’est pas entièrement suicidaire. En somme, le paysage politique européen peut offrir beaucoup plus de possibilités de relocalisation, de démonétisation des relations humaines, de dévolution à des institutions et des systèmes de subsistance plus locaux, que les États-Unis.

L’effondrement américain retardera-t-il l’effondrement européen ou l’accélérera-t-il ?
Lire la suite

Une histoire de miettes

Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.


William Harris Weatherhead- “Miettes de la table d’un homme pauvre” (1877)

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées.

Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ».

L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau.
Lire la suite

Le Corbusier : Pensée fasciste et cité radieuse

Le fascisme militant de Le Corbusier, grand architecte du XXe siècle, est mis en lumière dans plusieurs ouvrages publiés à quelques jours d’une exposition au Centre Pompidou qui aura lieu du 29 avril au 3 août à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Le Corbusier, l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg. Il est le créateur de l’unité d’habitation de Marseille et de la Chapelle de Ronchamp (Haute-Saône), candidates au classement au patrimoine mondial. « l’unité d’habitation », concept sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, expression d’une réflexion théorique sur le logement collectif.

« L’unité d’habitation de grandeur conforme » ne sera construite qu’au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, en cinq exemplaires tous différents, à Marseille (la Cité radieuse), Briey-en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l’après-guerre.

Sa conception envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Le Corbusier a également œuvré dans l’urbanisme et le design.
Lire la suite

5 prédictions autour de la “ville intelligente”

En 2015, c’est une certitude, la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain. Mais l’inverse est également vrai ! C’est ce qu’explique Mathieu Lefèvre, directeur exécutif de New Cities Foundation, plateforme de réflexion sur la ville de demain. Selon lui, l’année 2015 devrait même être marquée par l’ère de la “post smart city“: un nouveau modèle qui accorderait beaucoup plus d’importance à l’humain. On parlerait alors de “sensitive city“…

De quoi sera faite la ville de demain ? Il y a d’abord les certitudes. Fin 2015, la population urbaine mondiale aura crû de près de 2%, soit 70 millions de citadins supplémentaires – l’équivalent de la France. Un tel changement démographique annonce de profondes mutations culturelles, sociales, économiques et environnementales.

A cette première certitude s’ajoute une seconde plus tangible: l’avancée technologique. Il suffit de rappeler que le premier iPhone est sorti il y a moins de 8 ans, en 2007. De l’intelligence artificielle à l’impression 3D, en passant par les objets connectés et la biotechnologie, les technologies à haut potentiel disruptif abondent et auront un impact sur notre quotidien dont on ne saurait mesurer l’ampleur.

La smart city est née à la croisée de ces deux phénomènes. Si l’on peut prédire sans trop prendre de risques que la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain, l’inverse est également vrai : la ville a un effet important sur la technologie. Il ne peut exister d’Uber, d’Airbnb ou de Velib’ sans ville dense et dynamique. De quoi sera donc faite la ville de demain? Aventurons-nous dans quelques prédictions pour 2015.
Lire la suite

États-Unis : Marck Zuckerberg va construire une ville pour les salariés de Facebook

Le groupe Facebook a acquis un immense terrain à proximité du siège de la société aux États-Unis. L’ambition du PDG Mark Zuckerberg : construire une ville entière pour y loger ses salariés. Le nom de ce projet pharaonique au coût estimé de 200 milliards de dollars : Zee-town.

Située à Menlo Park en Californie, la future agglomération aura des écoles, des hôtels, des routes, des logements (villas, appartements ou encore dortoirs pour les stagiaires), des magasins et des supermarchés… Le tout sera bien évidemment hyper-connecté.

États-Unis : La première ville qui fonctionne entièrement avec des énergies renouvelables

La ville de Burlington, dans l’état du Vermont, est la première ville des États-Unis à fonctionner entièrement avec des énergies renouvelables. Une petite révolution locale dans un pays au bilan carbone particulièrement élevé. Un paradoxe démocratique.

C’est le grand paradoxe des États-Unis, pays autant critiqué qu’admiré, les états et les villes conservent une marge décisionnelle importante dans les choix politiques. Résultat, on observe des politiques locales diamétralement opposées en fonction des régions. Pas d’exception en matière d’écologie.

