États-Unis : Vaste fraude boursière alliant traders américains et hackers ukrainiens

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre des dizaines de traders qui ont obtenu les données financières de grandes entreprises grâce à des hackers basés en Ukraine. Ils ont ainsi engrangé jusqu’à cent millions de dollars de gains illégaux.

Norvège : L’État économise pour préparer l’après-pétrole.

Avec seulement cinq millions d’habitants, la Norvège est le pays le plus riche d’Europe. Grâce à l’argent de son pétrole, en 40 ans le royaume a amassé un tas d’or. Le montant de sa fortune s’élève aujourd’hui à 820 milliards d’euros.

Pour gérer au mieux le pactole, la Norvège a créé un fond souverain. Les yeux rivés sur les cours des bourses du monde entier, 400 traders n’ont qu’un objectif : augmenter le capital.

Le fond détient des actions dans des compagnies d’aviation, des produits pharmaceutiques, du champagne, des sites de vente en ligne, des grosses sociétés high-tech, mais aussi dans l’immobilier. La France est l’un des pays où la Norvège a le plus d’investissements.

Sur les trois premiers mois de l’année, le fond norvégien a enregistré un rendement record (+5%). Cette énorme cagnotte servira à financer les retraites des générations futures. Seuls les intérêts des 820 milliards sont aujourd’hui injectés dans les dépenses publiques.

Philippe Béchade : La manipulation des marchés financiers

Interview de Philippe Béchade qui développe son point de vue quant à la manipulation des marchés financiers.

Philippe Béchade est un analyste financier français, analyste technique et arbitragiste de formation, rédacteur en chef à la Chronique Agora, chroniqueur économique sur BFM depuis 1996, rédacteur de la lettre économique Pitbull. Il a une formation en droit à l’université Paris Ouest Nanterre. Il a été responsable produits dérivés à Fidinvest de 1989 à 1993. Il crée avec Jacques Meaudre le fil d’actualités économiques commentées Cercle Finance.

Il fut en France l’un des tout premiers “traders” (il fut parmi les 40 premiers traders à avoir un agrément sur les marchés dérivés) mais également formateur de spécialistes des marchés à terme.

Il est considéré comme un analyste “hétérodoxe”, comme Olivier Delamarche dont les analyses sont assez proches, bien que Philippe Béchade soit plus proche d’une tendance social-démocrate (opposition aux paradis fiscaux, critique de l’”ultralibéralisme” américain, exigence d’un meilleur équilibre entre capital et travail). Il préconise le retour à des monnaies composites sur le modèle des DTS (droits de tirage spéciaux), correspondant à une économie réelle au lieu d’une économie casino.

En juin 2014, il est nommé président du think tank Les Éconoclastes, qui réunit plusieurs économistes, dont entre autres Olivier Delamarche.

Affaire Kerviel/Société Générale : Nouvelles révélations accablantes pour la banque

Selon le site Mediapart, la commandante de police en charge de l’enquête sur l’affaire Kerviel a affirmé lors d’une récente audition que la Société générale avait été alertée des agissements de l’ex-courtier en 2007.

Les traders de la République

L’Agence France Trésor, située au 9e étage de Bercy, est le coffre-fort du pays. Une trentaine de traders de la République ont la lourde responsabilité d’emprunter pour la France, au meilleur taux, partout dans le monde.

Même Michel Sapin se transforme en “VRP” de l’emprunt quand il rencontre des investisseurs étrangers. Enquête sur les coulisses de la dette française.

Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs… Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise ? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution? Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement.

E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

Le monde obscur des matières premières

Ils s’appellent Glencore, Cargill, Vitol ou Trafigura. Ils sont peu connus du grand public. Et, pourtant, ce sont eux qui font la loi sur les marchés de matières premières partout dans le monde. Portés par l’appétit vorace de la Chine pour le pétrole, les métaux et les céréales, ils n’ont cessé de prospérer au cours des dix dernières années.

Ils jouent ainsi un rôle clef dans l’approvisionnement d’énergie ou de nourriture à la planète, et ont acquis une influence croissante sur la vie des affaires dans les pays émergents. Ils ont aussi amassé une petite fortune : 250 milliards de dollars de profits lors de la dernière décennie, selon les calculs du « Financial Times ».

