Chine : Shanghai fait place nette pour accueillir Disneyland

Un parc d’attraction doit ouvrir en 2016 à Shangai, le premier en Chine. Les travaux ont pris du retard mais les autorités ont déjà commencé à faire place nette. Et pour cause : Shanghai est l’une des villes les plus polluées au monde.

Les usines de chimie, de plastique ou de verre sont donc priées d’aller polluer plus loin. La ville veut développer plus d’activités de services, au détriment des cols bleus contraints de partir toujours plus loin en banlieue pour trouver du travail.

Russie : Face au déclin des villes-usines

Depuis plus de 50 ans, la poudre blanche produite dans ses gigantesques fourneaux constitue une richesse, une fierté mais aussi une malédiction pour Pikaliovo, l’une des centaines de villes-usines touchées par la crise et que le gouvernement russe cherche à sauver.

États-Unis : Visite chez Coca-Cola

Entrez dans les laboratoires Coca-Cola guidés par les chimistes et les ingénieurs qui conçoivent de nouvelles boissons. Le concentré de Coca-Cola est produit dans seulement 30 endroits dans le monde et envoyé ensuite dans 900 usines où y sont ajouté de l’eau et des édulcorants.

Comment cette gigantesque production est-elle organisée? Comment les bouteilles usagées sont transformées en bouteilles estampées Coca-Cola dans la plus grande usine de recyclage de bouteilles au monde en Caroline du Nord? Suivez des employés à tous les stades de la production, ainsi que les 4 générations successives qui ont travaillé dans la première usine au Tennessee.

Précurseur dans le domaine de la publicité, Coca-Cola est certainement la plus connue des marques. Il s’agit d’un soda à la recette secrète dont la marque a été officiellement déposée en 1887 par le pharmacien John Pemberton. Commercialisée à l’origine comme remède contre les problèmes gastriques, elle devient après la seconde guerre mondiale le symbole de l’américanisme.

Le bilan mitigé des relocalisations

Deux usines sont revenues de Chine il y a deux ans : une usine de Vélosolex à Saint-Lô en Normandie et une fonderie à Dreux près de Paris. Ces deux relocalisations se sont faites à l’époque sous l’œil des caméras. Ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg évoquait “un retour exemplaire”.

Les relocalisations, c’était son combat. Mais à Dreux dans l’Eure, la belle histoire a viré au cauchemar. L’entreprise a été liquidée fin août et les 65 salariés ont été licenciés. Un échec cuisant sur lequel les pouvoirs publics ne veulent pas s’exprimer. Sylvain Loiselet, ancien patron, explique que produire en France était possible, mais que les banques et les pouvoirs publics ne lui ont pas donné assez de temps.

L’usine flambant neuve de Vélosolex est installée en Normandie. 38 salariés ont été embauchés. La région a prêté quatre millions d’euros; en échange, l’entreprise s’est engagée à embaucher localement. Mais la relocalisation reste marginale en France. Seuls 2.000 emplois ont été rapatriés en cinq ans.

Europe/États-Unis : Adidas relocalise ses usines… mais elles seront toutes automatisées

Le “Made in China” (ou “Made in PRC“, c’est selon), est en train de passer de mode chez Adidas. L’équipementier sportif prépare le rapatriement d’une partie de ses unités de production en Europe et aux États-Unis. Il se pourrait même que, bientôt, votre adolescent porte des baskets “made in France“. Mais que cache cette nouvelle stratégie de la marque aux trois bandes?

Le problème avec la Chine, c’est que le coût de la main d’oeuvre n’est plus ce qu’il était. En mai 2014, les employés d’une usine fabricant des chaussures Nike et Adidas s’étaient mis en grève pour protester contre la faiblesse de leur salaire. Ils touchaient 1,67 dollar de l’heure (1,49 euro au cours actuel).

Chez les têtes pensantes d’Adidas (et de Reebok qui appartient au même groupe), on s’est alors posé la question suivante : doit-on se délocaliser ailleurs dans quelque pays du tiers-monde où le travail ne coûte quasi rien, ou bien inventer un nouveau modèle économique? C’est la deuxième option qui a été retenue. Ainsi, la marque aux trois bandes va délaisser une partie de ses usines chinoises pour mettre en place des usines entièrement automatisées en Europe et aux États-Unis

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La Robotique

Les robots ont transformé notre vie. Isis 2 par exemple est un système qui peut travailler à l’intérieur des centrales nucléaires. COBRA permet aux êtres humains d’éviter les rayons X.

