États-Unis/Chine : Puissances comparées

Objet de fantasme, l’essor de la Chine sur les plans économique, militaire et technologique soulève de nombreuses questions: jusqu’où ira-t-elle ? Parviendra-t-elle à dépasser les États-Unis pour devenir la première puissance mondiale ? Le dessous des cartes évalue et compare les puissances chinoise et américaine.

Diabète et obésité sont de puissants freins à la croissance mondiale

Selon une étude de Morgan Stanley (en anglais), 18,2 % de la croissance du PIB réel devrait être perdue en moyenne par les pays de l’OCDE sur 20 ans à cause de maladies liées au sucre. Le Chili et les États-Unis seraient les plus touchés.


“Vivre gras, mourir jeune”

Si le diabète promet d’être un marché prospère pour les big pharmas (50 milliards de dollars soit 46 milliards d’euros en 2020), il sera ravageur pour la croissance de nombreux pays. C’est en tout cas ce que pronostique Morgan Stanley dans une étude publiée le 18 mars.

La banque estime ainsi que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera perdu chaque année en moyenne à cause du diabète et de l’obésité, et ce jusqu’en 2035. Au total cela représenterait une perte moyenne de 18,2% de la croissance du PIB réel (ajusté avec les prévisions d’inflation ou de déflation, ndlr)  de ces pays sur 20 ans.

Quant à la croissance des BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud), si elle est estimée à 4,5% par an jusqu’en 2035, elle devrait tomber à 4,2% en prenant en compte les impacts des problèmes liés au sucre.
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La face sombre du Royaume-Uni : “Contrat zéro heure à Londres”

Très controversés au Royaume-Uni, les « contrats zéro heure » – qui ne garantissent aucune sécurité d’emploi, ni de salaire – sont au cœur des élections britanniques. Reportage de notre série sur le côté obscur du Royaume-Uni.

« Je pensais que ça serait plus facile », confesse d’emblée Julie, une jeune Française de 21 ans, au visage poupon, arrivée au Royaume-Uni il y a deux mois. « J’aimerais vraiment rester ici, mais je suis épuisée », ajoute-t-elle en souriant comme si elle voulait cacher sa fatigue sous un voile de légereté. En foulant le sol britannique, Julie s’est rapidement familiarisée avec le fameux « zero hour contract », littéralement « contrat zéro heure », qui remporte autant de succès que de critiques.

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Bon premier mai !

Les financiers et les marchands qui dirigent le monde veulent imposer, par le biais des pantins qu’ils mettent au pouvoir pour gérer les affaires, un recul de l’âge de départ en retraite.

Mais ce qu’ils ne disent pas, c’est que l’espérance de vie en bonne santé n’est que de 63 ans. Ce qu’ils nous proposent donc, avec cynisme, c’est de travailler jusqu’au seuil de la mort.

L’espérance de vie en bonne santé (à la naissance), ou années de vie en bonne santé (AVBS), représente le nombre d’années en bonne santé qu’une personne peut s’attendre à vivre (à la naissance). Une bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités (dans les gestes de la vie quotidienne) et l’absence d’incapacités.

L’AVBS est un indicateur d’espérance de santé qui combine des informations sur la mortalité et la morbidité. Les informations utilisées pour son calcul sont des mesures de prévalence (proportions) de la population d’un âge spécifique étant dans des conditions de bonne ou mauvaise santé et des informations de mortalité par âge. Il est aussi appelé espérance de vie sans incapacité (EVSI).

INSEE

Ça y est, les entreprises commencent à implanter des puces électroniques dans le corps de leurs employés

Une entreprise suédoise a fait greffer à certains de ses employés une puce d’identification sous la peau. Derrière cette initiative vraiment étrange, Epicenter dit vouloir « faciliter la vie » de ses employés. Ils peuvent par exemple passer les portiques de sécurité ou payer leurs repas à la cafétéria plus simplement. Pourtant, certains s’inquiètent d’une telle technologie. En effet, cette puce pourrait devenir un outil de contrôle et de surveillance. DGS vous en dit plus sur ce projet qui fait polémique. 