Soit plus que les grandes banques de Wall Street, plus que Toyota, Volkswagen, Ford, BMW et Renault réunis. Devenus un maillon essentiel des échanges entre producteurs et consommateurs finaux de matières premières, ces négociants n’ont cessé d’intégrer la chaîne de valeur.

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L’ordinatisation va faire disparaître le travail et l’emploi

Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, explique comment «l’ordinatisation» des métiers va tuer – et tue déjà – l’emploi à petit feu.

Selon une étude réalisée par deux chercheurs de Harvard, 47% des emplois pourront être confiés à des ordinateurs d’ici 20 ans. Pis, il faudra trouver des moyens de «s’occuper», de passer le temps. Il y a quelques mois, David Graeber, cet anthropologue américain avait écrit une tribune sur des métiers «inutiles»

En 1930 déjà, l’économiste anglais John Maynard Keynes prédisait – dans une fiction – qu’un siècle plus tard, on pourrait se contenter de travailler 15 heures par semaine, et que le principal problème résiderait dans la répartition du travail. Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, partage ce point de vue. Il explique comment les humains perdent peu à peu le monopole du travail, et pourquoi ce phénomène va s’accentuer.

Que peut-on dire de ce chiffre? 47% des emplois peuvent-ils vraiment être remplacés par des ordinateurs en seulement 20 ans?

Paul Jorion – Disons que la manière dont il a été obtenu – essentiellement à partir de préjugés – est assez discutable. Mais en lui-même, il est exact… Il pourrait même être encore plus élevé, dans la mesure où les métiers concernés par cette mutation ne sont pas uniquement les métiers manuels, mais aussi les métiers dits «intelligents».

Mais l’homme a naturellement tendance à mettre son intelligence au dessus de tout, et aime à penser qu’il est irremplaçable! L’ordinatisation des métiers va à la fois toucher les métiers «simples» et «complexes», ce sont les métiers qui allient travail manuel et réflexion qui seront plus difficilement remplaçables.

Aujourd’hui, où en sommes-nous de cette «ordinatisation»?

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Traders : Le marché secret des matières premières

Depuis les récentes émeutes de la faim en Afrique, en Asie et au Mexique, le fonctionnement du marché des matières premières est sur le banc des accusés. Quelle est la responsabilité des traders dans ces désordres économiques et humanitaires ?

Jamais nos sociétés n’ont consommé autant de matières premières qu’en ce début de XXIe siècle. Blé, riz, sucre, soja, pétrole… : tous ces produits sont aujourd’hui objets de spéculation. L’émergence de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil a provoqué une explosion de la demande.

Mais ce n’est pas la seule explication à l’envolée des prix. Politiques, ONG et médias désignent les traders comme les principaux responsables de la flambée des cours. Mais qui sont ces spéculateurs accusés d’affamer la planète ? Et surtout, comment fonctionnent ces marchés des matières premières réputés complexes et opaques ?

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Cinéma : Rapace

George Fall est sur le point de réaliser un rêve: être élu meilleur trader de l’année, titre qui lui permettra d’asseoir son règne pour la décennie à venir. Mais à flirter toujours plus avec les limites de la légalité, l’as de la finance en vient à commettre une erreur fatale.

Ruiné, il se réfugie dans les bras de la jolie Janis, qui fuit toute possession matérielle, et envisage un temps de changer de vie. Bientôt rattrapé par sa voracité démesurée, il met tout en œuvre pour collecter les sommes nécessaires à la création d’un hedge funds. Les millions ne tardent pas à pleuvoir, ce qui n’est pas du goût de lord Norman, défenseur d’un capitalisme raisonné…

Démonstration sur la cupidité humaine agissant sur les marchés financiers ou comment revivre les tenants et les aboutissement de la crise financière de 2008.

