L’Europe et Tchernobyl

Recueillis notamment dans les pays les plus contaminés – la Biélorussie, la Norvège et la Grèce – des témoignages et des analyses scientifiques parfois contradictoires sur les retombées du nuage radioactif rouvrent un débat occulté.

En avril 1986, le réacteur détruit brûle pendant plus de dix jours. Après être montés à près de 2.000 mètres d’altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l’Europe centrale et les Balkans.

Même si 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, d’autres régions d’Europe, en Norvège, en Grèce, en Autriche et en France, ont été durablement contaminées. Des images de synthèse reconstituent l’explosion et la propagation de la radioactivité vers le nord et l’ouest dans les jours qui suivirent l’explosion.

Construit comme un voyage transeuropéen sur les traces de ce triple nuage, le film recueille des points de vue parfois divergents quant à ses conséquences. Avec la participation d’associations et d’experts de l’Union européenne, mais aussi de simples citoyens, ce voyage nous conduit aussi dans une zone interdite en Biélorussie, tout près de la centrale (qui se situe, elle, en Ukraine).

Le nuage : Tchernobyl et ses conséquences

Le 26 avril 1986 explosait un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Le nuage radioactif qui en résulta contamina 40% du territoire européen. Comment les gouvernements, les hommes politiques, les experts, les industriels des pays touchés par ce nuage ont-ils réagi ?

Ce documentaire tente de lever le voile sur les zones d’ombre de la gestion politique de l’accident de Tchernobyl.

Les pays qui préoccupent les investisseurs

A plus ou moins brève échéance, ces pays pourraient se retrouver en défaut de paiement. Tour d’horizon.

Les pays proches du défaut

Le Venezuela se retrouve complètement asphyxié. Entre la baisse du prix du pétrole qui représente la principale source de devises étrangères du pays, et le fait qu’il doit importer la quasi-intégralité de ses besoins en produits manufacturés, les réserves de changes ont fondu.

Elles ont atteint en juin 16,3 milliards de dollars, leur plus bas niveau en douze ans. La crainte est donc importante que le Venezuela manque de cash pour faire face à sa prochaine échéance de dette. D’autant qu’il ne peut faire appel aux marchés de dette, sauf à un prix exorbitant, ni au FMI qu’il a quitté en 2007.
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Zbigniew Brzezinski : « Ce que je vois en Europe m’inquiète »

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter (de 1977 à 1981), Zbigniew Brzezinski est l’un des dirigeants du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), cercle de réflexion américain sur la politique étrangère. Il est notamment l’auteur du Vrai choix. Les États-Unis et le reste du monde (Odile ­Jacob, 2004).

Qui assure la sécurité de l’Europe ?

Personne en particulier : ce devrait être l’Union européenne, sur la base de principes stratégiques partagés et d’engagements stratégiques réciproques. Mais là est le problème puisque, manifestement, il y a des divergences.

C’est donc l’OTAN, et donc les États-Unis ?

Les États-Unis sont évidemment l’acteur le plus important de l’Alliance « atlantique ». Si les États-Unis ne sont pas impliqués, l’Alliance perd toute signification stratégique. Sans les États-Unis, l’OTAN ne peut être ni viable ni militairement crédible.

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États-Unis : Vaste fraude boursière alliant traders américains et hackers ukrainiens

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre des dizaines de traders qui ont obtenu les données financières de grandes entreprises grâce à des hackers basés en Ukraine. Ils ont ainsi engrangé jusqu’à cent millions de dollars de gains illégaux.

Mercenaires et extrémistes : premiers produits d’exportation des Balkans

Pendant la guerre froide, la Yougoslavie a envoyé des milliers d’enseignants, de médecins, d’ingénieurs et d’autres professionnels travailler aux quatre coins de la planète. Aujourd’hui, c’est une exportation humaine d’un genre différent -celle de djihadistes et de mercenaires – qui rend célèbre certains des pays de l’ex-Yougoslavie. Et les chiffres semblent aller croissants, en dépit des mesures qui sont prises en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Serbie pour arrêter le trafic.

Par Dzenana Halimoci and Milos Teodorovic. (Traduction libre par FORTUNE).

12/08/2014 – Des policiers kosovars escortent au palais de justice de Pristina un individu suspecté d’avoir combattu aux côtés des insurgés islamistes en Syrie et en Irak.