Finis les badges, les cartes, les clés et les codes, la société Epicenter a trouvé LA solution pour simplifier la vie très compliquée de ses employés. L’entreprise a décidé d’équiper ses employés (volontaires bien sûr) de puces RFID. Ce dispositif, qui a la taille d’un grain de riz, est implanté sous la peau de la main. Les puces RFID sont des puces électroniques qui contiennent entre autres un identifiant et des données complémentaires.

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La piste du corporatisme

Dans le cadre d’un prochain entretien sur le corporatisme organisé par le Cercle Henri Lagrange (du nom de ce jeune militant royaliste d’Action Française, devenu « le prince du Quartier Latin » avant d’aller mourir sur le front en 1915), je me suis plongé dans les archives de la presse royaliste « sociale » et dans la documentation, au-delà du petit monde monarchiste, sur ce qu’ont été les corporations et les idées corporatistes dans l’histoire, en France comme chez certains pays voisins : c’est à la fois passionnant et très instructif, même s’il reste encore beaucoup à étudier et à dire sur ces sujets-là, en fait peu connus du grand public mais aussi des militants monarchistes eux-mêmes.

Thomas III de Saluces – La Foire (Atelier du Maître de la Cité des Dames)

Pourquoi ce manque d’intérêt sur le corporatisme, alors même qu’il peut apparaître, mieux qu’une « troisième voie », comme une juste voie sociale, conciliant production de richesses et protection des producteurs, en particulier des ouvriers et des paysans mais aussi des chefs d’entreprise, harmonisant le souci environnemental avec la qualité du travail et de ses fruits matériels, et évitant les pièges d’un libéralisme sans frein et ceux d’un étatisme stérilisateur ?

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Immigration : Les hommes invisibles

Souvent on ne lui répond même pas. Tout juste si on lui jette un regard. Zahir, 26 ans, originaire du Bangladesh, est l’un de ces vendeurs de fleurs à la sauvette qui écument les terrasses des restaurants des grandes villes.

De l’appartement qu’il partage avec dix compatriotes aux longues soirées pendant lesquelles il essuie des centaines de refus plus ou moins polis, en passant par la boutique où il s’approvisionne clandestinement en roses, des journalistes ont partagé le quotidien de Zahir.

Durée de la journée de travail au Moyen-Âge

En matière de durée de la journée de travail, l’idée qui paraît animer les règlements du XIIIe siècle et qui se justifie par des considérations de bon sens, d’humanité et d’intérêt professionnel sainement entendu, est la suivante : il n’est ni juste, ni avantageux de surmener l’ouvrier ; la fixation de la journée de travail ne doit donc pas être abandonnée à l’arbitraire des patrons, mais doit au contraire être réglementée par les statuts de chaque corporation, conformément à l’équité et aux usages

Cette idée admise, il restait à déterminer les limites de la journée de travail. La presque unanimité des statuts en fixe le commencement au lever du soleil ou à l’heure qui suit ce lever. Pour beaucoup de métiers, le signal précis de la reprise du travail était donné par le son de la corne annonçant la fin du guet de nuit. En revanche, le travail ne finissait pas à la même heure pour tous les métiers. Parfois, il ne se terminait qu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire à une heure variable selon les saisons. Parfois, au contraire, le signal de la cessation du travail était donné par la cloche de l’église voisine sonnant complies, ou par le premier crieur du soir comme pour les batteurs d’archal ou les faiseurs de clous. D’autres métiers quittaient l’ouvrage plus tôt encore, à vêpres sonnées : ainsi des boîtiers et des patenôtriers d’os et de corne.

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Une prime d’activité pour les moins de 25 ans

Un chèque mensuel pourrait être versé aux moins de 25 ans qui travaillent. Un encouragement en forme de prime avec pour objectif de renforcer l’incitation à travailler. François Hollande veut redonner du pouvoir d’achat aux jeunes travailleurs avec la prime d’activité.

