Europe : « La fin du travail »

L’agence européenne de statistiques Eurostat a publié lundi les chiffres du chômage pour janvier. Même s’ils n’ont jamais été aussi bons depuis le début de la crise financière en 2007, ils indiquent tout de même que près de 24 millions de personnes sont sans travail au sein des 28 États-membres de l’UE. Dans la zone euro, on recense 18 millions de chômeurs.

Les plus faibles taux de chômage dans la zone euro sont enregistrés en Allemagne (4,7%) et en Autriche (4,8%); les plus élevés sont en Grèce (25,8%) et en Espagne (23,4%).

Par rapport à l’année dernière, les chiffres du chômage ont diminué dans 24 États membres. L’Espagne, l’Estonie et l’Irlande ont enregistré les plus fortes baisses. En Belgique, c’est le statu quo, tandis que Chypre, la Finlande et la France ont enregistré une hausse du chômage.

Dans la zone euro, en moyenne, on compte actuellement 11,2% de chômeurs parmi la population active. La moyenne au sein des 28 membres de l’UE s’établit à 9,8%.
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Bulgarie : « Nous sommes les esclaves modernes de l’Europe »

L’association des syndicats bulgares a annoncé vendredi que 600.000 Bulgares, soit près d’un quart de la population active du pays, gagnaient moins que l’équivalent de 200 euros par mois en travaillant à plein temps.

« Travailler du matin au soir et ne pas gagner assez d’argent à la fin du mois pour se payer la nourriture, l’électricité et le chauffage: c’est exactement la définition de l’esclavage. Ces 600.000 personnes sont les nouveaux esclaves de l’Europe. Ils ne vivent pas dans la pauvreté parce qu’ils sont paresseux, ou qu’ils ne sont pas formés, mais parce que leur travail ne coûte que quelques cents pour leur employeur.

Et même s’ils sombrent davantage dans la pauvreté, leurs employeurs continuent de s’enrichir.
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Quand les humains n’auront plus besoin de postuler [Rediff.]

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

Potagers de Marcoussis (91) : Une initiative solidaire

Au sein des potagers de Marcoussis, des personnes en grande difficulté cultivent onze hectares de terre. L’initiative existe maintenant depuis 15 ans et a fait ses preuves. Toutes les personnes qui y sont passées ont retrouvé un emploi durable.

Ici, on apprend à cultiver bio, avec des maraîchers professionnels. “Il faut être très patient, il faut réexpliquer, parfois ça rend un peu fou“, témoigne la cultivatrice Hélène Daillet.

Les apprentis travaillent 26 heures par semaine pour 850 euros net par mois. Le contrat dure un an et demi. Une stabilité qui permet de construire un avenir. Tous les quinze jours, ils ont d’ailleurs rendez-vous avec la chargée d’insertion pour définir un projet professionnel

Le bonheur au travail

La crise économique touche le monde entier, mais dans ce magma de déprime, il existe cependant des entreprises où règne le bonheur.

Qu’y a-t-il de commun entre le Ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Toutes sont des entreprises « libérées », des entreprises dans lesquelles les employés ont la complète responsabilité de décider ce qu’ils jugent pertinent pour effectuer leur travail.

Est-ce un rêve ou une réalité ? Dans ce film-enquête, nous suivons les salariés pour comprendre les recettes du bonheur dans les secteurs d’activités les plus divers et découvrir des solutions innovantes qui permettent de recréer la confiance, la liberté et la créativité dans le monde du travail.

Documentaire de Martin Meissonnier (France, 2014, 90mn)

Debout, au coeur de la crise

La France n’en finit plus de constater les ravages provoqués par la crise. Premiers touchés, ceux qui étaient déjà les plus faibles : les familles mono-parentales, les chômeurs et les personnes âgées…

Mais la crise a aussi fabriqué des travailleurs pauvres : des salariés à tous petits revenus, des intérimaires qui multiplient les petits contrats. Même les cadres ne sont plus épargnés.

Personne, aujourd’hui, n’est à l’abri. La perte d’un emploi, un divorce et tout peut basculer. C’est tout de suite la perte du logement, de la voiture, des amis… On s’isole sans savoir jusqu’où ira la chute.

Près de 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, soit moins de 800 euros par mois et par personne. Avec courage et sans tabous, des victimes de cette crise ont accepté de nous parler de leur vie.

