L’État est-il mauvais payeur ?

600 milliards d’euros: c’est le montant des dépenses de l’État chaque année. Envers les particuliers et salariés, les PME ou les grandes entreprises, l’État est un client exigeant mais souvent mauvais payeur. Pourtant, la loi l’oblige à régler ses factures dans les trente jours, et il doit être exemplaire. C’est loin d’être toujours le cas, et parfois, ceux qui vivent de ses commandes tremblent.

Le mauvais élève? Le ministère de la Justice. Rencontre avec le directeur d’une fourrière ou encore une psychologue et experte judiciaire. Tous, qu’ils soient entreprise ou indépendant, sont asphyxiés par les retards de paiement de l’État, qui n’oublie cependant jamais de réclamer son dû en impôts et taxes.

Même les fonctionnaires ne sont pas à l’abri. Les militaires, par exemple, sont victimes d’un logiciel de paie qui accumule les bugs. Entre difficultés budgétaires et dédales administratifs, comment de telles erreurs peuvent-elles se produire?

Allemagne : Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

En Allemagne, depuis la sortie du nucléaire, le charbon est à nouveau en vogue. Résultat : les émissions de Co2 grimpent… Faut-il taxer les centrales à charbon les plus polluantes ?

Le ministre social-démocrate de l’Énergie le souhaite, mais les conservateurs sont vent debout. Ils estiment qu’une telle mesure risque d’augmenter le prix de l’énergie et de détruire de nombreux emplois.

La goutte d’eau irlandaise

En Irlande, le parti nationaliste Sinn Féin pourrait profiter d’un paysage politique en décomposition lors des prochaines élections législatives. Mais la principale menace pour les politiques d’austérité a pris une forme plus inattendue : le rejet massif d’une taxe sur l’eau courante.

Le 24 juillet 2014, le quotidien britannique The Guardian s’interrogeait sur l’un des mystères de la crise européenne : « Pourquoi les Irlandais réagissent-ils aussi calmement (1). » Longtemps érigé en parangon de réussite libérale (2), Dublin dévisse lors de la débâcle financière : le déficit budgétaire atteint 32 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010, du jamais vu.

Mais la petite île émeraude conserve son statut de modèle. Non seulement le pays s’impose une cure d’austérité d’une violence rare, mais la population ne descend que rarement dans la rue. En avril 2009, le ministre des finances irlandais Brian Lenihan se félicite : « Nos partenaires en Europe sont impressionnés par notre capacité à endurer la douleur. En France, vous auriez eu des émeutes (3). »

En 2015, l’État continue à promouvoir l’image d’un pays apathique, érigeant en second slogan national l’expression locale « Feck it, sure it’s grand » T’inquiète, ça va aller »), déclinée sur des tabliers, des tasses ou des pyjamas pour bébés en vente dans les magasins de souvenir. Et pourtant, suggère la journaliste Kathy Sheridan, « L’Irlande s’est réveillée (4».
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TVA collectée, TVA déductible : qui paye réellement ?

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation, inventé en France en 1954. Avant ce système, toutes les entreprises qui concouraient à la production et à la distribution d’un produit ou d’un service étaient taxées. Ainsi, le prix de vente final dépendait du nombre d’intermédiaires, car ces derniers répercutaient la taxe qu’ils payaient sur leur prix de vente : donc plus il y avait d’intermédiaires, plus le prix de vente final était élevé.

Avec la TVA, peu importe le nombre d’intermédiaires, le consommateur final paie la même taxe soit en général 20% du prix de vente HT d’un produit. Celui-ci ne la paie pas directement à l’État, mais à l’entreprise à laquelle il achète un produit. Ce sont ensuite chacune des entreprises qui ont participé à l’élaboration du produit qui reversent à l’état une partie de cette taxe mais cela ne leur coûte rien.

Cette taxe s’appelle taxe sur la valeur ajoutée car la valeur ajoutée est la valeur économique apportée par l’activité de l’entreprise. Par exemple, le fabricant qui a acheté 10€HT de fils pour en faire une chemise qu’il a vendue 70€HT a apporté à ces fils une valeur ajoutée de 60€. 20% de cette valeur ajoutée correspondent bien aux 12€ de TVA reversés à l’Etat par le fabricant.

Canada : Montréal, l’eldorado des Français

Montréal est la deuxième plus grande ville du Canada et se situe dans le sud de la province du Québec, dont elle est la principale métropole. De nombreux Français décident d’y partir pour un nouveau départ, la langue n’étant pas un obstacle puisqu’on y parle français.

