Singapour : Les secrets de la réussite

Singapour fête les 50 ans de son indépendance et connaît une ascension économique importante. En cinq décennies, sa richesse a été multipliée par cinquante. Cet État microscopique, moins grand que la ville de New York, est désormais le troisième pays au monde pour le revenu par habitant.

Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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Paris : Une ville sur les rails

Chaque jour, plus de cinq millions de passagers empruntent le métro parisien, soit plus de deux fois la population de la capitale. Ce réseau de transport, qui ressemble à une fourmilière, ne dort jamais. Les conducteurs de la première rame, le matin, prennent le relai des agents de maintenance qui travaillent dans le calme de la nuit.

La fabrication du métro fait vivre près d’une dizaine de sites industriels dans l’Hexagone. Ouvert au public en 1900, cet univers sous-terrain est une pièce majeure du patrimoine français. Son histoire va s’accélérer avec le projet de création du Grand Paris Express, qui va doubler le réseau existant.

La terre en morceaux

Un pan de la France meurt en silence. Alors que la ville avance et apporte le béton, les terres agricoles disparaissent à grande vitesse: l’équivalent d’un département français est rayé de la carte tous les sept ans – 26 m2 par seconde selon le syndicat des jeunes agriculteurs !

Auteur de nombreux documentaires consacrés au monde paysan (Les terriens, Les bêtes, La maison neuve, La pluie et le beau temps), Ariane Doublet a voulu comprendre les raisons d’un tel désastre. En Normandie, dans le département de la Seine-Maritime, la réalisatrice est partie interroger des agriculteurs, des élus, un aménageur-lotisseur, une maître d’ouvrage de la communauté d’agglomération havraise… Tous se disputent la terre.

Cette raréfaction coïncide avec celle des petites exploitations familiales, prises en tenailles entre le développement des zones urbaines et la croissance exponentielle d’exploitants investissant à tout va. L’hypothèse d’une agriculture financiarisée et sans agriculteurs se dessine.

(Merci à bleu marine)

Europe : La ville en vert

Comment concilier architecture et environnement ? Un tour d’Europe qui montre les pistes possibles. En matière de construction écologique, deux écoles s’affrontent.

Pour construire écolo, faut-il privilégier la construction organique, à base de bois ou de chaume, ou opter pour des matériaux de pointe? Les partisans des deux camps exposent leurs arguments.

Mainmise sur les villes

À l’ère de l’hyper-urbanisation et des expropriations massives, où en est la démocratie urbaine et comment se positionnent les pouvoirs publics? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu’y occupent les citoyens.

Chine : Les villes fantômes sont nombreuses

Alors que la crise financière fait rage en Chine, la bulle immobilière a également éclaté dans le pays asiatique. 20% des immeubles sont vides. Le pays compte même plusieurs cités fantômes, sans aucun habitant.

En effet, des villes nouvelles, basées entre Pékin et Tianjin, ont vu le jour mais ne trouvent pas preneur. Les avenues sont quasi-désertes et moins de 30 % des habitations sont occupées – et encore occasionnellement. Les temps sont durs pour les commerçants installés dans ces villes fantômes.

Les jardins font la ville

Le jardin est-il juste une alternative à la ville ou est-il en résistance, en dissidence au sein de l’urbain? Comment l’”espace vert” construit-il le paysage citadin? Une mise en perspective de l’histoire du jardin public permet de mieux appréhender le travail des paysagistes. Comment l’espace privé devient-il paysage public ? Comment le jardin public est-il conçu comme lieu intégrant, consacré à ceux qui viendront en jouir ?

En France, en Allemagne et en Espagne, le film s’attache à montrer des lieux emblématiques où les paysagistes Michel Péna, Gilles Clément, Pascal Cribier et Peter Latz confrontent leur approche à la réflexion d’urbanistes comme Olivier Mongin et François Barré. Séduction “Le jardin a une place à tenir en tant que ‘mi-lieu’ entre le privé et le public, ce ‘public’ de l’espace public démocratique où je ne suis plus anonyme puisque je délibère.

