Vigilance alerte attentat : quelles conséquences dans les transports ?

Le plan Vigipirate alerte attentat (détails ici), décrété mercredi 7 janvier pour l’Ile-de-France suite à l’attaque commise dans la matinée au siège du magazine Charlie Hebdo, comporte en effet plusieurs mesures visant à renforcer la sécurité. Ce dispositif pourrait avoir des conséquences sur la circulation des trains, mais aussi sur le fonctionnement des gares ou les comportements dans les métros, RER, TER et TGV. L’Ile-de-France est bien entendu concernée en premier lieu, mais pas seulement

par Olivier Razemon

Ni métro, ni RER, la route. La direction des routes d’Ile-de-France signale un pic de bouchons ce matin.

“Concrètement”, précise le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), il faut s’attendre à voir un peu partout davantage de forces de l’ordre, policiers, gendarmes et militaires en treillis. 350 militaires supplémentaires ont été dépêchés en Ile-de-France.

Gares sensibles. Cette présence devrait en particulier s’affirmer dans certains “sites sensibles” que sont les stations du RER parisien et les gares connaissant une forte affluence : Marne-la-Vallée, La Défense ou les deux gares de l’aéroport de Roissy. En 1995, plusieurs attentats avaient visé le RER, notamment à la station Saint-Michel, sur la ligne B. La SNCF annonce avoir renforcé ses effectifs dans les gares “à fort trafic”, principalement les grandes gares parisiennes.

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Surveillance : La Cnil dénonce l’argument “simpliste” de Valls et Sarkozy

La présentation du rapport d’activité 2013 de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), ce lundi, a été l’occasion pour sa présidente au mandat fraîchement renouvelé de sonner une charge sans merci contre la surveillance massive dans les démocraties. Isabelle Falque-Pierrotin a méthodiquement démonté l’argumentaire “simpliste” des ministres de l’Intérieur de droite comme de gauche, qui se sont succédé depuis une dizaine d’années, pour consolider la surveillance des citoyens français.

Il faut combattre farouchement l’argument sans cesse ressassé du rien à se reprocher, rien à cacher“, explique-t-elle en introduction du rapport d’activité 2013, disponible en ligne. “Ce raisonnement simpliste est précisément celui qui était utilisé par les régimes totalitaires pour justifier la surveillance généralisée. Il associe le droit à l’intimité à la culpabilité, plutôt que de l’associer à une liberté fondamentale non négociable“, assène-t-elle.

Il affirme que la vie privée est ce que l’on cache, alors que la vie privée est l’expression de la volonté légitime d’autonomie de chacun d’entre nous“, tonne la présidente de la Cnil. “L’enjeu est de savoir collectivement vers quel type de société nous souhaitons évoluer“, prévient-elle.

Tout le monde est surveillé a priori
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