Guinée : Le bonheur d’avoir de l’électricité

Inauguré par le président Alpha Condé, le barrage hydro-électrique de Kaléta va peut-être enfin résorber le déficit électrique de la Guinée. Depuis juin, la capitale et une partie de la Basse Guinée bénéficient de cet ouvrage. d’une capacité de 240 mégawatts. Un tiers de l’électricité produite a par ailleurs vocation à être exportée.

Le projet est une promesse de campagne d’Alpha Condé mais il s’attire aussi les critiques de l’opposition qui crie à une manœuvre électoraliste, à moins de 2 semaines de du scrutin présidentielle. Dans la capitale, habitués à quelques heures à peine d’électricité par jour, les habitants oscillent entre satisfaction et prudence.

Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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Éloge de l’oisiveté (Màj)

02/10/2015

Bertrand Russell, philosophe, mathématicien et prix Nobel de littérature, publie en 1932 un essai intitulé « Éloge de l’oisiveté ». Ce livre est un plaidoyer pour une plus juste distribution des richesses obtenues grâce aux progrès techniques de la révolution industrielle. Si ces richesses n’étaient pas accaparées par quelques-uns, le travail pénible serait considérablement réduit et chacun pourrait consacrer son temps à des activités dignes, agréables et constructives.

Le présent spectacle est une réflexion sur la place du travail dans nos vies, sur la valeur de l’argent, sur notre rapport au temps et à l’urgence. Conçu comme un assemblage ludique, on y retrouve bien sûr Bertrand Russell, mais aussi Jean de La Fontaine ou Denis Grozdanovitch, l’auteur du « Petit Traité de désinvolture » et de « L’Art difficile de ne presque rien faire ».

Le comédien Dominique Rongvaux nous y raconte aussi sa propre expérience de jeune diplômé en management confronté aux absurdités du monde de l’entreprise et sa décision de tout abandonner pour changer de vie.

« Éloge de l’oisiveté » est questionnement partagé avec le public. Les machines nous ont soulagé de nombreuses tâches ingrates, pourtant la souffrance au travail ne cesse de croître. Que signifie la sévère désapprobation morale qu’encourent la paresse et les paresseux? Comment résister à la tyrannie de l’efficacité et du rendement? Et si c’était notre liberté individuelle qui était en jeu ?

Nous voudrions rappeler, dans le brouhaha ambiant, que les choix d’organisation de la société sont multiples, que des possibilités existent en-dehors du discours majoritaire et qu’on peut vouloir travailler moins pour vivre plus.

Réflexion autour de la valeur du travail, « Éloge de l’oisiveté » est une flânerie joyeuse à la découverte des routes parallèles empruntées par ceux qui, de tout temps, échappèrent au dogme de l’activisme. Et si l’oisiveté nous mettait sur la voie d’une société plus juste favorisant l’épanouissement de chacun? :

10/09/2013

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Le monde fascinant des créatures lumineuses

Depuis des millions d’années, une multitude d’êtres vivants peuvent émettre de la lumière. On commence tout juste à découvrir ces créatures qui scintillent, étincellent, clignotent ou luisent…

Dans le sillage d’une expédition exceptionnelle du Muséum d’histoire naturelle de New York, ce film révèle l’importance de ces organismes bioluminescents – à peine 1 % des créatures terrestres, mais près de 90 % de la vie sous-marine –, fruits d’une stratégie d’évolution sans pareille.

Destiné à effrayer les prédateurs, à attirer les proies ou à séduire un partenaire, le langage lumineux serait ainsi la forme de communication la plus répandue sur la planète, selon les conclusions de cette équipe de recherche, qui a pu élucider certains des mystères de ce phénomène naturel.

Comprendre et maîtriser la bioluminescence constitue un enjeu majeur pour nos sociétés – c’est le deuxième volet scientifique exploré par cette expédition. Traque de cellules cancéreuses, détection de maladies infectieuses, illumination des circuits cérébraux en action, ou encore éclairage urbain…: Chad Cohen dévoile aussi les nombreuses applications potentielles liées à cet univers fascinant.

Intelligence artificielle : Danger réel ?