Dans les usines automobiles des robots assemblent les différentes pièces pratiquement sans intervention humaine. En médecine généralement des robots analysent le sang et de nombreux médicaments sont conditionnés mécaniquement. Dans l’espace des robots à l’intelligence artificielle seront capable de déterminer leurs propres actions.

Chine : Pollution, le pays à bout de souffle

À quelques mois de la conférence sur le climat COP21, qui se tiendra à Paris, cap sur le pays le plus pollueur de la planète: la Chine. Pékin a beau avoir annoncé sa contribution pour réduire les gaz à effet de serre, le pays peine à mettre en place une économie plus verte. Le charbon représente toujours 70 % de l’énergie consommée en Chine.

Un soleil à peine visible, un brouillard épais qui recouvre tout… Après des décennies d’industrialisation à marche forcée, la Chine est à bout de souffle. En 2014, Pékin déclarait la guerre à la pollution et promettait de fermer les usines les plus polluantes. Mais derrière les effets d’annonce, prime la réalité économique. Comment concilier croissance et écologie ?

Malgré les mesures prises, difficile de s’en prendre aux entreprises disséminées à travers ce vaste territoire.La Chine viendra-t-elle à bout de sa pollution, l’une des plus importantes de la planète, sans porter préjudice à son économie ?

Chine : La main d’œuvre humaine plus chère que les robots

Difficultés économiques et démographiques obligent, le robot remplace peu à peu l’homme, pour le meilleur et pour le pire… Selon la Fédération internationale des robots, le marché chinois va croître en moyenne de 25% par an. En 2017, on y comptera plus de 400.000 robots, soit 1 pour 3.000 habitants.

Dans l’atelier de moulure de l’usine d’Yingli, chef de file mondial du panneau solaire, l’ouvrier se fait discret. Très discret. Sur ce parterre de quelques centaines de mètres carrés, 170 machines cylindriques préparent la matière première, le silicium monocristallin, d’autres contrôlent la qualité. Le tout en silence. De temps en temps un ouvrier apparaît, juste le temps de voir si tout fonctionne bien.

À Yingli, dont le site de production principal s’étend sur 66 hectares, l’ouvrier sert surtout à faire le lien entre deux lignes de production et pour le contrôle des réglages. Seules quelques tâches de vérification de la qualité, qu’un robot ne peut pas faire, sont encore manuelles.

« L’automatisation nous a permis de réduire la main-d’œuvre par deux », commente Gu Kaixin, en charge de la sécurité du moulage, la première étape dans la fabrication de panneaux solaires. Ailleurs dans l’usine, ce sont d’immenses bras qui soudent 24h/24, ou encore qui coupent, nettoient et polissent les carreaux qui forment un panneau solaire.
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Putain d’usine

Librement adapté du livre “Putain d’usine” de Jean-Pierre Levaray, le film s’attache a restituer son témoignage et celui de quelques-uns de ses collègues sur leur quotidien de salariés dans une usine chimique.

Jean-Pierre Levaray est ouvrier dans une usine de produits chimiques… Il est aussi écrivain, a publié de nombreux récits… Levaray pose des mots pudiques et rageurs sur son quotidien… défaitiste, il raconte l’ogresse, cette putain d’usine… Et puis les échappées belles, ses “interludes”, copains, vacances en famille, lectures… Levaray marie radicalité et poésie. Tout un art !

En levant le voile sur les non-dits de la condition ouvrière, les employés s’interrogent sur le sens de leur travail, sur les finalités du salariat et plus généralement sur les contradictions d’une société dans laquelle chacun, a des degrés divers, s’en ressent tout autant la victime que le complice involontaire.

Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
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États-Unis : Dégoûté par le système, un fermier ouvre les portes de son élevage industriel

Vue par plus d’1 million d’américains en quelques jours, c’est l’histoire de Craig Watts, un fermier industriel qui va faire ce qu’aucun autre n’a fait avant lui: ouvrir les portes de son usine et montrer sa réalité.

