Les pionniers de l’urgence

La médecine d’urgence est née sur les champs de bataille. Michel Cymes a choisi de partager le quotidien de médecins militaires des Forces armées en Guyane, héritiers de cette pratique.

Au cœur de la forêt amazonienne, dans des lieux accessibles seulement en pirogue ou en hélicoptère, il apprend le sauvetage au combat. Il se rend également au service des urgences de l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni.

Aventures de médecine» évoque par ailleurs les pionniers de la médecine d’urgence. Pour développer les ambulances, la transfusion sanguine ou la réanimation, il a fallu des praticiens audacieux. Dominique Larrey fut le premier médecin militaire à s’émouvoir du sort des soldats laissés sur le champ de bataille. C’est ainsi qu’il inventa les premières ambulances.

Secours à tout prix

Les vacances riment avec insouciance mais parfois aussi avec inconscience. Quand arrive l’été, ils sont nombreux à se lancer dans de périlleuses ascensions en montagne, dans des explorations souterraines ou encore dans de longues traversées nautiques.

Qu’un accident survienne et le rêve d’évasion se transforme en un cauchemar qui oblige souvent à faire appel à de gros moyens pour prêter assistance.

Rapidement se pose la question de la prise en charge des interventions. La collectivité voit la facture sans cesse augmenter et se pose désormais la question du coût des secours, du prix du danger.

Le système libéral exclut les classes populaires du système de soins

Le constat est alarmant. Délais d’attente écrasants, dépassements d’honoraires de plus en plus fréquents, désengagement de l’État. Pour beaucoup de patients, se soigner est devenu un luxe, si bien qu’un Français sur trois admet y avoir renoncé en 2013 pour raisons financières.

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Source: Baromètre Santé et Société Europ Assistance-CSA 2013

Encore plus inquiétant, ce sont les associations, les centres de santé et les permanences d’accès aux soins qui prennent maintenant le relais pour des soins courants…

Il y a deux mois, ils avaient une maison et une voiture. Aujourd’hui, ils logent dans une résidence de l’Armée du Salut et se soignent dans la Permanence d’accès aux soins de santé (Pass) de l’Hôpital Saint-Louis, à Paris. Arlette, 58 ans, et Bernard, 53 ans, ont tout perdu. Pourtant, ce qui leur arrive est assez banal.

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Le secteur du bâtiment prévoit 35.000 pertes d’emplois en 2012

Le secteur du bâtiment, “en situation d’urgence », prévoit la perte de quelque 35.000 emplois en 2012, a affirmé Bertrand Sablier, délégué général de la Fédération française du bâtiment (FFB), vendredi à Montpellier.

Nous prévoyons 35.000 pertes d’emplois en non-remplacements, intérim et licenciements », a affirmé M. Sablier au cours d’une conférence de presse, constatant que “si l’activité a progressé au premier semestre de 4%, elle va baisser d’environ 6% au second », soit “une chute de 10% en un semestre ».

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L’euro peut-il survivre à la crise ?

Par Jacques Sapir

Peut-on encore sauver l’euro ? La question hante désormais les responsables, en dépit des déclarations fracassantes et des rodomontades des uns et des autres. Le sommet européen, que l’on a officiellement salué pour la mise en place d’un dispositif de solidarité après 2013, a été incapable de prévoir des mécanismes permettant de lutter contre la spéculation et la crise de l’euro en 2011 et 2012. Les gouvernements vont partout répétant que les mesures déjà prises suffiront. Il est évident que c’est faux.

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La fuite en avant de la modernité

L’époque n’est pas si lointaine où certains espéraient que l’évolution technique permette d’alléger le travail et de libérer du temps libre. Puissante en Occident durant les années de croissance de l’après-guerre, cette promesse n’a pas été réalisée. C’est même l’inverse qui s’est produit.

"Pluie, vapeur, vitesse", par William Turner (1844)

Nous avons le sentiment de manquer de temps, tout en étant équipés de toujours plus d’appareils qui effectuent des tâches à notre place. Dans une grande ville, la possession d’une voiture entraîne automatiquement une augmentation du temps de transport. De façon surprenante, les nouvelles technologies exigent en réalité du temps supplémentaire. De cette manière, elles accroissent aussi le rythme de la vie.

Au coeur de cette logique paradoxale, il y a le processus d’accélération. C’est la thèse du sociologue et philosophe allemand Hartmut Rosa. Il en a défini les dimensions, les causes et les conséquences dans Accélération, un grand livre de théorie sociale qui contient une foule de données intrigantes sur les évolutions de notre rapport au temps.

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LEAP : la dislocation géopolitique mondiale accélère son rythme

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), 15 mai 2010

Comme anticipé par le LEAP – Europe 2020 en décembre 2009 et février 2010, le printemps 2010 marque bien un point d’inflexion de la crise systémique globale, caractérisé par son aggravation brutale du fait de l’ampleur insoutenable des déficits publics (voir novembre 2009) et de l’inexistence de la reprise tant annoncée (voir septembre 2009).

Les dramatiques conséquences sociales et politiques de ces évolutions reflètent par ailleurs bien le début du processus de dislocation géopolitique mondiale, comme anticipé en février 2009.

Enfin, les récentes décisions prises par les dirigeants de la zone Euro confirment les anticipations du LEAP, inverses du discours dominant de ces derniers mois, sur le fait que non seulement l’Euro n’«exploserait pas» à cause du problème grec, mais qu’au contraire la zone Euro sortirait renforcée de cette étape de la crise (1).