Les armes autonomes existent déjà et leur évolution n’est pas près de s’arrêter. Ces machines, désormais capables de reconnaître les visages, posent des questions juridiques. Leurs opposants les appellent des «robots tueurs», les hommes de l’art des «systèmes d’armes létaux autonomes». Anatomie de ces machines au pouvoir de vie et de mort.

Au sud de la frontière entre les deux Corée, des gardes étranges surveillent la zone démilitarisée. Ils ont été fabriqués par l’industriel Samsung, qui les a baptisés d’un acronyme: SGR-A1. Des robots, bardés de capteurs et de caméras, mais aussi de mitrailleuses et de lance-grenades. A ce jour, c’est l’exemple le plus poussé de «système d’armes létales autonomes» (Sala), même si un opérateur valide toujours le tir.

«La machine peut parfois être plus précise et plus efficace qu’un être humain, surtout dans des situations de grande tension et d’urgence. Elle a des temps de réactivité supérieurs à ceux de l’être humain», commente Gérard de Boisboissel, ingénieur de recherche à Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan) et codirecteur de l’ouvrage Drones et Killer Robots, faut-il les interdire ? (1)

La Navy américaine dispose depuis 1980 de dispositifs cousins des robots tueurs, les «C-RAM» pour «Counter Rocket, Artillery and Mortar». Ils sont «capables de façon autonome d’effectuer leurs propres évaluations pour chercher, détecter, suivre, combattre et tuer», décrit la Marine.
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Lorraine : A 14 ans, il invente un robot-jardinier et Google le récompense(Màj vidéo)

28/09/2015

Après avoir reçu les honneurs de Google, Eliott Sarrey a été acclamé, lundi 28 septembre, par ses camarades de classe. Une semaine après avoir été récompensé en Californie grâce à son robot jardinier, ce lauréat de 14 ans de la Google Science Fair a été reçu comme il se doit par ses camarades de classe : banderoles, félicitations, accolades…

L’apprenti ingénieur est rentré des États-Unis “avec un chèque de 10.000 euros signé par le géant Google pour développer son robot jardinier”. Il bénéficiera également d’une année d’accompagnement scientifique.


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05/08/2015

Eliott Sarrey, 14 ans, n’est pas un adolescent tout à fait comme les autres : il fait partie des 20 jeunes finalistes du concours “Google Science Fair“, qui vise à récompenser les inventeurs en herbe du monde entier. Eliott doit cette nomination à Bot2Karot, son robot-jardinier.

Chine : Ruée sur l’innovation

Les entreprises privées chinoises adoptent l’innovation au détriment du transfert de technologies. C’est le deuxième grand bond en avant technologique voulu par l’État. “La Chine doit s’appuyer sur l’innovation pour assurer un développement économique sain et continu.” Pour qui vit loin de la Chine, cette sentence prononcée par le président Xi Jinping lui-même en décembre 2014 semble une évidence.

La Chine pratique depuis longtemps une politique industrielle d’“innovation autochtone”, qui oblige les multinationales étrangères à transférer leurs technologies et à soutenir les entreprises d’État chinoises dans des secteurs stratégiques.

Mais cette stratégie n’a pas fonctionné. Alors, le pays déverse maintenant de l’argent dans un nouvel assaut “top down”, du haut vers le bas, pour l’innovation. Il dépense plus de 200 milliards de dollars par an en R&D, une somme qui a quadruplé en une décennie. Elle représente maintenant 2 % du PIB, légèrement plus que l’Union européenne.

Le cabinet d’études de Thomson Reuters assure que la Chine est “sans conteste le leader en matière de brevets”. Les planificateurs centraux souhaitent maintenant tripler le nombre de brevets d’ici à 2020, à 14 pour 10.000 personnes. Ils veulent augmenter encore les budgets R&D pour à terme atteindre le niveau américain de 2,8 % du PIB, avec l’espoir que toutes ces mesures feront de la Chine une superpuissance de l’innovation. Déjà, un cinquième des diplômés des filières scientifiques dans le monde sont chinois.
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La fabrique du surhomme soviétique

En 1917, les vainqueurs de la révolution sont confrontés à une société russe pauvre et essentiellement agricole. Pour assurer l’industrialisation du pays, il est nécessaire de mettre l’individu au service du collectif.

Les travaux de Pavlov sont mis à profit pour conditionner les ouvriers dans les usines, mais aussi rééduquer les «éléments non prolétariens» dans des camps de travail.

