Zoom sur le business des cours en ligne

La vente de cours en ligne a le vent en poupe. Un jeune homme propose sur internet l’essentiel de ces cours d’ingénieur informatique contre quelques euros. Il n’est pas gourmand, le cours ne coûte qu’un ou deux euros. D’autres proposent l’ensemble de leur année pour plusieurs centaines d’euros.

Dans des filières très concurrentielles comme Pharmacie et Droit, l’achat des cours sur internet cartonne auprès des étudiants. Certains ont même créé un site spécialisé dans la vente de cours : un business florissant, né en Australie.

Dans les universités, ce commerce de notes ou de cours dérange pour une question de propriété intellectuelle des écrits des professeurs.

Chine : Zhongguancun, la « Silicon Valley » de demain

Alors que la Chine connaît un ralentissement économique, à Zhongguancun, un quartier de Pékin, la croissance est vertigineuse. Au point que le magazine de référence “Forbes” titre à son propos : “Le prochain Facebook ne sortira pas de la Silicon Valley”.

Tous les ingrédients d’un écosystème vertueux, similaire à celui de la Silicon Valley en Californie, sont rassemblés au nord-est de la capitale chinoise : universités, investisseurs, incubateurs.

Ni cours, ni exam, ni stress… Le pari de l’université de Haute-Alsace

L’université va-t-elle faire une place à ceux qui ne veulent pas de l’université ? C’est, en caricaturant un peu, le défi que l’université de Haute-Alsace (UHA) s’apprête à relever. Depuis le 2 février, l’établissement de Mulhouse accueille une dizaine d’étudiants dans un cursus iconoclaste.

Appelée « UHA 4.0 », cette formation fondée exclusivement sur la pédagogie par projet vise à former des développeurs informatiques en trois ans avec la possibilité de décrocher une licence professionnelle.

Mais l’originalité du cursus tient au fait qu’il n’y a ni cours, ni exam et donc ni stress. Vice-président délégué à l’innovation et professeur d’informatique, Pierre-Alain Muller, cheville ouvrière du projet, est parti de deux constats. Le premier : « Dans ce secteur, le marché du travail est en tension, dit-il. D’autant qu’en Suisse, toute proche, il existe 77 000 offres non pourvues. »

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États-Unis : L’épidémie silencieuse

Sur les campus américains, une fille sur cinq sera violée pendant sa scolarité. Un véritable fléau. C’est l’omerta qui y règne, surtout dans les universités renommées. Et le phénomène serait à l’échelle du pays. Des témoignages percutants révèlent aussi que l’argent est le moteur de ce déni du milieu universitaire.

Seules 5% de ces agressions seront reconnues comme telles et feront l’objet d’une plainte. La violence sexuelle est aujourd’hui le crime qui connaît la plus forte progression aux États-Unis, en faisant une victime toutes les 45 minutes. Pourtant, dans bien des cas, l’omerta est encore de règle.

Réalisé par Yoann Le Gruiec, Suzanne Richiardone, Joris Cottin et Paul Morris (France 2013)

Grande-Bretagne : Les 1% sont au sommet de la pyramide sociale depuis 800 ans

La richesse et une position sociale élevée restent en Grande-Bretagne, en grande partie, une donnée héréditaire.

Selon une étude de chercheurs de l’Université de Californie et de la London School of Economics, le statut social d’une famille peut perdurer pendant huit siècles ou plus. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques se sont basés sur le niveau d’éducation et sur les corpus de noms de famille en Angleterre sur huit générations.

Les chercheurs ont constaté que la richesse et le statut social ne sont pas seulement transmis à la génération suivante et que sur une période de 800 ans, ce sont toujours les mêmes noms de famille qui semblent revenir au sommet de la société britannique.

Les économistes ont utilisé pour leurs recherches le Domesday Book, le plus vieux registre de population conservé qui date de 1086. A cette époque, les noms de famille ont d’abord été adoptés par les classes supérieures. Beaucoup de ces familles d’un statut élevé descendaient de conquérants normands, bretons et flamands qui avaient envahi l’Angleterre en 1066.
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Chili : 500 millions de dettes d’étudiants partent en fumée

Francisco Tapia, aussi appelé “Papas Fritas”, a brûlé l’équivalent de 500 millions de dollars de dettes d’étudiants chiliens, à l’université del mar. 

Le militant chilien déclare avoir ainsi libéré les étudiants de leurs dettes en brûlant les documents officiels de paiement. Son action a aussi pour but de mettre en lumière le problème de la dette étudiante qui plombe la nation entière.

