Les routiers en grève pour les salaires et les conditions de travail

Une belle pagaille sur les routes en perspective. Ce dimanche soir, dès 22 heures, les routiers entament une grève reconductible. Au programme: blocage de routes, de dépôts pétroliers, de centrales d’achat et sites industriels. Les routiers espèrent ainsi peser sur les négociations salariales avec le patronat prévues mardi et jeudi. Ils dénoncent des salaires anormalement bas.

Portrait de Thomas MFou’ou, un routier de 48 ans qui conduit chaque jour des semi-remorques, pour un salaire horaire équivalent au smic.

5.000 nouveaux postes supprimés à Air France ?

La confusion règne parmi le personnel d’Air France. Selon le quotidien le Figaro, la compagnie serait prête à supprimer 5.000 postes. Un plan nécessaire selon la direction pour ne pas voir la compagnie stopper son activité dans deux ans. Après 8 000 suppressions de postes depuis 2012, les salariés mercredi 14 janvier sont inquiets, mais pas surpris.

Le bonheur : Nouveau moteur de la croissance européenne ?

Les indicateurs traditionnels – PIB en tête -, s’ils sont efficaces pour évaluer les hauts et les bas de l‘économie à court terme, peinent en revanche à mesurer le degré de bonheur d’une société. Le moment semble donc venu de diversifier les instruments de mesure.

En plus des indices objectifs, comme le revenu disponible, un nombre croissant d‘économistes préconise l’utilisation d’indices subjectifs comme notre niveau de satisfaction dans la vie, notre espérance de vie en bonne santé, le lien social ou encore notre faculté à pouvoir choisir librement.

Selon l’économiste Jean-Paul Fitoussi, le bonheur est vendeur, il suffit d’y croire. Prenez par exemple, l‘économie verte. Si vous investissez dans les nouvelles technologies liées à l’environnement et à l‘énergie, vous allez générer des revenus, explique-t-il. Et dans la mesure où ces revenus sont redistribués équitablement, la preuve est faite que la recherche de la croissance et les besoins du plus grand nombre ne sont pas nécessairement contradictoires.

Un psychiatre plaide pour une “médecine préventive des chômeurs”

Le psychiatre Michel Debout, auteur du livre Le Traumatisme du chômage, a plaidé lundi pour la mise en place d’une “médecine préventive des chômeurs“, sur le modèle de la médecine du travail.

Il faut qu’il y ait une médecine préventive des chômeurs, comme il y a une médecine préventive du travail“, a déclaré M. Debout, lors d’une conférence de presse de présentation de son ouvrage, qui sort jeudi aux éditions de l’Atelier.

Dans son livre, il préconise une première consultation médicale “dans les deux à trois mois qui suivent la perte d’emploi”, puis un deuxième rendez-vous “à six mois” pour les chômeurs dont l’état risque de se dégrader ou “après un an de chômage” pour les autres. Enfin, un “dernier examen de prévention sera prévu deux ans après la perte d’emploi” pour orienter le chômeur, si besoin, “vers des soins au long cours”.

La médecine préventive des chômeurs “peut être le fait du médecin du travail ou d’un autre médecin, y compris généraliste, dès lors que cette intervention est pensée comme s’inscrivant dans ce moment de la perte d’emploi”, a précisé Michel Debout.
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Les Français ruinés par l’immigration

Jean-Christophe Mounicq reçoit Gérard Pince, auteur de l’ouvrage “les Français ruinés par l’immigration“. Ensemble, ils traiteront de ce sujet très sensible et controversé, en s’appuyant sur des chiffres et des données concrètes concernant les immigrants et leurs descendants.

Seront abordées les questions sur coût de l’immigration, des conséquences sur le marché du travail et le chômage, des conséquences sur les finances publiques.


Émission Politique & Éco diffusée sur Télé Libertés le 22 décembre 2014

(Merci à Gérard Le Savoyard)

Le chômage des jeunes, fléau européen

A travers l’Union européenne, dans cette tranche d’âge, un jeune de moins de 26 ans sur quatre cherche un emploi. C’est plus d’un sur deux en Irlande, Slovaquie, Italie, Espagne et au Portugal. En Grèce, ils sont 55% au chômage. A Athènes, tandis que Mary n’a trouvé qu’un travail payé vingt euros par semaine dans un centre d’appel, Yiannis, diplômé de 28 ans, attend depuis plus d’un an et demi que l’une de ses nombreuses candidatures auprès des entreprises aboutissent.