Le “jobbing” a le vent en poupe

Pour arrondir leurs fins de mois, de plus en plus de salariés cumulent leur emploi avec des petits boulots : le phénomène du “jobbing” est en plein essor. Cuisine, jardinage, soutien scolaire, ils sont 2 millions de jobbeurs et ont le statut d’auto-entrepreneurs ou de travailleurs indépendants.

Suisse : Frontaliers, entre deux eaux

Alors que la Suisse durcit sa position sur l’immigration, portraits intimes de Français qui, quotidiennement, traversent le lac Léman pour travailler chez leurs voisins.

À quoi ressemble le quotidien de ces nouveaux “nomades” ? Comment sont-ils perçus en Suisse ? Et en France, où ils attisent souvent la jalousie ?

 

École 42 : Born to code

Les emplois les plus passionnants et dont la France a besoin sont désormais numériques. Découvrez la seule école d’informatique entièrement gratuite et peer-to-peer : 42 l’école informatique créée par Xavier Niel.

« Si la France, 5e puissance économique mondiale, tenait sa place dans le numérique, au lieu d’être 20e, elle aurait réglé le problème de l’emploi ». Le manque de développeurs ralentit dangereusement les projets de transformation de nos entreprises et freine la création de milliers d’emplois induits.

Bordeaux : Un complément alimentaire pour lutter contre le burn-out

C’est le mal des salariés. L’épuisement professionnel devrait toucher un travailleur sur quatre durant sa carrière. Mais une équipe de chercheurs bordelais vient peut-être de trouver une solution. Elle vient de mettre au point un complément alimentaire qui lutterait efficacement contre ce syndrome.

Le médicament contient de l’eleuthérocoque, une plante qui aide à s’adapter au stress, et trois autres ingrédients naturels : “De la taurine, une protéine de lait et un extrait de melon, ce sont des actifs naturels qui ont démontré depuis bien longtemps leur activité sur le stress, sur la fatigue”, précise un pharmacien.

À l’université de Bordeaux, c’est le pharmacologue Alain Jacquet qui a mené l’essai clinique. “Sur le moral, il y a eu un effet visible au bout de quatre à six semaines, plus un effet sur le bien-être, sur le sommeil, sur l’appétit”, note cet expert.

États-Unis : Les Appalaches décapitées par les marchands de charbon

Aux États-Unis, Malgré le boom du pétrole et du gaz de schiste, le charbon demeure la principale source d’énergie aux États-Unis. Pour en accroître la production, les compagnies minières privilégient désormais l’exploitation à ciel ouvert en arasant les sommets à l’explosif. Ce procédé, très utilisé dans les Appalaches, a des conséquences environnementales désastreuses. L’extraction de cette source d’énergie ravage la nature… mais fournit des emplois.

L’après-midi du 5 avril 2010, une puissante boule de feu se propage dans les galeries de l’Upper Big Branch, une mine de charbon de la Coal River Valley, en Virginie-Occidentale. Des dizaines d’hom- mes sont pris au piège. Tandis que les camions-satellites de Cable News Network (CNN) sont dépêchés, le président Barack Obama intervient à la télévision.

Cette vallée encaissée, jalonnée de villages quasi fantômes, où l’eau du robinet a l’odeur du diesel, devient le cœur du cyclone média- tique américain. Le macabre suspense prend fin au bout de quelques jours : le bilan définitif s’établit à vingt-neuf morts.

Deux stèles ont été construites à la mémoire des disparus. L’une, taillée dans le granit, représente vingt-neuf silhouettes se donnant l’accolade. Financée par l’industrie, elle est dédiée à « tous les mineurs blessés, malades, ou morts au travail». L’autre mémorial, moins ostentatoire, est visible sur le lieu même du drame : vingt-neuf casques et autant de couronnes de fleurs. Sur le sol, un message tracé à la craie par un habitant, comme un cri : « Dieu bénisse le charbon. »
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La précarité a-t-elle tué mon couple ?

Chômage, horaires décalés ou emplois du temps surchargés: et si la précarité professionnelle des jeunes de la génération Y avait un impact négatif sur leur vie amoureuse? Enquête.

Deux semaines par mois, je vis à 400 kilomètres de mon mec.” À défaut de trouver un boulot à côté de chez elle, Margot, 33 ans, mariée depuis cinq ans, est obligée de vivre la moitié du temps loin de son compagnon.