Mondialisation : Alerte dans nos assiettes

En moins de vingt ans, la mondialisation a aussi bouleversé ce que nous mangeons : les pizzas et les plats surgelés ont rejoint les portables et les écrans plats dans la liste des produits low cost importés, souvent made in China. Une tendance méconnue, tant les géants de l’agroalimentaire entretiennent l’opacité. Et inquiétante, car la traçabilité est un leurre. Engagés dans une course au profit, les industriels du secteur agroalimentaire draguent les tradeurs et les cadors du marketing.

Ce 24 juillet est une journée comme les autres aux portes de l’Europe. Les douanes françaises interceptent une cargaison d’aubergines de République dominicaine, avec des doses très élevées d’un insecticide toxique, le méthomyl. Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires découvrent que des carcasses de bovins roumains n’ont pas été soumises aux tests obligatoires de dépistage de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle. En Italie, des lots d’ustensiles de cuisine toxiques made in China sont saisis juste avant leur mise sur le marché, tandis qu’en France une alerte est lancée sur des filets d’espadon gavés de mercure en provenance d’Équateur…

Longtemps, nous avons été heureux sans le savoir. La volaille s’élevait à Bresse, les pommes normandes avaient du goût et le poisson se ramassait dans les filets bretons. Aujourd’hui, des conteneurs de nourriture affluent du monde entier, pour le meilleur – toujours plus de variété, en toute saison -, mais aussi pour le pire. Pressés par la concurrence, par leurs actionnaires et par une grande distribution sans pitié, les groupes agroalimentaires vont chercher toujours plus loin, et toujours moins cher, des produits qu’ils trouvaient autrefois à leur porte.

Au nom de la productivité, ils délocalisent à l’autre bout du monde, au risque de surveiller davantage leur assiette fiscale que celle du consommateur. Dans l’alimentation comme dans tant d’autres secteurs, la planète est devenue une gigantesque usine. Les langoustines pêchées en mer d’Écosse coûtent trop cher à produire sur place? On les envoie en Thaïlande pour les faire décortiquer par des “petites mains”, avant de les renvoyer en Europe pour les cuire. Soit un joli voyage de 27.000 kilomètres.
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Banques : Après le scandale sur le Libor, une entente illégale sur le marché des changes

Il semblerait que les devises soient la nouvelle cible des spéculateurs. Après le scandale du Libor, le site d’information Bloomberg révèle que le marché des changes aurait constitué la cible des spéculations bancaires. Depuis maintenant près de douze mois, des gestionnaires de porte-feuille européens n’ont cessé d’alerter l’Autorité régulatrice des marchés britannique, la FCA, sur la possible manipulation de l’indicateur de référence de la valeur des devises, le taux WM/Reuters.

Calculée de façon automatique en fonction du volume moyen des échanges impliquant chacune des monnaies, cette valeur de référence est renouvelée toutes les soixante secondes. Lorsque les échanges sont insuffisants, le taux WM/Reuters est déterminé à partir de la moyenne des offres de ventes et d’achats de devises. Ce court intervalle de temps serait alors consacré à un intense jeu de spéculation auquel se livrent les traders.

Objectif: augmenter ou de baisser le taux en fonction des ordres qu’ils reçoivent, tout en tenant compte de leurs propres intérêts lorsqu’ils agissent en tant que dealer. “Ce marché est un véritable Far West“, avoue James McGeehan, cofondateur de FX Transparency LLC. Considéré comme le moins régulé, il constitue également le plus important où près de 4,7 trillions de dollars sont brassés chaque jour.

Quatre banques dominent le marché des changes: DBK, Citigroup Fnc, Barclays Plc et UBS AG. Ayant refusé tout commentaire, leur implication n’est pas encore totalement prouvée. Pourtant certains traders, sous couvert de l’anonymat, ont commencé à confirmer l’existence de ces pratiques qui seraient en place depuis une dizaine d’années et qui “sont préjudiciables pour la société” selon Tom Kirchmaier de la London School of Economics.

La FCA envisage d’ouvrir une enquête pour manipulation potentielle du taux directeur sur le marché des changes. Les suspicions sont telles que les autorités britanniques ont également décidé de passer au crible d’autres indicateurs de valeur, notamment ceux relatifs aux produits financiers dérivés, mais également ceux des marchés du pétrole brut et des marchandises. Il semblerait qu’une fois de plus, les traders aient décidé de ne pas faire les choses à moitié.