Le 8 Août, Emrah Fojnica, un citoyen bosniaque de 23 ans, s’est fait exploser dans un attentat suicide en Irak lors d’une attaque opérée par l’État islamique (EI), anciennement connu sous le nom EIIL.

Quelques jours plus tard, 40 islamistes radicaux présumés ont été arrêtés par la police du Kosovo au cours d’un raid mené sur quelques 60 sites à travers le pays. Ces hommes sont accusés de s’être battus aux côtés des militants extrémistes en Syrie et en Irak.

Concernant le conflit dans l’est de l’Ukraine, les autorités serbes estiment que ce sont des dizaines de Serbes qui se battent dans chacun des deux camps.

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Roumanie : Et la lumière fut…

Dans les montagne du Maramures, à la frontière de l’Ukraine, un village entier vit sans électricité depuis toujours. Lorsque la nuit tombe, c’est comme si le temps s’arrêtait : pas de réfrigérateur, pas de télévision, pas de machine à laver, encore moins d’ordinateur…

En Roumanie, à l’image de ce village, 200.000 personnes vivraient sans électricité alors que le pays est membre de l’Union européenne depuis 2007.

Devant l’inaction des autorités, un homme originaire de Bucarest a décidé de prendre les choses en main: il a monté une ONG pour installer des panneaux solaires sur le toit des écoles.

Proposition de réglementation des faillites souveraines

Par Joseph E. Stiglitz

Les États doivent parfois restructurer leur dette. S’ils ne le faisaient pas, la stabilité politique et économique de leur pays pourrait être menacée. Mais l’absence d’une réglementation internationale pour traiter un défaut de dette souveraine aggrave considérablement leurs conséquences.

Cela se traduit par un mauvais fonctionnement du marché de la dette souveraine, des tensions inutiles et des retards coûteux pour s’attaquer à l’origine des problèmes. Cela se vérifie à intervalles réguliers.

La crise en Europe n’est que le dernier exemple du prix à payer tant par les créanciers que par les débiteurs pour l’absence d’une réglementation internationale destinée à résoudre les crises liées aux dettes souveraines. De telles crises vont continuer à éclater.

En Argentine, la lutte des autorités contre un petit nombre d’investisseurs (des fonds vautour) a mis en danger l’ensemble de la restructuration de la dette qui avait été acceptée par l’énorme majorité des créanciers.
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Ukraine : Drôle de guerre à Marioupol

Depuis le début de la guerre dans l’est de l’Ukraine, Marioupol a déjà repoussé trois offensives des séparatistes pro-russes. Avec les accords de Minsk conclus en février dernier et l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, la ligne de front s’est figée à une dizaine de kilomètres de la ville. Pour autant, ce n’est pas non plus la paix à Marioupol. Chaque nuit, des combats ont lieu à la périphérie de la ville. Un entre-deux. Une drôle de guerre.

Marioupol est un verrou ukrainien entre la Russie, les républiques séparatistes et la Crimée, annexée par la Russie. Une cité portuaire et industrielle stratégique, au bord de la mer d’Azov. Le combinat Mettinvest emploie 35.000 ouvriers et les hauts-fourneaux n’ont jamais cessé leur activité, malgré la proximité de la ligne de front, à une dizaine de kilomètres.

À Marioupol, un réseau de volontaires s’est formé pour soutenir les troupes sur le front et les civils dans la ville. Sur la jetée du port de Marioupol, les hommes pèchent au son du canon, imperturbables.

Les combats se déroulent en bord de mer, dans l’ancienne station balnéaire de Shirokine. À tout moment, Marioupol s’attend à un nouvel assaut. Une dizaine de ligne de défense successives ont été dressées, des dizaines de kilomètres de tranchés creusées.

Les voisins de Poutine

Un périple de trois semaines à travers l’ex-URSS peu après l’annexion de la Crimée par la Russie : pour ou contre Poutine et ses appétits expansionnistes, la question divise.

Première étape, Liepaja, ville portuaire de Lettonie, où un pêcheur russe et son collègue letton ont des opinions opposées. En Biélorussie, des parents, admiratifs de la lutte des Ukrainiens pour leur indépendance, veulent transmettre la langue biélorusse à leurs enfants pour renforcer leur identité.

Le voyage se poursuit à Kiev, dans un abri antiaérien qui protège des tirs de missiles russes, puis dans une station de télévision pro-russe qui craint de perdre le droit d’émettre. Plus à l’ouest, la Russie a imposé une division artificielle, avec la Transnistrie.