De son côté, le généticien Ilya Ivanov se passionne pour les croisements entre singes et humains : il espère donner naissance à un être hybride, qui servirait de robot ou de cobaye dans les laboratoires.

Quand la France voulait exporter le Minitel dans les rave parties californiennes

L’incroyable équipée du Minitel dans la Baie de San Francisco. Une rave à Oakland, dans la baie de San Francisco, en 1992. 48h de fête, 3 grands entrepôts, quelques-uns des meilleurs DJ du moment, des Cheerios pour tous au petit matin et… des Minitels.

Installés dans plusieurs salles, les Minitels permettent aux fêtards de communiquer à distance grâce un outil révolutionnaire pour l’époque, une invention française : le chat.

La scène est à peine croyable : alors que quelques années plus tard, les rave parties deviendront la cible des forces de l’ordre françaises, 101 Online, une émanation de l’entreprise publique France Télécom, vient tranquillement faire sa publicité dans une «psychoparty».

101 Online, c’est l’épopée du Minitel français à San Francisco, dans le berceau de la tech et du mouvement hippie, au début des années 90. C’est aussi la chronique d’un échec annoncé, qui en annonce bien d’autres pour la télématique française. Julien Mailland, chercheur français en télécommunications à l’Université d’Indiana, vient de publier un article passionnant qui déterre cette histoire oubliée.
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La Robotique

Les robots ont transformé notre vie. Isis 2 par exemple est un système qui peut travailler à l’intérieur des centrales nucléaires. COBRA permet aux êtres humains d’éviter les rayons X.

Dans les usines automobiles des robots assemblent les différentes pièces pratiquement sans intervention humaine. En médecine généralement des robots analysent le sang et de nombreux médicaments sont conditionnés mécaniquement. Dans l’espace des robots à l’intelligence artificielle seront capable de déterminer leurs propres actions.

3D-Varius : Le violon né d’une imprimante 3D

Tout droit sorti de l’imagination d’un ingénieur français qui voulait allier sa passion et son métier, ce drôle de violon s’appelle un 3D-Varius. Il est né d’une imprimante 3D. Grâce à cela, l’instrument magique est à la fois puissant et ultraléger. Pour en arriver à ce bijou, il a fallu tester plusieurs matières.

Le fait qu’il soit plus léger, ça permet déjà d’enlever les tensions, et d’avoir des mouvements beaucoup plus fluides“, note Laurent Bernadac, inventeur du 3D-Varius. Mais “le trajet des ondes sonores [n'est également pas] parasité par toutes sortes de collages ni de lissages“, ajoute-t-il.
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Les robots-abeilles

Par Robert Wood (professeur d’ingénierie et de sciences appliquées à l’Université Harvard (États-Unis), où il est membre de l’Institut Wyss d’ingénierie bio-inspirée),  Radhika Nagpal (professeur d’informatique à l’Université Harvard et membre de l’Institut Wyss) et Gu-Yeon Wei  (professeur de génie électrique et d’informatique à l’Université Harvard).

En 2009, l’Université d’Harvard et la Northeastern University ont commencé à étudier la robotisation des abeilles, afin de créer une colonie de robots-abeilles, ou RoboBees, capable de remplacer ou d’aider les abeilles vivantes. Cela pourrait être une des solutions au cas où le monde des abeilles venait à disparaître.

Le robot-abeille est ici agrandi. Sa largeur réelle (ailes non comprises) est celle d’un doigt

Il n’y a pas si longtemps, un mal mystérieux, le « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles », a commencé à décimer les ruches dans le monde entier. Les abeilles sont responsables d’une bonne partie de la pollinisation des plantes, et leur déclin nourrit la crainte que l’agriculture en pâtisse.

Serons-nous un jour contraints d’utiliser des dispositifs artificiels si elles venaient à disparaître ?

En 2009, avec des collègues de l’Université Harvard et de la Northeastern University, nous avons entrepris de créer une colonie d’abeilles robotisées. Nous nous demandions si des abeilles mécaniques pourraient reproduire non seulement le comportement d’insectes pris séparément, mais aussi le comportement unique qui émerge de milliers d’abeilles en interaction.
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Manuscrit de Talhoffer : Le livre de combat secret du Moyen-Âge

Le livre sur le Combat de Hans Talhoffer (1420-1490) est un des plus mystérieux manuscrits du Moyen-Âge au monde. Daté de 1459, il se compose de 150 feuillets en papier écrit en dialecte Souabe, et dans ses pages illustrées apparaît une collection unique d’images de combats sanglants, de personnages portant de curieux accoutrements, de duels, de machines de guerre et d’inventions insolites.