D’après les derniers chiffres de 2013, près de 150.000 français sont installés au Canada, mais la majorité vont dans la province du Québec. Les Français fuient-ils le climat économique morose de la France? Au Québec le marché de l’emploi est flexible et dynamique. Ce n’est pas simple pour l’intégration mais aussi pour obtenir son visa ou encore faire reconnaître ses diplômes et expériences professionnelles.

Il existe même un réseau d’expatriés Français à Montréal leur permettant de se retrouver. D’autres ont fait un business pour aider les français à s’expatrier avec toutes les aides pour préparer son départ du côté administratif mais aussi ce qu’il faut faire à son arrivée (compte bancaire, soins, aides pour trouver un logement, taxes et impôts à payer…)

Partie 1:

Partie 2:
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Portugal : L’après-Troïka

Depuis près d’un an, Lisbonne est sorti du plan d’aide européen. Pourtant, le gouvernement de droite applique toujours un programme d’austérité et les taux d’imposition ne cessent d’augmenter. Conséquence, l’économie parallèle se développe.

Malgré l’annonce du gouvernement de lutter contre la fraude fiscale, les scandales se multiplient au plus haut niveau. Dernier en date, l’accusation de fraude qui vise l’ancien Premier ministre José Socrates.

États-Unis : La première ville qui fonctionne entièrement avec des énergies renouvelables

La ville de Burlington, dans l’état du Vermont, est la première ville des États-Unis à fonctionner entièrement avec des énergies renouvelables. Une petite révolution locale dans un pays au bilan carbone particulièrement élevé. Un paradoxe démocratique.

C’est le grand paradoxe des États-Unis, pays autant critiqué qu’admiré, les états et les villes conservent une marge décisionnelle importante dans les choix politiques. Résultat, on observe des politiques locales diamétralement opposées en fonction des régions. Pas d’exception en matière d’écologie.

Alors que le pays dans son ensemble est responsable d’un impact important sur le bilan écologique global, certaines villes prennent la tangente et deviennent des symboles de changement. C’est ainsi le cas de Burlington, la plus grande ville de son état (+-40.000 habitants) qui se distingue depuis 2015 par une alimentation énergétique 100% verte.

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Plus on pollue l’eau, moins on est taxé

C’est un rapport sulfureux que celui rendu par la Cour des comptes ce mardi 10 février. Il pointe un déséquilibre entre les particuliers d’une part, et les agriculteurs et les industriels d’autre part. Les premiers paient 87% des taxes sur la pollution de l’eau alors que les seconds ne règlent que 13%.

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal reconnaît que le principe pollueurs/payeurs, instauré en 2006, fonctionne mal : “Il y a de gros lobbys qui sont à l’œuvre, bien évidemment (…). C’est un système du coup pervers parce que moins on paie de taxes, moins on a envie de dépolluer, et c’est le consommateur qui paie”.

Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, s’insurge : “La redevance est totalement dévoyée parce que dans les agences de l’eau, les agriculteurs pèsent beaucoup sur les décisions. Et donc, très souvent, on a des décisions qui sont favorables aux pollueurs plutôt qu’aux pollués”. Le gouvernement plaide pour une reprise en main de la politique de l’eau.

Écotaxe abandonnée : Une facture de 839 millions d’euros pour l’État

L’écotaxe n’a pas vu le jour mais elle coûtera tout de même 839 millions d’euros à l’État. Écomouv, la société qui devait mettre en place la taxe, a en effet demandé des compensations financières suite à l’abandon du projet. Un accord a été conclu mardi avec l’État.

Quand le gouvernement taxe en mode express

Début novembre, lors de son émission Face aux Français, François Hollande avait fait une promesse : “Que les choses soient bien claires, il n’y aura pas d’impôt supplémentaire sur qui que ce soit” (à partir de 2015, ndlr).

Il y a une semaine, son ministre des finances, Michel Sapin, a confirmé la promesse dans une interview accordée au journal Le Monde. Plus qu’un mois pour voter de nouvelles taxes… alors que les textes budgétaires sont quasiment bouclés.

Le gouvernement a donc dû accélérer le mouvement et la scène s’est jouée mardi soir dernier à l’Assemblée nationale. Les députés réajustaient pour la dernière fois le budget de l’Etat. Le gouvernement en a profité pour faire passer en priorité un amendement visant à augmenter de 50% la taxe que paient les grandes surfaces. Est-ce un renoncement à la promesse présidentielle ?