Atlantico

Jérôme Kerviel revient sur son affaire

L’ex-trader de la Société Générale condamné mercredi 24 octobre en appel à trois ans de prison ferme et 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts pour une perte record début 2008 témoigne sur son affaire.

- Maintenant, ce que vous voulez avec la cassation, c’est éviter les 5 ans de prison ou de devoir payer 50 milliards d’euros ?
- Non, ce que je voudrais, c’est rendre l’honneur au nom de mon père.

(Merci à Gerard13)

La City contre-attaque : ouverture du front français

L’Angleterre a mal à son économie. Elle a mal à ses banques. Elle a très mal à son Libor. Elle ne va donc pas bien. Ne s’agirait-il que de la “Crise” on compatirait, sans plus ! Mais le mal-être de l’Angleterre vient d’ailleurs. On commence à parler de sabotage, d’infiltrations malhonnêtes, de manipulations glauques. On dit que les Français n’y sont pas étrangers !

La bataille de Crécy, enluminure issue des chroniques de Jean Froissart

On voyait bien que le Premier Ministre anglais s’efforçait de donner le change, provocateur à déployer des tapis rouges pour les entrepreneurs français, séducteur pour faire venir les nouveaux Emigrés. On l’entendait bien porter haut et fort la défense et l’illustration des banques de la City. C’est vigoureusement qu’il annonçait qu’en aucune façon, il n’accepterait des réglementations “malthusiennes“, “contraires à l’esprit d’entreprise“, ” étrangères à la philosophie libérale“, “… à l’exigence d’ouverture de l’Union européenne“. Il était prompt toujours à revendiquer l’application des règles de cette Union qu’il avait toujours combattue et, tout à la fois, à les dénoncer comme autant de menaces contre la noble et doublement séculaire Banque anglaise.

On pensait l’Angleterre hors-jeu.

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751 millions d’euros perdus : Un ex-trader devant la justice

Un ancien trader, Boris Picano-Nacci, devrait comparaître d’ici la fin de l’année devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour “abus de confiance ”. La Caisse d’Epargne lui reproche la perte de 751 millions d’euros subie en octobre 2008, en pleine tourmente boursière.

Ce n’est pas Jérôme Kerveil avec 4,9 milliards d’euros perdus pour la Société générale. Mais Boris Picano-Nacci, ex-trader pour la Caisse d’Epargne, va lui aussi passer en procès. L’écureuil le rend responsable de la perte de 751 millions d’euros, en octobre 2008. Selon des sources judiciaires, son procès pour “abus de confiance” se tiendra les 3, 4 et 5 décembre 2012, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Minimisation des risques, selon la banque

Plus exactement, l’ancien trader est soupçonné d’avoir outrepassé son mandat en prenant des positions hors normes sur les marchés entre le 15 septembre et la mi-octobre 2008, qui ont conduit à une perte de 751 millions d’euros pour la banque. Boris Picano-Nacci était chargé en 2008 de la gestion pour compte propre (des fonds appartenant à la banque) sur le marché des dérivés actions de la Caisse d’Epargne, qui a ensuite fusionné avec la Banque populaire.

Avec deux autres collègues, il était alors censé liquider progressivement son portefeuille d’ici la fin de l’année, car le directoire de la banque avait décidé de cesser ses activités d’investissement au 31 décembre. Début octobre 2008, alors que les pertes dépassaient les 100 millions d’euros, le trader assure avoir informé sa hiérarchie mais il aurait, selon la banque, tenté de minimiser les risques par des déclarations “rassurantes” et “mensongères ”.