Bangladesh : Survivre dans le chaos

Au Bangladesh, le pays le plus peuplé de la planète, un dicton soutient que ce qui coûte le moins cher, c’est la vie. Chaque année a lieu le plus grand pèlerinage musulman du monde après celui de La Mecque, la Bishwa Ijtema, qui dure trois jours. Pour l’événement, près de six millions de fidèles affluent de tout le pays et de l’étranger. Bus, bateaux et trains sont pris d’assaut.

Les voyageurs sont partout et certains prennent des risques inconsidérés : entassés sur les toits, accrochés aux fenêtres et aux essieux… Bus, Bateaux et trains sont pris d’assaut. Une foule quasi ingérable dans un pays aux infrastructures obsolètes, mais où l’on garde toujours le sourire.

Kidzania : « Soyez prêts pour un monde meilleur ! »

Kidzania, le parc d’attractions où les enfants travaillent. Cette chaîne de parcs à thème s’apprête à ouvrir à Londres en 2015 et pourrait s’implanter à Paris. Elle permet aux 5-15 ans de découvrir le monde du travail, de l’entreprise et celui des marques. Certains parents ne semblent pas du totalement séduits…

Travailler comme les grands pour gagner des sous. Les attractions proposées par Kidzania sont bien loin du petit train de Disneyland Paris. Cette entreprise mexicaine a déjà attiré 31 millions de visiteurs depuis 1999 dans ses seize parcs à thème implantés dans une douzaine de pays. Et elle s’apprête à ouvrir à Londres et pourrait même s’implanter en France.

Le parc londonien sera situé au-dessus d’un magasin Marks & Spencer, dans l’ouest de la capitale britannique. Soit une mini-ville de 7.000 mètres carrés dans laquelle les enfants de 4 à 14 ans pourront travailler comme les adultes et gagner des kidzos, une monnaie virtuelle. Ils exerceront le métier de leur choix parmi une soixantaine, par session de 25 minutes à chaque fois, pendant que leurs parents feront leurs courses.

Les grandes marques omniprésentes dans le parc
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Susan George : « Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »

« Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George, les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre, Comment meurt l’autre moitié du monde, ce 17e opus pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation, en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants.

Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Entretien.

Dans votre ouvrage Les Usurpateurs, vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ?
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Desire

Dans le monde du travail, se reposer sur ses acquis se traduit bien souvent par une obsolescence prématurée. C’est ce que tente de démontrer ce court-métrage d’animation qui met en lumière le quotidien d’un robot ouvrier se retrouvant confronté à un concurrent plus performant.

Ce court-métrage d’animation est le fruit du travail de Scott Thierauf, créatif chez Red Echo Post. Il décrit son œuvre comme une « spirale infernale de jalousie, de ressentiments et de désirs non maîtrisés ».

En d’autres termes, le film de Scott met en lumière la nécessité d’améliorer en permanence son savoir-faire pour ne pas se faire dépasser par la concurrence dans le milieu du travail.

L’autre France du chômage

En France, dans les chiffres du chômage, il y a d’un côté, les personnes qui n’exercent aucune activité et de l’autre, ceux qui exercent une activité réduite. Ces personnes sont inscrites à Pôle emploi mais ont un petit boulot. En France, il existe 40.000 distributeurs de prospectus publicitaires. Plus de la moitié ont plus de 50 ans.

Depuis trois ans, une à deux fois par semaine, Mélodie Dewilder se rend dans cet entrepôt de Valencienne pour préparer sa tournée. “Aujourd’hui j’ai trois heures de distribution“, sourit-elle. A 23 ans, elle aimerait travailler dans les espaces verts mais en attendant, ce sont des kilos de publicités de supermarché qu’elle distribue.

La jeune femme est fière de son travail. C’est un CDI. Elle est payée 457 euros pour 48 heures de travail par mois. Chaque fois, c’est le même parcours en voiture et les mêmes boîtes aux lettres. “Cela me permet de payer mon essence et mon loyer. Le salaire n’est pas énorme mais j’arrive à m’en sortir“, explique Mélodie.

A la recherche de l’algorithme qui vous trouvera un boulot

L’algorithme a pris une place quasi mystique dans nos sociétés connectées. Un nom bizarre qui désigne une opération mathématique tout aussi étrange, sorte de formule magique moderne. Il suffit de voir comment l’on évoque le fameux algorithme de Google qui contribuerait en grande partie au succès de la société. 

