Suède et Norvège : Depuis 1903, un train légendaire a marqué des générations entières

Depuis 1903, ce train légendaire qui relie Kiruna, en Suède, au port norvégien de Narvik. Spectaculaire, cette ligne qui a marqué des générations entières, longe les fjords, frôle des à-pics, s’engouffre dans d’étroits tunnels.

Chine : Yunnan-Vietnam, une ligne de chemin de fer française… en Chine

À flanc de montagne, ce train traverse la province du Yunnan, à 3.000 kilomètres au sud de Pékin. Il s’agit d’un train historique.

La ligne Yunnan-Vietnam a été imaginée et construite par les Français entre 1903 et 1910. Avant, le voyage durait 25 jours. Avec le train, seulement trois jours et demi. La France voulait drainer le commerce de la Chine vers ses protectorats et colonie d’Asie du Sud-Est.

Aujourd’hui, il reste sur le tracé de cette ligne, des gares à la française qui séduisent les Chinois. Ils sont nombreux à s’y faire prendre en photo. Le long de la ligne, des ouvriers s’activent. Douanes, hangar, cantines des années 20 sont remis quasiment en l’état.

Asie : Trains ultrarapides à suspension magnétique

Le Japon tient son nouveau moyen de transport ultrarapide: le Shinkansen Maglev Train. En effet, ce train à sustentation magnétique vient de battre le record de vitesse sur rail, qui était jusqu’alors détenu par le Shanghai Maglev (MAGnetic LEVitation) Train, en atteignant la vitesse folle de 500 km/h !

Repas à bord

Enquête sur la restauration rapide servie en avion, dans le train ou en croisière. Alors qu’elle a mauvaise réputation , qu’elle est considérée comme industrielle, trop chère et sans saveur, des initiatives sont lancées. L’objectif est d’obtenir des produits plus frais au sein d’un marché d’un milliard d’euros.

Pour la classe affaire d’une compagnie asiatique, le chef étoilé Georges Blanc conçoit une cuisine raffinée. A l’aéroport de Roissy, dans la plus grande cuisine de France, 200 cuisiniers mijotent chaque jour plus de 60 000 repas. Dans le train, de nouvelles cartes de sandwichs apparaissent.

États-Unis : Les vagabonds en col blanc

Steven Bo Keeley, fantasque Américain, propose à des cols blancs en mal de sensations de vivre la vie des hobos. Il les emmène traverser les États-Unis en sautant de train en train, sur les traces des clochards célestes de Jack Kerouac. Un journaliste a tenté l’expérience.

C’est par hasard que j’entends parler de Steven Bo Keeley pour la première fois. L’idée de me faufiler dans des wagons de marchandises pour voir du pays me fascine depuis longtemps, et une amie d’Oakland, une gauchiste radicale, me parle d’un livre qui, dit-elle, pourrait m’aider à me préparer. Ce sont les “Mémoires d’un hobo” [vagabond qui voyage principalement en train] qu’elle a rencontré dans un dîner, un certain Steven Bo Keeley, qui emmène des groupes de cadres d’entreprise dans ses aventure de routard du rail. [...]

Keeley est un solitaire étrangement sociable et il est entouré d’un drôle de groupe de sympathisants qui financent  ses aventures. Sur son site Internet, entre ses articles et ses photos, il propose ses services de tour-opérateur, invitant des cadres à rompre la monotonie de leur vie de bureau pour  risquer leur vie avec lui sur le rail. Parmi les options qu’il  propose, vous pouvez choisir de séjourner dans des abris  de SDF ou de bivouaquer dans une “jungle”, les camps de  fortune des hobos.

Les moins téméraires optent pour des  excursions dans des mines désaffectées ou des randonnées  dans le désert. En échange de ces virées, les “vagabonds en col blanc” de Keeley – ils sont avocats, programmeurs, chercheurs, chefs d’entreprise ou investisseurs – l’accueillent  dans leur univers. Il a été invité par des magnats de la  finance et convié dans les luxueux chalets du cénacle des  anarcho-capitalistes à Aspen, dans le Colorado.
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Vigilance alerte attentat : quelles conséquences dans les transports ?

Le plan Vigipirate alerte attentat (détails ici), décrété mercredi 7 janvier pour l’Ile-de-France suite à l’attaque commise dans la matinée au siège du magazine Charlie Hebdo, comporte en effet plusieurs mesures visant à renforcer la sécurité. Ce dispositif pourrait avoir des conséquences sur la circulation des trains, mais aussi sur le fonctionnement des gares ou les comportements dans les métros, RER, TER et TGV. L’Ile-de-France est bien entendu concernée en premier lieu, mais pas seulement

par Olivier Razemon

Ni métro, ni RER, la route. La direction des routes d’Ile-de-France signale un pic de bouchons ce matin.