(NB : si les sous-titres ne se lancent pas automatiquement, cliquer sur le bouton “Sous-titres” en bas à droite)

Le cas de Craig Watts démontre que les exploitants agricoles ne sont pas forcément des monstres sans foi ni loi qui abusent des animaux. Beaucoup se sont simplement laissés entraîner par la machine infernale de la productivité à coup d’investissements qui engendrent de nouvelles infrastructures et de nouveaux investissements.

Puis ils se réveillent un matin en ayant remplacé leur ferme par une machine aseptisée à produire de la viande. « Il y a beaucoup de failles dans ce système. Le consommateur est trompé ! L’éleveur est mené en bateau. »

Après 22 ans à élever des poulets toujours plus vite pour une des plus grosses firmes du pays, il a voulu témoigner. Pour lui, on ne vous montre pas tout dans la publicité. Par soucis d’honnêteté, il veut rétablir la vérité. Il risque « gros » pour ce qu’il fait, notamment des ruptures de contrat. Il faut savoir que des enquêtes en caméra cachée furent sanctionnées aux États-Unis. Il est donc très périlleux de s’attaquer à l’industrie de l’élevage.
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État-Unis : Un drone explore les ruines de l’usine Packard de Détroit

Inauguée en 1903, l‘usine de 325.000 m2 a été conçue par Albert Kahn. Située sur le Grand boulevard Est de la ville, elle était à l’époque considérée comme l’usine de fabrication automobile la plus moderne du monde, avec des artisans qualifiés pratiquant 24 métiers différents.

L’usine en elle-même a fermé en 1958, mais d’autres entreprises ont exploité les lieux ou utilisé les bâtiments à des fin de stockage, jusqu’à la fin des années 1990. Depuis son abandon, l’endroit est devenu un havre pour les graffeurs, les explorateurs urbains, les joueurs de paintball et les vandales.

Asie : La colère des petites mains du textile

Le 24 avril 2013, le Rana Plaza, un immeuble de 9 étages s’effondrait à Dacca, la capitale du Bangladesh. Bilan: plus de 1100 morts. Les victimes: des ouvriers de l’industrie textile. Le bâtiment abritait 5 ateliers, qui confectionnaient des vêtements exportés dans le monde entier. Un an plus tard, quelles leçons ont été tirées ?

Au cours de cette enquête, nous avons retrouvé une couturière qui a survécu à la catastrophe. Au moment du tournage, elle n’avait pas reçu de compensations financières. Il existe un fonds d’indemnisation de l’industrie textile, mais l’argent n’a pas été débloqué.

Seules 10 marques y ont contribué. En revanche, elles sont 150 à avoir signé un accord sur les normes de sécurité. Elles s’engagent à les faire respecter à leurs fabricants. Pourtant, les usines présentaient des manquements inquiétants: électricité vétuste, extincteurs vides, issues de secours fermées à clé.

En l’espace d’un an, les marques auraient retiré jusqu’à 15 % de leur production du Bengladesh. A l’inverse, à Pnohm Penh, capitale du Cambodge, 200 usines ont été construites ces 3 dernières années.

Enquête dans cette nouvelle vitrine de l’industrie textile. En janvier dernier, elles ont été paralysées par des grèves qui ont tourné à l’émeute. Les ouvriers demandaient des hausses de salaire. La répression sera très sévère. Tout se passe comme si, où qu’elle aille, l’industrie textile n’était plus en mesure de contenir la colère des petites mains.

Jour après jour

Court métrage documentaire qui interroge le quotidien des travailleurs des usines papetières de Windsor, au Québec, en 1962.

Jour après jour. Les mêmes gestes. Les mêmes machines. Le même produit. Les mêmes paroles. Les mêmes visages. La même vie.

Est-ce monotonie… Vide… Ennui? Ce sont les questions que pose ce documentaire tourné dans une petite ville de 6.500 habitants qui vivaient au rythme de l’industrie du papier.

Mexique : Un émergent entravé

Le Mexique est une puissance économique émergente, mais c’est aussi l’un des pays les plus violents au monde. En quoi cet État, situé entre Amérique du Nord et Amérique latine, doit-il faire face à des défis structurels qui pourraient gêner son émergence ?

Comment le Mexique peut-il faire face à des défis structurels qui pourraient gêner son émergence ?

