Détresse psychologique au travail, le tabou

Jutta Seiler, puéricultrice depuis vingt-cinq ans, Birte Kreitlow, fonctionnaire du land de Berlin, Günter Ebner, ancien militaire, et René Bidmon, tuyauteur-soudeur, ont en commun d’avoir connu une profonde détresse psychologique liée à leur emploi. Leur maladie a été diagnostiquée burn-out, dépression, trouble bipolaire ou alcoolisme.

France – 2013

« La grande révolution d travail aura lieu hors du salariat »

Le salariat aurait-il fait son temps ? Souvent considéré comme le Graal de la stabilité de l’emploi dans un monde instable, le salariat pourrait bien être en train de vivre ses derniers instants. Selon Denis Pennel, une chose est sûre : la révolution du travail n’aura pas lieu là où on l’attend.

Alors que l’économie mondiale se stabilise, la crise de l’emploi continue d’occuper le devant de la scène. Pourtant, pour Denis Pennel, directeur général de la Ciett et auteur de Travailler pour soi (2013), derrière cet aspect conjoncturel, une révolution structurelle du travail est en train de bousculer les usages. Rencontre à l’occasion de la publication du rapport annuel de la Ciett, confédération mondiale des agences d’emploi privées.

Lire la suite

Big data : Serez-vous bientôt recruté par des algorithmes?

L’utilisation des mégadonnées pour départager les candidats à l’embauche est encore embryonnaire, mais l’idée fait son chemin dans les entreprises. Non sans poser de questions.

Qui de l’homme et de la machine est le mieux à même de choisir un futur salarié, celui qui brillera autant par ses performances que par sa capacité à s’intégrer parmi ses collègues? Une étude de la Harvard Business Review publiée en avril 2014 a semé le doute. Deux psychologues de l’université du Minnesota ont jugé “qu’en matière de recrutement, les algorithmes font mieux que l’intuition“.

Bien paramétré, un modèle informatique capable de brasser des informations sur les candidats – depuis un CV, les réseaux sociaux, des tests de personnalité, etc. – aurait plus de chance de sélectionner les meilleures recrues que les employeurs.

Très doués pour définir les besoins d’un poste et extraire des informations à partir des profils des candidats“, les humains seraient “mauvais pour en pondérer les résultats“. Aveuglés par leur subjectivité, ils se laisseraient distraire par des éléments parasites sans lien avec la mission, contrairement aux algorithmes.
Lire la suite

Turquie : Noisettes amères

En Turquie, des dizaines de milliers de familles kurdes se rendent chaque année dans le nord-est de la Turquie pour la récolte des noisettes. Tout le monde est mis à contribution, y compris les enfants.

Si le travail des enfants est interdit en Turquie, on estime pourtant qu’un demi-million d’entre eux travaillerait dans l’agriculture, 11 heures par jour, notamment dans les plantations de noisetiers. Avec un taux de chômage avoisinant les 35%, le travail saisonnier est devenu le seul moyen de survie pour des milliers de familles, dont les enfants sont payés 1 euro de l’heure.

Le temps des récoltes, des milliers de familles quittent leur domicile pendant pour vivre dans des camps de toile, dans des conditions sanitaires épouvantables. Les enfants travaillent et, de plus, se voient privés d’accès à l’éducation pendant plusieurs mois par an.

Trois quart des noisettes produites dans le monde proviennent des bords de la Mer Noire. La majeure partie de la récolte est exportée vers l’Allemagne et l’Italie où est installé le géant Ferrero, détenteur des marques Nutella et Kinder…

Travail : Quel nouveau modèle à l’ère numérique ?

Comme en témoigne la violente guerre entre les taxis et les chauffeurs Uber, le numérique chamboule le monde professionnel. Les vieux statuts, symbolisés par le CDI, font face à la montée en puissance des indépendants, ou « freelances », réclamés par des entreprises en quête d’« agilité ».