Plainte contre X et démission de Charles Milhaud

La banque n’avait finalement soldé les positions du trader qu’entre le 14 et le 17 octobre, enregistrant une perte finale de 751 millions. Après l’annonce de cette perte, la Caisse nationale des Caisses d’épargne et de prévoyance (CNCE) avait déposé plainte contre X, arguant “d’éléments troublants pouvant revêtir à l’évidence une qualification pénale ”. Un audit interne avait assuré que le trader s’était “engagé de sa propre initiative et pour des montants importants (..) dans une stratégie risquée ”. Le trader avait fait valoir en garde à vue qu’il avait été laissé libre d’agir sur les marchés jusqu’au 31 décembre alors que la banque soutenait avoir demandé à ses traders de réduire leur exposition au fur et à mesure jusqu’à cette date.

Cette perte, survenue lors de turbulences boursières, avait contraint le président de la Caisse d’Epargne Charles Milhaud et le directeur général Nicolas Mérindol à démissionner, sous la pression du gouvernement et du président de la République. La Commission bancaire avait condamné la Caisse d’Epargne à une amende de 20 millions d’euros en juillet 2009 pour avoir enfreint la réglementation sur le contrôle interne, mais cette amende avait été annulée par le Conseil d’Etat en novembre 2010.

La Tribune

Un trader français déstabilise les marchés des CDS

JP Morgan va-t-il boire la tasse? Un des opérateurs de la banque américaine, surnommé la « baleine de Londres », a pris d’énormes positions risquées sur les marchés de crédit. Il a parié plusieurs dizaines de milliards de dollars sur le fait que des entreprises américaines resteraient en bonne santé financière. Son poids est tel dans le marché qu’il est surnommé «the London Whale» ou la «baleine de Londres». Des fonds spéculatifs et d’autres participants du marché, ayant l’avis contraire.

Le trader en question, Bruno Iksil, et son équipe, risquent de devoir enregistrer de lourdes pertes. En effet, cette nouvelle tombe alors que l’économie américaine montre des signes d’essoufflement. Les marchés risquent donc d’être plus sévères avec les entreprises. Leurs conditions de crédit devraient se durcir.

En tout cas, les fameux CDS, car c’est bien de cela qu’il s’agit, font de nouveau parler d’eux. Ces produits permettent de s’assurer contre le défaut de paiement de sociétés ou au contraire de parier sur la bonne santé de celles-ci. Le spécialiste de l’assurance AIG avait dû être sauvé en catastrophe après avoir vendu des CDS sur des emprunts hypothécaires. La firme estimait que le marché immobilier américain s’améliorerait.

Ces nouvelles interviennent alors que JP Morgan est sorti renforcé de la crise financière. Ce scandale risque d’avoir des conséquences néfastes pour son image et pour son bilan, qualifié de «forteresse» par son pdg.

Le Figaro

La bourse : Un univers impitoyable

Après la crise, les failles d’un système où tout repose sur l’économie financière apparaissent : des experts décrivent les rouages de ce monde impitoyable. New York, Londres, Paris, Hong Kong, Berlin, Shanghai : les marchés financiers internationaux se révèlent être au cœur du monde moderne.

S’ils défaillent, c’est tout l’équilibre mondial qui s’écroule. Quels sont les dangers de cette ruche effervescente au sein de laquelle s’activent des milliers de personnes dans le but de faire encore plus de profit ? Jusqu’où les traders sont-ils prêts à aller pour s’enrichir ?

Avec les explications de guides avisés comme le journaliste économique Jean-Pierre Gaillard, ce documentaire pénètre au cœur de l’action, dans le monde impitoyable de la spéculation.

Luttez contre ces dettes qui menacent l’économie mondiale

Il est toujours intéressant de suivre de près les investissements des gourous de la finance.

La "machine à rêves" - Times Square, New York City

Les dernières décisions du fonds Berkshire Hathaway sont particulièrement révélatrices de ce qu’anticipe Warren Buffett pour les mois à venir :

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Manipulation massive sur le prix des métaux précieux

Addendum vidéo du 25/11/2010 (Merci à Christopher Johnson)

Ceci est l’une des plus grandes histoires de fraude économique de la décennie. Une de plus. Il y a eu Enron, l’affaire Bernard Madoff, la crise des saisies immobilières, l’assouplissement quantitatif et les autres, sans oublier le dollar US qui est manifestement mûr pour une dévaluation catastrophique.