Elle concernerait les moins de 25 ans qui gagnent jusqu’à 1 400 euros net/mois. Un célibataire travaillant à temps plein au Smic pourrait toucher chaque mois 130 euros net de prime d’activité. Un million de jeunes devraient bénéficier de la prime d’activité à partir de l’an prochain.

Les étudiants et les apprentis sont, pour le moment, exclus du dispositif, mais François Hollande envisagerait de les inclure. Le coût estimé de la prime d’activité avoisine le milliard d’euros. Un nouveau dispositif qui s’ajoute à une série d’autres mesures déjà en place, comme les emplois d’avenir et les contrats de génération.

Ces retraités qui font le choix de reprendre le travail

Secrétariat, gardiennage, petits travaux : 500.000 retraités ont fait le choix de reprendre une activité cette année, soit quatre fois plus qu’il y a six ans. La motivation ? Le désir d’être utile, l’envie de changement ou le besoin d’argent. Des sexagénaires se lancent même dans la création d’entreprises.

États-Unis : Légalisation du cannabis au Colorado, un bilan en demi-teinte

Le 1er janvier 2014, le Colorado est devenu le premier État américain à légaliser le cannabis à des fins récréatives. Un an après, le bilan est mitigé. Les comptes sont dans le vert grâce aux taxes, 18.000 emplois ont été créés et la criminalité est en baisse.

Mais la police et les hôpitaux doivent composer avec un afflux d’empoisonnements, y compris chez des enfants.

Allemagne : Le pays recherche à l’étranger sa main d’oeuvre

L’Allemagne n’a pas assez de main d’œuvre qualifiée et ce problème va s’intensifier dans les années à venir. Le pays vieillit et il manquera 6,7 millions de personnes sur le marché de l’emploi d’ici dix ans.

Pour y remédier, Berlin veut instaurer une nouvelle culture d’accueil, voire même un système d’immigration sur le modèle canadien avec une grille de points permettant de présélectionner les candidats les plus qualifiés.

Danièle Linhart : « Taylorisme et management moderne, même combat »

À première vue, il n’y a pas de point commun entre la logique du management moderne et celle qui a prévalu dans le taylorisme. La première mise tout sur la subjectivité, la personnalité des salariés et tend à « psychologiser » les rapports de travail. La seconde, inspirée par Taylor, le père de l’organisation scientifique du travail, a aliéné des générations d’ouvriers, les condamnant à être des robots strictement astreints aux tâches et consignes, niant leur être, leur état d’esprit, leurs états d’âme, leurs savoirs.

Et pourtant, malgré les contrastes apparents, c’est la même orientation qui prime pour mieux dominer et accroître les rentabilités : celle d’une déshumanisation systématique des travailleurs d’hier et d’aujourd’hui. Dans un ouvrage paru aux éditions Érès, “La Comédie humaine du travail, la sociologue du travail” Danièle Linhart, directrice de recherche émérite au CNRS, membre du laboratoire Cresppa de l’université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, en fait une brillante démonstration.

On constate au fil des pages combien le taylorisme est bien vivace dans les entreprises modernes. Derrière la mascarade de la subjectivité, ces dernières continuent de déposséder de leur métier, leurs expériences les salariés confrontés à de plus en plus de situations de mal-être et de « risques psychosociaux ».

Danièle Linhart invite même à se méfier des employeurs qui, dans « une stratégie du bonheur », se proposent de prendre en charge la vie quotidienne intime des salariés pour les délester des tâches de conciergerie ou autre, afin qu’ils puissent s’adonner au travail dans les conditions les plus optimales.

Car à la dépossession du métier, au travail qui perd son sens, épuise, s’ajoute la mainmise sur la vie privée de l’employé qui, constamment mis à l’épreuve par ses dirigeants, doute de sa propre valeur et de sa légitimité.

« Le métier rend libre »

Daniel Testard est un boulanger atypique. Il ne travaille que deux jours par semaine pour pouvoir s’occuper de son jardin, pratiquer le chant et la musique, écrire et s’exercer à la méditation. Il ne vend pas lui-même son pain : il fait confiance à ses clients qui paient directement leurs achats, dans une corbeille.