Les exosquelettes arrivent dans les usines

Issues de la recherche médicale et militaire, le robot dans lequel on se glisse et qui décuple la force musculaire humaine n’est plus de la science-fiction. Des sociétés comme Parker Hannifin, Ekso Bionics, Argo Medical Technologies ou Cyberdyne produisent déjà des exosquelettes motorisés destinés à aider ou à rééduquer les personnes handicapées ou accidentées.

Dans le domaine militaire, les constructeurs Raytheon et Lockheed Martin fabriquent des modèles pour l’armée américaine. Utilisant des technologies licenciées à Ekso Bionics, le HULC (Human Universal Load Carrier) de Lockheed par exemple peut porter jusqu’à 90 kg sur le dos.

Les exosquelettes, ces extensions mécaniques du corps humain, permettent de booster la productivité et la qualité des travaux de manutention de 30 %.

Outres les secteurs médicaux et militaires, les constructeurs voient dans le civil et l’industrie des applications prometteuses pour les exosquelettes : la manutention, le bâtiment, dans des conditions dangereuses ou inconfortables (sites contaminés, incendies, espaces réduits…). Lockheed s’apprête à entrer dans ce marché avec le modèle Mantis.
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Usines françaises : L’hécatombe

1.300 petites entreprises qui faisaient le tissu industriel ont disparu depuis 2009. Seuls les salariés concernés se battent… ou se résignent. [...]

Ghislaine Lèchevin, 75 ans, retraitée, et son fils Gérard, 49 ans, CAP d’électromécanicien, chômeur. En médaillon, l’usine FFM de Péronne, dans les années 60, quand elle employait quelque 600 personnes.

Philippe Quévremont a été licencié de la Filature française de mohair de Péronne, dans la Somme, où il a passé trente-trois ans et dont il est devenu le directeur industriel. Il était à trois ans de la retraite.

Depuis, il revient pour vendre les machines, s’occuper. « Quand une usine ferme, on n’existe plus », dit-il. Le lustre passé de l’unique filature de mohair du pays hante les bâtiments du site industriel.

Au faîte de son activité, dans les années 70, l’usine, rachetée par une famille du Nord, emploie plus de 600 personnes, des femmes des environs qui, sitôt le certificat d’études obtenu, intègrent les ateliers.
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Consommation de masse et industrie agroalimentaire

Extrait du film Samsâra qui sortira en salles le 27 mars 2013. Ce terme d’origine sanskrit signifie « la roue de la vie », « ensemble de ce qui circule », « transmigration », « transition » mais aussi « courant des renaissances successives ». Le samsāra est donc le cycle des vies. Ce terme existe aussi dans l’hindouisme, le jaïnisme, le sikhisme.

PSA Sochaux : Cadences en chaînes

L’usine PSA de Sochaux, berceau historique de l’aventure Peugeot, est le miroir d’une industrie qui a révolutionné ses méthodes en quelques décennies. Concurrence, globalisation des marchés, objectifs de croissance et de rentabilité ont, au fil des ans, métamorphosé le travail dans cette usine où l’on a longtemps été embauché de père en fils.

Depuis plus d’un siècle, l’usine Peugeot de Sochaux fait et défait la vie économique de la région. Trois équipes se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans les ateliers pour produire 1.600 voitures par jour. En décembre 2008, la crise frappe de plein fouet le secteur automobile. A Sochaux, 800 contrats d’intérim ou CDD sont supprimés, ainsi que l’équipe de nuit. Lorsqu’au printemps le marché se redresse, l’usine a perdu plus de 1 milliard d’euros et ses dirigeants n’ont qu’un objectif : retrouver croissance et rentabilité.

Après avoir été les cobayes du taylorisme et du fordisme, après avoir vu les robots remplacer un certain nombre de leurs camarades aux postes les plus pénibles, les ouvriers doivent désormais se soumettre à une nouvelle doctrine, inventée par le concurrent japonais Toyota : le toyotisme.

«On fait tout pour que le salarié sur la ligne de montage soit un robot, ne se déplace plus et ait toutes les pièces nécessaires à proximité.»
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21 jours à l’usine

Dans le cadre d’une série de documentaires, la journaliste Alexandra Alévêque part expérimenter les quotidiens d’ouvriers précaires, de non-voyants, ou encore d’auxiliaires de vie.