Grâce à un algorithme savamment dosé, on peut arriver quasiment à tout. Nous avons déjà vu ainsi comment ils servent à prévoir le succès que pourra avoir une recette de cuisine sur Internet, qui en raffole. Ou comment il peut informer votre patron que vous envisagez peut-être de quitter votre poste, à partir de «l’analyse d’une base de données de 300 millions d’offres d’emplois qui permet de savoir quelles qualifications sont recherchées à un moment donné sur le marché du travail», écrivions-nous il y a quelques jours.

Dans le même ordre d’idée, New Scientist explique que des sites Internet visent le Graal en matière d’emploi: l’algorithme susceptible de vous dégoter le boulot, voire la carrière, de vos rêves. Le site spécialisé est allé à la rencontre de plusieurs entreprises qui cherchent à affiner leur algorithme dans ce sens.

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Les salaires ont baissé de 0,4% en 2012

Ce n’est pas qu’une impression : le pouvoir d’achat est en baisse, en France. En 2012, le salaire moyen net mensuel des personnes travaillant dans le privé et dans le public s’élevait à 2154 euros en 2012.

Il a donc diminué de 0,4 %, alors qu’il avait continué d’augmenter les années précédentes, relève l’Insee, ce mardi 16 décembre. Le salaire médian atteignait, lui, 1737 euros net par mois en 2012, soit une diminution de 0,6%.

La baisse des salaires est générale. “Personne n’y échappe, sauf peut-être les salariés au Smic : + 1,1 %. Cela concerne quand même près de deux millions de personnes“. Toutes les catégories voient leur pouvoir d’achat éroder. Les plus touchés sont les professions intermédiaires et les cadres.

Dany-Robert Dufour : “Le délire occidental”, un essai philosophique qui dynamite le libéralisme et ses avatars

“La mise en coupe réglée du monde par l’hyperclasse autrement dit par l’hyperbourgeoisie financière, transfrontière et postmoderne, hédoniste et déculturée, axée sur la prédation rapide et systématique.” “La Terre, exploitée à outrance par les activités humaines de plus en plus puissantes et aveugles, réagit comme un corps global atteint en ses équilibres fondamentaux…”

Lady Gaga by Jeff Koons

Le résistible désenchantement…

Le monde contemporain a besoin de dynamiteurs. Obstiné, Dany-Robert Dufour est de ceux-là, qui lancent depuis longtemps des alertes. Ses essais ont toujours eu la sonorité du tocsin et la vertu de l’aiguillon.

Pourtant, tout est parti d’une bonne intention, repérée au XVIIème siècle par le philosophe-démolisseur, chez René Descartes et Francis Bacon: “l’exploitation totale et méthodique” de la nature afin de nous en rendre “maîtres et possesseurs”.

L’origine du délire.

Mais ce “programme commun” a abouti à une folie qui nous laisse aliénés au travail mais sans œuvre ou chômeur, distraits mais sans loisir, sexuels mais sans amour, à l’extrémité d’une chaîne de prothèses numériques qui autorise toutes les solitudes onanistes.

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Retraites complémentaires : La faillite c’est demain (Màj)

Le rapport de la Cour des comptes ne devait être publié que jeudi, mais “Le Parisien” en dévoile les grandes lignes ce lundi 15 décembre. Principale mesure préconisée : travailler jusqu’à 64 ans pour les cadres, contre 62 ans aujourd’hui, afin de renflouer les caisses.

A l’Agirc-Arrco, organismes de retraite complémentaire des cadres et des salariés, les coûts de gestion sont 20 % supérieurs à ceux du régime général de la Sécu. A l’Agirc-Arrco, organismes de retraite complémentaire des cadres et des salariés, les coûts de gestion sont 20 % supérieurs à ceux du régime général de la Sécu.

Un rapport de la Cour des comptes, qui sera publié jeudi, sonne l’alarme concernant les retraites complémentaires du privé et préconise un allongement de deux ans de la durée du travail.