Les milliards de Moscou

Si la guerre froide est finie, dans certains secteurs, la tension monte entre l’est et l’ouest de l’Europe. De Londres à Moscou en passant par Berlin, ce documentaire dresse un état des lieux des investissements russes. Enquête sur la stratégie employée par le président Poutine et ses hommes d’affaires, tous animés par le rêve de voir un jour émerger une grande Russie.

Des gazoducs aux chantiers navals en passant par le foot et l’immobilier, rien n’échappe à la voracité des oligarques russes. D’autant que le rêve de Poutine d’une grande Russie lui impose de placer habilement ses pions sur l’échiquier européen.

Sa stratégie ? Diviser pour mieux régner, notamment en montant la France contre l’Allemagne et inversement. Berlin compte six mille entreprises implantées en Russie, alors que les Russes gèrent quelque mille sociétés outre-Rhin. L’ancien chancelier Gerhard Schröder, membre du conseil d’administration de la société russe Gazprom, le plus grand groupe énergétique au monde, plaide en faveur d’étroites relations économiques avec Moscou. Quant aux Français, ils se sont réjouis de signer de juteux contrats d’armement avec la Russie… jusqu’à ce que l’embargo lié à la crise de Crimée en Ukraine stoppe la livraison des porte-hélicoptères Mistral destinés à renforcer la flotte de Poutine.

Réalisé par Christian Hans Schulz et Ulli Wendelmann (Allemagne 2015)

Crimée et finances du Front National : Les textos secrets du Kremlin

La présidente du Front national est mentionnée à plusieurs reprises dans les textos d’un responsable du Kremlin révélés mardi. Rendus publics par un groupe de hackers russes, ces messages datés de mars 2014 évoquent des contacts entre les Russes et le Front national pour obtenir une prise de position officielle du parti d’extrême droite en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie. Ils font aussi état de discussions financières.

Timur ProkopenkoTimur Prokopenko

Le 17 mars, Marine Le Pen prend effectivement position sur le sujet et son conseiller international se rend en Crimée en qualité d’« observateur ». Selon les documents hackés, les Russes ne cachent pas leur satisfaction et envisagent comment « d’une manière ou d’une autre remercier les Français ». 

Dans les mois qui suivent, Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen obtiennent tous deux des prêts russes pour leur financement politique à hauteur de 11 millions d’euros.

En février, les « Anonymous International » ont annoncé sur leur site Shaltaï Baltai avoir lancé une attaque contre Timur Prokopenko, chef-adjoint du département de politique intérieur au Kremlin.
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Ukraine : Kiev réclame l’intervention de l’ONU

La situation en Ukraine, les efforts pour la paix ou les réformes politiques pour lutter contre la corruption, le président ukrainien Petro Porochenko aborde ses questions. “Nous avons besoin de casques bleus pour garantir la paix et la sécurité”, affirme t-il.

États-Unis : Sanctions contre Douguine, le théoricien du nouvel impérialisme russe

Alexandre Douguine, penseur atypique, défend depuis longtemps le dépeçage de l’Ukraine au nom de sa vision d’une Russie « eurasiatique », influençant le Kremlin et une partie des radicaux européens.

Les États-Unis viennent de publier une nouvelle liste de 14 personnes à sanctionner pour leur rôle dans la crise ukrainienne. Au milieu des militaires, des personnages politiques favorables à l’ancien régime ou aux nouvelles républiques autoproclamées de l’Est du pays, figure un intellectuel russe, Alexandre Douguine.

Ce personnage atypique prône, depuis des années, le retour d’une grande Russie «eurasiatique», avec l’oreille attentive du Kremlin comme l’histoire récente l’a montré.

Si Douguine est très peu connu en Occident, il est en Russie un personnage public, notamment grâce à ses succès en librairie. Intellectuel, théoricien géopolitique, il prend part à la vie politique russe.
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Espagne : Arrestation de mercenaires partis combattre avec les séparatistes ukrainiens

Des Espagnols ont combattu aux côtés des séparatistes en Ukraine, la police les a arrêtés à leur retour au pays. Cette arrestation est une première en Europe, assure la police espagnole. Ils sont huit, d’extrême-gauche, inspirés par les milliers de combattants étrangers qui s’étaient engagées contre les troupes de Franco pendant la guerre civile espagnole.