Dans un jardin, je peux rester anonyme si je le désire, mais c’est un lieu de frottement, de séduction. Les jardins sont le pendant des fameux passages si bien décrits par Walter Benjamin, mais en grand et non couvert. Ou couvert par les arbres : c’est une petite forêt urbaine, pourrait-on dire. Le jardin, c’est cela : une espèce de monument revalorisé comme tel, dans une période où notre problème est de retrouver le lien entre la nature et la culture, le public et le privé.

Les autorités françaises veulent détruire une cabane arboricole

Xavier Marmier, un élagueur de 45 ans habitant la vallée de la Loue est sommé par sa municipalité de détruire sa cabane écologique, auto-construite dans un arbre de son propre terrain, en zone Natura 2000.

Sa bâtisse suspendue est constituée de deux pièces d’une vingtaine de mètres carrés. L’ensemble de 44 m2, suspendu à dix mètres de haut et relié en duplex, constitue un micro-logement simple et confortable. Xavier fait cependant l’erreur de réaliser sa bâtisse sans permis, toléré à l’époque par l’ancienne municipalité de Cléron.

Pratiquement autonome, l’homme vivait jusqu’ici dans une grande simplicité volontaire. Une lampe à l’huile pour simple lumière, des toilettes sèches écologiques et de l’eau de pluie comme source d’eau sanitaire, son impact se limitait à une batterie rechargée une fois tous les deux mois et à un bidon d’eau potable. Pour chauffer son habitat perché mais bien isolé, un petit poêle au bois était amplement suffisant.

« C’était un rêve d’enfant, celui de vivre dans cette forêt que j’aime et de me fondre dans la nature, en suspendant un plateau octogonal en l’air, sans abîmer l’arbre, pour y monter une cabane », explique l’expert en élagage.
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Lobby de l’eau : Histoire d’une mainmise inique

L’école française de l’eau, apparue à l’orée des années 1960, incarne un modèle de gestion aujourd’hui exporté dans le monde entier. Il a peu à peu été dévoyé par des groupes d’intérêts qui ont fait main basse sur un marché qui génère près de 25 milliards d’euros en France chaque année.

C’est après la seconde guerre mondiale qu’émergent les caractéristiques qui structurent encore aujourd’hui la gestion de l’eau en France. Des ingénieurs et administrateurs coloniaux ont mesuré en Afrique noire, au Maghreb, comme aux États-Unis, la complexité de la gestion de cette ressource précieuse.

Ils vont, dans le grand élan de la planification gaullienne, inventer un modèle de gestion des ressources en eau qui fera école. Il s’agit, dans une période marquée par une urbanisation rapide s’accompagnant d’une pollution croissante, de rationaliser les différents usages de l’eau, pour l’énergie, l’industrie et l’agriculture, et donc le développement économique, mais aussi de développer l’adduction d’eau dans les campagnes, où seuls 30 % des foyers disposaient de l’eau au robinet en 1953, puis de doter le pays d’infrastructures de traitement des eaux usées.

Un chantier colossal alors que le développement de l’industrie et la modernisation de l’agriculture provoquent un important mouvement de population des zones rurales vers les villes. « Avec pour conséquence un développement rapide des besoins en eau et des rejets polluants mal traités. Les ressources ont été ainsi étranglées des deux côtés, par des consommations accrues et des pollutions insupportables », souligne M. Ivan Chéret, l’inventeur des agences de l’eau [1].
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États-Unis : Las Vegas, mirage à l’ouest

Chaque année, des millions de touristes séjournent dans la capitale du jeu Las Vegas, qui est pour beaucoup la ville de tous les possibles et de tous les superlatifs. Démesurée, clinquante et hors norme, Las Vegas est-elle un mirage?

