Joseph Stiglitz : « La crise, une occasion manquée »

L’Europe est confrontée aux problèmes particuliers posés par l’euro. Mais il existe certains problèmes communs à long terme auxquels sont confrontés tous les pays avancés. En lieu et place de ces politiques d’austérité erronées, la récession aurait pu devenir le bon moment pour consacrer plus de ressources pour prendre ces problèmes à bras-le-corps.

Nous verrions alors des économies plus fortes, à la fois aujourd’hui et pour l’avenir. Au lieu de cela, des deux côtés de l’Atlantique, nous avons laissé ces problèmes s’envenimer.

Il existe quatre problèmes sur lesquels je souhaiterais attirer l’attention. Tout d’abord, dans tous les pays avancés, des transformations structurelles sont nécessaires, à mesure que nous passons d’une économie manufacturière à une économie de services, et que nous nous adaptons aux nouvelles réalités géopolitiques et aux changements associés en matière d’avantage comparatif.

Globalement, le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier continuera à baisser, la croissance de la productivité dépassant celle de la demande ; et la part des emplois globaux situés dans les pays avancés sera également en baisse. Il restera certains marchés de niches importants, et il faut les cultiver.

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Carburant : Les cours plongent, les taxes explosent

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous payez davantage de taxes sur les carburants depuis le 1er janvier. La légère diminution actuelle de votre facture à la pompe étant liée à la baisse du cours du pétrole, les automobilistes ne sentent pas encore cette nouvelle hausse de la fiscalité… jusqu’à la prochaine augmentation du prix du baril !

35,5 milliards d’euros en 2014, puis 38 milliards en 2015 et 39 milliards en 2016, voilà ce que les taxes sur le carburant « rapportent » à l’État et donc coûtent aux contribuables ! Tous ces milliards sont autant d’argent en moins dans nos poches, un pouvoir d’achat qui, au mieux n’augmente pas, au pire diminue pour l’ensemble des Français.

De toute manière, le gouvernement ne s’en cache  pas : via le secrétaire d’État chargé du budget Christian Eckert s’exprimant devant l’Assemblée nationale, il annonce que la fiscalité des carburants, quatrième recette pour le pays après la TVA, les impôts sur le revenu et sur les sociétés, est « un élément essentiel de l’équilibre de nos comptes ». Autant dire que c’est un impôt amené à grossir aussi rapidement que notre argent est gaspillé…

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Taxe carbone : l’OACI proposera des mesures en 2013

Le système européen de taxation des émissions de CO2 (dit ETS) est au centre d’un conflit commercial mondial. Pour sortir de ce blocage, tous les regards se tournent vers l’OACI, une agence de l’ONU spécialisée dans le transport aérien. Raymond Benjamin, secrétaire général de l’OACI, détaille pour L’Usine Nouvelle l’avancement des travaux sur le dossier de l’empreinte carbone de l’aviation.

Vidéo : 24H de trafic aérien dans le monde

L’Usine Nouvelle – Quels sont les objectifs des travaux de l’OACI en matière d’environnement ?

Raymond Benjamin- Je souhaiterais tout d’abord rappeler que l’aviation civile internationale produit actuellement 2% des émissions de gaz à effet de serre. On pourrait se dire que c’est peu, mais en vérité ce n’est pas acceptable. La progression de l’aviation va faire augmenter ce taux radicalement.

Lors de la dernière assemblée générale de l’OACI, en 2010, nous avons reçu un mandat pour travailler sur l’empreinte carbone de l’aviation. L’objectif est fixé : réduire de 2% par an les émissions de CO2. L’année 2020 doit être un moment charnière : les émissions de carbone doivent se stabiliser.

Sur quelles pistes travaillez-vous pour atteindre ces objectifs ?

RB- Nous avons progressivement réduit notre réflexion à quatre domaines. Premier outil : les nouvelles technologies. De nouveaux moteurs, des routes plus courtes font partie des différents moyens qui existent pour réduire la pollution à la source.

Deuxième piste : les carburants alternatifs. Ils doivent être pérennes, des recherches sont en cours sur les algues ou la canne à sucre.

Troisièmement, nous avons demandé un plan d’action à chacun de nos états membres. Ils doivent nous les remettre avant le 30 juin 2011. Nous allons ensuite étudier leurs propositions, et les assister pour les réaliser en cas de besoin.

