États-Unis : Zone blanche pour les électrosensibles

Si l’électrosensibilité n’est toujours pas reconnue aux États-Unis, ils sont beaucoup plus nombreux à en souffrir. Conséquence : les personnes concernées sont obligées de s’organiser. Elles aménagent leur logement, isolent leurs ordinateurs.

Mais d’autres choisissent des solutions beaucoup plus radicales en se réfugiant dans des zones blanches, où toute onde électromagnétique est interdite. A Green Bank, les téléphones ne passent pas, tout comme la 4G et la wifi. En cause ? La présence d’un télescope géant, qui doit être protégé des antennes téléphoniques qui pourraient l’endommager. Aujourd’hui, la ville compte également quelques électrosensibles.



Toulouse : La justice reconnaît pour la première fois comme handicap l’électrosensibilité


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La France cède 50% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à la Chine

Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi soir la victoire du consortium chinois pour le rachat de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Allié aux Canadiens, le groupe chinois Symbiose, composé du Shandong Hi Speed Group et Friedmann Pacific Investment Group (FPIG), rachète 49,9 % du capital. Toutefois, les Chinois pourraient dans un second temps céder jusqu’à 16 % de leur participation à un investisseur français type Caisse des dépôts, EDF Invest ou encore Crédit Agricole Predica.

La Dépêche

Atlantique Nord : Une plaque de déchets plastiques grande comme 6 fois la France

Les scientifiques du CNRS de Toulouse tentent de comprendre l’impact des millions de tonnes de déchets qui flottent sur une zone grande comme six fois la France.

Les spécialistes de l’environnement marin ont souvent lancé des alertes sur la pollution des océans par les déchets plastiques. Ces déchets sont répartis en cinq zones désignées par les scientifiques comme le “7e continent”. Une expédition française est revenue après trois semaines d’étude de cette pollution marine et les résultats en cours d’analyse au CNRS de Toulouse (Haute-Garonne) sont d’ores et déjà inquiétants.

Les scientifiques français tentent de comprendre comment des millions de tonnes de déchets venus des côtes et des fleuves flottent dans les cinq principaux gyres répartis dans tous les océans. Les détritus se regroupent vers le centre.

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Des races en voie de disparition sauvées en toute discrétion

Au fin fond des campagnes françaises, des éleveurs s’emploient à sauver des races en voie de disparition: poules, vaches ou cochons que l’agriculture intensive avait abandonnés. Et c’est ainsi que des bœufs de race millénaire réapparaissent dans les prés du Sud-Ouest.

Sur les coteaux de Beaumarchès (Gers), quatre grands bœufs blancs se partagent une immense prairie vallonnée. Épaules puissantes, robe nacrée, ils sont issus d’une race rustique “très ancienne, arrivée avec les invasions Wisigoths, 400 ans après Jésus-Christ“, raconte leur éleveur, Christophe Masson, citant les “très sérieux travaux de recherches” menés par des étudiants de l’École normale supérieure (ENS).

Depuis un siècle, ces bovins de race mirandaise se sont considérablement raréfiés dans le paysage du Gers.

Dans les années 1900, il y en avait 180.000 dans le département. Il n’en reste que 350. Certains éleveurs n’en ont plus que deux ou trois à l’étable: on les appelle les collectionneurs“, explique Christophe Masson.

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” Fins de Droits ” : Portraits de chômeurs de longue durée

Rencontre de quelques hommes et femmes qui témoignent de leur vie de chômeurs de longue durée. Du parcours de combattant, aussi, que leur imposent au quotidien la précarité et des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.

Volontaire, Christian n’a jamais baissé les bras. Maître d’hôtel il y a dix ans encore, il a exercé dans plusieurs grands établissements de la côte méditerranéenne avant d’être privé d’emploi. « Te retrouver au chômage alors que tu as toujours travaillé, c’est affreux, souligne-t-il. Surtout quand, pour avoir des colis alimentaires ou payer des factures, tu dois aller frapper aux portes du Secours catholique ou du Secours populaire, de la Banque alimentaire ou des Restos du cœur. C’est dur, très, très dur. Après, tu t’y habitues malheureusement, c’est triste à dire. »

Comme le souligne le psychothérapeute Marc Jourdan: « On dit que dans l’économie telle qu’elle est construite il faut un volant de personnes qui ne travaillent pas pour que le reste travaille. (…) Si on met les gens de côté parce qu’ils ne sont pas dans la norme, il faudrait quand même pouvoir leur donner une place où ils puissent créer leur vie, créer quelque chose pour la société : sans cela on tue. »


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France : Déjà une quinzaine de monnaies locales

Leurs noms peuvent amuser, mais elles représentent désormais, en temps de crise, un véritable pan de l’économie locale. Le sol-violette de Toulouse (Haute-Garonne), l’abeille de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), la sardine de Quimper (Finistère), l’eusko du Pays basque et, d’ici à juillet, la pêche de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont toutes été créées avec le même objectif, développer l’économie locale.

Une quinzaine de monnaies locales sont déjà actives et au moins autant sont en projet dans tout le pays. Avec des expériences plutôt encourageantes. A Toulouse, le sol-violette, créé en mai 2011, rencontre un beau succès : près de 100 entreprises l’acceptent, contre une quarantaine lors du lancement. La mairie tablait sur 150 « solistes » lors de la création, ils sont maintenant plus de 1500.

Promouvoir une autre façon de consommer, en ces temps économiques difficiles, convainc de plus en plus.

Alors que c’est une petite commune, Villeneuve-sur-Lot, qui a lancé ce nouveau dispositif en janvier 2010, en proposant à ses habitants de convertir leurs euros en abeilles. Aujourd’hui 14000 abeilles sont utilisées par une centaine d’entreprises locales et une centaine de familles sur un territoire de 35.000 habitants.

« C’est une goutte d’eau dans la mer, reconnaît Françoise Lenoble, coprésidente de l’association Agir pour le vivant. Mais cela prend nécessairement du temps pour que les gens s’y mettent. » En tout cas, les monnaies locales séduisent même les grandes villes, et Nantes (Loire-Atlantique) en aura bientôt une.

Le Parisien