Ukraine : Entretien avec Guillaume Lenormand, un Français volontaire dans le Donbass

Loin des décisions prises en haut lieu, il se trouve de jeunes Européens, qui par idéalisme, par conviction politique, par idéal, ont décidé d’aller se battre en Ukraine et en Novorossia dans un camp ou dans un autre. Ce fût le cas de ces volontaires partis soutenir la révolution de Maïdan, par conviction nationalistes-révolutionnaires. C’est également le cas de cette poignée de Français, partis aux côtés d’autres Européens dans le Donbass défendre les partisans de Novorussia contre les forces armées ukrainiennes et les milices .

Rencontre avec Guillaume Lenormand, qui s’est engagé il y a plusieurs mois déjà dans le Donbass, au nom d’un idéal Européen et anti-impérialiste. Pour connaitre les raisons de son engagement, mais pour avoir également son avis sur la situation, son ressenti, loin des interprétations de salon que peuvent en faire les médias occidentaux trop souvent cantonnés à reprendre des dépêches AFP.

Pouvez-vous expliquer les raisons de votre engagement en Ukraine et en Novorossia ?

Guillaume Lenormand : Pour faire vite, je suis un militant nationaliste français, licencié en histoire, ayant fait un peu de tout (dont du dessin de presse sous le pseudonyme de Krampon).

La politique en France me semblant une impasse, j’avais envie d’aller défendre mes idées sur le terrain, de la manière la plus simple et la plus radicale. La Novorossia représentant pour moi l’exemple-type d’une « révolte contre le monde moderne », il m’a semblé assez naturel de m’engager pour elle. Ou alors peut-être que, comme mes camarades, j’avais trop lu Corto Maltese, Dimitri et Jean Mabire.

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Ukraine : Analyse économique de la crise – Entretien avec Volodymyr Vakhitov

Pour l’économiste ukrainien V. Vakhitov, les analyses de la crise politique ukrainienne exagèrent le poids de la tutelle russe. Le pays n’est pas aussi divisé qu’on l’affirme, partagé entre l’Ouest pro-européen et l’Est pro-russe. La révolte contre les autorités aujourd’hui est une protestation de grande ampleur contre un régime corrompu, qui confisque les richesses.

La vie des idées : Les événements actuels en Ukraine, et tout particulièrement à Kiev, donnent l’impression d’un pays profondément divisé, au niveau politique, économique, social, géographique, et même culturel. À quel point cette image correspond-elle à la réalité ?

V. Vakhitov : Je suis d’accord sur le fait qu’il y a une division économique et politique. Si vous analysez les élections de ces vingt dernières années, vous verrez que le pays se divise en deux, plus ou moins de part et d’autre du fleuve Dniepr : pro-communistes contre « nationalistes », Iouchtchenko contre Ianoukovitch, le Parti des régions contre Patrie, Timochenko contre Ianoukovitch, etc. Tout cela peut donner l’impression d’une division politique.

Toutefois, si vous prenez une carte de la Rzeczpospolita [1] au XVIIIe siècle et que vous la superposez à une carte de l’Ukraine contemporaine, vous verrez que cette frontière imaginaire suit à peu près le tracé de la frontière Est de la Rzeczpospolita (exception faite de la Région des Trans-Carpates et de la Crimée). Cependant, cette division n’est ni géographique, ni économique, ni sociale. C’est plutôt une division mentale, entre les zones d’influence ’pro-occidentale’ et ‘pro-russe’.

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Ukraine : Kiev mise sur le “savoir-faire” de l’ex-président géorgien Saakachvili

L’ancien président de la Géorgie, recherché par la justice de son pays, a officiellement été nommé conseiller du président de l’Ukraine, Petro Porochenko. Il occupera également le poste de chef du Conseil consultatif international pour les réformes de l’Ukraine. A Tbilissi, on rit jaune.

Par Alda Engoian

Le 13 février, le président ukrainien Petro Porochenko a officiellement nommé l’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili aux postes

de conseiller du président et de chef du nouveau Conseil consultatif international pour les réformes.

L’intéressé a affirmé qu’il se chargerait également de la coordination de la fourniture d’armements à Kiev.

L’objectif de cette nomination est, selon les propos de Porochenko cités par le journal moscovite en ligne Vzgliad, “d’utiliser au mieux les connaissances, l’expérience et le savoir-faire de Mikheïl Saakachvili”.