Il s’agit de l’impressionnante fraude et la manipulation qui a lieu dans les marchés des métaux précieux, dont particulièrement l’or et l’argent, par des institutions financières majeures. Une histoire un peu complexe qui sera ici expliquée en termes simples et compréhensibles. C’est d’une importance capitale puisque cette fraude a le potentiel de causer un effondrement économique massif.

Depuis un bon moment déjà, plusieurs observateurs et experts aguerris avaient de sérieux doutes que les prix de l’or et de l’argent étaient vastement manipulés. Cependant, grâce à un témoignage d’un très courageux informateur, la manipulation éclatante des marchés mondiaux des métaux précieux est maintenant exposée publiquement. Elle révèle aux yeux de tous l’incroyable corruption du système financier mondial.

La U.S. Commodity Futures Trading Commission (CFTC) est une agence indépendante du gouvernement américain qui est chargée de la régulation des bourses de commerce, où se traitent les matières premières et qui a pour mission de protéger les usagers des marchés ainsi que le public de la fraude, manipulation et pratique abusive.

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La Société Générale et son boulet à 1,1 milliard

Grâce à un dispositif fiscal, la banque a récupéré une partie des pertes liées à l’affaire Kerviel, à hauteur de 1,1 milliard d’euros. Mais le fisc pourrait être fondé à demander la récupération de cette somme. Explications.

La Société Générale a-t-elle joué avec le feu ? La banque a déduit fiscalement une partie de la perte qu’avait engendrée le comportement frauduleux de son ex-trader Jérôme Kerviel. Ce qui lui a permis de récupérer 1,1 milliard d’euros selon Le Monde, 1,7 selon Europe 1.

Un crédit d’impôt à la hauteur des sommes gigantesques en jeu dans cette affaire, puisque les pertes du trader s’étaient élevées à 4,9 milliards, une somme égale aux dommages et intérêts qu’elle a obtenus de la Justice le 5 octobre dernier.

Le problème, c’est que la Société Générale n’avait peut-être pas le droit d’opérer cette déduction. Elle a beau dire que le « traitement fiscal des pertes liées aux agissements frauduleux de Jérôme Kerviel a été fait en toute transparence, en conformité avec la réglementation fiscale », la jurisprudence n’est pas si claire.

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Vous devez absolument voir le film Wall Street II… et enfin comprendre !

Par Paul Dontigny (Québec)

Je vous conseille fortement de louer le film Wall Street de 1987 et de l’écouter avant de voir le II.

Et petite parenthèse : lorsque j’ai vu Wall Street 1, j’avais environ l’âge de Bud Fox, le personnage interprété par Martin Sheen. J’avais commencé cette année-là, à 21 ans, à travailler comme courtier et ce que je voyais dans ce film représentait la réalité de ce qui se passait ici [au Québec] à plus petite échelle, dans le contexte des nouvelles émissions Réa [fonds d'investissement de la Banque Nationale du Canada] et le reste…

Le insider trading [trading d'initiés] et le sentiment de pouvoir relié à la capacité potentielle de faire toujours plus d’argent. Les avocats, comptables, le « gang » de financement corporatif et des élites des dirigeants qui vendaient leur stock [portefeuille d'actions] au public.

La focalisation ultime, voire l’obsession envers l’argent à tout prix. C’était ce que j’ai souvent qualifié de « la culture de Wall Street » et elle existe depuis que la première action a transigé [été vendue], et elle existera encore dans 100 ans.

Je racontais ce qui se passait dans cette industrie à mon père qui était médecin et il ne me croyait pas. Il m’avait dit : « la plus grande firme au Canada ne laisserait pas faire de telles choses au détriment des clients » et j’avais répondu qu’elle ne laissait pas faire, elle encourageait et protégeait ces activités… comme tous les autres. En fait, le véritable problème est que les organismes de réglementation essaient de faire croire au public qu’il est protégé…

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En prison, Jérôme Kerviel devra rembourser près de 5 milliards

Addendum vidéo

En direct: verdict pour Jérôme Kerviel. C’est probablement la plus lourde peine jamais donnée en France. Jérôme Kerviel vient d’être condamnée à cinq ans de prison, dont trois années ferme. Surtout, le TGI de Paris lui demande de rembourser les 4,9 milliards d’euros, l’intégralité des pertes déplorées par la Société Générale, son ancien employeur.