Il récupère l’eau de pluie, qu’il filtre et incorpore aux farines de blé anciens, biologiques, qu’il se procure illégalement. « J’ai toujours résisté à l’idée que soit on augmente son chiffre d’affaires, soit on disparaît. » Une pratique construite depuis 30 ans, à Quily, dans le Morbihan, qui vise à bâtir une vie harmonieuse où le travail n’aliène pas mais rend libre.

Un petit livret à la couverture orange, une impression ancienne, un objet que l’on a envie de garder précieusement. Il l’a écrit il y a quelques années, après avoir réinventé son métier. Parce que la formule vaut le coup d’être dupliquée, il voulait la partager… Avec son idée, il est possible de retrouver des commerces dans les villages, de la vie dans les campagnes. Des artisans qui sont heureux et qui ne manquent de rien.

À la base, il y a beaucoup d’envies : être proche de sa famille, produire sa nourriture, avoir du temps pour soi, écrire, avoir deux mois de congé l’été pour partir. La solution, il l’a inventée à partir de ces idées-là. Et au final, cela correspondait bien à son métier passion, à son métier d’origine, la boulange.
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Combien de Français sont-ils victimes de burn-out ?

Trois millions de personnes en France sont au bord de l’épuisement professionnel, soit 12% de la population active. Le burn-out est une maladie qui ne cesse de progresser.

Benoit Hamon a proposé ce dimanche de l’inscrire au tableau des maladies professionnelles afin de responsabiliser davantage l’employeur.

44% du temps passé sur internet au bureau se fait à des fins personnelles

Internet est un outil fantastique. Il a même changé nos vies. Sur le plan personnel et professionnel. Mais comment l’utilise-t-on au bureau, justement ? Le cabinet Olfeo s’est penché sur la question et les résultats de son enquête risquent de ne pas plaire à votre employeur. Pas du tout, même.

Mais avant d’aller plus loin, encore faut-il préciser le cadre de l’enquête. L’étude a été menée dans cinq pays européens, et plus précisément en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le cabinet a compilé les données d’une centaine d’entreprises de tailles variables représentant à elles seules plus de 150.000 collaborateurs.

D’après cette étude, les salariés passeraient en moyenne 1h53 sur le web chaque jour. Sans surprise, toutes les consultations ne seraient pas faites à des fins professionnels. En réalité, le surf personnel représenterait même 44% du temps passé sur Internet, ce qui représente environ 50 minutes par jour et… 25 jours par an.

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Norvège : Vivre à Vardø

Les habitants de Vardø, dans l’extrême nord de la Norvège, se battent contre le manque de travail. En dix ans, la petite ville a vu émigrer la moitié de ses habitants. Pourtant, tous ne capitulent pas.
Anita Remme aime sa ville et pour rien au monde elle ne la quitterait. Animée par un enthousiasme communicatif, l’idée lui est venue de créer un festival de batailles de boules de neige ! Dani, une vingtaine d’années, vient de se faire licencier : difficile pour lui de trouver la motivation pour se lever le matin.

De son côté, Valter Thor, le plombier, essaie tant bien que mal de faire vivre son entreprise. Il a un objectif : décrocher le marché de l’école située face à ses bureaux…

Le casse-tête de la croissance

Le monde est confronté à un dilemme majeur. Si une croissance économique rapide, comme celle des 50 dernières années, est essentielle au développement, nous savons aussi aujourd’hui qu’elle peut avoir des conséquences néfastes, en particulier pour l’environnement. Comment pouvons-nous équilibrer les impératifs de la croissance et du développement avec la nécessité de garantir la durabilité ?

La croissance sans précédent du revenu par habitant au cours des vingt dernières années a sorti plus d’un milliard de personnes de l’extrême pauvreté. Dans les pays en développement, l’espérance de vie a augmenté de 20 ans depuis le milieu des années 1970 et le taux d’analphabétisme des adultes a été réduit de moitié environ ces 30 dernières années.