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Ukraine : La « Légion croate » se bat dans les rangs du bataillon Azov

Plusieurs dizaines de Croates se battent en Ukraine, dans les rangs du bataillon Azov, qui attire des volontaires d’extrême droite venus de toute l’Europe. Pour certains, la guerre en Ukraine serait l’occasion de se battre « contre la Russie, l’UE et les États-Unis ». Et tous les volontaires croates rêvent d’être envoyés au front contre les volontaires serbes, qui se battent avec les pro-russes…

Le sniper suédois Mikael Skilt est en Ukraine depuis un an. Il est désormais chargé de la formation de nouvelles recrues du bataillon Azov, une unité volontaire proche de Pravy Sektor, l’extrême-droite ukrainienne, qui attire des volontaires étrangers de nombreux pays.

Les responsables du bataillon, très engagé dans le combat contre les séparatistes du Donbass, notamment aux abords de la ville de Marioupol, grand port de la mer d’Azov, démentent pourtant tout lien avec l’extrême-droite internationale.

« Nous recrutons sans cesse de nouveaux volontaires et nous les formons pendant quatre semaines – c’est une condition pour rejoindre le bataillon. Ces dernier temps, les Croates sont de plus en plus nombreux à venir combattre en Ukraine », détaille Mikael Skilt.
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Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
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Moldavie : Un pays en transition

La Moldavie avait à choisir entre le géant russe à l’est et les sirènes de L’Europe à l’ouest. La jeunesse du pays a massivement penché vers l’ouest. Les partis libéraux pro-européens ont réussi à conserver leur majorité au parlement de la capitale, Chisinau.

Indépendante depuis le 27 août 1991, après avoir été sous le contrôle successif des Turcs, des Russes et des Roumains, la Moldavie a refusé l’unification avec la Roumanie cette même année, le centralisme roumain ayant provoqué le désir d’indépendance de la population moldave.

La Moldavie, État indépendant coincé entre l’Ukraine et la Roumanie, considéré comme l’un des pays les plus pauvres d’Europe, est donc encore un état en transition: poursuivant sa voie vers une économie de marché, elle reste classée en première place des pays les plus appréciés des trafiquants. Toujours fortement lié à la Roumanie, le pays, s’il a développé des relations ambiguës avec la Russie dont elle reste dépendante énergétiquement, souhaiterait intégrer l’Union européenne.

Cherchant à conforter son indépendance vis-à-vis de la Russie et de la Roumanie, la Moldavie a mené une politique étrangère combinant relations de bon voisinage avec ses principaux partenaires régionaux et ouverture à l’Ouest. Depuis la sécession de la Transnistrie, province orientale de la Moldavie, le 2 septembre 1990, le gouvernement moldave ne contrôle plus l’ensemble de son territoire.

Ex-République autonome, rattachée à la Moldavie depuis 1940, la Transnistrie sécessionniste a fait appel à la Russie afin de la soutenir, entraînant des affrontements armés sanglants en 1992, et a instauré une véritable entité étatique, sans reconnaissance officielle internationale. La Russie y maintient toujours une unité de l’armée russe, faisant de la Transnistrie un moyen de pression dans ses négociations avec la communauté internationale.

Russie : La bourse de Moscou et le rouble plongent à nouveau

L’effondrement du rouble s’est déjà traduit par une envolée des prix, le taux annuel d’inflation dépassant déjà 11% en Russie. Les autorités russes ont prévenu que la croissance négative de l‘économie russe pourrait atteindre 5% cette année.

La Russie a “dépensé” 70 milliards d’euros pour soutenir le rouble en 2014

La monnaie russe s’est reprise mais reste fragilisée et orientée à la baisse depuis le début de l’année, plombée par la chute continue des cours du baril de brut.

Près de 70 milliards d’euros toutes monnaies confondues. Au total, les interventions de la Banque centrale de Russie sur le marché des changes ont atteint un solde net de 76,13 milliards de dollars (64, 48 milliards d’euros au cours actuel) et 5,41 milliards d’euros en 2014, rapporte lundi 12 janvier l’agence Interfax sur la base de données officielles.

L’an dernier, la monnaie russe a perdu 41% de sa valeur face au dollar et 34% face à l’euro en raison de la crise ukrainienne, à l’origine de sanctions économiques contre Moscou, et de la chute des cours du pétrole, principale source de revenus de l’État russe. Ce phénomène, ainsi que l’embargo alimentaire décrété par la Russie, a entraîné une flambée des prix (11,4% en 2014).