Enfin, nous réfléchissons à des mesures de marché, du même type que l’ETS européen. L’objectif est clair : influencer la consommation de carburant avec un facteur économique. Ces quatres types de mesures sont à l’étude. Je dois rendre des comptes en octobre 2013.

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La Chine refuse de payer la taxe carbone

La Chine vient d’interdire à ses compagnies aériennes de payer la taxe carbone en Union Européenne. Que les Occidentaux hystériques décident de se suicider au nom de la religion climatique, les Chinois n’y voient pas d’inconvénients. Au fond, au niveau géostratégique, c’est inespéré de voir son adversaire se suicider et c’est même de bonne guerre de l’encourager.

Par contre, la Chine n’a aucun intention de mettre la main au porte monnaie pour payer afin d’enrichir des mafieux qui promettent que le climat ne se réchauffera pas si on les paye.

Un responsable de l’aviation civile chinois a déclaré à l’agence Xinhua que son pays s’opposait à l’application de cette taxe aux compagnies hors UE. En clair, les compagnies de l’UE vont être tout à coup moins compétitives sur toutes les lignes où elles sont en concurrence avec les compagnies aériennes chinoises.

En même temps, les entreprises chinoises ont reçu des aides de plusieurs milliards de dollars afin qu’elles aussi essayent de lutter contre le réchauffement climatique. Même si les chinois n’y croient pas, ils ne voient pas d’inconvénients à prendre l’argent. Cet argent a manqué cruellement aux PME de l’UE qui ferment leurs portes sans que personne ne leur vienne en aide.

Opération Tea For Two

L’état de l’environnement en France reste préoccupant

L’état de l’environnement s’améliore en France sur certains points, mais le bilan global reste préoccupant. L’édition 2010 du rapport élaboré tous les quatre ans par les statisticiens du ministère de l’écologie, mise en ligne vendredi 4 juin, ne fait que 130 pages (contre 500). Elle fourmille de données, et dresse le panorama le plus complet et le plus à jour de l’état des milieux naturels et des sources de pollution.

Certaines évolutions sont positives. La qualité de l’air dans les villes s’améliore globalement, principalement grâce aux progrès technologiques des véhicules. Les émissions de gaz à effet de serre sont également en baisse, même si le secteur des transports, principal émetteur, reste en croissance (+19 % depuis 1990). L’effet du bonus-malus sur la baisse des émissions des véhicules neufs est sensible, mais il faudra plusieurs années pour que le parc entier soit renouvelé. Et le transport routier continue de croître. En outre, les importations françaises généreraient l’émission de 465 millions de tonnes équivalent CO2 par an, contre 265 millions pour les exportations. Le solde d’environ 200 millions augmente de près de 38 % les émissions intérieures.

Autre tendance assez favorable, la stabilisation des taux de nitrates dans les eaux superficielles. “Les engrais sont toujours apportés en excès, mais cet excès diminue“, observe Robin Degron, co-rédacteur du rapport. En revanche la contamination par les pesticides se poursuit, certaines nouvelles molécules (glyphosate) remplaçant des substances interdites (atrazine).

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Les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution

C’est encore mieux que de transformer le plomb en or. Une poignée d’industries très polluantes ont réussi un tour de force : convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d’euros, grâce aux systèmes d’échanges des « droits à polluer » mis en place dans l’Union européenne. Un pervers effet d’aubaine que dénonce un rapport listant ces nouvelles grandes fortunes du marché carbone. Et une belle arnaque à venir pour les consommateurs. Explications.

Certains rêvaient de transformer le plomb en or. C’est désormais le CO2 qui fait figure d’Eldorado. Une poignée d’industries très polluantes ont réussi à métamorphoser le volatile gaz carbonique en pièces sonnantes et trébuchantes, convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d’euros. Ainsi, le champion de la métallurgie ArcelorMittal, l’entreprise la plus polluante de France, a engrangé en 2008 l’équivalent de 202 millions d’euros grâce à ses « droits à polluer, » et s’apprêterait à capter en 2009 à nouveau 42 millions d’euros. Comment cette étrange et lucrative alchimie est-elle possible ? Grâce au marché carbone mis en place par l’Union européenne.
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François Fillon abandonne la taxe carbone

François Fillon a annoncé aux députés UMP l’abandon de cette taxe, qui faisait grincer des dents dans la majorité… Stop à la “course à l’échalote écologiste”?

François Fillon a annoncé ce mardi lors de la réunion des députés UMP l’abandon de la taxe carbone.