Alors que le pays dans son ensemble est responsable d’un impact important sur le bilan écologique global, certaines villes prennent la tangente et deviennent des symboles de changement. C’est ainsi le cas de Burlington, la plus grande ville de son état (+-40.000 habitants) qui se distingue depuis 2015 par une alimentation énergétique 100% verte.

Lire la suite

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
Lire la suite

Les villes du futur : les fermes verticales (3/3)

Pour la première fois dans l’histoire, environ la moitié de la population mondiale habite dans les villes, effectif qui devrait passer à 70% d’ici 50 ans. L’approvisionnement des villes en nourriture représente un véritable défi. Les urbanistes comptent de plus en plus sur le développement de l’agriculture urbaine et sur des concepts tels que “les fermes verticales”.

Inventé au début des années 2000 par Dickson Despommier, professeur à l’université Columbia à New York, le concept de ferme verticale ne cesse de faire des émules.

Réalisé par Benoît Laborde (France 2014)

Les villes du futur : les villes intelligentes (2/3)

Londres, Paris, Shanghai… : les grandes villes historiques misent sur les dernières innovations technologiques pour accueillir toujours plus d’habitants. Jusqu’où iront-elles en matière de gestion informatisée de nos vies collectives ?

À l’heure où les ressources énergétiques traditionnelles s’amenuisent, des villes comme Hambourg ou Paris parient sur les smart grids ou réseaux intelligents, qui permettent d’analyser la consommation des foyers en temps réel et d’ajuster la production.

Optimiser les déplacements des piétons et des voitures fait également partie des priorités des grandes villes, toujours plus congestionnées. Alors que des systèmes de vélos ou de voitures électriques en libre-service sont progressivement mis en place à travers le monde, des métropoles comme Londres ont recours à la numérisation pour fluidifier le trafic.

Réalisé par Jean-Christophe Ribot (France 2014)

Les villes du futur : les nouvelles villes (1/3)

Alors qu’elles n’occupent que 2 % de la surface du globe, les villes abritent plus de 50 % de la population et représentent 75 % de la consommation énergétique mondiale.

À Songdo, première cité ubiquitaire du monde, des capteurs transmettent les données personnelles des citadins à un ordinateur central, dans le but de simplifier leur vie (une carte unique permet de payer ses achats, de pénétrer dans son immeuble, d’accéder à sa consommation énergétique et à celle de ses voisins…).

Mais si certains souhaitent ériger ces laboratoires du futur en modèle urbain, d’autres, à l’inverse, n’y voient que des vitrines technologiques sans âme, au centre d’un business juteux.

Réalisé par Frédéric Castaignède (France 2014)

Pays-Bas : La maison 3D d’Amsterdam

D’Amsterdam à Shanghai, les imprimantes 3D sont en train de changer la donne en matière d’architecture: gain de temps pour les maquettes, précision de la construction… mais aussi possibilité d’imprimer directement sa maison!

Direction Amsterdam en Hollande pour découvrir la première maison entièrement conçue et imprimée en 3D et en bioplastique, la 3D Print Canalhouse. Dans un élan du tout customisable, demain serons-nous tous architectes de nos propres maisons ?

Strasbourg : Quand la France construisait sa première cité

En 1954, les Actualités Françaises tournent un film promotionnel sur le premier des « grands ensembles » urbains, dont le modèle s’étend alors peu à peu dans le pays. Planifiée par le ministère de la Reconstruction, cette première cité de France se situe à Strasbourg, dans le quartier du Conseil des XV. La Cité Rotterdam s’articule toujours autour de la rue éponyme. Visite guidée.

Parce qu’elle est située dans un quartier aisé de Strasbourg, celui du Conseil des Quinze, au nord-est du centre-ville, la Cité Rotterdam est la grande oubliée des chroniques de la vie des quartiers populaires strasbourgeois. Pourtant, il s’agit là du premier « grand ensemble » construit à Strasbourg après-guerre, et même du premier en France!