27,2 milliards de dollars pour le seul mois d’octobre

Les statistiques mensuelles de la banque centrale montrent que les interventions les plus massives ont eu lieu en mars, mois marqué par l’annexion de la Crimée (22,3 milliards de dollars, soit 18,89 milliards d’euros au cours actuel) puis en octobre (27,2 milliards de dollars) et décembre (11,9 milliards de dollars), quand la chute du pétrole s’est accentuée

Si elle s’est ensuite reprise, la monnaie reste fragilisée et orientée à la baisse depuis le début de l’année, plombée par la chute continue des cours du brut. En plus de ses interventions, la banque centrale a décidé mi-décembre de porter son taux directeur à 17% pour défendre le rouble, mais ce brusque resserrement du robinet du crédit risque d’aggraver la récession prévue par les autorités et les experts en 2015.

La Tribune

Un kolkhoze ukrainien, 1967

Des envoyés spéciaux de “Cinq Colonnes à la une” sont allés à la rencontre de “Trois Russes en URSS” et ont partagé leur quotidien. Ce troisième et dernier reportage est consacré au paysan d’un kolkhoze, coopérative agricole.

Ce kolkhoze a été choisi par les autorités de Moscou, et les dirigeants du kolkhoze ont désigné une famille de paysans que les reporters ont suivis dans leur mode de vie.

Le kolkhoze Octobre se situe en Ukraine, dans la région du Kouban, il est très prospère malgré les difficultés du régime avec son agriculture. 6000 personnes dont 3000 travailleurs auxquelles il faut ajouter les instituteurs, les médecins, les vendeuses, les maçons y vivent.

Russie : Mini-krach sur le rouble (Màj : Le pays bascule dans la panique)

Addendum du 17/12/14 : Poutine sous pression en pleine crise du rouble

L’économie au bord du chaos

La crise du rouble va impacter les entreprises françaises

La Russie s’attache à éteindre l’incendie monétaire

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Carte postale de Pripiat

La ville ukrainienne de Pripiat se trouve à 3 km de la centrale nucléaire de Tchernobyl et à une dizaine de kilomètres au nord de Tchernobyl. Elle est située dans la zone d’exclusion mise en place autour de la centrale après la catastrophe nucléaire de 1986.

Tout en conservant le statut de ville, elle est désormais une ville fantôme, inhabitée, tout comme les villages proches de Novochepelytchi, Kotcharivka et Kopatchi, situés à 7 km de Pripiat.

Filmé par Danny Cooke lors d’un tournage de documentaire pour CBS News sur la catastrophe de Tchernobyl.

Ukraine: crise politico-énergétique autour du charbon

On sait que la question du gaz est sensible en Ukraine. La question du charbon l’est tout autant, voire davantage. Près de la moitié des centrales électriques du pays fonctionnent avec du charbon. Or, le charbon est produit dans le Donbass, cette région de l’est passée sous le contrôle des séparatistes.

Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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Le pivot géographique de l’histoire

Pour saisir les enjeux actuels, un petit détour sur une des cartes de Halford J. Mackinder ne manque pas d’intérêt.

Quelques éléments d’explication : Mackinder nous dit : « La prise de contrôle de la région terrestre centrale par une nouvelle puissance se substituant à la Russie, ne tendrait nullement à réduire l’importance géographique de la position pivot ». (1)
Reprenant les mots de Mackinder et en poursuivant la logique de son propos à l’aune de la géopolitique récente et en cours, nous pourrions avancer ceci :
Si une puissance particulière parvenait à renverser la Russie, ou à la contrôler, celle-ci  pourrait constituer un péril menaçant la liberté du monde pour la seule raison qu’elle ajouterait une façade océanique aux ressources du Grand continent – un accès aux mers chaudes – avantage qui demeure jusqu’à présent interdit à l’occupant russe de la zone-pivot.

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Marine Le Pen décroche des millions russes (Màj: Le FN va-t-il emprunter 40 millions d’euros ?)

Addendum du 27/11/2014 : “Les responsables du Front national ont voulu emprunter en Russie une somme globale de 40 millions d’euros“, écrit Mediapart.

Un membre du bureau politique du FN cité de manière anonyme par le site d’informations va plus loin, expliquant qu’”une première tranche a été débloquée sur un prêt de 40 millions [d'euros]. La tranche de 9 millions est arrivée, 31 vont suivre“.’ “Il n’y a pas de première tranche ou de deuxième tranche, simplement moi j’ai toujours dit que d’ici les législatives on avait besoin de 35 à 40 millions d’euros“, explique de son côté le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Jus.