Son acte de défiance fait sourire les étudiants libérés de leurs dettes, mais moins les universités qui vont avoir du mal à récupérer ce qu’elles ont perdues, un des seuls moyens serait de poursuivre un par un chaque étudiant afin d’être remboursé…

Des émeutes au Chili ont lieu régulièrement ces derniers mois, ces dernières années; il y a deux mois à peine des dizaines de milliers d’étudiants marchaient dans les rues de la capital, Santiago, appelant à la réalisation des promesses non-tenues. Au mois de mai dernier, des émeutes ont éclaté dans les rues de Santiago, entre les manifestants et les forces de l’ordre…

The Independent

Grèce : Diplômes accélérés pour étudiants acceptant l’austérité

La troïka composée de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International envisage de donner la possibilité d’obtenir leur diplôme en seulement un an pour les étudiants grecs motivés qui accepteront de s’engager pour les réformes de marché et l’amélioration de la compétitivité de la Grèce, rapporte le journal grec Eleutherotypia.

Des membres du gouvernement grec ont indiqué que la troïka a établi un lien entre le rythme hésitant avec lequel les réformes sont adoptées, et le manque d’étudiants « politiquement fiables » qui acceptent la nécessité de l’austérité en Grèce et l’adoption des réformes y relatives.

La troïka explique que  la nouvelle ère exige un nouveau type d’étudiants « politiquement fiables », qui pourraient suivre un cursus universitaire raccourci pour éviter qu’ils ne se radicalisent.

Les étudiants intéressés par cette formule devront signer une lettre d’engagement personnel, qui leur ouvrira la voie à ce cursus accéléré. « Créer un cadre pour que des diplômés soient équipés avec un outillage politique et économique adéquat serait très utile pour les investisseurs intéressés par le programme de privatisations du pays », a déclaré un membre du gouvernement.

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Chine : Le pari des étudiants français

Comme Marine et Sophie, Ils sont deux cents Français à étudier dans la prestigieuse université pékinoise de Tsinghua. Ces jeunes Français, galvanisés par le boom économique chinois, sont de plus en plus nombreux à choisir la Chine plutôt que les campus d’Harvard et du MIT aux États-Unis.

C’est un phénomène récent. Il y a cinq ans, ils n’étaient qu’une poignée. Alexandre est l’un de ces pionniers. Il ne fréquente que des Chinois, travaille à leur rythme, c’est-à-dire jour et nuit. Avec cette volonté de fer, il a réussi à terminer troisième de sa promotion d’école d’ingénieur. Et aujourd’hui, il prépare une thèse de droit commercial chinois.

États-Unis : Le gaz de schiste s’infiltre jusque dans les facs

Autorisation de forage dans les facs, collusion entre les chercheurs et les foreurs… En Pennsylvanie, le gaz de schiste trouble la vie des universités.

Loi sur « le développement des ressources minérales indigènes ». Contrairement à ce que son nom suggère, la loi votée par le gouverneur de Pennsylvanie Tom Corbett en octobre 2012 ne concerne pas les droits des communautés indiennes riveraines, mais certains propriétaires des sous-sols de l’Etat : précisément les 14 universités publiques de Pennsylvanie. Plusieurs d’entre elles sont en effet situées au-dessus du fameux « Marcellus shale », un des principaux gisements de gaz de schiste américains.

Avec cette loi, les présidents d’université ont désormais la possibilité d’autoriser le forage sur leurs campus, pour en extraire du gaz ou du pétrole. L’intérêt ? Leur permettre d’augmenter leurs ressources financières, sur fond de coupes dans les budgets de l’éducation publique.

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Inde : L’université des Va-nu-pieds

A Rajasthan, une école hors du commun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux – illettrés pour la plupart – pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre villages. Son fondateur, Bunker Roy, nous explique comment elle fonctionne.

(Merci à Tilak)

Québec: 300 arrestations et un blessé grave lors d’une manifestation

Plus de 300 personnes ont été arrêtées et 10 blessées lors d’une nouvelle manifestation étudiante dans la nuit de dimanche à lundi à Montréal, selon un nouveau bilan communiqué par les autorités.

Un homme d’une quarantaine d’années a été sérieusement blessé à la tête lors de son arrestation dans un square du centre-ville, mais ses jours ne sont pas en danger. Selon un porte-parole de la police cité par le quotidien La Presse, les policiers venaient de se faire attaquer lorsqu’ils ont chargé.(…)

La manifestation a été déclarée “illégale” par les forces de l’ordre dix minutes après le départ, l’itinéraire n’ayant pas été communiqué à la police contrairement à ce que prévoit la “loi spéciale” votée vendredi et qui a ravivé les tensions entre étudiants et autorités.(…)

Sur le parcours, des vitrines de magasins ont été cassées. Une borne d’incendie a été ouverte, reliée directement à la porte d’un commerce du centre-ville qui aurait été inondé, selon la police.