C’est une certitude : demain, le marché du travail sera très différent de celui que nous avons connu. Du recrutement à l’organisation même de la production, la révolution digitale fait éclater le modèle actuel. Mais pour aller où ? Vers quoi ? Premier constat : le système est à bout de souffle.

La mécanique des Trente Glorieuses, fondée sur une croissante forte, une consommation effrénée et le plein-emploi est grippée depuis longtemps. Dans l’imaginaire collectif, le CDI demeure la norme sociale et professionnelle. Pourtant, depuis le début des années 2000, les contrats courts, le temps partiel, le travail intermittent ou indépendant explosent.

Beaucoup y voient « l’évidente conséquence » de la crise. C’est vrai. Mais pas seulement. Car la démocratisation du numérique dans les sphères privées et professionnelles constitue aussi un puissant catalyseur de cette mutation. Auparavant, toutes les entreprises se basaient sur le même modèle : chaque recrutement correspondait à un besoin productif précis.
Lire la suite

Frédéric Lordon : Valeur travail, capitalisme et angle Alpha

À travers une vidéo exploratoire de la pensée de Frédéric Lordon, Usul nous offre l’occasion de revenir sur la « valeur travail » omniprésente dans les discours politiques et sur les conflits d’intérêts qui séparent travailleurs et patrons.

Avez-vous déjà entendu parler de l’angle Alpha ? Cette théorie développée par M. Lordon décrit l’angle Alpha comme étant l’écart entre le désir maître (celui de l’employeur) qui a enrôlé des puissances d’agir (les employés) au service des objectifs de l’entreprise et les désirs de ces mêmes employés.

Il en résulte un écart de volontés, une zone d’incertitude, cause de dissonance pour le travailleur. Compliqué ? L’angle alpha, c’est un peu votre personnalité dissidente, votre faculté à dire « non » lorsque vous ne désirez pas étouffer vos désirs personnels au profit de désirs autres que les vôtres, le plus souvent à des fins marchandes.

Lire la suite

Allemagne : « Recrute infirmières européennes pauvres pour emploi au rabais »

Avec une population vieillissante, l’Allemagne manque cruellement de main d’œuvre, en particulier pour travailler dans le secteur de la santé. Hôpitaux, cliniques, maisons de retraites et structures de soins à domicile recrutent massivement. Heureuse coïncidence: les agences de recrutement disposent d’un vivier d’infirmiers venus de l’est et du sud de l’Europe.

Des personnels soignants souvent très qualifiés qui cherchent à échapper à l’austérité ou à la pauvreté. Mais entre des salaires bas, des contrats de travail aux clauses abusives et l’absence de droits sociaux, l’Allemagne n’est pas un eldorado. Loin de là.

Les futurs soignants sont prévenus : « En Allemagne, tout est tourné vers une société de la performance. Cela signifie que l’on doit fournir chaque jour 100 % de ses capacités », est-il inscrit en gras. Les autres clauses du contrat de travail ne sont guère plus avenantes. L’employé devra payer des sanctions financières de 3000 à 5000 euros s’il divulgue à un tiers ses conditions d’emploi et de formation, ou s’il rompt le contrat avant la première année de l’embauche. Cette « amende » sera immédiatement exigible et encaissée par une firme de recouvrement bulgare.

« Nous ne pouvons pas vous offrir un pays de cocagne en Allemagne, parce que cela n’existe pas ! ». Cette phrase, aux allures de slogan hostile aux migrants, figure sur un avenant au contrat de travail. Un contrat que s’apprêtent de signer des infirmiers bulgares recrutés par une agence d’intérim allemande.
Lire la suite

Les États-Unis, la Chine et « le paradoxe de la productivité »

A la fin des années 1980, on débattait avec passion du “paradoxe de la productivité” – lorsque les investissements massifs dans les nouvelles technologies de l’information n’ont pas abouti à une amélioration mesurable de la productivité. Ce paradoxe est à nouveau d’actualité, car il pose problème tant aux USA qu’à la Chine ; il pourrait d’ailleurs faire l’objet de discussions dans le cadre de leur Dialogue stratégique et économique annuel.