À Las Vegas, tout est possible. Cette ville n’existait pas il y a un siècle, aujourd’hui, au milieu du désert Mojave, entre le Grand Canyon et la Vallée de la Mort, s’étend le plus vaste parc d’attractions du monde.

Mais qu’y a-t-il derrière ces dollars qui coulent à flot, ces petites chapelles blanches où les sosies d’Elvis marient les couples à la chaîne, ces hôtels-casinos les plus grands du monde ? Au-delà du tourbillon des lumières de Sin City – la cité du péché -, le réalisateur nous fait entrevoir l’envers du décor. Et la question se pose : mirage ou réalité?

Dans la ville du futur

Alors que des millions de personnes affluent vers les villes asiatiques, un nouvel urbanisme, inévitable et vital, se profile. Au Japon et en Chine, certaines mégapoles s’imposent comme des chefs-d’œuvre d’empilement d’espaces de vie, de travail et de circulation, alors que leur population a explosé en vingt ou trente ans, pour atteindre parfois plusieurs dizaines de millions d’habitants.

Un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Comment loger ces nouveaux arrivants et articuler paysages et urbanisme ? Les mégapoles chinoises n’ont pas le temps de grandir naturellement comme les villes européennes. Pour conserver un certain équilibre, elles doivent inventer un modèle urbain inédit, ouvrir une troisième voie entre Manhattan et les architectures européennes. En Asie, une nouvelle ville émerge.

Pourquoi il est si difficile de contenir la surconsommation de terres agricoles

Depuis des décennies, agriculteurs et représentants du monde rural n’ont de cesse d’alerter sur la surconsommation de foncier agricole, venant ponctionner toujours plus le potentiel de l’agriculture. Malgré un nouveau rapport sur la gestion des sols agricoles, rendu par le Cese mercredi 13 mai 2015, le cap à franchir pour des résultats positifs sur le terrain reste important.

En matière de lutte contre le gaspillage des terres agricoles, les rapports se succèdent et, malheureusement se ressemblent. Mercredi 13 mai, le Conseil économique, social et environnemental a voté un avis sur la « bonne gestion des sols agricoles ». Un avis consultatif qui reprend un constat établi depuis des années : la France consomme trop de terres agricoles pour son développement économique, et réduit ainsi inexorablement son potentiel agricole. « D’autant que les terres artificialisées sont le plus souvent les plus fertiles », expliquent les rapporteurs de l’avis Agnès Courtoux et Cécile Claveirole. Dans un précédent rapport publié en avril 2005, le Cese s’inquiétait déjà d’une consommation de foncier deux fois supérieure à celle de l’Allemagne.

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Les multinationales du BTP imaginent la manière dont nous vivrons demain…

Cela fait plusieurs années qu’Eiffage « imagine la ville durable à l’horizon 2030 » [1]. Depuis 2007, l’entreprise a monté un «  laboratoire de prospective en développement urbain durable intitulé Phosphore ». Ce laboratoire avait besoin de « terrains de jeu virtuels » ou de « bac à sable », selon les propres mots d’Eiffage, c’est-à-dire des vraies villes avec des vrais habitants.

Les programmes Phosphore 1 et 2 ont été élaborés sur le petit quartier d’Arenc à Marseille, Phosphore 3 a eu pour théâtre deux cents hectares à Strasbourg. Depuis 2011, Phosphore 4 a travaillé sur l’agglomération grenobloise, un territoire autrement plus grand : «  31.000 hectares et plus de 400.000 habitants. Avec ce nouveau terrain de jeu virtuel, les défis et champs d’analyse de Phosphore 4 ont, une nouvelle fois, été largement renouvelés ».