“Cabane de jardin” : Devez-vous payer la nouvelle taxe locale ?

Si vous vous apprêtez à construire un espace de plus de 5 m² sur votre terrain, cette taxe vous concerne. Que devez-vous déclarer? Comment est-elle calculée?

Elle est appelée taxe « cabane de jardin » mais son nom officiel est « taxe d’aménagement ». Cette taxe doit être payée lorsque vous construisez un espace de plus de 5m² sur votre terrain : une maison, un garage, une grange et même votre abri de jardin (y compris en préfabriqué). Pour être taxé, cet espace doit dépasser 1,80 mètre de hauteur sous plafond. Les escaliers ne comptent pas.

Les témoignages de contribuables surpris se multiplient. Très peu ont été informés de l’existence de cette taxe, entrée en vigueur en 2012: « Nous avons construit une maison, avec sous-sol, de 265 m². Quelques mois plus tard, nous recevions une lettre nous reclamant 6200€ pour la taxe d’aménagement. A réitérer l’année suivante, soit plus de 12.400 euros en tout ! », raconte Nicolas Maillet, habitant de Marthod, en Haute-Savoie.

Comment est-elle calculée ?
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L’homme qui veut taxer les robots au profit des humains

Quoiqu’il en veuille aux machines, John Mitchell n’est pas un luddite. Écossais d’origine, il vit en France, où il est informaticien. Et il n’a pas envie de casser les ordinateurs. Il serait le premier au chômage et le chômage, c’est ce qu’il combat.

«On m’a demandé une fois lors d’un passage à la télévision: “Vous voulez casser à nouveau les métiers à tisser, c’est ça? Bien sûr que non: mais les patrons, eux, cassent les gens, voire leurs propres machines car il faut sans cesse les renouveler.»

Ce que propose John Mitchell est simple: il veut taxer les machines de sa «cotisation Rose». Rose pour «Robots, ordinateurs et systèmes experts». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

D’ailleurs, il insiste pour éviter tout quiproquo: «Je ne suis pas contre le progrès, bien au contraire. La carte à puce du médecin, c’est formidable, c’est pratique” Mon problème est seulement: que vont devenir toutes les femmes qui saisissaient les feuilles de Sécu? La Sécu va économiser de l’argent, les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. C’est anormal, on met les gens en situation de ne plus savoir quoi faire.»
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Quand le gouvernement voulait supprimer les “petites taxes”

En avril dernier au Sénat, le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, formulait une promesse chiffrée pour remettre un peu d’ordre dans tout les prélèvements : un milliard d’euros de prélèvements en moins. Six mois plus tard, et alors que les parlementaires discutent toujours du budget, la promesse est-elle tenue?

Être ou avoir ? Pour une économie de services

Par Didier Schmitt (Conseiller scientifique auprès du Président de la Commission européenne)

Une bonne partie de notre économie est fondée sur le cercle vicieux qu’est l’acquisition, l’obsolescence et la réacquisition d’objets. Pour contrebalancer le besoin inné de posséder, un cercle plus vertueux devient impératif, avec des services moins délétères pour l’environnement, les ressources et le climat.

Axer une société sur la possession fait que la responsabilité du devenir des produits de consommation passe du producteur à l’acheteur. Ce dernier n’aura pas d’autre choix que de s’en défaire comme il peut, après usage ; d’où un gaspillage et une accumulation de déchets.

Une économie fondée sur les services aurait l’avantage de la durabilité et de la « réparabilité » des produits. En effet, un prestataire de service a tout intérêt à allonger la durée de vie d’une marchandise, surtout s’il a la responsabilité de son recyclage.

En séparant la possession de l’utilisation, on peut également rechercher un gain d’efficacité : rappelons que la voiture d’un particulier, par exemple, n’est utilisée que 5 % de son temps ; le parc automobile est donc démesuré par rapport à son utilité réelle. Se déplacer peut parfaitement se concevoir au travers d’un service.

Disposer de l’usage des choses sans devoir les posséder
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Radio Courtoisie : « Situation économique et nouvelle fiscalité » (Audio)

Le mercredi 23 juillet 2014, dans le Libre journal de la résistance française sur Radio Courtoisie, Emmanuel Ratier recevait Jean-Pierre Rondeau, conseiller financier, président de Mégara Finance, président de la Compagnie des CGPI.