Pour ce premier volet, pendant 21 jours, Alexandra Alévêque vit comme une ouvrière chez un sous-traitant de Peugeot. (France2, 18 septembre 2012)

Partie 1:


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Hu Jintao fossoyeur du made in France

Le Président Hu Jintao – qui s’est vu dérouler le tapis rouge – a quitté les terres françaises. Cette visite d’État révèle la toute-puissance de la Chine. Peut-on se permettre de tourner le dos à cet empire qui pourtant ne concourt pas à la défense de nos intérêts nationaux ?

Il est parti. Ouf ! Les Parisiens et les Niçois peuvent reprendre une vie normale. Mais au-delà des embouteillages et des caprices de la « star », la visite du Président Chinois est la démonstration parfaite de la toute-puissance de la Chine. Une toute-puissance que vient de couronner le magazine Forbes, qui affirme aujourd’hui que le nouvel homme le plus puissant de la planète n’est plus Barack Obama, mais Hu Jintao, justement.

Sa visite en France aura donc été placée sous le double signe de la brosse à reluire et du carnet de chèque. Sous le signe de la brosse à reluire, tout d’abord, avec un accueil somptuaire, des déclarations dithyrambiques sur l’amitié indéfectible entre la France et la Chine (alors que ces deux pays sont en froid depuis 2008), de « vraies convergences » sur certains sujets (notamment ceux que seront abordés lors du prochain G20), des partenariats aux bénéfices réciproques… Le pays des Bisounours, quoi !

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Guerre des changes : et si ce n’était pas la Chine qui était responsable, mais plutôt…

Alors que le ministre des Finances allemand vient d’en appeler la Chine à libérer sa devise sous peine de déclencher une « guerre du commerce », le président de la Banque centrale du Brésil, Henrique Meirelles, a pour sa part directement accusé les Etats-Unis.

Ce n’est pas « l’accumulation de réserves de changes par les pays émergents » qui est à l’origine des grands déséquilibres mondiaux, mais « les stimuli monétaires américains », a ainsi déclaré le banquier central, mercredi 14 octobre, lors du sommet annuel du Fonds monétaire international.

En injectant massivement des liquidités sur les marchés, la Fed parvient en effet à affaiblir le dollar. Toutefois, en agissant de la sorte, elle contribue à renforcer un peu plus chaque fois la deuxième économie mondiale.

Comme le soulève Muriel Motte dans Les Echos, « la Fed ne gonfle pas seulement dangereusement son bilan. Elle remplit aussi les coffres de ceux qu’elle ignore aujourd’hui ». Et l’éditorialiste de justifier : « A 2 648 milliards de dollars fin septembre, la Chine abrite à elle seule plus de 30% des réserves de changes mondiales (5% en 1995) ».

Rien qu’entre juillet et septembre, les réserves chinoises ont augmenté de 194 milliards de dollars, alors que les analystes anticipaient une hausse de 40,7 milliards, rapporte L’Agefi.

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Deux rapports accablent l’usine du monde Foxconn

Fournisseur des plus grandes multinationales de l’électronique (Apple, Dell, Nokia, Sony…), le géant taïwanais Foxconn a-t-il transformé ses usines chinoises en «camps de concentration de travailleurs du XXIe siècle»? C’est l’une des conclusions d’une étude menée par des universitaires et des étudiants chinois, hongkongais et taïwanais qui fait grand bruit ces jours-ci.

Mardi, un second rapport, mené par le Student and Scholars against Corporate Misbehavior (Sacom), une ONG hong kongaise, dénonçait les conditions de travail «illégales et contraires à l’éthique» dans un rapport intitulé «Les travailleurs machines: la gestion militaire de Foxconn».

En juin dernier, Steve Jobs, le patron d’Apple, avait pris la défense de Terry Gou en qualifiant l’usine de Shenzhen d’endroit «plutôt chouette». Depuis lors, les clients de Foxconn s’inquiètent des répercussions d’image et rappellent qu’il existe un code de conduite pour l’industrie électronique. Apple a admis que l’emploi excessif de stagiaires était une violation des principes régissant le secteur.

Foxconn, ce seront bientôt 1,3 million d’employés chinois dans divers sites de production dont plus d’un demi-million dans la base industrielle de Shenzhen, au coeur de l’«usine du monde». C’est surtout une organisation très particulière du travail mise en place par son patron, Terry Gou, qui a permis de réduire au maximum les coûts de production. Inconnu du grand public jusqu’en juin dernier, le groupe taïwanais s’est soudain rendu célèbre par une multiplication de suicides (17 depuis le début de l’année).