Le président de la Métro de Grenoble, Marc Baietto, se félicite d’avoir eu le « courage » de confier cette étude à une entreprise privée «  pour nous permettre de réfléchir librement (sic). (…) C’est une réponse à l’abandon de la rocade Nord. Comment travailler sur les déplacements différemment ? Il nous faut sortir de nos ornières, de nos cercles, de nos habitudes de pensée. La réflexion est libre. Travailler avec un groupe comme Eiffage, c’est un gros avantage. »

Pour Eiffage, travailler avec un groupe comme La Métro est également un gros avantage, qui s’évalue pour cette fois-ci à 286 000 euros payés par la communauté de communes, à ce prix-là, Valérie David, directrice du développement durable chez Eiffage, s’extasie : « On a travaillé avec un esprit d’enfant, candide. (…) Trente-cinq professionnels tous différents, tous motivés ont travaillé pendant dix-huit mois, et ont laissé libre cours à leurs idées ». Avant d’assurer, sans rire : « l’objectif de ce laboratoire n’est pas mercantile ».

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Chine : Le phénomène des “maisons clous”

La Chine est confrontée aux limites de sa croissance à marche forcée. Les “maisons clous” sont nombreuses dans le pays. Ces logements que les propriétaires refusent de quitter malgré les procédures d’expropriation, les offres d’indemnisation ou les pressions. Les promoteurs aimeraient implanter des ensembles immobiliers, mais se heurtent aux habitants.

Mongolie : Une ville durable allemande au milieu des steppes

Utopie verte « Made in Germany », Maidar est une éco-cité de 300 000 âmes au milieu de la Mongolie. Le  coup d’envoi du projet doit être donné cette semaine.

Au pied des montagnes du  Saint khan, à 30 kms au sud d’Oulan-Bator, la capitale de Mongolie, des ouvriers assemblent les jambes d’un Bouddha qui, une fois terminées, pourrait tout juste passer sous  le premier étage de la tour Eiffel.

Associé depuis sa genèse au projet de l’éco-cité Maidar, l’urbaniste allemand Stefan Schmitz relate que tout est parti de cette statue de 54 mètres. Un consortium d’entreprises mongoliennes, porté par des investisseurs, y a tout de suite vu l’opportunité d’un projet immobilier. Ils projettent alors d’entourer l’édifice religieux d’un quartier capable d’accueillir 20 000 personnes.

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Australie : Sydney 2030, une ambition remarquable

Voyage en Australie afin de décrypter « Sustainable Sydney 2030 », l’ambitieux programme qu’a mis en œuvre la ville de Sydney pour devenir, d’ici 2030, une Ville Intelligente (Smart City) exemplaire. Le volumineux rapport présente 10 objectifs chiffrés à atteindre d’ici 2030, 5 grands changements à opérer, 10 orientations stratégiques et 10 projets de réaménagement urbain.

Sydney a pris très tôt la mesure des enjeux d’un développement urbain durable. Dès 2007, la municipalité s’est engagée dans une vaste consultation publique afin de co-construire, avec ses habitants, les lignes d’un important programme stratégique, visant à transformer en profondeur la vie dans la ville d’ici 2030. La démarche impressionne par sa volonté constante d’inclusion sociale, et ce dès le début du projet.

Plus de 12.000 personnes ont ainsi été directement consultées ; 200 personnes ont fait part de leur opinion sur le site web dédié au projet ; plus de 2.000 personnes ont appelé « Future Phone », le serveur téléphonique créé pour l’occasion ; et plus de 130.000 personnes ont visité l’exposition montée par la municipalité pour présenter les enjeux de la démarche.

Pendant 18 mois, la ville a donc interrogé un maximum de citoyens de tous horizons (habitants, associations, chefs d’entreprise, responsables de communautés) au cours d’une quarantaine de forums et conférences. Individus et organisations ont été invités à faire part de leur vision de Sydney en 2030.
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Les chiffres de l’étalement urbain

Étalement urbain, périurbanisation, artificialisation des sols, émiettement du territoire… Tous ces termes vont dans le même sens et signifient l’expansion des surfaces urbanisées en périphérie des villes. [...]