On peut même estimer que depuis la décision de la zone Euro, sorte de « coup d’Etat de l’Eurozone » soutenu par la Suède et la Pologne, de créer ce vaste dispositif de protection des intérêts de 26 Etats membres de l’UE (2), la donne géopolitique en Europe a radicalement changé. Parce qu’elle va à l’encontre des préjugés qui façonnent leur vision du monde, il va bien entendu falloir quelques mois à la plupart des médias et opérateurs, pour se rendre compte que, derrière l’apparence d’une décision budgétaro-financière purement européenne, il s’agit d’une rupture géopolitique à l’impact mondial.

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“Au bord du gouffre, les Européens ont mis de côté les égoïsmes nationaux”

L’économiste Michel Aglietta revient (…) sur les enjeux et conséquences du plan de secours historique de 750 milliards d’euros, qui vient d’être adopté pour sauver la zone euro.

En quelques semaines, on est passé d’une aide de 45 milliards d’euros à la Grèce à un gigantesque plan de secours de 750 milliards d’euros pour la zone euro. Que s’est-il passé ?

On est passé d’une crise de la dette d’un pays à la crainte d’une déstabilisation de l’ensemble des marchés financiers. C’est le grand retour du risque systémique que l’on a connu au plus fort de la crise financière en octobre 2008. Le montant est forcément gigantesque car il renvoie à l’ensemble des dettes publiques de la zone euro. L’idée est d’avoir une force de frappe suffisamment importante pour empêcher la spéculation de détruire la zone euro.

La zone euro était-elle réellement menacée d’explosion ?

Oui, la situation était plus que périlleuse ; tous les signes d’un risque systémique étaient réunis : la hausse des taux obligataires, la chute des indices boursiers et les difficultés de financement sur le marché interbancaire. Il était urgent pour l’Europe de réagir.

Est-ce la fin de la crise que traverse la zone euro ?

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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La dette publique menace de relancer la crise financière mondiale, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu mardi que la crise financière mondiale pourrait entrer “dans une nouvelle phase,” nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.

L’attention s’est tournée vers les risques liés aux dettes des États qui pourraient saper les progrès dans la stabilité et faire entrer la crise du crédit dans une nouvelle phase,” a affirmé le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

Dans cette nouvelle phase, si les États continuent d’emprunter des montants aussi élevés pour combler leurs déficits, les fonds disponibles pour le reste de l’économie seront limités.

La demande croissante du secteur public risque d’évincer le secteur privé du crédit,” et “une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé,” a expliqué le Fonds.

Le FMI n’a pas chiffré cette hausse, mais a souligné que les premières victimes en seraient “les PME et les emprunteurs les moins fiables.

Des économistes du Fonds ont déjà estimé, dans une note de recherche publiée en novembre, qu’une augmentation permanente de 0,5 point de pourcentage du déficit public par rapport au PIB aux États-Unis pourrait réduire à moyen terme l’activité de 0,2% dans le monde chaque année.

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Le foot français au bord du gouffre ?

La DNCG a adressé un rapport alarmiste sur la situation économique du football français dont le bilan financier pourrait être déficitaire de 100 millions d’euros à la fin de la saison. Des mesures drastiques sont indispensables selon l’instance sous peine d’une grave crise.

1604511130_small_dbd43La crise est passée par là. Et ses conséquences, conjuguées à une mauvaise gestion des clubs depuis de trop nombreuses années, pourraient directement conduire à la plus grosse crise économique que le football professionnel français ait jamais connue. C’est en tout cas ce que semble indiquer un rapport confidentiel de la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion).

Selon ce rapport, que s’est procuré le quotidien l’Équipe, la Direction nationale du contrôle de gestion du football français tire le signal d’alarme sur la situation financière des clubs français. Selon l’instance, qui a transmis ce document au comité exécutif du syndicat des clubs, une énorme crise est à prévoir pour l’ensemble des équipes de Ligue 1 et de Ligue 2, évoquant même une situation « insupportable pour la majorité des clubs et en particulier les petits et les moyens.»

A la fin de la saison, le foot pro français devrait être déficitaire de 100 millions d’euros !

« Si rien n’est fait, l’exercice 2010-2011 pourrait être très difficile pour les deux tiers des clubs, » annonce la DNCG, estimant que les clubs n’ont plus les moyens de leurs ambitions. L’instance estime que pour rectifier durablement le tir, il va falloir rapidement passer à une Ligue 1 à 18 clubs, réduire les effectifs à 23 joueurs par équipe, des salaires en baisse…

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“Le plan Sarkozy pour l’agriculture ? De simples mesures pansement”

Le président de la République a annoncé un plan d’aide de 1,65 milliard d’euros en faveur des agriculteurs.

Réactions et analyses de Jean-Christophe Bureau, professeur d’économie à AgroParisTech, chercheur associé au CEPII, et de Nicolas-Jean Brehon, économiste à la fondation européenne Robert Schumann.

Les difficultés actuelles que connaissent les agriculteurs sont-elles conjoncturelles, comme l’affirme Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire liées à la crise ?

Jean-Christophe Bureau. Oui, indiscutablement, les difficultés actuelles du secteur sont liées à la crise qui a fait chuter les prix des matières premières, de même que la demande mondiale de produits agricoles. La baisse généralisée du prix des produits agricoles est également liée à la faiblesse du dollar.

Nicolas-Jean Brehon. Effectivement, cette baisse accentue leurs difficultés. En réalité, le fond du problème du secteur vient de la volonté européenne et mondiale de dérégulation de ce secteur.

Que pensez-vous des mesures d’aides annoncées par Nicolas Sarkozy ? Lire la suite