Les pages de ce manuscrit inconnu ont été ramenées à la vie grâce à la technologie actuelle de restauration, mais encore aujourd’hui, la majorité de son histoire et de son contenu reste inexpliqué.

D’après le manuscrit, la véritable histoire de l’Europe durant le Moyen-Âge se révèle être violente, secrète, spirituelle, et contient une mine de connaissances, preuve que la société médiévale était bien plus sophistiquée et étrange que nous le pensions.

Hans Talhoffer est le plus connu de tous les maîtres escrimeurs germains du sud au XVe siècle. Il est contemporain au maître d’armes Paulus Kal, avec qui les manuscrits suggèrent une rivalité professionnelle. Talhoffer enseigna selon la tradition de Johannes Liechtenauer.
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Watson : L’ordinateur le plus intelligent du monde

Watson est tout simplement l’ordinateur le plus intelligent au monde. Conçu par IBM, il est doté d’une intelligence artificielle capable de diagnostiquer des cancers avec un taux de réussite plus élevé que celui des étudiants en médecine. Une révolution dans le monde médical.

On vous parlait déjà de Watson, l’ordinateur le plus intelligent du monde, lorsqu’il était question pour lui de gérer les standards téléphoniques. Sa nouvelle mission est désormais de venir aider les médecins du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New-York, un centre qui a traité 1125 patients atteints d’une tumeur du poumon en 2012.

Pour cela, une équipe composée de 25 chercheurs a aidé l’intelligence artificielle à assimiler plus de 600.000 données médicales, principalement sur le cancer du poumon. L’ordinateur est maintenant capable, grâce à sa capacité à comprendre le langage naturel et non le langage informatique, de répondre aux questions des médecins et de diagnostiquer avec un taux de succès de 90% le cancer du poumon!

En téléchargeant le dossier du patient dans la machine,  Watson informe le médecin sur le meilleur traitement à utiliser et affiche une liste classée selon un indice de confiance décroissant.

Watson est actuellement en phase de tests dans un centre hospitalier new-yorkais. Grâce à lui, les frais de santé pourraient être réduits de 30% aux États-Unis, soit d’1,46 milliard d’euros !

SoCurious

Une puce électronique sous la peau, c’est désormais possible

Le salon de l’électronique de Berlin a livré ses dernières innovations. Parmi elles, la greffe d’une puce sous la peau qui permettra de déverrouiller une porte à distance, de contrôler la lumière d’une pièce ou de lancer des impressions.

Les hackers ont déjà la main sur votre voiture

Le récent piratage d’un véhicule Chrysler en pleine route relance le débat sur la sécurité entourant les véhicules les plus intelligents.

Fin juillet, le magazine Wired a publié un article qui, à première vue, ressemblait fort à de la science-fiction absurde: «Des pirates informatiques ont désactivé une jeep à distance sur l’autoroute; j’étais derrière le volant.» Deux spécialistes de la sécurité informatique expliquaient avoir trouvé un moyen de pirater les ordinateurs de bord d’une Jeep Cherokee.

Le journaliste Andy Greenberg a fait le test: il a pris le volant et a emmené la voiture en question sur une autoroute; les pirates ont alors pris le contrôle de la climatisation, de la radio, des essuie-glaces et –de manière autrement plus inquiétante– de l’accélérateur et des freins. S’ils avaient voulu provoquer un accident et tuer le conducteur, ils l’auraient fait sans peine.

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Géants du net : Ennemis d’État

Facebook, Google, et Twitter, les leaders mondiaux de la high-tech et des réseaux sociaux ont installé leur siège social respectif et leurs bureaux aux alentours de San Francisco. Google emploie 50.000 employés dont 1200 qui sont millionnaires.