En 1987, le prix Nobel Robert Solow a eu une formule qui a fait mouche : “On voit partout que c’est l’ère de l’informatique, sauf dans les statistiques sur la productivité”. Le paradoxe de la productivité a paru dépassé dans les années 1990, lorsque l’Amérique a connu une renaissance spectaculaire de la productivité. Hors secteur agricole, en moyenne la croissance de sa productivité a atteint 2,5% par an, alors qu’elle avait été de 1,5% au cours des 15 années précédentes. Les avantages de l’ère d’Internet s’étaient enfin matérialisés et on avait presque complètement oublié le paradoxe de la productivité.

Mais on s’est réjoui trop tôt. Malgré une nouvelle révolution technologique, la croissance de la productivité est à nouveau à la baisse. Et cette fois-ci le ralentissement est général et les deux premières économies de la planète, les USA et la Chine, sont les plus touchées.

Lire la suite

Les oubliés du XXIe siècle ou la fin du travail

Long métrage documentaire sur les conséquences de l’entrée dans l’ère technologique sur le monde du travail. Pour les financiers devenus maîtres de l’économie mondiale, la rationalisation de la production semble passer par la substitution des ressources technologiques aux ressources humaines.

Voici un film qui soulève des questions cruciales et propose des pistes pour repenser l’avenir. Avec l’économiste Jeremy Rifkin, le sociologue Ricardo Petrella, le directeur du Monde diplomatique, Ignacio Ramonet, et Vivianne Forrester l’auteur de “L’horreur économique”.

Les désoccupés

L’emploi pour tout le monde, pour la vie, c’est fini! Aux confins d’une époque qui s’achève, le monde du travail est en pleine mutation. Aux portes de l’an 2000, de gré ou de force, une personne sur trois sera intérimaire, une sur quatre ne trouvera plus du tout de travail.

Pourtant, malgré ce véritable état de crise, des individus réinventent leur vie; de nouvelles solidarités jaillissent. Ce film, véritable porteur d’espoir et de renouveau, nous plonge en plein cœur de la vie de ceux et celles qui subissent cette crise, et qui, au fil des défis, redécouvrent la nécessité de donner vie à leurs rêves pour continuer d’exister.

Jacques Attali : “Le statut de demain, c’est le statut d’intermittent du spectacle”

“Nous allons vers une uberisation générale du travail qui n’est pas mauvaise en soi. Le fait que chacun d’entre nous devienne entrepreneur de nos vies, c’est une bonne nouvelle. Le statut de demain, c’est le statut d’intermittent du spectacle, avec un budget équilibré. (…) Ce ne sera pas précaire dans la mesure où chacun pourra réaliser son talent, mais évidemment pour ceux qui n’auront pas de talent ce sera plus difficile.”

(à partir de 4’06″)

Europe 1 – Le club de la presse (21/06/2015)

Merci à Clementin-e-s Hautain-e-s

Les mains nettes

Long métrage de fiction dont l’histoire gravite autour d’une dizaine d’employés de bureau. Ils vivent ensemble une existence médiocre, monotone et banale jusqu’à l’arrivée d’un nouveau gérant de personnel dont la mission sera de moderniser l’administration.

En voulant congédier un employé de quarante-cinq ans de services, il découvrira la révolte et la solidarité des employés. Claude Jutra rend ici, avec justesse, la misère psychologique qui accable les cols blancs dans les années 1950.

Les mains nettes par Claude Jutra, Office national du film du Canada

Le niveau de vie des retraités a baissé entre 2010 et 2015

Tout le monde parle du dernier rapport du COR (comité d’orientation des retraites) mais peu l’ont lu. Nous avons épluché les 125 pages de ce dossier et des informations importantes sont passées inaperçues. Ainsi, nous pouvons apprendre que pour équilibrer financièrement le système de retraite jusqu’à 2060 la pension moyenne des retraités devrait diminuer par rapport à sa valeur de 2013, de l’ordre de 20 % !