Cette primauté vaut d’ailleurs à la Cité Rotterdam la distinction des Actualités Françaises, qui y tournent un film de propagande sur ce nouveau modèle urbain en 1954. Ce film est une source inestimable quant aux intentions modernistes de l’époque :

Bordé au nord par la rue d’Ypres, qui sépare la Cité du cœur cossu du quartier du Conseil des Quinze, aux grandes maisons individuelles construites dans les années 1930, l’ensemble est construit en 1952-1953, selon les plans de l’architecte Eugène Beaudouin, suite à un concours lancé par le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme en 1950.
Lire la suite

Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
Lire la suite

Urbanisme : Cap sur la ville de demain

Les aspirations écologiques des nouvelles populations urbaines rendent nécessaire une réflexion sur le partage entre la densification urbanistique et le développement durable grâce au recours aux nouvelles technologies.

Le Corbusier affirmait déjà en 1943 que les villes ne répondaient plus à leur destinée qui était de satisfaire aux besoins primordiaux biologiques et psychologiques de leur population.

Soixante-dix ans plus tard, force est de constater que les habitants des grandes agglomérations ne se satisfont plus de cet objectif primaire, mais aspirent à des villes qui soient capables de les émouvoir par des défis urbanistiques, tout en étant écologiquement labellisées et intégrant complètement les facilités issues de l’ère numérique.

Lire la suite

Comment l’agriculture urbaine est en train de réussir son pari improbable de devenir rentable

Atlantico : L’agriculture urbaine est-elle un phénomène nouveau et en croissance ?

Christine Aubry : C’est une agriculture située dans la ville ou dans sa périphérie mais en lien fonctionnel fort avec la ville, notamment à travers ses produits. En suivant, cette définition, il existe déjà des types d’agriculture urbaine, qui sont rentables et fonctionnent sur des business models tout à fait classiques.

Il s’agit, en particulier dans nos pays industrialisés, de tous les phénomènes de maraîchages péri-urbains, en particulier en circuit court. Aujourd’hui, une bonne partie des villes françaises ont d’ailleurs peu ou prou ce qui ressemble à une ceinture verte maraichère. Et ce phénomène, qui existe depuis plusieurs décennies, est en croissance et se diversifie.

Toutes les formes d’agriculture urbaine sont-elles commercialement rentables ?
Lire la suite

La ville comme idéal-type de Max Weber

« La vraie manière d’étudier une agglomération urbaine ayant vécu d’une longue existence historique est de la visiter en détail conformément aux phénomènes de sa croissance. Il faut commencer par le lieu que sacra presque toujours la légende, où fut son berceau, et finir par ses usines et dépotoirs. »

Elisée Reclus : L’Homme et la Terre

George Grosz : Metropolis

Oublieux du passé, parvenu à un stade de civilisation où nos repères à force d’être transgressés s’effacent, nous nous échinons à en retrouver les traces sur un sol à jamais bouleversé. La ville qui en émerge, dans son évidente présence, repose sur les ruines accumulées par les générations précédentes que les nouvelles, malgré leur hâte à reconstruire, cherchent à sauvegarder à tout prix, ou presque. Insouciante humanité de jadis ; remord dérisoire ou vaine nostalgie d’aujourd’hui !

Mais, quelle est donc la spécificité de l’histoire urbaine ? Si la ville n’est que la projection de la société dans l’espace, la ville se dissout dans l’histoire économique, l’histoire sociale, l’histoire politique… La partie ne se distingue plus du tout et l’histoire urbaine perd son objet.

Lire la suite

Brésil : Sur les toits de Sao Paulo

Avec ses 12 millions d’habitants, ses 6500 buildings et ses centaines de favelas, Sao Paulo est le nouveau visage du Brésil. Une ville faite de contradictions et de bizarreries, où les quartiers bourgeois côtoient les bidonvilles, où l’architecture gothique se mêle aux chefs-d’œuvre contemporains.

La ville se vit d’en haut, depuis les toits où l’on a aménagé piscines, hélipads, pistes d’athlétisme et jardins luxuriants. Les hommes d’affaires et les particuliers se pressent dans les hélicoptères, évitent le bitume et ses embouteillages. Uan, Dimas et Melissa, trois habitants de Sao Paulo, lèvent le voile sur les arcanes de cette ville aérienne.

Le milieu urbain de demain : Une ville parfaite ?