En trois ans, l’inflation des salaires des cadres du Net a provoqué une explosion des prix de l’immobilier dans la ville. En 2013, le nombre de familles expulsées à San Francisco a augmenté de 25%. Par ailleurs, les nombreuses navettes de luxe privées, destinées aux employés des géants d’Internet perturbent les transports en commun en utilisant impunément les arrêts de bus public. Depuis quelques mois, de nombreux riverains descendent dans les rues de San Francisco pour dénoncer les abus.

Partie 1:

Partie 2:
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Comment pourrait-on numériser la conscience ?

Injecter une part d’humanité dans une création est un défi universel, il incombe tant à l’artiste, qu’à l’ingénieur, où tout simplement à n’importe quel créateur.

Numériser la conscience est donc une étape naturelle dans la création d’une intelligence artificielle sensée simuler ou outrepasser nos capacités. Rencontre avec Jean-Claude Heudin, directeur du laboratoire de recherche de l’IIM (Institut de l’Internet et du Multimédia) afin de comprendre les difficultés d’une telle entreprise.

Objets connectés : Vers un monde ré-humanisé ?

Robots ménagers capables de proposer le bon programme, chauffage central apte à optimiser les coûts, automobile autonome… d’ici à 2020, 25 milliards d’objets connectés vont être mis en service. A mi-chemin entre objet et sujet, ces produits intelligents influeront sur notre rapport au monde. Une révolution est-elle en marche ?

La révolution numérique bouleverse les catégories de notre relation à autrui, dans les sphères amicales, amoureuses et professionnelles (1). Mais elle transforme aussi les cadres conceptuels de notre rapport aux choses et donc au monde. « L’Internet des Objets » (en anglais Internet of Things ou IoT) serait la prochaine étape de cette révolution.

Après la création d’Arpanet en 1969, après le lancement du Web en 1990, et après la généralisation d’Internet mobile en 2007, grâce aux smartphones, 2020 serait une année charnière : plus de 25 milliards d’objets connectés sont censés être mis en service d’ici-là. Allons-nous vers une «ré-humanisation» du monde grâce à l’injection à haute dose des intentions humaines dans des objets ? Ou bien nous dirigeons-nous vers un univers matériel saturé de données ?

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« Paradoxe de la productivité » : Réévaluer l’Internet des Objets

Il y a près de 30 ans, les économistes Robert Solow et Stephen Roach avaient suscité un vif émoi en soulignant qu’en dépit des milliards de dollars investis dans les technologies de l’information, ils n’avaient pas eu de gains de productivité pour corollaire. Les entreprises achetaient des dizaines de millions d’ordinateurs chaque année et Microsoft venait d’entrer en Bourse, permettant à Bill Gates d’engranger son premier milliard de dollars.

Et pourtant, les statistiques nationales américaines ont montré que non seulement la productivité n’augmentait pas, elle ralentissait, un phénomène connu depuis sous le nom de « paradoxe de la productivité ». « L’ère informatique est partout visible » a malicieusement lancé Solow, « sauf dans les statistiques de la productivité ».

Nous pourrions aujourd’hui nous trouver à un moment historique similaire avec une nouvelle innovation: le fameux Internet des Objets – le lien créé entre des machines et des objets et les réseaux numériques. Des capteurs, des étiquettes et autres ressources embarquées connectées signifient que le monde physique peut aujourd’hui être numérisé, suivi, mesuré et optimisé.

Comme auparavant dans le cas des ordinateurs, les possibilités semblent infinies, les prévisions ont été extravagantes – et les données ne reflètent pour l’instant aucune progression de la productivité. Il y a un an, l’entreprise américaine de conseil et de recherche Gartner plaçait l’internet des objets au sommet de la courbe Hype des attentes exagérées en matière de technologies émergentes.
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2029 : L’omniscience-fiction

Le modèle de Google pourrait permettre d’accéder à une certaine gratuité automobile, moyennant des publicités basées sur les données personnelles.

Février 2029, un samedi matin dans le quartier résidentiel d’une grande ville de province. La Peugeot déboule au coin de la rue, s’approche doucement de la maison, et se gare devant la grille d’entrée du jardin. Elle allume ses warnings.

Une manœuvre classique que la 708 Android effectue sans conducteur. Jean, qui patiente dans son salon, reçoit une notification de l’application Uber : «Votre voiture vous attend devant chez vous.» Il était déjà prêt, et avait suivi l’arrivée du véhicule autonome sur Google Maps. Sa fille Sarah le rejoint devant la porte pour l’accompagner faire les courses.