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EPEE – Intelligence économique | Intelligence stratégique

Inégalité pour tous

Ancien secrétaire au Travail sous la présidence de Bill Clinton et actuel professeur à l’université Berkeley, Robert Reich soutient avec ferveur depuis toujours que l’accroissement des inégalités salariales constitue l’une des menaces les plus graves pour l’économie et la démocratie.

Analysant les origines de cette situation et ses conséquences à court terme, il pointe également les nombreux défis à relever avec cette facilité déconcertante qui lui est propre : celle de rendre accessible à tous des principes d’une grande complexité.

Pourquoi et comment l’accroissement insensé des revenus d’une infime minorité des plus riches, conjugué avec la fragilisation des classes moyennes, constitue la plus grande menace pour l’économie et la démocratie ?

Certes, la leçon d’économie que développe ici Robert Reich, ancien secrétaire au travail de Bill Clinton et actuellement professeur à l’université de Berkeley, n’est pas des plus réjouissantes pour qui ne verrait dans l’organisation de nos sociétés que beauté et justice.

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Haute-Garonne : Travailler gratuitement… pour payer moins d’impôts !

Les habitants d’un petit village d’à peine 100 habitants ont été mis à contribution pour effectuer divers travaux gratuitement. L’initiative du conseil municipal de Peyrissas – une petite commune située près de Toulouse – a de quoi faire sourire: inviter ses habitants à effectuer eux-mêmes des travaux d’ordinaire confiés à des intervenants extérieurs dans le but de ne pas augmenter les impôts locaux!

La première «demi-journée citoyenne» d’une série de trois prévue par la municipalité était organisée ce dimanche, a expliqué le maire sans étiquette Guy Loubeyre.

«On avait émis cette idée lors de la campagne électorale des municipales et cela avait été très bien accueilli», a-t-il précisé, en ajoutant que sa commune a «décidé de ne pas augmenter les impôts cette année. En contrepartie, pour éviter d’engager des entreprises, on a invité la population à participer, ce qui fera faire des économies à la commune, en gardant une capacité d’investissement».

Entre 8 et 12 heures, la centaine d’habitants du village se met donc à l’ouvrage! Les tâches sont diverses: débroussailler autour de la salle des fêtes, nettoyer le cimetière et les différents locaux communaux, ainsi que balayer les rues du village. Autre avantage de l’opération: permettre «aussi aux différentes générations de travailler ensemble et de se connaître. Ce sera un moment de convivialité», ajoute Guy Loubeyre, qui a prévu d’offrir apéritif et grillades une fois le travail effectué.

Au cœur de cette initiative, une vraie dimension politique: le gouvernement a annoncé au début du mois d’avril que dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards d’euros pour 2015-2017, les concours financiers de l’État diminueront de 11 milliards! Une mesure non négligeable, qui, selon l’Association des maires de France (AMF), entrainera «une baisse cumulée de 28 milliards sur la période 2014-2017» pour l’ensemble des collectivités et une «amputation de 30% des dotations au bloc communal» (communes et intercommunalités).

Le Figaro

(Merci à Horatius)

Espagne : Les effets de taxes judiciaires trop élevées

L’Espagne est particulièrement touchée par la crise. Les banques saisissent à tour de bras. Les particuliers ne savent plus à quel saint se vouer, surtout que la Justice est hors de prix, et donc hors de portée.

Recouvreur en frac
Madrid : « Recouvreur en frac » sonnant à la porte d’un mauvais payeur.

La crise passe sur toute l’Europe et frappe plus durement certains pays que d’autres. L’Espagne, comme la Grèce ou le Portugal, doit faire face à une situation particulièrement compliquée. Et pour renflouer ses caisses, le gouvernement a créé de nouvelles taxes.

En novembre 2012, Madrid a instauré une taxe dont devait s’acquitter tout citoyen, ou entreprise, pour pouvoir ester en justice. Cette taxe s’est révélée si élevée que les protestations ont été unanimes. En février 2013, le gouvernement a revu sa copie, mais n’a, en réalité, agi qu’à la marge. Saisir la justice reste très (trop) onéreux.

Moins de divorces et moins de mariages

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Le travail au noir face à la crise et aux taxes

Parmi ces changements de comportement pour contourner l’impôt et les taxes, on constate la baisse des emplois à domicile déclarés. La poussée du travail au noir se fait aussi sentir dans la restauration et le bâtiment.