  • 9% : c’est la part qu’occupent les sols artificialisés sur l’ensemble du territoire métropolitain en 2014, soit environ 51.000 km2. L’artificialisation correspond au remplacement d’une terre ou d’un milieu naturel par des sols bâtis en vue d’une activité humaine. La dernière enquête sur l’utilisation du territoire – menée par le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt – dévoile également que l’urbanisation progresse aux dépens des espaces naturels (40% du territoire) et des terres agricoles (51%). [...]

La « génération célibataire » est en train d’accoucher d’une révolution urbaine

Les grandes villes françaises sont de plus en plus peuplées par des personne vivant seules, la taille moyenne des ménages ne cessant de décliner. Un changement sociologique qui entraîne des mutations dans la vie quotidienne. Et qui génère surtout d’importants problèmes immobiliers.

D’où provient en premier lieu l’augmentation du nombre de célibataires vivant en ville ? Quel est leur nature et en quoi cela impacte-t-il les enjeux de la hausse de cette population ?

Laurent Fouillé : Il y a effectivement des jeunes qui ne sont pas encore en couple et, à l’autre extrémité, les personnes âgées qui ne sont plus en couple.
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Angleterre : Les palaces en sous-sol de Londres

Face à la crise de l’immobilier, la France vient de faciliter la possibilité de surélever les immeubles ou les maisons pour gagner de l’espace. À Londres, la capitale la plus chère du monde pour l’immobilier (avec un prix moyen pour ses résidences de 25 millions d’euros), certains logements ont un nom étrange : les “maisons iceberg”, car on en voit que la partie émergée.

Chine : L’urbanisme et l’émergence du modèle « intégrationniste »

Ces dernières années, des critiques radicales ont été formulées en Chine à l’encontre du modèle urbain dominant dit « développementaliste ». Pour l’urbanisme chinois, enjoint à se reformuler dans un contexte d’urbanisation croissante, l’émergence d’un modèle « intégrationniste » apparaît comme une opportunité de se redéfinir.

Depuis sa refondation à la fin de la période maoïste, il y a un peu plus de trente ans, l’urbanisme en Chine, celui dit du « Troisième Printemps » (Leaf et Li 2006), n’a eu de cesse de chercher sa place dans le contexte de bouleversements sociaux, économiques et culturels.

La Chine n’est urbanisée qu’à un peu plus de 50 % et elle continuera donc de connaître une forte croissance urbaine pendant de nombreuses années encore. Dans ce contexte, le gouvernement chinois continue d’associer l’urbanisation à un projet de société moderne dont il entend être le principal porteur.

Il s’est rapidement tourné vers des modèles urbanistiques, essentiellement d’obédience fonctionnaliste, capables de répondre aux exigences du modèle de développement économique, aujourd’hui remis en question, porté par un régime fort.
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Chili : Entre mine et famine

Au-dessus du désert montagneux de l’Atacama, dans le nord du Chili, le ciel est plombé. Un immense voile de poussière pèse sur Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre du monde. Ils sont 15.000 à y travailler nuit et jour.

Le métal léger est de plus en plus demandé dans le monde entier, si bien que la mine est en constante expansion. Elle finit par tout engloutir, même la ville qui lui a donné son nom, juste à côté.

Peu à peu, les terrils recouvrent rues et maisons, anéantissant toute vie dans la cité, qui comptait autrefois 22.000 habitants. Ce reportage suit au quotidien un mineur, Raul Alfaro, et sa famille, aujourd’hui contraints de quitter leur maison.

Pays-Bas : Les maisons flottantes d’Amsterdam

Les Pays-Bas sont à court de terrains constructibles. Près de 70% des terres, sur lesquelles vit près de la moitié de la population, se situent en dessous du niveau de la mer.