Jean déverrouille les portières avec son téléphone, qui lui servira de clé et d’identifiant numérique le temps de la réservation du véhicule. Dès l’ouverture de la portière, le smartphone déclenche la personnalisation automatique de l’habitacle. Les LED se teintent de bleu, sa couleur favorite. YouTube Auto lance sa playlist. Sarah râle : «Au retour, c’est moi qui ouvre la voiture !» Il l’a inscrite en deuxième conducteur. Avec elle, l’ambiance tournera au violet flashy sur fond de speed garage.
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Jean-Claude Heudin : « Transhumanisme et post-humain, un futurisme teinté de science-fiction »

La course vers l’Homme augmenté est en marche. Auparavant simple fantasme, le post-humain serait, selon certains, sur le point de naître. Futura-Sciences a rencontré Jean-Claude Heudin, spécialiste de l’intelligence artificielle, robots et “créatures artificielles” et directeur du laboratoire de recherche de l’IIM (Institut de l’Internet et du Multimédia) afin qu’il nous parle plus en détail du transhumanisme.

Transhumanisme : L’homme de demain

Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables.

Dans cette optique, les penseurs transhumanistes comptent sur les biotechnologies et sur d’autres techniques émergentes. Les dangers que présentent de telles évolutions sont énormément préoccupants.

Selon les philosophes ayant étudié l’histoire du transhumanisme, son transcendantalisme s’inscrit dans un courant de pensée remontant à l’Antiquité; la quête d’immortalité de l’Épopée de Gilgamesh ou les quêtes de la fontaine de Jouvence et de l’élixir de longue vie, au même titre que tous les efforts ayant visé à empêcher le vieillissement et la mort, en sont l’expression.

La philosophie transhumaniste trouve cependant ses racines dans l’humanisme de la Renaissance et dans la philosophie des Lumières.

Les robots vont-ils voler nos boulots ?

Et si un robot s’installait à votre place au bureau ? Si votre prochain déjeuner à la cantine était avec un robot ? De la science-fiction ? Pas tant que ça. Ils sont déjà partout, dans les usines, les bureaux, bientôt les magasins, les hôpitaux, et même à la maison.

Enquête sur les robots conçus en France, mais aussi au Japon, où l’on croit qu’ils ont une âme, et en Chine, où il est publiquement assumé qu’ils sont amenés à remplacer la main-d’œuvre. Rencontre avec Michel Serres, philosophe et membre de l’Académie française et Hakim El Karoui, essayiste et consultant.

Les robots vont transformer notre vie quotidienne et notre travail. Selon une étude de l’université d’Oxford, 47% des emplois sont menacés à moyen terme. En France, les robots pourraient détruire trois millions de postes d’ici à 2025.

Laurent Alexandre : « Les neuro-révolutionnaires »

Faut-il mettre des limites à l’Intelligence Artificielle? Comment la maîtriser et doit-on l’interfacer à nos cerveaux biologiques? A l’ère des prothèses cérébrales, le risque de neuro-manipulation, de neuro-hacking et donc de neuro-dictature est immense.

Nous devons encadrer le pouvoir des neuro-révolutionnaires comme Google: la maîtrise de notre cerveau va devenir le premier des droits de l’Homme.

Mexique : Le royaume perdu des Mayas

Au nord du Mexique, deux archéologues tentent d’atteindre la salle du trône d’un roi maya dont on sait fort peu de choses. George Bey et Tomas Gallareta sont équipés des dernières technologies. Un scanner révèle que la pièce dans laquelle ils sont sur le point d’entrer se trouve au centre d’un vaste complexe.

S’agit-il d’un temple ? Longtemps considérés comme les parents pauvres de l’histoire précolombienne, ils vivaient dans une région connue sous le nom de «Puuc». Des analyses menées sur des poteries montrent que certains quartiers des villes du nord datent de 600 avant Jésus Christ.

Comment expliquer la disparition des Mayas du nord? George Bey s’interroge sur la raison qui aurait poussé ceux-ci à abandonner en masse leurs cités.

Chine : Les ouvriers trop chers sont remplacés par des robots

Foxconn, le sous-traitant tristement célèbre d’Apple et d’autres compagnies high-tech, entend remplacer ses travailleurs par un million de robots. Une véritable nouvelle crise de l’emploi se profile.