L’émission « la science du futur », présentée par le célèbre Stephen Hawking, va nous donner un aperçu de ce à quoi pourraient ressembler nos vies dans un avenir proche. Pour ce faire, nous allons suivre 5 scientifiques qui vont aller à la découverte des innovations les plus prometteuses du moment…

1/ La conversion des pas en énergie électrique

L’effervescence régnante dans les villes provoquée par le mouvement des piétons est source d’une importante énergie. Ainsi, face à l’augmentation de la pollution provoquée par les énergies fossiles, il peut paraître dommage de ne pas en tirer profit. C’est en partant de ce constat qu’une équipe de chercheurs britanniques a eu l’idée de concevoir un système capable de convertir les pas des citadins en énergie électrique.

Pour ce faire, la société Pavegen a conçu un dispositif capable de remplacer une chaussée et de convertir chaque pas en puissance électrique à l’aide d’une dalle sous laquelle est placée un aimant néodyme contenu dans un anneau en cuivre.

Des magasins de distribution à grande vitesse

Lire la suite

États-Unis : Un circuit de 100.000 petites voitures pour dénoncer le stress urbain

Metropolis II”, l’oeuvre cinétique signée Chris Burden est actuellement exposée au Musée d’art de Los Angeles. Une vidéo permet à ceux qui ne pourront la voir réellement en action de se rendre compte du colossal ouvrage. L’œuvre monumentale critique la place démesurée des transports dans la ville du XXIe siècle.

Plus d’un enfant aimerait l’avoir dans sa chambre. Mais attention, pas touche au circuit et à ses petites voitures. L’installation n’est d’ailleurs pas un jouet mais considérée comme une sculpture.

Le complexe composé de 18 routes, dont une autoroute à six voies miniaturisée, et d’un chemin de fer est parcouru par 100.000 voitures. Le défilement est excessif, incessant, cadencé.

Et critiqué par son auteur : “Le bruit, le flux continu des trains et la vitesse des voitures procurent chez le spectateur le stress de vivre dans le dynamisme, l’activité et l’animation de la ville du XXIe siècle.

L’arbre à vent : L’invention française qui amène l’éolien dans les villes

Inspirée par la philosophie du biomimétisme, une entreprise française a conçu un modèle d’éolienne très originale et passe-partout.

C’est un arbre de huit mètres de haut, dont le tronc blanc est en acier. Au bout de ses branches, une centaine de feuilles dotées de petits générateurs s’activent comme autant de mini-éoliennes. Cet arbre n’est pas un rêve, deux prototypes trônent déjà sur l’Île d’Oléron (Charente-Maritime) et à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor).

« Tout est parti de l’observation d’un arbre, un jour sans vent. J’ai remarqué que les feuilles bougeaient quasiment en permanence, et je me suis demandé s’il était possible d’exploiter cette énergie », explique Jérôme Michaud-Larivière, président fondateur de l’entreprise New Wind qui fabrique l’arbre à vent.

Lire la suite

L’architecture de survie en milieux urbains hostiles

À l’orée des années 1990 est inventé un nouveau domaine particulier de l’architecture humanitaire, inconnu auparavant: l’architecture de survie en milieux urbains hostiles destinée aux sans-abris, qui se caractérise par une réduction drastique des échelles d’intervention, de temps et de coût.

Des démarches isolées ou de concepteurs regroupés au sein d’associations, s’inspirent tout à la fois des pratiques ingénieuses observées dans la rue, et des propositions faites par les architectes italien, anglais et autrichien du mouvement « radical » qui, pour d’autres raisons, détournaient de leur fonction initiale les technologies de la Nasa, combinaisons spatiales, capsules Apollo, véhicules et autres équipements conçus pour la survie et l’autonomie de l’homme dans l’environnement hostile spatial.

Ainsi de nouveaux « objets » architecturés apparurent dépassant le stade des traditionnels abris auto-construits: l’habitacle, balise, living capsule et kit de survie, les niches mobile ou nomade, les combinaisons de protection individuelle, body capsules, habit-acles et habits-abris, les ready-made refuges, les maisons-valises, les Houseless pour Homeless, etc.

« Ceux qui disent ”la crise est conjoncturelle et tout va s’arranger”, sont non seulement des menteurs, mais comme vous dites des négationnistes. » – Paul Virilio (1997)

Lire la suite