Plutôt que de se battre contre les flots, les ingénieurs font de l’eau une alliée et ont créé un concept immobilier innovant…

Les villes flottantes, pas si utopiques

D’ici un siècle, la population mondiale atteindra 11 milliards d’êtres humains, qui comme aujourd’hui, vivront principalement sur les côtes. Or le niveau des mers et océans pourrait monter de près d’un mètre à cause du changement climatique. Il faudra donc loger ces individus ailleurs.

Des architectes néerlandais se penchent depuis longtemps sur ce problème. Les Pays-Bas font face à un manque d’espace constructible, et commencent déjà à construire sur l’eau. Dans le port de Rotterdam, une énorme bulle flottante, posée sur des caissons étanches, servira bientôt de hall d’exposition. Et d’autres bulles s’y ajouteront ensuite pour accueillir restaurants et cinémas.

Des cités sur l’eau, avec leurs logements, leurs entreprises, leurs espaces verts et qui naviguent librement. Cette vision du futur n’est pas si impossible à imaginer dans quelques dizaines d’années.

Chine : Ordos, une ville-fantôme transformée en terrain de jeu [Rediff.]

La croissance est telle en Chine, qu’on peut se permettre de bâtir des villes entières dans lesquelles personne n’habite. Ordos en Mongolie Intérieure, en est l’exemple type.

La ville est congédiée de toute présence humaine. Construite entièrement par la Chine, cette cité fantôme devait accueillir à la base un million de personnes.

Malgré l’explosion du BTP dans le pays, les prix des logements d’Ordos sont encore trop élevés pour les chinois habitant sur les littoraux.

Mais Charles Lanceplaine a vu les choses autrement. En observant cet ovni architecturale en plein milieu du désert Mongol, le réalisateur a décidé de réunir une poignée de skateurs pro, pour qu’ils transforment cette ville fantôme, en terrain de jeux.

Le Corbusier : Pensée fasciste et cité radieuse

Le fascisme militant de Le Corbusier, grand architecte du XXe siècle, est mis en lumière dans plusieurs ouvrages publiés à quelques jours d’une exposition au Centre Pompidou qui aura lieu du 29 avril au 3 août à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Le Corbusier, l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg. Il est le créateur de l’unité d’habitation de Marseille et de la Chapelle de Ronchamp (Haute-Saône), candidates au classement au patrimoine mondial. « l’unité d’habitation », concept sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, expression d’une réflexion théorique sur le logement collectif.

« L’unité d’habitation de grandeur conforme » ne sera construite qu’au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, en cinq exemplaires tous différents, à Marseille (la Cité radieuse), Briey-en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l’après-guerre.

Sa conception envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Le Corbusier a également œuvré dans l’urbanisme et le design.
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Grande-Bretagne : Une piscine-étang qui s’autonettoie avec des plantes à Londres

Pour remplacer les piscines publiques bleu azur qui sentent le chlore, la nouvelle tendance est à la baignade naturelle en milieu urbain. En mai en plein cœur de Londres ouvrira l’étang de King’s Cross, un bassin d’eau ovale aux contours irréguliers qui permet de se baigner au milieu des roseaux et des fleurs sauvages, avec vue sur les immeubles en construction des alentours.

Dans l’eau non chauffée, des plantes immergées ont été sélectionnées pour leur capacité à filtrer les impuretés, ce qui  permet de se passer de tout produit chimique.

L’étang de King’s Cross –un projet poétiquement baptisé «Of Soil and Water», de terre et d’eau– mesure environ 40 mètres sur 10, et chaque jour un nombre limité de baigneurs sera autorisé à y nager, en fonction de la capacité de nettoyage des plantes. La végétation autour de l’étang changera avec les saisons.

L’architecte Eva Pfannes résume la mission très idéaliste du projet:
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Les résidences sociales et intergénérationnelles

En 2015, les sénateurs vont s’interroger sur les moyens de s’adapter à une société vieillissante. En 2015, les plus de 85 ans vont dépasser les deux millions de personnes. Pour mieux qu’ils restent intégrés dans la société, des résidences intergénérationnelles voient le jour.