Le régime de retraite complémentaire des cadres, l’Agirc, en possible cessation de paiement d’ici fin 2017, c’est-à-dire demain. Celui des non-cadres, l’Arcco, lui aussi menacé à brève échéance… Voilà deux des constats chocs que la Cour des comptes s’apprête à dresser, jeudi, dans un rapport public thématique, qu’elle a pour la première fois décidé de consacrer à l’avenir des retraites complémentaires des salariés du privé*.
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Inde : Le combat du Nobel de la paix contre l’exploitation des enfants

L’Indien Kailash Satyarthi vient de recevoir son prix Nobel de la paix, aux côtés de la jeune pakistanaise Malala Yousafzai. Peu connu à l’étranger, cet ancien ingénieur lutte depuis plus de trente ans contre l’exploitation des enfants. Un fléau qui concerne des dizaines de millions d’enfants en Inde.

(Merci à Tilak)

Les fonctions positives de la pauvreté

Dans cet article classique paru en 1972 dans l’American Journal of Sociology, inédit en français et précédé d’une introduction de Hadrien Clouet, Herbert Gans renverse la perspective et cherche à identifier l’intérêt qu’ont certains acteurs au maintien ou à l’extension de la pauvreté. Au lieu de pointer les problèmes issus de la pauvreté, il en recherche les avantages: si elle survit aux politiques publiques, c’est que la pauvreté profite selon lui à certains groupes sociaux.

La pauvreté est ordinairement étudiée par le biais des difficultés qu’elle provoque, des coûts qu’elle engendre, des politiques publiques ou privées qui la causent, ou bien des conséquences qu’elle produit sur les populations concernées.

Résumé

L’analyse fonctionnelle à la Merton est employée afin d’expliquer la persistance de la pauvreté, et quinze fonctions que remplissent la pauvreté et les pauvres pour le reste de la société américaine – notamment les plus aisés – sont identifiées et décrites. Des alternatives fonctionnelles sont suggérées, qui se substitueraient à ces fonctions et rendraient la pauvreté superflue.
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Budget de la France : Pourquoi les autres pays-membres de l’UE sont-ils à bout de patience ?

La Commission Européenne a accordé un nouveau délai à la France pour rééquilibrer son budget. L’exécutif européen a donné jusqu’à mars à la France pour faire de nouveaux efforts budgétaires et accélérer leur programme de réformes.

Pour autant, les autres États-membres de l’UE semblent perdre leur patience, attendant de la France qu’elle mette en place les mesures d’austérité nécessaires. Georges Laederich nous en dit plus.

Mortin (50) : Une école numérique dans la campagne

À Mortin, aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l’école Nové@ forme ses élèves aux métiers de la filière numérique très haut débit depuis sept ans. Les élèves sont encadrés par des professionnels qui leur enseignent du concret. Du BEP au Master 2, l’école propose cinq formations. Tous les cursus prévoient des stages en entreprise et sont financés en partie par Pôle emploi.

La filière devrait recruter d’ici 2030, 25.000 techniciens. “On a besoin de manœuvres, de ressources humaines, qui sont et qui seront non-délocalisables et qu’on retrouvera sur chaque territoire“, indique Marie-Françoise Dujarrier, directrice de Nové@.

La filière est en pleine expansion. Les élèves viennent de tout le grand-ouest et aussi de banlieue parisienne. L’école aide ses élèves à trouver des solutions d’hébergement et procure du travail à 99% d’entre eux.

Ces Français du bout du monde, heureux d’avoir quitté leur patrie

Ils ont tout plaqué pour partir vivre à l’étranger. Ces Français du bout du monde, ou ces expatriés comme on les appelle, ont tous un même point commun : ils ne comptent pas rentrer.

Ils savaient ce qu’ils laissaient mais pas ce qu’ils allaient trouver. Ils ont fui un quotidien qui ne leur correspondait pas pour partir à la rencontre de ce qu’ils sont, ailleurs.

Voir d’autres vidéos sur le blog : Aller voir ailleurs si j’y suis

Pauvreté : De plus en plus de SDF en France

Alors que le nombre de sans-domicile fixe a augmenté de 44% en 11 ans, les femmes et les enfants représentent une part de plus en plus importante parmi cette population, selon une étude de l’Insee publiée mercredi.

Cent douze mille personnes en France n’ont pas d’adresse. Sans logement personnel, elles dorment dans la rue, les jardins publics, les gares, les squats, ou sont hébergées dans des structures d’accueil qu’elles doivent quitter chaque matin. C’est le constat alarmant que dresse ce mercredi l’Insee dans son étude “Portrait social de la France“, qu’elle publie chaque année depuis 2001.