Et elle n’est pas la seule dans ce cas. Slashers, chômeurs ou travailleurs précaires, les jeunes de la génération Y ne sont pas épargnés par un marché de l’emploi difficile où le CDI se fait rare. Comment parvient-on à faire cohabiter couple et précarité quand celle-ci implique des sacrifices amoureux?

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René, 50 ans, 5 ans de chômage : ” Trop vieux, trop qualifié ”

François Rebsamen a annoncé un nouveau plan de lutte contre le chômage de longue durée. Le nombre de demandeurs d’emploi de plus d’un an et plus, n’a cessé d’augmenter, passant de 1,95 millions en 2008 à 2,42 millions aujourd’hui. Comment expliquer un tel phénomène? Reportage dans le Nord avec René, 50 ans et 5 ans de recherche d’emploi.

Le chômage à l’origine de 45.000 suicides par an dans plus de 60 pays

Le chômage serait à l’origine de quelque 45 000 suicides chaque année dans 63 pays, dont les économies occidentales, selon une étude réalisée par des chercheurs suisses et publiée mercredi dans la revue The Lancet Psychiatry.

Ce groupe de chercheurs de l’Université de Zurich souligne

la nécessité de mettre en place des stratégies spécifiques de prévention chez les chômeurs à toutes les époques, au lieu de se focaliser simplement sur les effets négatifs des crises économiques.

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Comment les drones conquièrent différents métiers

De nombreux métiers sont prêts à changer et à s’adapter pour bénéficier des avantages des drones. C’est le cas pour les copropriétaires d’un immeuble de Lyon (Rhône-Alpes). Souhaitant cibler les travaux d’isolation à réaliser, ils font appel à une société équipée d’un drone à caméra thermique.

L’engin effectue une centaine de relevés du bâtiment en trois heures de vol. Résultats : les endroits de perte d’énergie sont mieux déterminés qu’avec d’anciennes méthodes. Coût : 5.000 euros, soit 37 euros par propriétaire.Dans une carrière près de Chartres (Eure-et-Loir), un drone analyse en détail les 300 hectares des lieux. “L’intérêt du drone, c’est que ça nous donne une photo globale. (…) On peut identifier directement les endroits où ça ne va pas bien“, explique Grégoire Arranz, ingénieur de Monnoyeur.

Deux jours après, il a une carte en 3D de la carrière. La prestation coûte 7.500 euros. C’est beaucoup moins que les économies attendues sur les coûts de production. “Le capteur est 4 à 8 fois plus performant que l’œil humain“.

Grèce : Déclassés

Il y a 5 ans Alexandros était fonctionnaire à l’université d’Athènes. Aujourd’hui il n’a plus rien, tout comme Vicky, ancienne journaliste de la radio publique. A l’instar de centaines de milliers de leurs compatriotes, en quelques mois, ces Grecs ont perdu leur travail et leur logement.

Ils représentent un défi à relever pour Alexis Tsipras, le nouveau Premier ministre grec qui vient de prendre les rênes du pays.

Reportage de Sept à huit diffusé sur TF1 le 8 février 2015

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ?

On observe, par exemple aux États-Unis et au Japon depuis le début des années 2000, au Royaume-Uni depuis 2008, l’absence de hausse (ou même la baisse) du salaire réel par tête alors que l’économie est en croissance et que le taux de chômage devient très faible.

Ce nouveau fonctionnement du marché du travail, dû à la perte de pouvoir de négociation des salariés, conduit à une inflation très faible même au plein emploi. Mais est-ce un modèle économique durable ?

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ? A priori, la réponse peut être positive si : – la stagnation des salaires réels conduit à une forte hausse de l’emploi, puis, quand le plein emploi est atteint, de l’immigration ; le revenu des ménages est alors alimenté par l’emploi et non par le salaire réel par tête.

Ceci s’observe aux États-Unis et au Royaume-Uni ; – la faiblesse de la demande des ménages est compensée par une croissance rapide des exportations, avec l’amélioration de la compétitivité, entraînant aussi une croissance rapide de l’investissement des entreprises, avec aussi l’amélioration de la profitabilité.
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Saint-Paul-les-Dax (40) : Un boulanger sanctionné parce qu’il travaille trop

Dans les Landes, un artisan-boulanger va passer devant la justice parce qu’il est ouvert sept jours sur sept. L’inspection du travail l’a épinglé. Lui se dit “très en colère“.