Après des arrestations de masse aux alentours de 22H00 (02H00 GMT), les manifestants se sont scindés en multiples petits groupes, créant un “chaos indescriptible” dans le centre-ville de Montréal, selon les médias locaux.

Ce mouvement de protestation estudiantin, qui dure depuis plus de trois mois, a pris une autre tournure, plus violente et plus politique depuis le vote vendredi par le gouvernement d’une “loi spéciale”.

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Canada : le Parlement québécois adopte une loi restrictive sur le droit de manifester

Après un débat marathon, les députés québécois ont adopté le 18 mai une loi spéciale visant à mettre fin au conflit étudiant dans la province. Les grévistes protestent depuis maintenant trois mois contre une hausse progressive des droits de scolarité : presque 82%. Le texte restreint notamment le droit de manifester, et il prévoit également de lourdes amendes pour les contrevenants. Cette législation très restrictive est dénoncée avec virulence par les étudiants qui ont repris leurs marches nocturnes à Montréal, mais aussi à Québec et Sherbrooke.

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Selon la loi spéciale, c’est la dernière fois que la foule peut spontanément descendre dans les rues de Québec et de Montréal et manifester son opposition à la hausse des droits d’inscription à l’université.

Dès demain, les organisateurs d’un tel rassemblement de plus de cinquante personnes devront déposer leur trajet 8h avant le départ, et la police pourra le modifier si elle juge qu’il remet en cause la sécurité.

Petit détail supplémentaire pour les manifestants de Montréal, ils ne peuvent plus désormais porter le masque, y compris celui qui protège des gaz lacrymogènes. La municipalité vient d’interdire de les arborer en dehors d’occasions très spéciales.

En adoptant la loi spéciale 78, le Premier ministre Jean Charest dit vouloir ramener le calme dans la province.

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Nouvelles émeutes étudiantes en plein centre de Londres

Addendum :

La Rolls Royce du prince Charles attaquée

Le projet de loi sur la hausse des droits d’inscription à l’université vient d’être adopté au parlement britannique. Le résultat du vote final montre que le projet a été adopté de justesse, par 323 voix pour contre 302. Plusieurs députés de la majorité ont voté contre le texte, très polémique.

(Merci à Virtus & Honor & à GDE)

La France en faillite ?

La XXVIème Université du Club de l’Horloge avait pour thème : “La France en faillite ? Pourquoi nous croulons sous les dettes et les impôts.

La dette publique mondiale atteint aujourd’hui 50 trillions (50.000 milliards) de dollars, presque autant que les richesses produites dans l’année. En France, on a même dépassé les 100 % du P.I.B., si l’on tient compte de la dette implicite de la retraite par répartition.

Les finances publiques de notre pays donnent le tournis. En 2008, le Premier ministre, François Fillon, avait affirmé que la France était en faillite… Ce qui ne l’a pas empêché d’ouvrir les vannes du budget quelques semaines plus tard, sous prétexte de relancer l’économie pour conjurer la crise. Or, en 2010, alors que celle-ci est loin d’être terminée, l’heure serait de nouveau à la “rigueur”, selon le même François Fillon !

Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse

Addendum : Z comme Zemmour du 28 mai 2010.

« On s’occupe trop des retraités, pas assez des jeunes »


(Merci à SPOILER)

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Le débat sur les retraites occulte celui sur l’horizon bouché de la jeunesse

Par Louis Chauvel.

Au dernier trimestre 2009, le taux de chômage des jeunes a battu un record historique : 24 %. Les enquêtes de conjoncture de l’Insee montrent depuis deux ans un pessimisme exceptionnel de nos concitoyens vis-à-vis de notre avenir. Au-delà des indicateurs de la conjoncture, les questions structurelles préoccupantes pour le long terme de notre pays s’accumulent et nous ne voyons dans ce contexte avec quels moyens les nouvelles générations pourraient améliorer leur sort.

L’échec de la France à l’entrée dans la société de connaissance, la misère de l’université low cost, la situation toujours plus problématique de nos banlieues, voilà parmi bien d’autres les difficultés que doit affronter notre jeunesse, qui exigeraient des financements urgents et un effort de l’ensemble de la collectivité pour surmonter le défi de la décennie qui vient. Mais tout cela semble ne compter pour pas grand-chose par rapport au seul enjeu qui passionne le public : celui de l’avenir de “notre retraite.