La présidente du FN Marine Le Pen a joint mercredi soir l’AFP pour contester les informations de Mediapart. “C’est fantaisiste, délirant”, affirme Marine Le Pen. “Il n’a jamais été question d’un prêt de 40 millions d’euros. Nous avons sollicité 9 millions d’euros et nous avons obtenu 9 millions d’euros”,  ajoute la numéro un du FN. “Nous serions bien débiles de mentir sur un tel sujet: les comptes du FN font l’objet de la surveillance de deux commissions”, a ajouté l’eurodéputée.

“S’il y a 40 millions d’euros, ils vont m’en apporter la preuve !”, a souhaité Marine Le Pen.

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Ukraine : Sur le front avec les milices russes

«Ce qu’on vient combattre ici, ce n’est pas la démocratie, mais l’anarchie : la cinquième colonne pro-occidentale qui veut saper notre mère patrie… » Oleg est sûr de sa cause. Il ne semble prêter aucune attention aux obus et missiles qui explosent de plus en plus près. Carrure de catcheur, fusil automatique sous le coude, il met un point d’honneur à marcher lentement vers la première ligne, à découvert sur un pont de bretelle d’autoroute défoncée, offrant sa haute silhouette aux snipers de l’armée ukrainienne sans même daigner courber la tête.

Son énorme chapka de mouton angora flotte au vent comme un panache blanc, alors que plusieurs de ses hommes progressent à ses côtés en tenue camouflage, s’abritant derrière les rambardes criblées d’éclats pour ajuster leurs tirs.

Originaire d’Ossétie du Sud, une province russe au fin fond du Caucase, Oleg combat dans l’est de l’Ukraine depuis le mois d’avril. Et si le Kremlin évite d’admettre que l’armée régulière épaule les rebelles séparatistes du Donbass, il ne fait pas mystère du rôle crucial qu’y jouent ses « volontaires » venus de Russie.

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Armes et munitions dans le conflit ukrainien (étude australienne)

La société d’experts-conseils en armement ARES a réalisé une étude de plusieurs mois sur les armes et munitions actuellement déployées et mises œuvre dans le conflit ukrainien. Son rapport, qui met en lumière l’armement des deux camps, fait état de plus d’une centaine de systèmes d’armes et pas moins de soixante-dix munitions différentes, productions nationales antérieures à la chute de l’URSS ou modèles plus récents, parfois importés de l’étranger. Autant de critères utiles à l’analyse du déroulement d’un conflit.

(Document en anglais. A lire avec attention et précaution mais néanmoins intérêt.).

Via theatrum-belli.org

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Ukraine : Victoire éclatante des pro-occidentaux

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les votes ont été comptés à plusieurs reprises sous le regard de représentants des 40 partis qui ont participé à l’élection. Selon le président, cela donnera une grande majorité, plus des trois-quarts au Parlement, ce qui permettra de gouverner et de lancer les réformes.

Les milices de défense patrouillent toujours sur la place Maïdan, un an après les premières manifestations. 78 personnes sont mortes et les Ukrainiens viennent toujours leur rendre hommage. “Bien sûr que je suis allé voter hier, il faut qu’on montre aux nouveaux élus que les choses ont changé, que les citoyens vont surveiller de près ce qu’il se passe au parlement” explique une jeune femme, consciente de ses responsabilités.

L’urgence est de reconquérir l’Est du pays. Habillé en chef de guerre, Porochenko s’était rendu dimanche 26 octobre au matin dans cette région en conflit. 15% du territoire ukrainien échappe encore au contrôle de Kiev.

Ukraine : Des paras français dans le Donbass (Màj vidéo)

Addendum du 17/10/2014 – Brigades continentales : Appel aux dons de matériel médical – OTAN en emporte les dents

Addendum du 15/09/2014 – Victor Lenta / Unité Continentale : “nous sommes anti-impérialistes

Addendum du 13/09/2014 : Les combattants français pro-Poutine

Sous les ordres du “Prophète”, les militants anti-impérialistes ne semblent pas très à l’aise sur le terrain. Aucun ne parle russe et ils doivent communiquer par gestes. Dans les faits, ils restent à l’arrière, loin des lignes ennemies.

Émission “L’Effet Papillon” diffusée sue Canal+ le 13/09/2014

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