Le mystère de la matière noire

Le constat est simple: dans nos modèles physiques actuels, le poids de toute la matière connue et observable (étoiles, galaxies…) ne représente que 4 % de l’Univers. Une matière inconnue, invisible, peuplerait massivement le cosmos. Et aucun outil n’a jamais permis de la détecter…

Pour la première fois, c’est à la découverte de cette « matière noire », dans l’espace, sous terre, dans les mers, que nous invite ce film. Quelle est la nature de cette fameuse matière noire? Et plus simplement, existe-t-elle? ou faut-il remettre à plat toute la physique élaborée depuis Newton puis Einstein ?

Cette aventure recèle les ingrédients d’une épopée scientifique hors du commun: précurseurs ignorés ; coups de théâtre ; moyens considérables pour sonder la matière et l’espace ; compétitions pour cette quête du Graal…

Le film de Cécile Denjean a le rythme d’un véritable thriller nous menant de surprises en déconvenues, de mystères en découvertes, déroulant le fil de questions aussi intrigantes que vertigineuses.

Avec la participation de chercheurs de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers à Saclay: Bruno Mansoulié, Daniel Dénégri, Gilles Gerbier; et d’Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences à Saclay.

Le Soleil dans tous ses états

Ce documentaire nous donne à voir les récentes découvertes sur la nature du cœur du Soleil que sur le chaos magnétique de sa surface. Aujourd’hui, des experts pensent que le renforcement du champ magnétique du Soleil pourrait expliquer le changement climatique, et cherchent à savoir comment nous pourrions nous protéger de ces effets.

Suisse : CERN, l’explorateur de l’infiniment petit depuis 60 ans

Il y a 60 ans, le 29 septembre 1954 précisément, une convention signée par 12 États européens officialisait l’existence de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, plus connue aujourd’hui sous le nom de CERN. 

Le CERN, laboratoire européen pour la physique des particules, est l’un des plus grands et des plus prestigieux laboratoires scientifiques du monde. Il a pour vocation la physique fondamentale, la découverte des constituants et des lois de l’Univers.

Il utilise des instruments scientifiques très complexes pour sonder les constituants ultimes de la matière: les particules fondamentales. En étudiant ce qui se passe lorsque ces particules entrent en collision, les physiciens appréhendent les lois de la Nature.

C’est l’occasion d’un peu mieux comprendre son histoire et d’en apprendre plus sur cette fameuse physique des particules.

L’expansion de l’univers est elle infinie ?

Aujourd’hui, les chercheurs ont établi que la composante majeure de l’Univers est l’énergie «noire» ou «sombre», dotée d’une pression négative et impossible, pour l’instant, à reproduire en laboratoire.

Une nouvelle génération de télescopes permettra-t-elle d’élucider son mystère ? Ce document revient sur les découvertes récentes de l’astronomie et dévoile les chantiers à venir.

Visions du Cosmos

Il est très difficile de se rendre compte de l’immensité de l’Univers et pour nous y aider, des scientifiques ont réuni dans une vidéo toutes les informations connues par l’Homme à ce jour.

A travers différentes échelles, elle explique de façon très claire la taille gigantesque de l’espace en partant d’une petite portion de la Terre jusqu’aux confins de l’Univers.Cette vidéo a été réalisée par le Planetarium Hayden, situé au centre de New York.

En six minutes, elle nous fait parcourir plus de 14 milliards d’années-lumière aller-retour et nous apprend beaucoup de choses sur l’univers dans lequel nous vivons. Les données incorporées dans ce film proviennent de douzaines d’organisations dans le monde.

René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître »

Par Agnès Rousseaux

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. Entretien.

Basta !  : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?

René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux.
Lire la suite

« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

Lire la suite