La société française fait une résistance à l’impôt selon un rapport de la Cour des comptes qui pointe ce mercredi 28 mai le manque à gagner fiscal dans les caisses de l’ Etat. Parmi ces changements de comportement pour contourner l’impôt et les taxes, on constate la baisse des emplois à domicile déclarés. La poussée du travail au noir se fait aussi sentir dans la restauration et le bâtiment.

Le travail dissimulé est passible de trois ans de prison et de 45.000 d’amende et les redressements Urssaf pour travail illégal ont progressé de 12 % en 2013. Serait-ce les employés qui refusent leur déclaration aux institutions sociales et administratives ou les employeurs eux-mêmes qui ne le font pas?

Les femmes au travail … à tout prix ?

Résumé d’une étude plus approfondie sur la difficile articulation travail/vie de famille et une analyse des solutions préconisées par le  ministre du droit des femmes : toutes les femmes au travail pendant que l’État s’occupe des enfants. (Accédez à l’article complet au format pdf en cliquant ICI).

En France, 60% des femmes de 15 à 64 ans travaillent, cela correspond exactement à l’objectif préconisé par l’Union Européenne. La France se hisse ainsi aux premiers rangs dans l’UE.  De 25 à 49 ans cette proportion s’élève à 84%. De plus, notre pays est reconnu pour être celui où se conjugue le mieux l’articulation travail/vie de famille. Celui aussi où le taux de natalité est le plus élevé.

Tout semble donc aller pour le mieux! Pas si sûr…

Le gouvernement, par la voix de Najat Vallaud-Belkacem veut atteindre, dans les dix prochaines années, les 70%  de femmes au travail. Pour commencer.

Est-ce vraiment le souci de répondre à l’attente des femmes et d’ « améliorer leur conditions » qui dicte la politique militante du « droit des femmes » inspirant nos gouvernements?

Certes, le problème est bien réel et justifie un plan d’action gouvernemental: question de la retraite future des femmes qui n’ont pas accumulé de points par leur travail, besoin d’autonomie, précarité des femmes abandonnées ou veuves avec enfants, difficile conciliation de la maternité et de l’emploi, problèmes de garde d’enfant, réinsertion aléatoire après une longue interruption de carrière liée à l’éducation des enfant…

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« Final exit tax » : Un impôt sur la mort en 2015

Face à la dette publique, qui atteint désormais 90 % du PIB, le gouvernement n’a pas d’autres choix que de lever de nouveaux impôts. Pour ne pas pénaliser l’économie, et face à des foyers asphyxiés, les pistes envisagées sont surprenantes

Exit Taxe

Sur le principe de « l’exit tax » pour les contribuables qui quittent la France afin de profiter de pays à l’imposition plus clémente, le Ministère de l’Économie envisage d’élargir le système aux défunts. Pierre Moscovici soutient en effet l’idée que la mort est une soustraction définitive à l’impôt qui peut être taxée.

Le principe divise au plus hauts sommets de l’État : si Matignon considère qu’à terme, des solutions aussi radicales et impopulaires que celle-ci devront être mises en œuvre, le Président de la République craint que cela ne fasse baisser encore un peu sa côte de popularité.

La principale réticence de François Hollande est que cette taxe frappera tous les français, contrairement à aux mesures précédentes, qui visaient des catégories spécifiques, en dehors de son électorat traditionnel. Le fait que le président ait promis, lors de son allocution télévisée jeudi dernier, de ne pas soumettre les Français à de nouveaux impôts est en revanche balayée de la main par ses conseillers: la mort physique correspondrait légalement à l’extinction de la nationalité.

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Grèce : La moitié des immeubles d’Athènes ne sont plus chauffés

C’est un signe de la violente crise financière traversée par la Grèce. Près de la moitié (44%) des immeubles d’Athènes, la capitale du pays, ne sont pas chauffés cet hiver, indique la société de distribution de gaz EPA, mercredi 12 février. L’année dernière, un tiers (33%) des immeubles d’Athènes n’étaient pas chauffés, selon le directeur de l’EPA.

A Athènes et sa banlieue, qui regroupent environ un tiers des onze millions de Grecs, les immeubles anciens sont souvent équipés de chauffage central au mazout. Depuis le début de la crise de la dette, qui a fait plonger le niveau de vie de la population, les copropriétaires sont toujours plus nombreux à renoncer à cette dépense.

Avec la hausse du prix du mazout, l’utilisation des chauffages au bois a explosé. Résultat, la pollution atmosphérique est devenue visible sous la forme d’une brume flottant sur les principales villes du pays.