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Comment reconvertir son usine en ferme écologique ?

Par Sophie Chapelle / Alter-echos

Que faire des friches industrielles laissées en désuétude ? Aux États-Unis, plusieurs usines abandonnées sont reconverties en ferme d’agriculture urbaine. Objectif : produire des aliments sains à proximité des villes et de manière quasi auto-suffisante, tout en créant des emplois. Reportage à Milwaukee dans une ferme en aquaculture.

Consommer du poisson provenant du lac Michigan comporte un « risque élevé ». En cause : le haut niveau de pollution des grands lacs nord-américains, hérité de l’activité industrielle. Les perches ont même disparu de l’écosystème du lac. Pourtant, certains restaurants de Milwaukee (Wisconsin) sont désormais en mesure d’en proposer des fraîches issues d’une ancienne usine… reconvertie en ferme.

À proximité de l’immense lac Michigan, une ferme urbaine s’est lancée en 2009 dans l’élevage de poissons et de légumes en aquaculture. Le lieu est improbable – une ancienne usine rachetée à un fabricant d’équipementier minier au sud du centre-ville – mais le potentiel de production est considérable. Entre ces quatre murs de béton, James Godsil est un homme heureux. « Nous avons reproduit une véritable zone humide », se félicite l’un des fondateurs de Sweet Water Organics, qui signifie « Eaux douces biologiques ».

L’ancienne usine est devenue un véritable écosystème en quasi autosuffisance. Poissons et plantes prospèrent côte à côte, ou plutôt les unes au dessus des autres. Sur près de 11.000 m2, des milliers de perches jaunes et de tilapias se reproduisent dans des cuves de 40.000 litres.

Viser l’autosuffisance
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L’industrie française a perdu 36% de ses effectifs en 30 ans

L’Hexagone est passé d’une économie héritière d’une tradition industrielle à une économie principalement de services. En cause : une hausse de l’externalisation, les progrès techniques qui ont réduit les besoins en main d’oeuvre et la concurrence étrangère.

On est encore loin d’une France sans usine… mais on s’en rapproche. Un document de travail que la Direction générale du Trésor vient de publier montre qu’entre 1980 et 2007 la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 14 %. «Un recul significatif », souligne l’étude, dans un bel euphémisme.

Sur cette période, l’industrie a perdu 1 913 500 emplois (tombant à 3 414 000). Soit une baisse de 36 % de ses effectifs. «La majorité de ces pertes d’emplois a eu lieu dans l’industrie manufacturière (96 %) », précise l’étude. Et s’il y a eu des périodes où les destructions ont ralenti (au milieu des années 1980 et au milieu des années 1990), cela n’a «pas suffit à inverser la tendance». Les services marchands ont suivi une évolution inverse. Leur poids dans le PIB est passé de 45 % à 56 % en valeur et l’emploi au sein de ce secteur a augmenté de 53 %.

Pourquoi ce déclin de l’industrie et surtout de son emploi ? Première cause, la recherche d’une «plus grande efficacité» par les entreprises, qui s’est traduite par un recours croissant de l’externalisation (toujours sur le territoire) d’une partie des activités industrielles vers le secteur des services.

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Au Japon, les robots industriels remplaceront-ils les ouvriers ?

Bras manipulateurs hier assimilables à des mini-grues autonomes, les robots industriels japonais ont désormais une physionomie et des fonctions qui les rapprochent de l’homme, afin d’effectuer à sa place des tâches rébarbatives à une cadence… inhumaine.

On a peine à suivre tant ils vont vite : alignés le long de tapis roulants, les automates de Fanuc, plus gros groupe nippon de robotique industrielle, attrapent une à une et rangent dans des boîtes des pièces de différentes couleurs.

Ils n’en ratent aucune, ne se trompent pas, ne s’arrêtent pas et ne réclament rien.

Face à ces machines corvéables à souhait, l’ouvrier ne peut plus lutter. Pourtant, c’est lui, avec ses bras, ses doigts, ses yeux et son cerveau, qui a bel et bien servi de modèle pour développer ces bêtes de technologie.