Le patron emploie 22 personnes et respecte toutes les règles sociales, dont les deux jours de repos hebdomadaires. Les clients, eux, sont stupéfaits.

Dunlop : La cadence infernale des 4 x 8

La direction américaine de la multinationale Dunlop a exigé une nouvelle organisation du travail après le conflit social : les 4 x 8 ! Une cadence infernale qui use les corps, car les horaires changent tous les deux jours.

Avec les 4 x 8, c’est compliqué de trouver le sommeil. On est toujours stressé et la fatigue est là en permanence“, explique Johan Maréchal, qui suit ce rythme de travail depuis six ans. Ses journées commencent à 5 heures, 13 heures ou 21 heures. “Ça nous permet de vivre, mais on n’a pas le choix. Il faut bien payer nos crédits“.

Aubervilliers (93) : Quand boxe rime avec insertion scolaire et professionnelle

Un ancien champion de boxe déterminé à enseigner ce sport n’a pas oublié le travail à l’école. Il décide donc de créer un club atypique de boxe anglaise où les élèves vont apprendre la boxe tout en faisant des mathématiques.

Saïd Bennajem l’ancien champion de boxe a créé un lieu baptisé “Boxing Beats”. Pour l’aide aux devoirs, le boxeur a fait appel à Mounia, une professeure des écoles et boxeuse à ses heures.

L’installation de cette infrastructure a été possible grâce à une aide financière et matérielle accordée par la fondation Vinci. Le consortium Stade de France l’a quant à lui équipé en mobilier et ordinateurs, et s’engage en parallèle à trouver, chaque année, un emploi pour deux jeunes méritants du club.

Le vrai taux de chômage en France, c’est 19,2% !

Sans (bonne) surprise, les chiffres du chômage en France en 2014 sont mauvais. Les plus mauvais de toute l’histoire de notre pays. Un record en forme de signal d’alarme qui doit nous pousser à innover pour permettre aux 5,5 millions de personnes sans emploi de retrouver un job.

Le vrai taux de chômage en France, c’est 19,2%. Si l’on rapporte le nombre total de chômeurs à la population active, c’est bien ce taux que l’on obtient. Rendons-nous compte que 5,5 millions de personnes sur un total de 28,6 millions de personnes en âge de travailler (dans les statistiques françaises cela veut dire dès 16 ans) ne travaillent pas, en France.

Et face à cela, que fait-on ? Rien. Rien de nouveau en tout cas. Pour lutter contre le chômage, on ressort – quoiqu’on en dise – les mêmes recettes : contrats aidés, allègement de charges, formation, apprentissage… De ce point de vue là, il est effectivement juste de dire que nous avons tout essayé. Plus exactement, nous avons essayé tout ce que nous avons déjà maintes et maintes fois mis en place, relancé, rebaptisé, musclé, réorienté et que sais-je encore.

Grands plans nationaux… inefficaces
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Comment travaillera t-on dans 10 ans ?

Nos modes de travail sont à l’aube d’une révolution radicale. Une révolution susceptible de modifier en profondeur l’organisation de nos sociétés et la conception même du travail. On aspire à travailler différemment, on ressent le besoin de s’organiser autrement et partout dans le monde, des initiatives émergent et proposent des alternatives viables.

Évoluant au cœur de ces nouveaux modes de travail depuis plusieurs années et ayant la chance de pouvoir mener des recherches autour de ces questions, je vous propose un tour d’horizon des principales mutations à venir dans nos façons de travailler.

Le modèle salarié ne sera plus dominant

On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais le temps n’est pas loin où le nombre de travailleurs indépendants aura dépassé le nombre de salariés.

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Alençon (61) : Encadrée par un policier, une fonctionnaire est contrainte de partir en retraite

C’est une étrange façon de formuler ses vœux de bonne année à une employée. De retour au travail après la Saint-Sylvestre, Geneviève Godet est accueillie par un directeur de service et un policier municipal. Les deux hommes lui notifient son départ à la retraite et lui demandent de quitter les lieux.