En plus les retraités ne sont pas des nantis: la preuve le niveau de vie moyen des retraités tend à stagner depuis 2008, voire même à baisser légèrement entre 2010 et 2015. Une des rares bonnes nouvelles de ce rapport est d’apprendre que lespérance de vie à 60 ans progresse assez régulièrement en France depuis 1945, en effet, en moyenne à la retraite nous profitons encore de 24,8 belles années.

Il est normal que le système de retraite soit en danger car la France compte 1,7 cotisant par retraité en 2018 pour environ 1,4 à partir de la fin des années 2040. Pas assez d’actifs pour trop de retraités, l’équation semble insoluble. En outre, les fameux seniors ne travaillent pas assez ou plutôt ne trouvent pas assez de travail : en 2014, le taux d’emploi atteint 68 % pour les 55-59 ans et 25 % pour les 60-64 ans. Enfin, les taux d’activité et d’emploi des 65-69 ans demeurent très faibles, autour de 5-6 %. 

Lire la suite

Jobs d’été : Pas de vacances pour les saisonniers

L’été, ce n’est pas les vacances pour tout le monde, puisque certains en profitent pour gagner de l’argent. Ils sont près d’un million à «faire la saison», selon l’expression consacrée. Parmi eux, beaucoup d’étudiants, qui gagnent ainsi de quoi financer leurs études, un permis de conduire ou des loisirs.

Ils sont plagistes, serveurs, vendeurs de beignets ou encore animateurs en camping. Quelles sont leurs conditions de travail ? Combien gagnent-ils vraiment? Mais les jobs d’été ne sont plus l’apanage des étudiants. De plus en plus de travailleurs salariés postulent à des emplois de saisonniers pendant leurs vacances.

L’équipe a suivi une jeune maman. Pour pouvoir offrir quelques jours de vacances à ses 3 enfants, elle n’a pas hésité à sacrifier ses congés.

Travailler moins pour gagner plus…

… Ou l’impensé inouï du salaire.

Cette conférence évoque le potentiel d’action collective que recèle de « droit du travail » : processus d’avancée historique continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale, que l’on veut nous faire passer pour des « charges » !!!

Le salaire n’est pas le « prix » d’un travail (version de droite) , mais un « barème » imposé par la lutte, (version de gauche) c’est à dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propriétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous (retraites, chômage, maladie…et bientôt pourquoi pas la jeunesse? via un salaire universel qui nous délivrerait du marché de l’emploi subordonné) ?

L’enjeu des retraites n’est pas financier (il n’y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en train de rendre visible que le salaire peut payer aussi du temps libre sans aucun danger pour l’économie. Il s’agit donc pour le capital de détruire toutes les formes de protection sociale issues de 1945 (sécurité sociale, retraite, conventions collectives, etc.).

Pour y résister il faut des syndicats, c’est à dire d’abord et avant tout des syndiqués ! Réinventer le syndicalisme est le seul moyen. L’atelier se propose de faire le point avec les participants sur leur rapport personnel au syndicalisme, et des moyens de réinventer un syndicalisme efficace et attirant, qui s’emparerait des méthodes joyeusement militantes de l’éducation populaire.

Bangladesh : La banque centrale crée un compte pour enfant travailleur

Au Bangladesh, dans les familles les plus pauvres, les enfants participent à la survie économique du foyer, à tel point que les autorités ont décidé de ne plus ignorer les faits.
Il y a un an, la banque centrale du Bangladesh a créé un compte bancaire spécial pour les enfants qui travaillent. L’un des objectifs est de les inciter à épargner et s’assurer un meilleur avenir.