10.000 robots sont en train d ‘être mis en place des les monstrueuses usines chinoises de Foxconn pour assembler l’iPhone 6. Pour l’heure, les emplois ne sont pas directement menacés par ces « Foxbots », le plus gros employeur chinois a même du embaucher 100.000 intérimaires pour répondre aux exigences d’Apple : produit au moins 70 millions d’iPhone 6 d’ici début septembre.

Foxconn communique bien sur le fait que les robots vont « aider » les ouvriers et non les « remplacer » ; qu’ils vont permettre d’augmenter les cadences. Sauf que si on reprend les intentions du constructeur quelques mois plus tôt, le discours est tout autre. D’ailleurs ; il y a quelques mois, Terry Gou le PDG du groupe se vantait que les Foxbots déjà déployés dans les usines, pouvaient construire 30.000 appareils par robot et par an.

C’est que las des critiques de violation des droits de l’homme, des ouvriers qui se suicident, qui refusent de travailler plus de 12 heures par jours et qui réclament des augmentations de salaires, Foxconn a clairement annoncé son intention de remplacer 1 million d’ouvriers par 1 million de robots dans ses usines. Soit l’écrasante majorité des employés de l’entreprise qui en compte environ 1.300.000.
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Le trésor des abysses

Un nouvel eldorado industriel est peut-être au fond des mers. La technologie d’aujourd’hui permet d’exploiter d’immenses gisements de métaux, repérés depuis 1985 dans tous les océans du globe.

À 3.500 mètres de profondeur, au milieu de l’Atlantique, se trouvent des cheminées hautes de 70 mètres qui crachent des panaches d’eau chauffée à 350 degrés par les volcans sous-marins. Ici se trouverait un des gisements de métaux les plus riches au monde: selon les estimations, il y aurait 150 millions de tonnes de cuivre.
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Quelle pénurie énergétique ?

S’il était possible de capter et d’utiliser l’énergie de seulement deux minutes des rayons du soleil qui réchauffent la planète, ce serait suffisant pour fournir de l’énergie aux véhicules, pour éclairer et chauffer les bâtiments et assurer tous les besoins en électricité pendant une année entière.

En termes simples, l’humanité ne subit pas vraiment les effets d’une pénurie d’énergie, mais fait plutôt face à des difficultés techniques pour la capter et la distribuer aux usagers. Or une des meilleures façons pour régler ce problème est d’investir dans des moyens plus efficaces pour l’emmagasiner.

Bon nombre des problèmes du monde contemporain sont attribuables à l’utilisation d’énergie, que ce soit les conflits tournant autour de l’approvisionnement du pétrole, les problèmes préoccupants des émissions de gaz à effet de serre, les pertes d’efficacité et de production découlant de pénuries d’énergie et de pannes de courant.

Il y a plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde qui n’ont pas d’électricité ; et près de 2,6 milliards qui ne disposent pas d’appareils modernes de cuisine. Plus de 95 % de ces personnes vivent en Afrique subsaharienne ou dans les pays en développement de l’Asie, et 84 % d’entre eux habitent en région rurale.

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Les États-Unis, la Chine et « le paradoxe de la productivité »

A la fin des années 1980, on débattait avec passion du “paradoxe de la productivité” – lorsque les investissements massifs dans les nouvelles technologies de l’information n’ont pas abouti à une amélioration mesurable de la productivité. Ce paradoxe est à nouveau d’actualité, car il pose problème tant aux USA qu’à la Chine ; il pourrait d’ailleurs faire l’objet de discussions dans le cadre de leur Dialogue stratégique et économique annuel.

En 1987, le prix Nobel Robert Solow a eu une formule qui a fait mouche : “On voit partout que c’est l’ère de l’informatique, sauf dans les statistiques sur la productivité”. Le paradoxe de la productivité a paru dépassé dans les années 1990, lorsque l’Amérique a connu une renaissance spectaculaire de la productivité. Hors secteur agricole, en moyenne la croissance de sa productivité a atteint 2,5% par an, alors qu’elle avait été de 1,5% au cours des 15 années précédentes. Les avantages de l’ère d’Internet s’étaient enfin matérialisés et on avait presque complètement oublié le paradoxe de la productivité.