Soit 166 000 ans pour rembourser la somme, avec son salaire actuel de consultant informatique, qui s’élève à 2 500 euros par mois.

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Du déclin des sociétés modernes : idéal stratégique ou destinée tragique ?

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” (Rabelais).

L’essor militaire et technologique de la Chine s’accompagne d’une réflexion doctrinale portée par les colonels Liang Qiao et Xiangsui Wang, dans laquelle il s’agit de contourner la logique des armes, actuellement dominée par les États-Unis, par une stratégie “hors limites.” Cette approche n’est pas surprenante en soi parce qu’elle reprend le conseil de Sun Zi “d’attaquer le vide au lieu du plein,” c’est-à-dire de combattre là où l’adversaire s’y attendra le moins.

Cependant, l’analyse historique des conflits tend à prouver que les coûts matériel, humain et financier finissent toujours par nuire sur le long terme aux sociétés qui ont choisi de “poursuivre leur politique par (ces) autres moyens.” En quoi cette stratégie échapperait-elle aux mêmes frictions engendrées par l’affrontement des volontés et le brouillard de la guerre ? Poussons dans ce cas la logique jusqu’au bout, et envisageons une stratégie idéale qui consisterait à affaiblir une société à son insu, au point de la détruire ou de la rendre incapable de contester notre hégémonie. Comment nous y prendrions nous ?

Une réflexion “jusqu’au-boutiste,” pragmatique et affranchie des principes éthiques et juridiques, tend à prouver que le champ des possibles demeure infini, au point d’y voir actuellement d’inquiétantes coïncidences qui font étrangement échos au thème de l’inéluctable déclin des civilisations.

Imaginons-nous à la tête d’une société prospère, moderne et en position dominante sur l’échiquier international. Comment ferions-nous pour conserver cette position dans le cas où une société en pleine croissance viendrait à contester notre hégémonie sur le plan économique, politique et militaire ? Le réflexe clauswitzien serait d’amener notre adversaire sur notre propre terrain en le forçant à nous affronter militairement, voire technologiquement, si on se réfère à l’épuisement soviétique face à l’Initiative de Défense Stratégique portée par l’administration Reagan dans les années 80.

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«Nous accusons la Société Générale de violation des lois fédérales»

Alors que le procès Kerviel va s’ouvrir à Paris, un nouveau dossier judiciaire s’ouvre à New York pour la Société Générale. La plainte collective, déposée en janvier, ayant été jugée recevable, la banque doit déposer ses réponses aux accusations avant le 15 avril. Les plaignants estiment que la Société Générale a dissimulé l’impact de la crise des subprimes sur ses comptes et a laissé faire, sinon couvert, Jérôme Kerviel.

Le titre n’est pas très accrocheur, mais c’est un document irremplaçable pour comprendre la crise de la Société Générale. Administrativement baptisé «Seconde plainte collective pour violation des lois boursières fédérales», le document compte 204 pages d’accusations. Jérôme Kerviel, la crise des subprimes, ces crédits immobiliers à risque, des administrateurs indélicats, des coups bas, des témoins anonymes, des triturations informatiques réalisées à la hâte, des princes des dérivés évincés les uns après les autres… Il y a tout cela dans l’accusation rédigée par les avocats américains représentant la Caisse de retraite des enseignants de l’État du Vermont, le Fonds de pension national des chaudronniers et les forgerons ou les ouvriers de l’agroalimentaire et de la distribution de l’union locale UFCW 880 de Cleveland (Ohio).

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Société Générale : 2 600 salariés se partagent 250 millions d’euros de bonus

La crise ? Quelle crise ? Pour les banques, la période reste florissante, si l’on en croit les bilans annuels qui sont tombés ces jours-ci. Au tour de la Société Générale : son Pdg Frédéric Oudéa, qui a pris en mai dernier la succession de Daniel Bouton, a annoncé que sa banque a enregistré l’an dernier un bénéfice de 678 millions d’euros et qu’elle versera 250 millions d’euros de bonus à ses opérateurs de marché en 2010 au titre de 2009.