“Concrètement”, précise le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), il faut s’attendre à voir un peu partout davantage de forces de l’ordre, policiers, gendarmes et militaires en treillis. 350 militaires supplémentaires ont été dépêchés en Ile-de-France.

Gares sensibles. Cette présence devrait en particulier s’affirmer dans certains “sites sensibles” que sont les stations du RER parisien et les gares connaissant une forte affluence : Marne-la-Vallée, La Défense ou les deux gares de l’aéroport de Roissy. En 1995, plusieurs attentats avaient visé le RER, notamment à la station Saint-Michel, sur la ligne B. La SNCF annonce avoir renforcé ses effectifs dans les gares “à fort trafic”, principalement les grandes gares parisiennes.

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Cambodge : Norry, le petit train de bambous

Construit par des paysans à partir de bambous et de vieux moteurs de générateurs, roulant sur une voie ferrée désaffectée dans le nord du Cambodge, le Norry permet aux habitants de la région de maintenir une vie sociale. Sans lui, il n’y aurait ni commerce ni fêtes de famille, ni marché ni visite du médecin.

En compagnie du conducteur et des passagers, prenez place à bord de ce petit train aujourd’hui menacé de disparaître sous la pression de la compagnie nationale du rail.

L’avènement du tourisme de masse

Né à la fin du XVIIe  siècle, le tourisme est passé d’une pratique réservée à une élite à une migration saisonnière amplement partagée. Cette massification n’a pas pour autant supprimé les inégalités d’accès.

Adolf Friedrich Erdmann von Menzel : Plan de voyage

À la fin du XVIIe  siècle, Blaise Pascal écrivait que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » (Pensées). Au même moment, les jeunes aristocrates britanniques s’inquiétaient plutôt d’obtenir « une chambre avec vue » à chacune des étapes du grand tour qui les conduisait déjà jusqu’au Sud de l’Italie. Immortalisée par le roman d’Edward M. Forster, adaptée à l’écran par James Ivory (Chambre avec vue, 1985), cette étape obligée de la formation des jeunes Anglais de bonne naissance marque le point de départ du tourisme. D’un loisir jadis exclusif, celui-ci est devenu, pendant la seconde moitié du XXe  siècle, une migration saisonnière amplement partagée, sans pour autant, loin s’en faut, avoir effacé toutes les barrières sociales.

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Voyages en train et en avion : Les secrets des billets sur Internet

Certains s’y prennent à la dernière minute, d’autres plusieurs mois à l’avance. Billets d’avion ou tickets de train, une majorité de Français réservent désormais sur Internet. Crise oblige, au moment de partir en vacances, chacun choisit le meilleur prix.

Mais d’un site à l’autre, les tarifs peuvent varier du simple au double, parfois même d’une minute à l’autre. Enquête sur les rails et dans le ciel : pour un même trajet nous avons constaté 26 tarifs différents.

Des fluctuations orchestrées par les spécialistes du “Yield management”. Une stratégie commerciale inventée dans les années 80 par les compagnies aériennes américaines. Le but: optimiser la gestion des places pour en tirer le meilleur profit.

Depuis 2003, la SNCF a adopté cette pratique. Faut-il se décider très tôt pour trouver les meilleures offres? Comment faire de bonnes affaires sans tomber dans les pièges des billets en ligne?

Certaines agences de voyage n’incluent pas les frais de dossier ou de carte bancaire, pour afficher de meilleurs tarifs. D’autres sont aux abonnés absents en cas de problème. Quels sont les recours des consommateurs en cas de litige?

États-Unis : Accident impliquant un train transportant du pétrole de schiste

Un train transportant du pétrole et un autre convoi ferroviaire se sont percutés, lundi 30 décembre, dans le Dakota du Nord, un État du Midwest. La collision n’a pas fait de victimes mais a déclenché une série d’explosions spectaculaires et répandu une épaisse fumée noire sur Casselton, une bourgade enneigée à l’ouest de Fargo.

Les autorités ont dû ordonner l’évacuation de cette petite ville de 2 300 habitants. L’accident, survenu seulement à 1 km de cette localité, ne devrait pas manquer de nourrir les interrogations sur la sécurité du transport pétrolier par rail aux États-Unis, qui connaît une forte croissance liée au boom du pétrole de schiste.

Selon la Pipeline Authority du Dakota du Nord, le transport ferroviaire de pétrole y a augmenté de 67% entre octobre 2012 et octobre 2013. Cette hausse s’explique par l’essor du gisement de Bakken ces dernières années grâce à une nouvelle technique de forage. Les deux tiers de ce pétrole sont transportés par le rail.

Mais ce pétrole très léger est hautement inflammable et fait parler de lui depuis l’accident mortel de Lac-Mégantic, durant l’été au Québec. Le déraillement d’un train chargé de wagons-citernes a fait 47 morts et détruit des dizaines d’habitations. Le Bureau canadien de sécurité des transports (TSB) s’était alors interrogé sur l’opportunité de transporter par wagons-citernes ce pétrole de la région de Bakken, qualifié de “violemment explosif”.