Peu importe l’horreur économique, si nous pouvons disposer après 60 ans d’argent et de loisir pour oublier les peines de la vie de travailleur, comme 15 millions de nos concitoyens.

Dans ce contexte, quelques voix timides s’entendent à droite et à gauche pour rappeler le relatif bien-être des retraités d’aujourd’hui, et leur capacité à contribuer ne serait-ce que modestement à l’effort de la nation : la décote de 10 % pour “frais professionnels” de l’impôt sur le revenu des retraités, l’alignement du taux de la CSG des seniors sur celle des cotisants, voilà de bien modestes propositions en regard des efforts qu’il faudrait mener urgemment pour financer notre avenir collectif.

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Pots-de-vin, corruption : quand les élites dérapent

Sous-marins et dessous-de-table

Pourquoi onze ingénieurs français de la DCN ont-ils été tués à Karachi en 2002 ? Attentat terroriste ? De nouveaux éléments jettent le trouble.

Soupçons sur la ville

Pendant 20 ans, Jacques Bouille a dirigé la petite ville balnéaire de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales. Mis en examen pour corruption, l’ancien maire s’est pendu dans sa cellule en mai dernier.

Magouilles sur le campus

Des étudiants chinois qui parlent à peine français achètent-ils leurs diplômes en corrompant certains responsables d’université ? C’est ce que les policiers de la brigade financière de Toulon tentent de découvrir.

My député is rich

Des députés au-dessus de tout soupçon, contraints de démissionner pour s’être fait rembourser leurs dépenses personnelles par le Parlement. C’était en Angleterre au printemps dernier.

Partie 1:

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Implosion occidentale et croissance chinoise

Une tribune libre de Michel Drac

La plupart des Occidentaux sont encore aujourd’hui convaincus que les USA possèdent une économie infiniment plus puissante, performante et créatrice de richesses que l’économie chinoise.

Il est fréquent qu’on vous oppose, quand vous évoquez la montée en puissance de la Chine, le ratio qui existe entre le PIB US au taux de change courant (14 400 milliards de dollars en 2008) et son équivalent chinois (4 300 milliards pour la même année), soit à peu près le chiffre magique de 3.

Voyons, comment pouvez-vous évoquer une situation de quasi-parité entre Chine et USA en termes de puissance économique, alors que le PIB des USA est trois fois plus gros que celui de la Chine ? Et comment pouvez-vous dire que le système US n’est pas forcément plus performant que le système chinois, alors que les USA, quatre fois moins peuplés que la Chine, ont un PIB trois fois plus important ? Voyons, le PIB par habitant des USA est 13 fois plus élevé que celui de la Chine !

Pour mesurer à quel point ce type d’interrogation est en soi révélateur de la confusion carte/territoire qui constitue, dans l’actuelle phase de paraphrénie collective, l’essence du mode de pensée de nos contemporains occidentaux, il faut ici rappeler quelques évidences.

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Le malaise résidentiel croît dans la classe moyenne

Ils sont techniciens, infirmiers ou instituteurs… Ils appartiennent à la partie la plus modeste de la classe moyenne et souffrent d’un “malaise résidentiel”. 40 % d’entre eux aspirent à déménager, mais plus d’un tiers (34,8 %) pensent qu’ils ne pourront pas le faire.

Au moment même où est rendu public le 15ème rapport annuel sur le mal-logement, réalisé par la Fondation Abbé-Pierre, cette étude inédite met au jour les conditions de logement, le parcours résidentiel, les motifs d’insatisfaction et les aspirations des classes moyennes.

Intitulée “Le logement, facteur d’éclatement des classes moyennes ?”, cette recherche, menée en 2009 auprès de 4.000 actifs âgés de moins de 65 ans par deux chercheurs de l’université Paris-Dauphine, a été réalisée pour le compte de la Confédération française de l’encadrement-CGC. Elle montre que le logement est désormais un élément de clivage au sein même des classes moyennes et de “décrochage” d’environ un tiers d’entre elles.
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Roumanie : les diplômes n’aident pas à l’emploi des jeunes

L’université roumaine est devenue une usine à chômeurs. Faute de revoir des filières et des programmes figés depuis l’ère communiste, elle forme des diplômés qui restent sur le carreau, dénonce Adevarul.

La révolution roumaine : manifestation anticommuniste à Bucarest, le 21 décembre 1989

Avec la transition de l’économie roumaine du socialisme au capitalisme, métallurgie, sidérurgie et pétrochimie ont, tour à tour, disparu.
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