60% des français sont favorables au revenu de base

Révélé par un sondage IFOP, ce chiffre a augmenté de 15 % depuis 2012. Signe que le débat autour d’un revenu inconditionnel et déconnecté du travail progresse.

Six Français sur dix sont favorables à l’idée d’un revenu de base en France. C’est ce qu’indique un sondage IFOP commandé par l’Opinion et I-Télé, dont les résultats ont été publiés le 19 mai. Le sondage précise en outre que parmi les 60 % favorables, 16 % se considèrent comme “tout à fait favorables” et 44 % comme “plutôt favorables”.

Une tendance saluée par le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), une association qui milite pour son instauration. Cette dernière souligne une progression de 15 % par rapport au dernier sondage effectué sur le sujet en 2012.

Les robots arrivent dans nos entreprises

Ils sont de plus en plus nombreux à intégrer les entreprises françaises. Depuis plusieurs années, les robots humanoïdes ont investi les usines, l’industrie, mais aussi le domaine des services à l’instar des secrétariats.

On les retrouve même dans l’agriculture. Ainsi, une brouette robotisée accompagne d’ores et déjà certains agriculteurs.

En 2025, il n’y aura plus d’emplois mais… nous aurons des « sexbots »

D’ici 2025 – dans à peine 10 ans – les partenaires sexuels robotiques – ou sexbots – seront devenus monnaie courante et ce sera une bonne chose, car une grande partie d’entre nous n’aura plus d’emploi… C’est du moins la conclusion d’un rapport de 66 pages publié par Pew Research, intitulé « AI, Robotics, and the Future of Jobs ».

Les chercheurs ont spéculé sur la part que les robots pourraient prendre dans nos vies quotidiennes compte tenu du rythme des progrès que nous enregistrons actuellement. Selon Stowe Boyd de GigaOM « Les partenaires sexuels robotiques seront monnaie courante, même s’ils continueront à être des objets de mépris et de division, un peu comme certains critiques aujourd’hui déplorent les selfies qu’ils considèrent être un indicateur de ce qui ne va pas dans notre monde . »

Ces robots sexuels n’auront pas nécessairement une intelligence humaine, mais ils ressembleront beaucoup à des humains, et ils bougeront et se déplaceront comme de véritables humains. Globalement, ils présenteront suffisamment de similitudes avec les hommes pour satisfaire leurs besoins sexuels les plus urgents.

Lire la suite

La jeune génération moins bien lotie que l’ancienne

La génération Y est-elle la génération sacrifiée ? Alors que leurs parents ont connu l’âge d’or, celui des CDI et de l’immobilier pas cher, les jeunes sont confrontés à davantage de précarité. 

En effet, nombre de jeunes décrochent des CDD ou des petits contrats alors qu’au même âge leurs parents avaient déjà un CDI. En 1975, l’âge du premier emploi stable était d’ailleurs de 20 ans contre 28 ans aujourd’hui.

Les chiffres du chômage diffèrent aussi selon les époques. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi était de 5% chez les jeunes il y a 40 ans, il atteignait 25% en 2013. Le taux de pauvreté chez les 18-29 ans est lui passé de 10% en 1970 à 19% en 2012. 

Quant à l’âge de départ à la retraite, là encore, la jeune génération est lésée. Les jeunes doivent désormais cotiser plus longtemps que leurs parents.
Mais ce n’est pas tout, le prix de l’immobilier a grimpé de 140% en l’espace de vingt ans. Si le revenu moyen par ménage a lui aussi augmenté, la progression reste assez faible avec seulement plus de 15,6%.

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

Une France qui sacrifie sa jeunesse (Rediff.)

La France est pour une fois sur la première marche du podium, celui du classement des inégalités de générations. Elle a sacrifié sa jeunesse plus que n’importe quelle autre société développée, comme le démontre l’étude des niveaux de vie.

Niveau de vie selon la génération: le cas alarmant des jeunes Français – Écart de niveau de vie par rapport à la moyenne (à caractéristiques des ménages équivalentes) en %.