“Nos robots sont dotés de divers capteurs et d’un système de reconnaissance visuelle qui leur permet de distinguer les différentes formes, de les manipuler comme il faut et de travailler en équipe”, explique un démonstrateur de Fanuc. Lire la suite

Qui a peur des mots ? Sortir de la crise économique… et de la crise du langage

Il n’est question ni de rigueur ni d’austérité, mais de plan de relance. Le licenciement a fait place à la restructuration, la fermeture d’usine à la délocalisation, la récession à la maîtrise de l’inflation…

Dans l’éditorial du dernier numéro de CB News, Christian Blachas analyse ce qu’il nomme la « nouvelle sémantique ». : « Le XXIème siècle a inventé un nouveau langage issu de deux courants profonds : le politiquement correct (personnes à mobilité réduite, non-voyants, mal-entendants…) et le discours hypocrite qu’on pourrait aussi intituler mensonge ou gros pipeau. Pour masquer la dure réalité des faits, on invente des mots et des expressions destinés à faire passer la pilule. »

Une novlangue aux effets contre-productifs

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Prête-moi ta caméra, mon usine ferme

Il y a tout juste un an, entre le 10 et le 20 mars 2009, Stéphanie Hammou a confié une caméra aux ouvrières de la Confection de l’Alloeu, usine textile située à la Gorgue, dans le Nord, qui allait fermer.

Ces femmes ont capté les images de ces derniers jours, entre conflit, émotion et peur des lendemains. Au final, 25 heures de rushes sur cette fermeture en train de se faire, complétés par des entretiens filmés et montés par la réalisatrice.

Partie 1:


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(18.10.2009)

  • USA – Baisse du moral des ménages en octobre

Le moral des ménages américains s’est nettement dégradé en octobre, contre toute attente, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle Reuters-Université du Michigan. L’indice du sentiment du consommateur est retombé à 69,4 en première estimation contre 73,5 en septembre, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters l’attendaient stable. “De fait, les finances personnelles ont subi leur plus longue et plus forte baisse des 60 ans d’existence de l’enquête, et rares sont les consommateurs qui prévoient une amélioration prochaine de leurs finances”, explique l’étude. Reuters

  • Mattel : le bénéfice net recule de 3,5% au 3ème trimestre

Le fabricant de jouets a publié ses résultats trimestriels. Le bénéfice net recule de 3,5% à 229,8 millions de dollars (154 millions d’euros) au troisième trimestre contre 238,1 millions de dollars il y a un an. Le bénéfice net par action s’élève à 63 cents contre 65 cents l’an dernier. Le chiffre d’affaires trimestriel se replie de 7,9% à 1,792 milliard de dollars, contre 1,946 milliard il y a un an. Le marché prévoyait 1,7 milliard. Les ventes ont reculé de 4% aux Etats-Unis et de 14% dans le reste du monde. Les changes ont pénalisé de trois points de pourcentage le chiffre d’affaires. Les ventes de la poupée Barbie ont reculé de 8%, tandis que les autres marques se sont repliées de 19%, et celles des jouets Fisher-Price de 6% à 784,8 millions de dollars. Le Journal des Finances

  • Bosch envisage la fermeture d’une usine en Grande-Bretagne, 900 salariés

L’équipementier allemand Bosch a annoncé vendredi qu’il envisageait à cause de la crise la fermeture d’une usine de pièces automobiles au Pays de Galles, menaçant environ 900 emplois. “L’usine de Cardiff est dans une situation difficile depuis longtemps”, a expliqué à l’AFP un porte-parole du groupe. Elle fabrique des générateurs pour l’industrie automobile, dont “la demande a drastiquement baissé avec la crise” et qui ne sont pas jugés très rentables, a-t-il justifié. L’usine emploie 900 salariés et “produit deux fois moins qu’avant la crise”, a ajouté le porte-parole. Bosch a lancé une procédure de concertation avec les syndicats et les autorités locales qui ont un délai de 90 jours pour trancher entre une fermeture complète et une réduction massive des effectifs, selon la même source. Face à la crise, Bosch a déjà réduit ses effectifs dans plusieurs usines dans le monde. AFP (via Boursorama)

  • L’économie nippone plus fragile que ne l’estime la Banque du Japon, selon le gouvernement japonais