Québec : L’explosion de Lac-Mégantic est-elle d’origine criminelle ?

La police canadienne a ouvert une enquête criminelle après l’explosion d’un train àLac-Mégantic. Le déraillement du train de 72 wagons chargés de pétrole avait été suivi d’une explosion qui a ravagé le centre de la petite ville québécoise samedi dernier. La catastrophe a fait au moins 15 morts ; 35 personnes sont toujours portées disparues.

L’inspecteur Michel Forget, chargé de l’enquête, a expliqué qu’il excluait la piste terroriste. Près de deux cents enquêteurs sont actuellement à la recherche d’indices sur place. “Je ne ferai pas de commentaire sur les indices que nous avons trouvés par c’est confidentiel“, a-t-il expliqué mais il a toutefois précisé que certains d’entre eux peuvent laisser penser à des “actes criminels“.

Samedi, les 2.000 habitants de Lac-Mégantic avaient été évacués après l’explosion. Tous ne sont pas encore rentrés chez eux puisque les autorités estiment que le périmètre n’est pas encore totalement sécurisé.


Chine : Vive la lenteur !

A la veille du XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois, qui doit marquer une transition politique majeure, la presse chinoise s’interroge sur la modernisation à marche forcée. Et si, après tout, la croissance ne faisait pas le bonheur ?

[...] Le rythme effréné du développement de la Chine est remis en cause. La croissance économique ralentit, et déjà certains économistes avertissent des risques que fait courir au pays le gigantesque plan de relance actuel. Voilà à peine plus d’un an, un accident à Wenzhou sur une nouvelle ligne de TGV inspirait à Tong Dahuan un éditorial émouvant qui reçut un large écho.

Le mot “ralentir” entrait soudain dans le vocabulaire des médias, et pour la première fois les Chinois s’interrogeaient sur la cadence infernale des mutations de leur pays.

Le modèle de croissance va dans le mur

La multiplication des plans de relance par l’investissement dans les régions aura de graves conséquences sur l’ensemble de l’économie chinoise.
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Qui veut acheter les Etats-Unis ?

Ou plutôt : “qui le veut ENCORE” ? C’est la question que pose l’économiste suisse Michel Santi.

Avec un montant total de 529 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année 2009, les ménages américains – échaudés par la crise et donc, en mal d’investissements sécuritaires – se sont révélés les plus gros consommateurs de bons du Trésor de leur pays, raflant ainsi 45% de toutes les nouvelles émissions de papiers valeurs US et contribuant, de manière décisive, à maintenir les rendements sous pression.

Quant à la Réserve Fédérale US, elle s’est montrée, l’an dernier, championne toutes catégories dans l’acquisition d’obligations émises par des instituts proches de l’Etat Fédéral (comme Fannie Mae et Freddie Mac entre autres), puisqu’elle a effectivement dépensé plus de 800 milliards de dollars à cet effet sur la même période, alors que les investisseurs étrangers, eux, ont, pour solde, écoulé pour quelques 110 milliards de dollars de ces obligations…

L’hyperactivité de la banque centrale américaine qui, prétextant les baisses de taux quantitatives, a acquis 50% des nouvelles émissions de la trésorerie américaine au deuxième trimestre 2009 et près de 30% de ses émissions au trimestre suivant, a été relayée – et soutenue – par le consommateur US, qui s’est montré extrêmement friand, vis-à-vis d’un type de placement qui s’apparente plus, aujourd’hui, à un gigantesque schéma de Ponzi qu’à une dette souveraine AAA !

Certes, les Etats-Unis – et avec eux le reste du monde – doivent-ils à ces baisses de taux quantitatives – et donc, en partie, aux ménages américains – d’avoir pu maintenir leurs taux proches du zéro et d’être, ainsi, en mesure d’injecter force liquidités dans leur système financier au bord de la banqueroute. Pour autant, ces ménages – et ce consommateur – US, représentent pour Wall Street une proie facile à convaincre – et à plumer -, dans une conjoncture où la trésorerie américaine éprouve une peine dramatique et sans précédent à écouler ses bons en direction de son marché traditionnel, à savoir à l’étranger.

Il est effectivement de notoriété publique que c’est l’appétit de l’investisseur non américain – privé, institutionnel et gouvernemental – qui a autorisé la trésorerie US à procéder, ces vingt dernières années, à des levées massives de fonds, ayant financé tout à la fois le train de vie du Gouvernement (guerres comprises), la consommation caricaturale du citoyen moyen et, au passage, quelques bonnes bulles spéculatives… Les autorités américaines ont néanmoins trouvé, aujourd’hui, une parade bien pratique pour contourner cette volte-face des investisseurs étrangers.
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