En sciences sociales, cet indice, construit à partir du revenu net après redistribution (donc après impôts et droits sociaux) et rapporté à la taille du ménage, est l’aune à laquelle se mesure la progression du confort dans une société.

Le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17%

Lire la suite

Sédentarité : Quels sont les métiers où l’on bouge le moins ?

Le travail, c’est la santé ? Pas si sûr, si l’on s’en tient au sondage récemment publié par la société Withings, spécialisée dans les objets de santé connectés. Sur les 3.500 utilisateurs qu’elle a interrogés, près des trois quarts indiquent passer le plus clair de leur temps de travail assis.

Les métiers de bureau sont parmi les moins mobiles qui soient, met en lumière le graphique ci-dessous issu de l’enquête de Withings. En tête du classement des professions comptant le plus d’employés sédentaires, arrivent ainsi les juristes (avec une proportion de 28 % de sédentaires, ils sont en tête ex-æquo avec les chauffeurs de taxi ou de camion).

La position assise présente deux inconvénients majeurs : elle occasionne moins de dépenses énergétiques et augmente la pression artérielle. Deux effets qui combinés entraînent une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Ainsi, le risque de mort prématurée serait 15 % plus importante chez une personne qui reste assise plus de 8 heures par jour (et 40 % plus important chez une personne qui reste assise 11 heures par jour), comparativement à quelqu’un qui ne passe que 4 heures en position assise.

Lire la suite

Un bâton dans la roue du libre-échange

TAFTA, CETA, TISA, TPP… Barricadés dans des salles interdites au public, des négociateurs tapissent d’acronymes de nouvelles tables de la loi commerciale susceptibles de faire basculer le destin de plus d’un milliard de personnes.

Grand marché transatlantique (GMT) entre les États-Unis et l’Union européenne, accord de partenariat transpacifique entre l’Amérique du Nord et une dizaine de nations riveraines du grand océan, discussions sur le commerce des services : une nouvelle vague de libéralisation déferle.

Entre 1950 et 2013, zones et accords de libre-échange ont proliféré comme du pop-corn. Le volume des exportations mondiales de produits manufacturés a été multiplié par soixante-seize (1).

Mais la proverbiale crevette pêchée en mer du Nord, décortiquée au Maroc avant d’échouer en barquette dans un rayonnage madrilène a-t-elle vraiment amélioré le sort de l’humanité ? Poser la question à un négociateur du GMT serait faire preuve d’une naïveté si déplacée qu’immanquablement perçue comme agressive.
Lire la suite

Travail au noir

D’après un rapport de la Cour des comptes de 2012, cette activité souterraine coûterait 20 milliards d’euros à l’État.

A Marseille, l’Urssaf tente de récupérer les cotisations impayées sur les marchés de la ville. Dans l’ouest de la France, Valérie, restauratrice, revendique le travail au noir et la désobéissance fiscale pour parvenir à s’en sortir.Enfin à Paris, sous l’égide d’un procureur, le Codaf (Comité opérationnel départemental anti-fraude) réalise un contrôle sur un important chantier.

Emploi. c’est la loi de la jungle pour les jeunes polonais

« Le miracle économique polonais ? Magdalena lève les yeux au ciel. Ma foi n’est pas assez forte pour vous le confirmer. » 

Cette jeune femme de 27 ans suit des études d’assistante sociale à Cracovie. Père boucher, mère au foyer, septième d’une famille de dix enfants du sud-est très pauvre de la Pologne, elle s’est toujours débrouillée pour financer ses études. En ce moment elle est nounou dans une famille. Mais, auparavant, elle a travaillé comme commis de cuisine dans trois restaurants de la ville. Avec un de ces contrats de droit privé qui pullulent dans les services. « Ce sont des contrats de prestation, sans cotisations sociales, qui peuvent être rompus du jour au lendemain », indique Stéphane Portet, de S) partner.