Frédéric Oudéa a précisé, lors de la conférence de presse de présentation des résultats, qu’il renonçait à son bonus, à ses stock-options et à recevoir des actions gratuites au titre de 2009. Il a ajouté que le conseil d’administration avait entériné ce choix. Il a justifié sa décision par le «caractère exceptionnel» de l’exercice 2009 et le fait que les actionnaires de la banque «ne toucheront les fruits de tout ce que nous avons engagé en matière de transformation qu’à compter de 2010».

Selon la banque, cette somme représente une baisse de 60% par rapport à ce qui se pratiquait «les années précédentes». Quelque 2.600 personnes devraient bénéficier de cette enveloppe de bonus, ce qui représente une rémunération variable moyenne de près de 96.000 euros.

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Ces bulles spéculatives qui menacent d’éclater

Un an à peine après l’effondrement des marchés financiers, plusieurs poches spéculatives sont déjà en train de se reformer. Certains économistes s’alarment d’un remake alimenté par l’excès de capitaux en circulation.

C’était il y a un an à peine : les investisseurs paniqués par la débâcle financière retiraient comme un seul homme leurs actifs de tous les marchés un tant soit peu risqués.

N’était-ce là qu’un mauvais rêve ? Depuis, la conjoncture s’est améliorée, l’appétit pour le risque est revenu, et l’euphorie d’avant crise ne paraît déjà plus si loin. Aujourd’hui, tout monte : depuis le début de l’année, les marchés boursiers des pays émergents ont pris 95 %, le pétrole 120 %, tandis que le cours de l’or atteint des niveaux record !

Serait-ce déjà le retour de la bulle ? C’est le désormais célèbre économiste américain Nouriel Roubini, professeur à l’université de New York, qui a mis les pieds dans le plat, dans un article paru, le 1er novembre, dans le Financial Times : “Nous assistons au gonflement de la plus grande bulle de l’Histoire”, écrit-il, prophétisant “la plus grande explosion que l’on ait jamais vue”.

Et, comme le “Dr Catastrophe” – son surnom – avait prédit avec la plus grande précision l’enchaînement diabolique des subprimes, tout le monde se remet à trembler… Lire la suite

La Bourse est déconnectée de l’économie réelle : “ils n’ont décidément rien appris”

Un article de Philippe Béchade, collaborateur de La Chronique Agora, site « contrarien » que nous avons déjà cité, explique, avec une ironie mordante, pourquoi le marché financier exulte actuellement, alors que la crise est toujours là, voire s’aggrave, pour ceux qui ne bénéficient pas de “l’argent gratuit”.
Argent, qui est en effet littéralement distribué aux spéculateurs par les gouvernements réunis au sein du G-20, par le biais d’une politique de poursuite des soutiens publics à l’économie et de taux d’intérêts faibles, voire nuls, favorisant le “carry trade” au détriment du dollar.

M. Béchade est clairement d’avis que cela ne peut guère durer, puisque cette folie boursière reposant sur du vent reproduit, en pire, les “erreurs” du passé, selon des mécanismes conduisant inévitablement à la crise. Avant l’indigestion, les excès…

▪ Le marché est une entité binaire, il monte ou il baisse… Cette alternative simplissime génère une abondante littérature théorique et mobilise au quotidien les meilleurs cerveaux qui rivalisent d’ingéniosité pour prendre un coup d’avance, sur la base de minuscules indices techniques et autres signaux imperceptibles réputés “précurseurs”.

Comme le rappellent de nombreux humoristes, faire des prévisions, c’est difficile, surtout lorsque cela concerne le futur, alors le marché s’efforce plus raisonnablement de prédire le présent… et même avec cet objectif moins ambitieux, il n’y parvient pas toujours.

Mais les choses sont en train de changer. Les banques centrales ont doté les marchés d’un “grand convertisseur” qui élimine — en temps réel — toute équivoque sur la tendance. Lire la suite