Mais on s’est réjoui trop tôt. Malgré une nouvelle révolution technologique, la croissance de la productivité est à nouveau à la baisse. Et cette fois-ci le ralentissement est général et les deux premières économies de la planète, les USA et la Chine, sont les plus touchées.

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Le big data au service des abeilles

Le Monde a sélectionné six innovations parmi les 30 projets finalistes du Hello Tomorrow Challenge, qui s’est déroulé les 25 et 26 juin à Paris. Parmi elles, la ruche intelligente pour aider les apiculteurs.

A 38 °C, une ruche voit naître des abeilles qui produisent du miel. A 39 °C, des faux-bourdons viennent s’ajouter à la communauté, ce qui a pour effet direct de baisser sa productivité. C’est ce type d’information qu’une équipe bulgare ­récolte et analyse depuis plus d’un an pour aider les apiculteurs à mieux gérer leurs ruches.

« La disparition massive des abeilles a un impact alarmant sur la pollinisation et la production alimentaire mondiale, rappelle Ivan Kanev, cofondateur avec Sergey Petrov de Bee Smart Technologies. Nous avons imaginé une boîte bourrée de capteurs, de la taille d’un paquet de cigarettes, que nous plaçons au cœur de la ruche pour suivre différents indicateurs tels que le degré d’humidité, la température et même les vibrations sonores que produisent les insectes. »

Cette récolte et cette analyse de « données massives » (appelées big data) permettent « d’obtenir des conditions de vie optimales dans la ruche, poursuit l’inventeur. Logiquement, les abeilles s’adaptent en cas de problème, mais si les symptômes persistent, notre boîtier envoie un signal à l’apiculteur pour qu’il intervienne  ».

L’équipe, qui a gagné le Social Impact Challenge de Berlin en septembre 2014, va installer, d’ici à juillet, 10 prototypes en Californie chez des apiculteurs volontaires et annonce une production du boîtier en Bulgarie pour la fin de l’année.

Le Monde

De l’utopie numérique au choc social

Objets connectés, humains chômeurs. Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».

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L’industrialisation favorise-t-elle la prospérité à long terme ?

Certaines caractéristiques géographiques qui ont été propices au développement économique lors de l’étape agricole se sont révélées être des obstacles à la transition vers l’étape industrielle du développement. Pourtant, selon la croyance conventionnelle partagée par de nombreux économistes, la prospérité a persisté dans les économies qui ont connu une industrialisation précoce.

Répartition de la puissance totale des machines à vapeur entre 1960 et 1965

En l’occurrence, le développement industriel est un catalyseur pour la croissance économique, dans la mesure où il aurait un effet persistant sur la prospérité économique. Pourtant, les régions industrielles qui étaient prospères en Europe occidentale et aux États-Unis au dix-neuvième siècle ont connu un déclin relatif par rapport aux autres régions de leur pays respectif. C’est le cas des Midlands au Royaume-Uni, de la Ruhr en Allemagne ou encore de la Rust Belt aux États-Unis.

De leur côté, Raphaël Franck et Oded Galor (2015) suggèrent que l’adoption de technologie industrielle est certes initialement favorable au développement économique, mais qu’elle exerce par contre un effet nuisible sur les niveaux de vie à long terme.

Après avoir recueilli des données allant du dix-neuvième siècle jusqu’au début du vingt-et-unième, les auteurs observent les différences régionales dans l’adoption des machines à vapeur durant la Révolution industrielle en France, avant d’observer les différences régionales dans les performances macroéconomiques, avec en tête l’idée de rechercher comment l’écart de revenu entre les départements qui se sont le plus rapidement industrialisés et les autres départements a évolué au cours du temps.
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OGM : Un agneau-méduse se retrouve par erreur dans l’assiette d’un consommateur

Un agneau génétiquement modifié avec une protéine de méduse s’est retrouvé au sein de la chaîne alimentaire chez un particulier à l’automne dernier après une confusion à l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra).

Musique : Unsustainable (Non renouvelable)

Paroles illustrant le morceau de Muse:

All natural and technological processes proceed in such a way that the availability of the remaining energy decreases.

In all energy exchanges, if no energy enters or leaves an isolated system, the entropy of that system increases.
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