En Pologne, près de la moitié des jeunes de 20 à 29 ans sont en contrat précaire. Un record dans l’UE.

Lire la suite

Cinéma : « La Loi du marché »

Il s’appelle Thierry et fréquente les bureaux de Pôle emploi depuis dix-huit mois interminables. Dix-huit mois à traquer les petites annonces et à peaufiner son CV de « senior » condamné au hors-jeu. Dix-huit mois à tenter d’oublier qu’hier, autrefois, il « gagnait sa vie » et pouvait miser sur l’avenir. Dix-huit mois à espérer, à combattre, à s’angoisser. Dix-huit mois à tenter de rester digne aux yeux de ses proches et à ses propres yeux.

Quand Thierry, enfin, retrouve un boulot (vigile dans un supermarché pour un salaire que l’on devine de misère), d’autres « problèmes » surviennent. Chargé de surveiller les clients et les caissières, ce héros de notre (triste) temps se retrouve confronté à de sévères conflits moraux quand il s’agit pour lui de collaborer à une politique de dénonciation érigée en norme et à la loi du profit maximal.

Peut-on tout accepter pour garder son job ? Faut-il bousiller les plus faibles que soi pour espérer conserver la tête hors de l’eau et ne pas retourner dans la case chômage ?

Europe : « Emplois et salaires en hausse grâce aux immigrés »

[...] Michael Clemens est un économiste universitaire, membre senior du Centre for Global Development, cela fait des années qu’il enquête sur l’immigration, et il en est arrivé à des conclusions inattendues.

Parmi elles, sa théorie selon laquelle limiter l’immigration revient à « entretenir le plus gros des fossés entre le bien-être actuel de l’humanité et son bien-être potentiel » est la plus marquante.

Ses calculs indiquent que la liberté de franchir les frontières internationales pourrait doubler le PIB mondial.

Hors des considérations politiques – pourquoi les gens migrent-ils vers des pays riches ?
Lire la suite

Radio Courtoisie : « Chômage et salariat » (Audio)

Le vendredi 22 mai 2015, dans l’émission le “Libre journal des éditeurs” sur Radio Courtoisie, Jean-Paul Naddeo recevait les auteurs: Cédric Porte et Nicolas Chaboteaux pour leur livre “Travailler à tout prix !“, ainsi que Claude Berger à propos de son ouvrage “En finir avec le salariat : Vers une société du partage ?

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Aubervilliers (93) : Les secrets du textile chinois en France

Infiltration dans le nouveau cœur du marché du textile en France. Il se trouve à Aubervilliers en banlieue parisienne. Là, une ancienne friche industrielle a été reconvertie en immense marché de gros de l’habillement. Ici, 1.500 commerces proposent leurs marchandises dans des commerces tenus à 90% par des Chinois.

Mr Wang est à l’origine de cet empire. C’est lui qui a installé la première boutique et aujourd’hui il possède 20% des commerces. Le lieu est devenu incontournable pour les professionnels assurés de faire de bonnes marges, car les fournisseurs cassent les prix.

Mais cette nouvelle plaque tournante du textile en France cache de nombreux mystères, notamment sur la provenance des marchandises. Les journalistes ont ainsi découvert un atelier de couture clandestin où la plupart des travailleurs sont des immigrés clandestins sans papier et vivent dans des conditions déplorables.

Ils n’ont pas de salaire pendant les deux premiers mois de travail et sont ensuite invités à travailler ailleurs. D’autres ateliers du même type rémunèrent leurs ouvriers 50 centimes par robe. Celles-ci sont ensuite vendues… à Aubervilliers.

Le travail est une valeur périmée !

L’Homme a bien-sûr toujours dû travailler pour assurer sa subsistance. Cependant, sous sa forme actuelle, le travail est un concept très récent dans l’histoire humaine. Jusqu’à la fin de la Renaissance ayant vu en 1602 l’avènement de la société par action, l’Homme avait en effet travaillé pour lui même. Artisans créateurs d’objets ou agriculteurs et éleveurs, les hommes échangeaient leurs marchandises contre d’autres biens ou services.