Après 35 ans de service, cette fonctionnaire de la communauté urbaine d’Alençon se retrouve sans emploi et sans pension. Pour la collectivité locale, l’employée a atteint l’âge légal de la retraite. Problème: Geneviève n’a pas la totalité de ses trimestres.

Drancy (93) : La mairie aide les chômeurs à trouver un travail

À Drancy, en Seine-Saint-Denis, la mairie s’est transformée en cabinet de placement pour ses administrés. Ici, 17% des 60.000 habitants de la commune sont demandeurs d’emploi. Face à ce chômage de masse, la mairie a réagi en créant voilà un an et demi, une structure dédiée à l’emploi. Objectif : trouver un travail pour les chômeurs.

Le CDI n’est pas toujours synonyme de stabilité de l’emploi

Si la signature d’un contrat à durée indéterminée (CDI) se fait de plus en plus rare, elle ne signifie pas forcément que le salarié restera longtemps dans l’entreprise. Contrairement aux idées reçues, plus d’un tiers (36,1%) des CDI ayant débuté en 2011 ont duré moins d’un an, selon une étude publiée ce vendredi par la Dares, le département de statistiques du ministère du Travail.

Le premier motif de rupture est la démission : 45% des CDI signés en 2011 et rompus avant leur premier anniversaire l’ont été par ce biais. Suit la fin de la période d’essai (35%), qui peut être aussi bien de l’initiative de l’employeur que du salarié. Le licenciement ne représente qu’une portion congrue de ces départs prématurés (10%), tout comme la rupture conventionnelle 5% même si cette proportion est hausse par rapport à 2007.

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Leboncoin.fr, premier site d’offres d’emplois devant Pôle emploi

Alors que les chiffres du chômage pour le mois de décembre seront publiés ce mardi, nous vous proposons un focus sur un phénomène qui en dit long sur la situation actuelle du marché du travail.

Le site internet Leboncoin.fr, sur lequel les particuliers postent des annonces afin de vendre des meubles ou des voitures par exemple, est devenu le premier site d’offres d’emplois en France, surpassant ainsi le Pôle emploi. Comment expliquer un tel succès ? Éléments de réponse.

Le travailleur en miettes ?

Zéro stock, just in time, good practices, qualité totale, promotion par le mérite… : suivez la tendance pour comprendre la déconstruction du système de santé-sécurité au travail. Une opinion de Christophe De Brouwer, professeur de médecine du travail (ULB).

Expression entendue dernièrement présentée comme une évolution du “travail en miettes”, titre du célèbre livre de Georges Friedman décrivant des méthodes de travail parcellisées à l’extrême de concert avec l’interchangeabilité du travailleur. L’individualisation au travail était en marche depuis la fin de la dernière guerre. Suite à la demande importante de main-d’œuvre durant cette période, cette individualisation s’accompagna d’une libération dans la vie privée et de travail.

Mais à partir des années 80, la crise aidant, les impératifs productifs se déplacèrent progressivement, non plus vers la quantité, mais vers la qualité commerciale du produit, compte tenu d’un concurrence de plus en plus globalisée. La relation entre la demande et l’offre de main-d’œuvre s’inversait, et la solitude du travailleur face à ces nouvelles organisations de travail deviendra un lot commun. Cette mutation dans l’organisation du travail s’accompagna d’une demande de polyvalence du travailleur, non pas, comme on l’avait cru, pour répondre à une diminution de la division du travail (Toyotisme), mais au contraire pour accentuer les capacités de flexibilité de l’entreprise.

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Chine : “L’usine du monde” se robotise

De plus en plus chère, de plus en plus rare, la main-d’œuvre chinoise est peu à peu remplacée par des robots. Dans les bassins industriels, ce sont les autorités qui subventionnent cette mutation.

Tous les ans, dès le mois de novembre, les usines du delta de la rivière des Perles [près de Canton] et du delta du Yangtsé se mettent à rechercher frénétiquement des ouvriers. D’année en année, alors que le manque d’ouvriers s’accentue, les entreprises de ces centres industriels multiplient les annonces, et les plus grandes vont recruter jusque dans le centre du pays, dans les régions intérieures.