Le Premier ministre a souligné qu’elle devait se faire au niveau européen pour “ne pas plomber la compétitivité” des entreprises françaises
, selon plusieurs participants.

Selon Le Figaro de ce mardi, c’est Jean-François Copé qui aurait obtenu du président de la République le report de cette réforme, qui devait entrer en vigueur le 1er juillet prochain.

Selon le quotidien, la base de l’UMP interprète cette décision comme un coup d’arrêt à la “course à l’échalote écologiste“.

Car dans les rangs de l’UMP, cette réforme faisait partie des motifs de mécontentement. Du coup, pour éviter une rébellion parlementaire, l’exécutif a décidé d’enterrer cette réforme pourtant voulue par Nicolas Sarkozy.

La taxe carbone avait été adoptée par le Parlement puis censurée par le Conseil constitutionnel à la toute fin de l’année 2009.

Le Post

La taxe carbone annulée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a annulé mardi la taxe carbone qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, jugeant que “l’importance des exemptions totales de contribution carbone étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture d’égalité devant les charges publiques.” François Fillon a annoncé peu après qu’un nouveau dispositif sera présenté le 20 janvier au Conseil des ministres.

Le Conseil constitutionnel souligne notamment qu’”étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l’électricité, les émissions des 1.018 sites industriels les plus polluants, tels que les raffineries, cimenteries, cokeries et verreries,” “les émissions du transport aérien et celles du transport public routier de voyageurs.

Pour le Conseil constitutionnel, “ces exemptions auraient conduit à ce que 93% des émissions d’origine industrielle, hors carburant, soient exonérées de contribution carbone,” et “moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone.”

Celle-ci aurait donc porté essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l’une des sources d’émission de dioxyde de carbone,” précise le Conseil constitutionnel dans un communiqué, en notant que “par voie de conséquence, il a censuré l’ensemble du régime relatif à cette contribution.
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Laborieuse reprise de l’économie française

Après une chute de 2,3% cette année, le PIB de la France devrait progresser de 1,1% en 2010, estime l’Insee. Le rebond de l’investissement des entreprises sera timide. C’est la consommation des ménages qui jouera encore le rôle de moteur de la croissance. Le chômage devrait poursuivre sa hausse jusqu’à mi-2010.

Les entreprises vont encore détruire des emplois

C’est principalement l’activité dans les services qui soutiendra l’économie français en 2010. Après un rebond à la mi-2009, la production industrielle devrait fortement ralentir. Le secteur du BTP continuera à être sinistré, mais dans une moindre mesure. Du côté des entreprises, l’investissement repartirait progressivement avec le retour de la croissance, mais des surcapacités toujours importantes en limiteraient le rebond.

Pour restaurer leurs marges de productivités, les entreprises vont donc continuer à détruire des emplois, estime l’Insee. Au total, après avoir perdu près de 260.000 emplois au premier semestre 2009, l’économie française en perdrait environ 110.000 au second semestre et autant au premier semestre 2010.

Le chômage poursuivrait de ce fait sa hausse jusqu’à la mi-2010, “mais de façon moins rapide qu’au cours des trimestres précédents“, souligne l’Insee. Le taux de chômage au sens du BIT, qui s’est établit à 9,5% de la population active au troisième trimestre 2009, devrait atteindre 9,8% à la fin de l’année, 10% puis 10,2% aux premier et deuxième trimestres 2010.
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Faut-il brûler les climato-sceptiques ?

Le géophysicien Vincent Courtillot fait partie de ceux qui nuancent le catastrophisme sur le changement climatique. Bref, de ceux que les écolos auraient bien envie de coller au bûcher (au risque d’augmenter les émissions de CO2). Il était l’invité de Parlons net cette semaine.

Vincent Courtillot, géophysicien, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, défend des thèses qui modèrent les prévisions les plus pessimistes sur le changement climatique. A quelques jours du sommet de Copenhague, il se veut pédagogue et nuancé face au catastrophisme ambiant. Certains le lui reprochent. Il donne ici le programme idéal d’une conférence écologique mondiale selon lui. Il critique la représentativité du GIEC et dans le même temps la difficulté pour les politiques de se saisir de la difficulté des débats scientifiques.

Vincent Courtillot revient sur l’affaire dite du Climate Gate. Il décrypte les querelles scientifiques et se positionne en modéré par rapport à Claude Allègre. Il dénonce très vivement le principe de précaution et ses excès et estime qu’il ne faut pas avoir peur. Pour lui il y a deux sortes d’écologistes : ceux qui font peur et les autres.