Alexeï Stakhanov

C’est à l’avènement de l’ère industrielle que l’on doit l’apparition du travailleur peu qualifié et facilement remplaçable. Les percées techniques fulgurantes inaugurèrent donc un monde nouveau dominé par une production plus rapide, mais surtout moins chère.

Lire la suite

Chine : Comment faire tenir 51 travailleurs dans une camionnette prévue pour 6…

La police chinoise a récemment fait une découverte peu banale: une camionnette dans laquelle 49 personnes (plus 2 à l’avant) étaient entassées. Le chauffeur, qui risque une forte amende, emmenait ces travailleurs immigrés vers un site de construction.

Chili : Être pilote dans le détroit de Magellan

Le travail d’Erich Guital est le plus inconfortable qu’on puisse imaginer pour un marin: il est pilote dans le détroit de Magellan, cet étroit passage qui sépare la Terre de Feu du continent sud-américain.

Cette contrée austère est réputée pour ses vents et ses intempéries, sa météo ultra-changeante et la violence de ses tempêtes.

Chine : La main d’œuvre humaine plus chère que les robots

Difficultés économiques et démographiques obligent, le robot remplace peu à peu l’homme, pour le meilleur et pour le pire… Selon la Fédération internationale des robots, le marché chinois va croître en moyenne de 25% par an. En 2017, on y comptera plus de 400.000 robots, soit 1 pour 3.000 habitants.

Dans l’atelier de moulure de l’usine d’Yingli, chef de file mondial du panneau solaire, l’ouvrier se fait discret. Très discret. Sur ce parterre de quelques centaines de mètres carrés, 170 machines cylindriques préparent la matière première, le silicium monocristallin, d’autres contrôlent la qualité. Le tout en silence. De temps en temps un ouvrier apparaît, juste le temps de voir si tout fonctionne bien.

À Yingli, dont le site de production principal s’étend sur 66 hectares, l’ouvrier sert surtout à faire le lien entre deux lignes de production et pour le contrôle des réglages. Seules quelques tâches de vérification de la qualité, qu’un robot ne peut pas faire, sont encore manuelles.

« L’automatisation nous a permis de réduire la main-d’œuvre par deux », commente Gu Kaixin, en charge de la sécurité du moulage, la première étape dans la fabrication de panneaux solaires. Ailleurs dans l’usine, ce sont d’immenses bras qui soudent 24h/24, ou encore qui coupent, nettoient et polissent les carreaux qui forment un panneau solaire.
Lire la suite

Le bonheur au travail

La crise économique touche le monde entier, mais dans ce magma de déprime, il existe cependant des entreprises où règne le bonheur. Dans ce film-enquête, nous suivons les salariés pour comprendre les recettes du bonheur dans les secteurs d’activités les plus divers et découvrir des solutions innovantes qui permettent de recréer la confiance, la liberté et la créativité dans le monde du travail.

Aujourd’hui, le niveau d’éducation de plus en plus élevé et la révolution numérique changent la donne. Les salariés, formés et informés, ressentent vivement la frustration d’être considérés comme des pions au sein d’organisations qui peinent à s’adapter à une concurrence mondialisée ou dans un service public dont l’orthodoxie budgétaire impose sans cesse de nouvelles réductions d’effectifs.

Qu’y a-t-il de commun entre le Ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques? Toutes sont des entreprises « libérées », des entreprises dans lesquelles les employés ont la complète responsabilité de décider ce qu’ils jugent pertinent pour effectuer leur travail.

Ces différentes histoires, positives et réjouissantes, mettent en avant certaines constantes : arrêt du système pyramidal, pratiques égalitaires, suppression des contrôles et des chefs, partage de l’information. Puissent-elles en inspirer d’autres.