Mais cette croissance économique rapide a exercé d’énormes pressions sur l’environnement. Elle a de plus été accompagnée d’inégalités croissantes des revenus qui ont aujourd’hui atteint des niveaux historiques dans plusieurs pays (même si entre les pays mêmes, ces inégalités se sont atténuées). Dans ce contexte, l’on pourrait défendre l’idée qu’une croissance plus lente serait bénéfique pour le monde.

Dans ce cas, la solution est en vue. Selon un nouveau rapport publié par le McKinsey Global Institute (MGI), le vieillissement démographique et la baisse du taux de fertilité dans plusieurs régions du monde pourraient considérablement freiner la croissance mondiale au cours du prochain demi siècle.
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Marine Le Pen et ses économistes pris au piège de la sortie de l’euro

En quête de crédibilité, Marine Le Pen s’est entourée d’un cercle restreint d’experts chargés d’élaborer un programme dont le pilier est la sortie de l’euro. Un credo qui l’empêche aujourd’hui d’élargir son électorat à droite.

Marine Le Pen en compagnie du vice-président du Front national, Florian Philippot. C’est sous l’influence de cet ancien énarque que la sortie de l’euro est devenue une formule phare du FN.

C’est un petit cercle hétéroclite qui apparaît rarement sur le devant de la scène. Au Front national, où l’économie a encore peu de spécialistes, ses membres font figure d’experts, avec leurs PowerPoint et ces argumentaires chiffrés qu’ils font remonter régulièrement à Marine Le Pen.

Il y a encore quelques années, l’immigration, l’identité, la sécurité, ce triptyque à succès de l’extrême droite, ouvraient plus sûrement aux idéologues la porte du chef. Mais depuis que la présidente du FN a poussé la mondialisation, l’Europe et la « France des oubliés » au cœur de son programme, ce petit groupe d’anciens cadres de banque, de gestionnaires d’entreprise − qui s’enorgueillit de compter en son sein un HEC et un énarque −, a pris une nouvelle importance dans un parti en quête de crédibilité.

« L’économiste en chef du FN, c’est lui », assure avec une pointe d’ironie un cadre du « Carré », le siège du FN à Nanterre, en désignant un petit homme mince et sec. Bernard Monot, 52 ans, toujours entre Paris, Bruxelles et Strasbourg où il est député européen, ne dément pas. Il est bien le chef de file du « CAP éco », ce comité d’action présidentielle chargé de l’économie et censé préparer Marine Le Pen à l’exercice du pouvoir.
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Zoom sur ces retraités qui travaillent

À cause de pensions insuffisantes, les retraités sont de plus en plus nombreux à retourner travailler pour arrondir les fins de mois. En France, environ 400.000 retraités continuent à travailler, un chiffre qui a doublé en cinq ans.

Toutefois l’âge de ces nouveaux travailleurs est parfois un plus : les employeurs misent sur leur savoir-faire et leurs longues années d’expérience. Certains pensent désormais travailler toute leur vie…

Royaume-Uni : Malgré la reprise économique, le pays est touché par la faim

En 2013, l’ONG Oxfam estimait que 2 millions de Britanniques étaient mal-nourris, et qu’un parent sur six se privait de nourriture pour mieux subvenir aux besoins de sa famille. Aucune région n’est épargnée, pas même la riche ville de Londres, qui compte à elle seule quelque 90 banques alimentaires.

Mais pourquoi le Royaume-Uni se tord-il ainsi de faim ? Comment ce pays qui affiche une insolente reprise économique dans une Europe n’en finissant pas d’être affectée par la crise peut-il porter en son sein des habitants qui ont de plus en plus de mal à se nourrir ?

Fin 2013, un rapport sur la faim et l’insécurité alimentaire au Royaume-Uni, mené par des parlementaires de tous bords a pointé la forte augmentation des prix des denrées alimentaires et du fioul domestique, à un rythme plus rapide que celui de la hausse des salaires et que celui de l’inflation.