5 prédictions autour de la “ville intelligente”

En 2015, c’est une certitude, la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain. Mais l’inverse est également vrai ! C’est ce qu’explique Mathieu Lefèvre, directeur exécutif de New Cities Foundation, plateforme de réflexion sur la ville de demain. Selon lui, l’année 2015 devrait même être marquée par l’ère de la “post smart city“: un nouveau modèle qui accorderait beaucoup plus d’importance à l’humain. On parlerait alors de “sensitive city“…

De quoi sera faite la ville de demain ? Il y a d’abord les certitudes. Fin 2015, la population urbaine mondiale aura crû de près de 2%, soit 70 millions de citadins supplémentaires – l’équivalent de la France. Un tel changement démographique annonce de profondes mutations culturelles, sociales, économiques et environnementales.

A cette première certitude s’ajoute une seconde plus tangible: l’avancée technologique. Il suffit de rappeler que le premier iPhone est sorti il y a moins de 8 ans, en 2007. De l’intelligence artificielle à l’impression 3D, en passant par les objets connectés et la biotechnologie, les technologies à haut potentiel disruptif abondent et auront un impact sur notre quotidien dont on ne saurait mesurer l’ampleur.

La smart city est née à la croisée de ces deux phénomènes. Si l’on peut prédire sans trop prendre de risques que la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain, l’inverse est également vrai : la ville a un effet important sur la technologie. Il ne peut exister d’Uber, d’Airbnb ou de Velib’ sans ville dense et dynamique. De quoi sera donc faite la ville de demain? Aventurons-nous dans quelques prédictions pour 2015.
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États-Unis : Marck Zuckerberg va construire une ville pour les salariés de Facebook

Le groupe Facebook a acquis un immense terrain à proximité du siège de la société aux États-Unis. L’ambition du PDG Mark Zuckerberg : construire une ville entière pour y loger ses salariés. Le nom de ce projet pharaonique au coût estimé de 200 milliards de dollars : Zee-town.

Située à Menlo Park en Californie, la future agglomération aura des écoles, des hôtels, des routes, des logements (villas, appartements ou encore dortoirs pour les stagiaires), des magasins et des supermarchés… Le tout sera bien évidemment hyper-connecté.

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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« L’imposture de la ville verte ? »

L’affaire commence par une statistique implacable : en 2050, 70% des êtres humains vivront dans les villes. Si l’inflation de la démographie urbaine a pu, par le passé, générer une imagerie où prédominaient les constructions denses et verticales auréolées d’engins volants (Albert Robida, Le Vingtième Siècle, 1892), la tendance est aujourd’hui au rapatriement obsessionnel de la végétation en ville. Une ville piquée de tours.

L’idée n’est donc pas neuve : la diffusion de la cité verticale en Europe dès le début du xxe siècle a systématiquement influencé – de façon superficielle ou non – les démarches de planification de la ville donnant lieu à des débats souvent houleux et des esquisses illustrant toute une culture d’anticipation en marche. Aujourd’hui, le scénario est identique : la nécessité de penser la ville du futur via l’intelligence de la technologie, l’import de typologies nouvelles et le postulat d’un renouveau social et sociétal.

La problématique en jeu est ainsi la suivante : comment vivre l’avenir urbain ? À cette question fondamentale, trop longtemps ignorée par l’urbanisme, l’architecte belge Vincent Callebaut répond par un scénario « hardi », qui hérisse Paris de hautes tours vertes : Paris Smart City 2050. L’étude commandée par l’Agence d’Écologie Urbaine de Paris au printemps dernier (via un appel d’offres) illustre les préoccupations de la capitale, listées dans le Plan Climat Énergie : la pollution, le manque de logements, la vacance d’espaces verts et la nécessité d’une évolution des comportements urbains (comment vivre, où se nourrir, comment résoudre les inégalités sociales ?). L’ambition est louable, la conclusion est plus boiteuse qu’exemplaire.