Pour cette population mal connue, ces enquêtes de l’institut de la statistique ont montré au fil des ans une constante augmentation de la population des SDF, laquelle a atteint 81.000 adultes en 2010, accompagnés de 31.000 enfants, soit une hausse de 44% en 11 ans. Une réalité qui doit être encore plus tragique si l’on tient compte des personnes qui ne fréquentent jamais de structures d’accueil ou qui vivent dans des communes de petite taille, qui n’ont pas été prises en compte dans ce rapport.

De plus en plus de femmes
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Bernard Stiegler : « La société automatique »

La numérisation généralisée qui est en cours conduit à l’automatisation intégrale, et ce fait emporte des questions épistémologiques aussi bien qu’économiques, sociales et politiques de première grandeur.

Cette conférence s’attachera tout d’abord à esquisser le contexte de cette métamorphose des sociétés — qui se décline aussi bien du côté du calcul intensif et de la smart city que de la production robotisée, de la neuroéconomie, du corps et de la transformation des conditions de la décision dans tous les domaines.

Elle tentera ensuite de montrer que toute l’organisation économique qui s’était concrétisée au cours du XXè siècle autour de l’organisation fordiste et keynésienne de la production et de la consommation s’en trouve compromise. Elle soutiendra enfin qui, d’une part, loin d’être le contraire de l’automatisation, la capacité de décision la suppose, et d’autre part, seule l’automatisation qui permet la désautomatisation est productrice de valeur durable — c’est à dire de néguentropie.

Biographie de Bernard Stiegler:
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États-Unis : Quand les entreprises espionnent l’activité physique de leurs employés

« Quantifier » l’employé jusqu’au nombre de pas qu’il fait dans la journée, c’est ce que certaines assurances et entreprises américaines imposent. Les salariés portent sur eux des compteurs de mouvements pour mesurer leur activité physique.

Beaucoup utilisent des applications de ce genre sur smartphone, ou des gadgets dédiés, tels que FitBit ou Jawbone. Ces appareils, à première vue ludiques, comptent le nombre de pas effectués par l’utilisateur dans la journée, la distance parcourue et peuvent même à peu près compter le nombre de calories brûlées ou la pression artérielle…

Aux États-Unis, pas moins de 13 millions de ces appareils ont été distribués dans des entreprises, les données étant récupérées par l’employeur… et les assureurs. Ce sont d’ailleurs les assurances santé qui tentent d’imposer ces outils de flicage aux entreprises, sous peine de pénalité de cotisation ou de remises pour ceux qui les utilisent.

Les bracelets connectés et autres trackers d’activité pullulent désormais sur le marché. Ils équipent de plus en plus d’utilisateurs heureux de pouvoir suivre leur activité physique et les résultats de leurs pratiques sportives. Or leur usage n’est déjà plus seulement personnel…
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Réseauter pour travailler

Enquête sur le succès des sites de réseaux professionnels et sociaux pour trouver du travail. L’idée peut paraître farfelue, et pourtant, se créer un carnet d’adresse virtuel peut vous permettre de décrocher un nouveau job.

Le bon vieux CV qui indique la formation, les expériences professionnelles et les langues parlées ne fait plus recette. Aujourd’hui, il faut repenser la façon de se vendre pour décrocher un emploi. Et ça passe par des réseaux tels que LinkedIn et Viadéo. Ces plateformes réinventent entièrement la façon dont on met en avant son expérience et permettent de rester en lien avec d’anciens collègues et chefs.

Ils permettent aussi d’aller à la rencontre de profils professionnels qui intéressent les recruteurs. Un réel atout pour les chasseurs de tête et les DRH qui délaissent Pôle emploi pour dénicher le candidat idéal sur ces sites.

Claudia Senik : « La croissance harmonise le bonheur de tous »

A rebours des théories décroissantes, la chercheuse Claudia Senik affirme que le bien-être est aussi affaire de développement économique. Une thèse qu’elle défend avec chiffres et enquêtes de satisfaction.

Pourcentage de la population notant entre 7 et 10 sa satisfaction de vivre (sur une échelle de 0 à 10), par pays, en 2014 – Source : The Economist

La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Question hautement polémique au moment où la France s’enlise dans la récession, où la menace écologique est une urgence et où une partie des citoyens et des chercheurs militent pour un modèle décroissant.

En interrogeant les ressorts de la croissance au regard du bien-être dans son nouveau livre “l’Économie du bonheur”, Claudia Senik, professeure à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris, relance le débat. Cette chercheuse travaille sur un matériau assez nouveau, le bonheur, qui aussi subjectif et insaisissable soit-il, affine la compréhension des comportements humains dans une économie de marché. Ainsi se développe une approche psychologique de la crise, basée sur de grandes enquêtes de satisfaction auprès de la population.