Robert Clarck est un homme qui en impose. Un bon mètre 90, des tatouages bigarrés qui courent le long de ses bras, une voix de stentor qu’il déroule dans une parole rapide et gouailleuse. Pourtant, ce mercredi frisquet d’avril, Robert Clarck n’en mène pas large. C’est la deuxième fois qu’il se rend dans la food bank de son quartier, terme que l’on traduirait littéralement par « banque alimentaire » si l’expression reflétait vraiment l’esprit du lieu.
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La prime à la beauté

Existe-t-il une prime à la beauté ? Faut-il être beau ou belle pour décrocher plus facilement un travail ou encore pour obtenir une bonne table au restaurant ? Enquête sur les privilèges liés à l’apparence physique.

La façon dont on se perçoit physiquement influence notre sentiment d’appartenance à une classe sociale, au même titre que l’importance de son patrimoine, ou son statut professionnel.

Jacques Attali : « Je rêve d’une société sans retraite »

C’est un signe qui ne trompe pas : il collectionne les sabliers. Jacques Attali, économiste et écrivain, estime que la réduction du temps de travail est un échec de la société industrielle. Ses proches savent avec quelle minutie celui-ci organise son temps, une notion qui le rend philosophe. « Le temps ne passe pas, il n’y a que nous qui passons », affirme-t-il.

Pourquoi collectionnez-vous les sabliers ?

Le sablier est un objet intéressant : le verre c’est du sable, un sablier n’est que du sable, qui renvoie à la mer… d’où tout vient. La collection elle-même est un rapport au temps, un moyen d’aller contre la mort.

Comment s’organise votre quotidien ?

Je n’ai pas de quotidien, ni de routine, aucune de mes journées ne ressemble à la suivante ou à la précédente. Je dors peu et j’ai pour habitude de me lever tôt. Si je mène des activités de natures différentes, ma principale obsession est d’avoir du temps libre et de la solitude, de ménager du temps pour l’inattendu, pour lire, écrire ou faire de la musique. Certains dorment peu et ne font rien de leur journée, donc dormir peu n’explique pas tout, c’est l’intensité du temps qui compte.

Comment faites-­vous pour concilier obligations et moments de solitude ?
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Allemagne : Les ratés du salaire minimum

Le salaire minimum est entré en vigueur en Allemagne le 1er janvier. Cette réforme phare du gouvernement d’Angela Merkel est cependant largement contournée, dénonce l’hebdomadaire Die Zeit, laissant les travailleurs pauvres dans leur précarité.

Après dix ans de négociation et un “débat honteusement longdénonçait Der Spiegel, le salaire minimum est enfin arrivé en Allemagne le 1er janvier. La “lanterne rouge de l’Europe” – terme rarement employé pour qualifier le pays d’Angela Merkel et de la première économie du continent – rattrapait enfin son retard.

Mais le tableau que dresse l’hebdomadaire Die Zeit dans sa grande enquête publiée le 5 mars et intitulée : “Tout simplement exploité. Le conte de fée du salaire minimum”, laisse peu de place à l’optimisme.

Si Berlin a officiellement adopté un salaire minimum (8,5 euros brut de l’heure) à compter du 1er janvier 2015, des pans entiers de l’économie allemande ne l’appliquent pas, ou bien, plutôt, le contournent. Au premier rang desquels les secteurs de l’hôtellerie, de l’entretien, de la grande distribution ou du BTP.

Les quatre journalistes qui signent cet article ont interrogé des travailleurs qui, malgré le changement de législation, continuent à être sous-payés.
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Génération Z : comment manager le futur ?

Nous avons vu qui était et ce que voulait la génération Z, impulsive, digitale et nomade. La question qui se pose maintenant est : comment accueillir ces futurs employés sur le marché du travail ? Comment gérer les travailleurs du futur ? Frontières floutées, polyvalence démesurée et culture du partage, voici un article pour tout savoir sur les façons de manager les moins de 20 ans.