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Les villes du futur : les fermes verticales (3/3)

Pour la première fois dans l’histoire, environ la moitié de la population mondiale habite dans les villes, effectif qui devrait passer à 70% d’ici 50 ans. L’approvisionnement des villes en nourriture représente un véritable défi. Les urbanistes comptent de plus en plus sur le développement de l’agriculture urbaine et sur des concepts tels que “les fermes verticales”.

Inventé au début des années 2000 par Dickson Despommier, professeur à l’université Columbia à New York, le concept de ferme verticale ne cesse de faire des émules.

Réalisé par Benoît Laborde (France 2014)

Les villes du futur : les villes intelligentes (2/3)

Londres, Paris, Shanghai… : les grandes villes historiques misent sur les dernières innovations technologiques pour accueillir toujours plus d’habitants. Jusqu’où iront-elles en matière de gestion informatisée de nos vies collectives ?

À l’heure où les ressources énergétiques traditionnelles s’amenuisent, des villes comme Hambourg ou Paris parient sur les smart grids ou réseaux intelligents, qui permettent d’analyser la consommation des foyers en temps réel et d’ajuster la production.

Optimiser les déplacements des piétons et des voitures fait également partie des priorités des grandes villes, toujours plus congestionnées. Alors que des systèmes de vélos ou de voitures électriques en libre-service sont progressivement mis en place à travers le monde, des métropoles comme Londres ont recours à la numérisation pour fluidifier le trafic.

Réalisé par Jean-Christophe Ribot (France 2014)

Les villes du futur : les nouvelles villes (1/3)

Alors qu’elles n’occupent que 2 % de la surface du globe, les villes abritent plus de 50 % de la population et représentent 75 % de la consommation énergétique mondiale.

À Songdo, première cité ubiquitaire du monde, des capteurs transmettent les données personnelles des citadins à un ordinateur central, dans le but de simplifier leur vie (une carte unique permet de payer ses achats, de pénétrer dans son immeuble, d’accéder à sa consommation énergétique et à celle de ses voisins…).

Mais si certains souhaitent ériger ces laboratoires du futur en modèle urbain, d’autres, à l’inverse, n’y voient que des vitrines technologiques sans âme, au centre d’un business juteux.

Réalisé par Frédéric Castaignède (France 2014)

Pays-Bas : La maison 3D d’Amsterdam

D’Amsterdam à Shanghai, les imprimantes 3D sont en train de changer la donne en matière d’architecture: gain de temps pour les maquettes, précision de la construction… mais aussi possibilité d’imprimer directement sa maison!

Direction Amsterdam en Hollande pour découvrir la première maison entièrement conçue et imprimée en 3D et en bioplastique, la 3D Print Canalhouse. Dans un élan du tout customisable, demain serons-nous tous architectes de nos propres maisons ?

Belgique : Le projet Lilypad, un avenir durable ultra moderne

Situées entre le fantasme d’une croissance verte et la vision d’un véritable futur durable, les « œuvres » architecturale de Vincent Callebaut ne cessent de fasciner, aussi bien chez les écologistes progressistes que chez les simples adeptes de la modernité. Son mot d’ordre: être en symbiose avec l’environnement.

Trentenaire d’origine belge, l’architecte a su attirer l’attention sur son travail grâce à des infographies 3D qui font parfois rêver. On y trouve, entre autres, des habitations coniques, des systèmes de filtration d’eau, des matériaux durables, des espaces verts omniprésents, des systèmes de production d’énergie et des potagers communs, le tout avec un design post-moderne. Un résultat inspiré du biomimétisme qui a tout pour surprendre.

James Howard Kunstler dissèque la banlieue (américaine)

Selon James Howard Kunstler, les espaces publics doivent être des centres d’inspiration pour la vie civique et une manifestation physique du bien commun. Et pourtant, l’Amérique, selon lui, ne propose que des espaces qui nous laissent indifférents