La reprise est freinée par une demande intérieure anémique, explique un rapport publié vendredi par le gouvernement. “Même si l’économie sort de la crise, elle manque de facteurs autonomes et reste dans une situation difficile, avec notamment un chômage en hausse”, écrit le gouvernement. “L’amélioration actuelle de l’économie est imputable aux exportations et aux plans de relance gouvernementaux, mais la consommation intérieure, que nous définissons comme un facteur autonome, reste faible. Il y a une grande incertitude sur la manière dont évoluera la consommation ce mois-ci, et après, parce que la situation du chômage et celle des revenus sont inquiétantes.” Selon le gouvernement, le risque existe que l’économie pâtisse de “l’influence des fluctuations des marchés financiers et des marchés de capitaux.” Ces propos contrastent avec la posture plus optimiste adoptée mercredi par la Banque du Japon (BoJ). Le ministre des Finances japonais Hirohisa Fuji avait réagi, estimant que l’économie nippone était plus fragile que ne l’estimait la BoJ. Reuters

(11.10.2009)

  • Immobilier : les prix continuent de reculer en Ile-de-France

Les prix de vente des logements anciens en Ile-de-France ont baissé de 9,7% en juillet contre -9,3% en juin. Dans Paris intra-muros, la baisse en variation annuelle (ancien et neuf confondus) est de 8,1% en juillet (contre -7,6% en juin), de 8,8% en Petite couronne (-9,1% en juin), de 11,6% en Grande couronne (-10,8% en juin). Les ventes de logements anciens et neufs dans la région ont enregistré, avec 38.500 unités, une baisse de 18% au cours des mois de mai, juin et juillet par rapport aux mois correspondants de 2008. Sur les sept premiers mois de l’année, la baisse des volumes de transaction est de 29% pour toute l’Ile-de-France par rapport à la même période de 2008 et de 36% par rapport à celle de 2007.
E24

  • L’Acoss vote contre le budget 2010 de la Sécu

Les administrateurs de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), “banque de la Sécu”, ont voté majoritairement contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2010 et se sont inquiétés des “modalités des financement” en 2010 et au-delà. La Sécurité sociale accuse dès 2009 un déficit record. Le vote des administrateurs de l’Acoss, qui fédère les Urssaf, a une valeur purement consultative. “Au-delà des votes différenciés des administrateurs et de leurs justifications, le conseil d’administration s’est inquiété des modalités de financement de la Sécurité sociale en 2010 et au titre des années à venir”, souligne le communiqué. Le conseil d’administration “prendra prochainement position officiellement sur cette préoccupation”, selon l’Acoss. E24

  • L’accès au crédit est plus difficile pour les PME

D’après la troisième édition du baromètre du cabinet d’audit et de conseil KPMG et de la Confédération générale des PME (CGPME) sur le financement et l’accès au crédit des PME, les demandes de crédits d’investissements sont à la hausse. Une bonne nouvelle sauf que les banques semblent de plus en plus réticentes à les accorder. 44% des PME déclarent en effet avoir au moins un besoin de financement d’investissement contre seulement 36% en février 2009. 72% des entreprises se disent encore inquiètes de la situation économique, contre 87% en février dernier. 77% des PME estiment que leurs banques ont pris au moins une mesure pour durcir leurs accords de financements , contre 59% en février. E24

  • L’industrie du médicament est confrontée à une montée des tensions sociales sans précédent

Le 24 septembre, le laboratoire américain Bristol-Myers Squibb (BMS) a annoncé la fermeture à la fin de l’année de son usine d’Epernon (Eure-et-Loir), qui compte 223 salariés. En février, un autre site du groupe situé à Meymac (Corrèze), qui emploie 162 collaborateurs, s’est mis en grève pendant 33 jours. Il ne restera en juin 2010, à Agen, qu’une seule des trois usines que BMS possède en France. Ces fermetures d’usine pourraient en annoncer d’autres. A Evreux, le site du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a connu 12 jours de grève en mars après l’annonce de 800 suppressions de postes. En mars également, le directeur de l’usine du groupe américain 3M à Pithiviers (Loiret) a été retenu pendant plus de 24 heures dans son bureau. Les salariés protestaient contre un projet de plan social qui doit entraîner la destruction de 110 emplois sur 235. Le Monde