Un encadrement différent

Manager la génération Z va demander des améliorations au niveau du management. Ceux quasiment nés avec un smartphone à la main vont être plus coriaces à dompter que la génération Y…

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Japon : Réduire les heures supplémentaires pour relancer la consommation

Le gouvernement de la péninsule nippone met en avant l’argument social pour pousser les salariés japonais à ne pas rester trop longtemps au bureau. Mais il espère également “rendre la croissance durable” avec cette mesure.

Une trop grande présence au travail, au détriment de la vie familiale et sociale. Alors que les salariés japonais ont la fâcheuse habitude de s’éterniser au bureau, le Premier ministre Shinzo Abe veut changer les choses. Le gouvernement va ainsi demander dès cet été aux fonctionnaires d’État d’avancer leur heure d’arrivée et de se sauver vite le soir. Lors d’un point presse vendredi 27 mars, le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga explique cette décision :

“Nous aimerions inciter les gens à modifier leurs habitudes” afin qu’ils “commencent à travailler tôt le matin et puissent passer leurs soirées avec leur famille et amis”.

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Agent d’environnement : Un métier pour protéger la nature

Agent d’environnement, un métier qui attire mais où il y très peu d’élus. En France, ils seraient à peine 2000. Leur rôle, protéger les parcs naturels.

Pour faire ce métier, il faut passer un concours très sélectif. Dans le parc naturel marin d’Iroise, ils ne sont que onze privilégiés à exercer leur passion.

Considérations éthiques à l’ère du journalisme robotisé

Dimanche soir, les robots-journalistes du journal Le Monde produiront – comme la semaine dernière *- résultats et fiches d’élections par milliers, très rapidement. Cette initiative arrive après celle de l’agence américaine Associated Press (AP) laissant depuis quelques semaines des machines écrire les résultats financiers ou sportifs.

Car les journalistes sont enfin disponibles pour des tâches plus gratifiantes, à plus forte valeur ajoutée. Vérifier, donner du sens, notamment. Ce qu’on leur demande, d’ailleurs !

Il n’empêche ! Des questions légitimes, souvent éthiques, se posent. Tom Kent, directeur adjoint de la rédaction d’AP, responsable des standards d’écriture et des guides de style de l’agence de presse, vient d’en lister 10.

1 – Les données d’origine sont-elles fiables ?
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Court-métrage: “Lost Cubert”

Sur le sentiment d’enfermement que l’on peut parfois ressentir au travail, un court-métrage d’animation réalisé par Jim Schmidt, Felix Fischer et Carolin Schramm donne un point de vue intéressant. Un enfermement géométrique, répétitif, et hypnotique vécu par un personnage littéralement enfermé autour d’un bureau cubique dont il est prisonnier, condamné à effectuer les mêmes tâches.

Les jeunes diplômés peinent à décrocher leur premier emploi

Selon une enquête Ifop pour Deloitte, 49% des jeunes diplômés de niveau Bac à Bac+5 depuis moins de trois ans étaient toujours en recherche d’emploi en janvier 2014. La plupart du temps il faut plus de six mois, des stages et une centaine d’envoi de CV pour décrocher un premier travail.

Qatar : Vinci accusée de travail forcé

Marie-Laure Guislain, avocate de l’association Sherpa a dénoncé les conditions de travail imposées aux ouvriers immigrés au sein de QDVC, filiale de l’entreprise Vinci au Qatar.

La société confisque les passeports des migrants et les prive d’une liberté d’aller et venir. Ils travaillent 13 heures par jour et sans protection, notamment pour le soleil“, a-t-elle indiqué. Yannick Garillon, directeur général de l’entreprise de QDVC a invité les ONG à “venir visiter les installations” et souhaite “coopérer pour aller vers le mieux“.

États-Unis : Le krach des campus

Aux États-Unis, une année d’université peut coûter jusqu’à 50 000 euros par an. Pour financer leurs études, des jeunes Américains s’endettent puis remboursent dès qu’ils commencent à travailler.