Mais les usines chinoises accueillent désormais en leur sein la société d’électronique Jiateng, de la ville de Shunde, décrit le sort des ouvriers non qualifiés : “Ce sont les manutentionnaires qui exercent le travail le plus pénible. Beaucoup ne restent pas plus d’une semaine. On a un taux très important de renouvellement du personnel. Dans le temps, on avait de meilleurs ouvriers, mais maintenant il y a des jeunes qui ne tiennent même pas une journée!

Les ouvriers de la nouvelle génération ont suivi au moins neuf années de scolarité obligatoire ; ce sont des enfants uniques, qui préfèrent aller travailler dans des bureaux pour 3.000 yuans plutôt qu’en usine pour un salaire de 4.000 yuans, renchérit M. Nong. De plus, les cotisations sociales et le salaire moyen ne cessent d’augmenter au fil des ans [sous la pression des revendications ouvrières et du manque de main-d’œuvre], et, robot ou pas, on manque de personnel !

Depuis 2013, la quantité de main-d’œuvre disponible est en baisse
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Séances d’ostéopathie gratuites sur les lieux de travail

Cette usine du Pas-de-Calais produit des pièces automobiles 24h/24. Des éléments de carrosserie qui ne pèsent pas forcément lourd mais qu’il faut sans cesse manipuler, en multipliant les postures. Résultat, le dos des salariés est très sollicité. Il y a un an, l’entreprise a décidé de leur proposer des séances d’ostéopathie gratuites, sans quitter l’usine.

La démarche permet aussi à la jeune ostéopathe d’élargir sa clientèle à moindre frais. Dans l’usine, la prestation comprend aussi un cours d’étirement, une fois par mois. Les salariés qui suivent ce cours sont payés en heures supplémentaires.

L’ostéopathie n’a pas encore d’impacts sur les arrêts de travail mais elle a provoqué une vraie prise de conscience chez les salariés sur la prévention du mal de dos. Chaque mois, l’usine investit 1500 euros pour l’ostéopathie.

Derrière le cliché de l’Allemagne travailleuse, le désir croissant de temps libre

Aujourd’hui, l’Europe semble s’accorder sur l’idée que la réduction du temps de travail serait néfaste à l’économie. L’Allemagne, leader économique de la zone euro, est souvent érigée en modèle. Pourtant, une certaine tranche de la population allemande semble vouloir s’orienter vers un autre modèle. Loin du cliché de l’Allemand travailleur, celle-ci exprime un désir croissant de faire plus de place à sa vie privée.

Gagner moins pour travailler moins

En Allemagne, 40% des employés seraient prêts à renoncer à une partie de leur salaire s’ils pouvaient en échange réduire leur journée de travail. Ce désir est particulièrement vif chez les cadres, dont le salaire est suffisant pour rêver à du temps libre. Plus de 60% se disent prêts à échanger de l’argent contre du temps. C’est ce que montre un sondage du cabinet de recrutement Rochus Mummert(1), basé sur plus de 1000 entretiens. Ce chiffre des 60% est révélateur d’une population qui commence à véritablement prendre conscience que l’argent ne fait pas le bonheur ; que le temps est tout aussi précieux, voire plus. Une prise de conscience qui correspond à une nouvelle tendance importante, et qui porte des noms: on parle de « life-work-balance », de « downshifting » et de « génération Y ».

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L’oligarchie et le mépris du peuple

Mais pourquoi ont-ils fait disparaître le peuple? Tel est le fil rouge du livre du journaliste Jack Dion, intitulé “Le mépris du peuple – Comment l’oligarchie a pris la société en otage“. Dans un pays qui se réclame des droits de l’homme et du citoyen, et dont l’histoire est celle des révoltes populaires, le peuple pointe aux abonnés absents. Il est banni des sphères d’un pouvoir régi par l’entre-soi de caste. Un système de monarchie républicaine permet de gouverner en ne représentant qu’une infime minorité du pays et en faisant le contraire de ce qui avait été annoncé.

Au terme d’une épuration sociale passée inaperçue, il n’y a quasiment plus d’ouvriers sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Dans les entreprises, où règnent les oligarques du CAC 40, les salariés sont exclus de toutes les prises de décision. Dans les médias, on ne parle d’eux que pour les dire rétifs aux « réformes » inévitables qu’impose une « loi du marché » devenue la nouvelle Bible. Désormais, une « prolophobie » sournoise a droit de cité. Tout ce qui vient de la France d’en bas est suspect, non digne de considération, voire subversif.