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“Le plan Sarkozy pour l’agriculture ? De simples mesures pansement”

Le président de la République a annoncé un plan d’aide de 1,65 milliard d’euros en faveur des agriculteurs.

Réactions et analyses de Jean-Christophe Bureau, professeur d’économie à AgroParisTech, chercheur associé au CEPII, et de Nicolas-Jean Brehon, économiste à la fondation européenne Robert Schumann.

Les difficultés actuelles que connaissent les agriculteurs sont-elles conjoncturelles, comme l’affirme Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire liées à la crise ?

Jean-Christophe Bureau. Oui, indiscutablement, les difficultés actuelles du secteur sont liées à la crise qui a fait chuter les prix des matières premières, de même que la demande mondiale de produits agricoles. La baisse généralisée du prix des produits agricoles est également liée à la faiblesse du dollar.

Nicolas-Jean Brehon. Effectivement, cette baisse accentue leurs difficultés. En réalité, le fond du problème du secteur vient de la volonté européenne et mondiale de dérégulation de ce secteur.

Que pensez-vous des mesures d’aides annoncées par Nicolas Sarkozy ? Lire la suite

Biocarburants: l’État donne 7 millions à Total

L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’Ademe, vient d’engager une aide de 30 millions d’euros pour développer cette filière, dont 7,2 millions iront à Total. Cette entreprise, qui a dégagé un bénéfice record de 13,9 milliards d’euros en 2009, a-t-elle besoin de l’aide de l’État pour lancer de la recherche sur les agrocarburants de deuxième génération ?

Jean Christophe Pouet, chef département bioressources de l’Ademe, justifie ce « cadeau » public fait aux pétroliers ainsi :« Ces grands groupes, si on ne les aide pas, ils ne passent pas à l’acte, et nous, ça nous permet suivre pendant sept ans leurs programmes de recherche. » Le pétrolier prétend assumer le tiers de la dépense totale (112,7 millions) alors qu’il n’engage que 21 millions d’euros et que 7,2 lui sont apportés par l’État.

Sur ce sujet, comme sur celui de la « voiture propre » largement choyée par le gouvernement, la volonté politique rencontre des intérêts privés : l’État a besoin d’entreprises capables de tester dans leurs sites industriels de nouveaux procédés, et si les tests débouchent sur le carburant du futur, ce sera jackpot pour le titulaire du brevet. Une nouvelle doublement bienvenue pour Total qui se plaint de l’arrivée de la taxe carbone et tente de redorer son image en plein procès en appel de l’Erika.

Jusque là rien de très inhabituel. Sauf que le bilan énergétique de la première génération est controversé, certaines ONG comme Oxfam estiment notamment que : « Le bilan d’émission de gaz à effet de serre de l’huile de colza produite en France est le double de celui du diesel qu’il remplace. Une catastrophe climatique. »

L’Ademe s’était engagée, lors du Grenelle de l’environnement, à analyser le bilan de cette première génération en toute transparence. Engagement non tenu puisque la décision la subvention de 7 millions à Total est accordée alors que comme le dit l’Ademe elle-même (page 21 du rapport), l’impact d’un « changement d’affectation des sols » n’a pas été analysé.
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Crise: “le plus dur reste à venir” selon un sondage

Le pessimisme est de mise, un an après le début de la crise économique. Plus de la moitié des Français (60%) estiment ainsi que “le plus dur reste à venir”, selon un sondage BVA pour Les Echos et France Info publié ce mardi.

A la question “Pensez-vous que la France va bientôt sortir de la crise économique ou au contraire que le plus dur reste à venir”, seulement 35% répondent “oui” à la première proposition.

Près des deux tiers des Français (63%) ont le sentiment que l’action du gouvernement pour faire pression sur les banques pour les inciter à accorder plus de prêts aux particuliers n’a pas été efficace alors que seulement 26% d’entre eux sont d’un avis contraire.

Et les citoyens sont plutôt critiques sur la politique économique du gouvernement: 42% la jugent plutôt mauvaise et 21% très mauvaise. Seulement 32% la trouvent plutôt bonne et 2% très bonne.

Globalement, les deux tiers des Français (65%) jugent “désordonnée” ou “inefficace” l’action du président de la République Nicolas Sarkozy face à la crise financière internationale alors qu’un tiers la juge “appropriée” ou “rassurante”.