Mais depuis la crise, le chômage frappe les jeunes diplômés et le système se grippe. Incapables de rembourser ces prêts aux taux élevés, beaucoup d’étudiants commencent leur vie déjà ruinés.

L’entreprise et les femmes

Ce film nous plonge au cœur d’une formation au sein du groupe Auchan qui doit permettre aux femmes d’accéder à des postes à responsabilité, postes qui leurs sont encore trop souvent inaccessibles.

Isabelle Bonnet-Murray, la réalisatrice, a suivi pendant 9 mois un groupe de femmes qui ont participé à cette formation. Entre vie privée, vie professionnelle, machisme, préjugés et autocensure, le chemin est long pour réaliser ses ambitions quand on est une femme.

Burkina Faso : L’homme qui voulait déplacer la montagne

A Ouagadougou, capital du Burkina Faso, au cœur d’une carrière de granit, des centaines de famille travaillent sans répit dans un immense trou béant.

Chaque jour, du lever au coucher du soleil, les hommes concassent à la masse des blocs de roche, puis les femmes, les vieillards et les enfants réduisent à leur tour, à coups de burin, la matière en cailloux. Tout se vend, même la poussière.

Le documentaire de Jean-François Delassus met en lumière l’exploitation originale de cette carrière qui appartient à tous et à personne, autogérée par les chefs des familles qui sont venues travailler ici de leur plein gré.

Suisse : Des semaines de 45 heures sans hausse de salaire

L’envolée du franc suisse en janvier dernier a obligé les entreprises à augmenter le temps de travail. Depuis cette décision de la Banque Nationale, le franc suisse a gagné 12% par rapport à l’euro.

Conséquences ? Cela renchérit le prix des produits suisses vendus en Europe et les entreprises suisses sont moins compétitives.

La tyrannie de la vitesse

Nos sociétés ont accéléré la cadence. Accélération technique, accélération des rythmes de vie, accélération des changements sociaux. Comment en sommes-nous arrivés là ? Et si on prenait le temps de penser nos vies…

Des journées trop chargées, à se dépêcher, à courir, pour tenter d’effectuer ce qui, en se couchant, restera à faire. À terminer demain. « Il faudrait allonger les journées ! », dit une collègue. « Le temps passe trop vite ! », se plaint l’autre. « On vit comme des dingues », renchérit la troisième.

« Vous les Occidentaux, vous courez vers la mort ou quoi ? », m’a un jour demandé un Sénégalais. Avant de me conseiller, en wolof : « Danke, danke »(« doucement, doucement »). « Être affamé de temps ne provoque pas la mort, rassurent John Robinson et Geoffrey Godbey, mais, comme l’avaient observé les philosophes antiques, empêche de commencer à vivre (1). » L’existence pleine a besoin de temps pour se déployer.

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Malades du travail, le syndrome d’épuisement professionnel

Selon l’OCDE, un salarié sur cinq est atteint de troubles psychiques liés au travail. Mais le syndrome d’épuisement professionnel, communément appelé burn out, n’est toujours pas reconnu comme maladie à part entière. Est-ce un phénomène de mode, un mal imaginé par des salariés qui se voudraient indispensables ?

En interrogeant des médecins, des chercheurs et des patients chez qui a été posé le diagnostic d’épuisement professionnel, les réalisateurs de ce documentaire dressent un état des lieux très précis : comment le burn out s’installe-t-il ? Comment se traduit-il ? En quoi se distingue-t-il de la dépression ? Où en est la recherche ? Peut-on établir un diagnostic certain ? Et surtout, comment sortir de cet effondrement qui rend l’individu inapte au travail et à toute vie familiale et sociale normale ?

Réalisé par Manfred Baur et Hannes Schuler (Allemagne – 2011)

Patronne au foyer

Agnès Beuchet a fait un choix de vie peu commun. Cette maman a préféré démissionner d’un poste de cadre et créer son entreprise pour travailler depuis chez elle…

Une organisation qui lui permet de concilier plus facilement vie de famille et carrière. De plus en plus de femmes prennent la même décision.