Même la notion de souveraineté populaire est jugée attentatoire à la nouvelle doxa. Dans la bouche des représentants de l’élite, le mot « populisme » est devenu l’injure suprême, comme si le simple fait d’écouter les voix d’origine populaire était un crime contre l’esprit. Quant à la France, elle est sommée d’oublier son histoire, sa spécificité, son originalité, pour s’aligner sur la mondialisation sans rivage édictée par les grands prêtres de l’Union Européenne, pour qui les nations n’existent plus.

Extrait d’un passage de son ouvrage portant le monde de l’entreprise.
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Les routiers en grève pour les salaires et les conditions de travail

Une belle pagaille sur les routes en perspective. Ce dimanche soir, dès 22 heures, les routiers entament une grève reconductible. Au programme: blocage de routes, de dépôts pétroliers, de centrales d’achat et sites industriels. Les routiers espèrent ainsi peser sur les négociations salariales avec le patronat prévues mardi et jeudi. Ils dénoncent des salaires anormalement bas.

Portrait de Thomas MFou’ou, un routier de 48 ans qui conduit chaque jour des semi-remorques, pour un salaire horaire équivalent au smic.

5.000 nouveaux postes supprimés à Air France ?

La confusion règne parmi le personnel d’Air France. Selon le quotidien le Figaro, la compagnie serait prête à supprimer 5.000 postes. Un plan nécessaire selon la direction pour ne pas voir la compagnie stopper son activité dans deux ans. Après 8 000 suppressions de postes depuis 2012, les salariés mercredi 14 janvier sont inquiets, mais pas surpris.

Le bonheur : Nouveau moteur de la croissance européenne ?

Les indicateurs traditionnels – PIB en tête -, s’ils sont efficaces pour évaluer les hauts et les bas de l‘économie à court terme, peinent en revanche à mesurer le degré de bonheur d’une société. Le moment semble donc venu de diversifier les instruments de mesure.

En plus des indices objectifs, comme le revenu disponible, un nombre croissant d‘économistes préconise l’utilisation d’indices subjectifs comme notre niveau de satisfaction dans la vie, notre espérance de vie en bonne santé, le lien social ou encore notre faculté à pouvoir choisir librement.

Selon l’économiste Jean-Paul Fitoussi, le bonheur est vendeur, il suffit d’y croire. Prenez par exemple, l‘économie verte. Si vous investissez dans les nouvelles technologies liées à l’environnement et à l‘énergie, vous allez générer des revenus, explique-t-il. Et dans la mesure où ces revenus sont redistribués équitablement, la preuve est faite que la recherche de la croissance et les besoins du plus grand nombre ne sont pas nécessairement contradictoires.

Un psychiatre plaide pour une “médecine préventive des chômeurs”

Le psychiatre Michel Debout, auteur du livre Le Traumatisme du chômage, a plaidé lundi pour la mise en place d’une “médecine préventive des chômeurs“, sur le modèle de la médecine du travail.

Il faut qu’il y ait une médecine préventive des chômeurs, comme il y a une médecine préventive du travail“, a déclaré M. Debout, lors d’une conférence de presse de présentation de son ouvrage, qui sort jeudi aux éditions de l’Atelier.

Dans son livre, il préconise une première consultation médicale “dans les deux à trois mois qui suivent la perte d’emploi”, puis un deuxième rendez-vous “à six mois” pour les chômeurs dont l’état risque de se dégrader ou “après un an de chômage” pour les autres. Enfin, un “dernier examen de prévention sera prévu deux ans après la perte d’emploi” pour orienter le chômeur, si besoin, “vers des soins au long cours”.

La médecine préventive des chômeurs “peut être le fait du médecin du travail ou d’un autre médecin, y compris généraliste, dès lors que cette intervention est pensée comme s’inscrivant dans ce moment de la perte d’emploi”, a précisé Michel Debout.
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Court-métrage: “Lost Cubert”

Sur le sentiment d’enfermement que l’on peut parfois ressentir au travail, un court-métrage d’animation réalisé par Jim Schmidt, Felix Fischer et Carolin Schramm donne un point de vue intéressant. Un enfermement géométrique, répétitif, et hypnotique vécu par un personnage littéralement enfermé autour d’un bureau cubique dont il est prisonnier, condamné à effectuer les mêmes tâches.