A côté du taux de chômage ou du PIB, le bonheur peut-il devenir un nouvel indicateur économique fiable au point de dessiner l’avenir d’un pays ? Si la croissance n’assure pas le bien-être à long terme, elle a au moins, l’avantage, affirme Claudia Senik, de réduire les inégalités dans ce domaine. Un plaidoyer pour une «valeur d’avenir» qui devrait susciter la controverse.
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Auvergne : La vérité sur les travailleurs détachés

Ces ouvriers ou employés venus souvent d’Europe centrale ou de Géorgie sont officiellement 145.000 en France aujourd’hui. Mais officieusement, selon un récent rapport du Sénat, ils seraient 300.000.

Le phénomène de ces travailleurs étrangers en Auvergne est récent. Même sur des petits chantiers de rénovation, les artisans doivent faire face à cette concurrence jugée “déloyale”. Depuis plusieurs mois, Thierry Grimaldi, patron maçon, alerte les autorités mais, à sa grande surprise, l’administration lui répond qu’il n’y a pas de travailleurs étrangers. Avec d’autres collègues du bâtiment, il a décidé d’employer les grands moyens et recruté un détective privé.

La présence de ces salariés détachés en France est légale, autorisée depuis une directive européenne de 1996. Selon la loi, pour travailler en France, un travailleur étranger doit être payé au Smic, travailler 35 heures, être logé et nourri. En échange, la société paye les charges sociales dans le pays d’origine, jusqu’à 30 % de moins qu’en France. Mais les abus en tous genres seraient très nombreux.

L’équipe de France 2 a pu le constater en caméra cachée sur le chantier public d’une prison. Un syndicaliste, qui a fait de la défense de ces travailleurs détachés sa bataille, témoigne. Selon la Cour des comptes, ces emplois non déclarés dans le secteur du bâtiment représenteraient un manque à gagner de 380 millions d’euros de cotisations sociales par an.

Laurent Alexandre : « Nos enfants iront-ils demain dans des écoles eugénistes ? »

L’école devra-t-elle devenir eugéniste? Est-elle condamnée à intégrer le développement des neurosciences pour s’adapter à la guerre des cerveaux qui se prépare et réduire les inégalités croissantes de QI à venir ?

Chirurgien-urologue et neurobiologiste, Laurent Alexandre est également diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Pionnier d’internet, il est le fondateur de Doctissimo.fr. Auteur de « La mort de la mort » et de « La défaite du cancer », il s’intéresse aujourd’hui aux bouleversements qu’entraînent les NBIC. Il dirige par ailleurs DNAVision société spécialisée dans le séquençage ADN.

(Merci à Ripper2 et à Charles Sannat)

Quand les humains n’auront plus besoin de postuler ! (Version FR)

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

Piketty et la dépréciation du capital

L’ouvrage de Thomas Piketty (2013) et l’étude qu’il a publiée avec Gabriel Zucman (2014) ont renouvelé l’analyse des inégalités de revenu et de leurs liens avec la croissance économique.

Ils affirment que la part du revenu rémunérant le travail diminue et ils expliquent cette baisse avec la hausse du ratio capital sur revenu national qu’ils appellent β. En environ un siècle, β a connu une évolution en forme de U: il était élevé avant la Première Guerre mondiale, puis il déclina, avant d’augmenter à nouveau au cours des trois dernières décennies. Or la part du revenu national rémunérant le capital (α) est égale au taux de rendement du capital (r) multiplié par β [Milanovic, 2013].

Par conséquent, si le taux de rendement du capital r est durablement supérieur au taux de croissance de l’économie g (c’est-à-dire si r > g) dans un contexte où β est croissant, alors le capital capte une part croissante du revenu national : α augmente. Ce serait le cas aujourd’hui, car la sophistication financière et la concurrence internationale contribuent à maintenir r à un niveau élevé, tandis que les pays avancés connaissent une faible croissance g.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque le processus inclut un effet retour : comme α augmente, non seulement les propriétaires du capital s’enrichissent, mais ils peuvent épargner davantage. La hausse de l’épargne pousse le taux de croissance du capital à davantage s’écarter du taux de croissance du revenu national, si bien qu’elle accroît β.
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