“L’actualité récente parfois déroutante pour la majorité (notamment sur la taxe carbone) a pu contribuer à cette dégradation”, le qualificatif “désordonné” étant celui qui a le plus progressé en un an (+7 points) et étant désormais cité par un sympathisant de droite sur cinq (19%), explique l’institut de sondage.

Les catégories populaires sont les plus pessimistes pour l’avenir. L’indice de dégradation de leur pouvoir d’achat est de -21 (30% déclarent une baisse contre 9% une hausse) contre seulement -10 pour les catégories supérieures (25% contre 15%).

E24

Taxes écolos: carburant en hausse de 7 à 10%

Quatre « mesures fiscales » vont provoquer des hausses de 7 à 10 % des prix des carburants à la pompe, selon l’Union française des industries pétrolières. Le responsable, c’est le Grenelle de l’environnement et ses objectifs « impossibles à atteindre ».

La première est la nouvelle taxe carbone. « C’est chimico-mathématique: à raison de 2,3 kg de CO2 produit par litre de carburant et avec une taxe carbone à 17 € la tonne, le sans-plomb 95 augmentera de 4,92 centimes à la pompe et le gazole de 5,41 centimes. »

Les pétroliers vont bien évidemment répercuter au consommateur le produit de cette taxe (2 à 2,5 milliards d’euros) puisqu’elle est censée le dissuader d’utiliser sa voiture.

La seconde hausse sera due à une probable majoration de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) régionale, autorisée par la loi de finances 2010. Impact calculé par l’Ufip : 1 à 2 centimes par litre.

Les deux autres augmentations annoncées sont en fait des pénalités que les pétroliers vont devoir payer et qu’ils comptent bien répercuter sur les consommateurs. La première concerne l’intégration de biocarburants dans l’essence. L’objectif 2009 de 6,25 % n’ayant pas été atteint, une pénalité de 0,5 centime par litre sera due.

Enfin, une deuxième pénalité est déjà prévue par l’Ufip, car les pétroliers n’atteindront pas l’objectif du Grenelle 2 de l’environnement de réduire de 7 % la consommation nationale de carburants d’ici à 2012 par la mise en place d’actions incitatives. « L’objectif est impossible. C’est une taxe supplémentaire ! », prévient le président de l’Ufip. Le Parisien

La taxe carbone est une discrimination économique

Evens Salies, économiste à l’OFCE, revient sur la Contribution climat énergie et l’abandon du principe de taxe carbone appliquée à l’électricité.

“Une taxe carbone sur les énergies fossiles est justifiée sur le plan de la théorie économique si elle reflète le coût supplémentaire que la pollution par le carbone inflige à la société.

Mais fonder une taxe s’appliquant aux ménages à partir d’un prix du CO2 sur le marché des émissions pour les entreprises, c’est du pifomètre. La taxe devrait être d’un montant progressif, en fonction des revenus. En effet, la demande des ménages les plus riches -qui sont aussi les plus gros consommateurs- est moins sensible à une variation du prix. Leur facture énergétique représente une plus petite part de leurs revenus que dans le cas des plus modestes. Ils possèdent des équipements de confort consommateurs d’énergie –piscines, climatisation- tout en se souciant moins du prix de l’électricité.

Si on voulait instaurer un système équitable, il fallait que le montant de la taxe tienne compte de ces différences. Le plus simple aurait été de taxer plus ceux qui sont les moins sensibles, c’est-à-dire les plus riches, qui sont donc généralement ceux qui consomment plus. Il s’agit d’une discrimination justifiée sur le plan de la théorie économique.E24

(Merci à Léonidas)

(08.09.2009)

La Banque de France prédit une croissance de 0,3%

La Banque de France table sur une hausse de 0,3% du PIB au troisième trimestre. Mais sur l’année, il devrait reculer de 3%. La Tribune

Baisse de 2,9% du trafic passagers d’Air France-KLM en août

Toujours pénalisée par la crise, Air France-KLM annonce que son trafic passagers a reculé de 2,9% sur un an en août et que son activité cargo poursuit sa dégradation.Reuters

Taxe carbone: les copropriétés seront frappées au porte-monnaie

La Contribution Climat Energie devrait convaincre les copropriétés rétives, à financer les travaux d’économie d’énergie. « Notre portefeuille, si nous ne faisons rien, sera incité de manière forte ». Le moniteur