Ce phénomène est apparu pour la première fois en décembre 2012 après l’alignement de la taxation du fioul sur celle de l’essence dans le cadre des politiques d’austérité, ce qui a poussé de nombreux foyers grecs à renoncer au chauffage au fioul. L’an dernier, la concentration des particules atmosphériques avait atteint 150 mg/m3.

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Après le FMI, la Bundesbank préconise aussi une taxation exceptionnelle sur l’épargne

Lundi 27 janvier, la Bundesbank a préconisé que  les pays de la zone euro en difficulté devaient d’abord prélever une taxe exceptionnelle sur l’épargne de leurs propres citoyens avant de demander l’aide des autres pays, a rapporté le journal Frankfurter Allgemeine.

« Il est crucial qu’un pays en crise épuise d’abord ses propres solutions pour regagner la confiance dans sa capacité à gérer de façon durable ses finances publiques. Les programmes de sauvetage financés par les contribuables des autres États membres ne devraient être sollicités qu’en dernier ressort, lorsque la stabilité financière de la zone euro est mise en danger », écrit la ‘Buba’.

« Une taxation sur le capital correspond au principe de responsabilité nationale, selon lequel les contribuables sont responsables pour les obligations de leur gouvernement, avant que la solidarité des autres États ne soit requise », énonce la banque centrale allemande, dans son dernier rapport mensuel.

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Les produits dérivés dépassent leur niveau d’avant-crise

« Les produits dérivés sont une arme de destruction massive », a coutume de dire l’investisseur et milliardaire américain Warren Buffett. L’étude publiée mardi 17 décembre par le cabinet d’analyse financière indépendante AlphaValue, intitulée « Quelles banques sont des Fukushima en puissance ? », montre que ce n’est pas près de changer. Celle-ci révèle en effet que la valeur notionnelle des dérivés (c’est-à-dire la valeur faciale qui apparaît sur les contrats de ces produits) dépasse désormais son niveau d’avant la crise des subprimes.

Au premier semestre 2013, elle s’élevait en effet à 693.000 milliards de dollars, contre 684 000 milliards au premier semestre 2008, selon les chiffres que le cabinet a tirés des rapports de la Banque des règlements internationaux (BRI). L’équivalent de dix fois le PIB mondial, contre trois fois le PIB mondial il y a quinze ans. « C’est un risque potentiel énorme, et la crise n’a pas changé les pratiques des banques en la matière », explique Christophe Nijdam, qui a piloté l’étude.

CDS, dérivés de taux, swaps… Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur varie en fonction du prix d’un actif appelé sous-jacent, qui peut être une action, une obligation, une monnaie, un taux, un indice ou encore une matière première. Ils ont été créés à l’origine par les agriculteurs afin de se couvrir contre les risques financiers, comme par exemple la flambée, ou au contraire l’effondrement, du prix du blé ou du café. Mais dès les années 1980, ils ont été progressivement détournés par les banques à des fins de spéculation.

Selon la BRI, sur les 5.300 milliards de dollars échangés tous les jours sur le seul marché des changes, seuls 7 à 8 % seraient utilisés par des opérateurs finaux non financiers souhaitant réellement se prémunir contre les risques. Or, la crise des subprimes l’a rappelé, les produits dérivés sont loin d’être sans danger. « La plupart s’échangent de gré à gré, c’est-à-dire d’un établissement à l’autre, sans règle de sécurité et dans l’opacité totale », explique-t-on à Finance Watch, une association qui milite pour une meilleure régulation de la finance.
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Cinq autres faillites publiques à l’américaine

Comme Detroit, plus de 650 collectivités publiques se sont déclarées en faillite aux Etats-Unis depuis 1934, pour des raisons parfois étonnantes… Sélection.

Pour spectaculaire qu’elle soit, la faillite de Detroit n’est pas un cas isolé aux Etats-Unis. Depuis 1934 et la création d’un régime faillitaire pour les collectivités locales, près de 650 d’entre elles se sont placées sous ce statut qui leur permet de renégocier leurs créances. Un nombre qui a significativement augmenté depuis le début de la crise : selon le magazine spécialisé américain Governing, 36 entités publiques, dont 8 villes et comtés, sont déclarées en faillite depuis 2010. Investissements hasardeux, condamnations en justice, mauvaise gestion… Les situations sont plus diverses qu’on ne l’imagine. Sélection.

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Taxer les contribuables sur les eaux de pluie, c’est désormais possible

Pour la première fois, une commune du Nord va faire payer aux propriétaires une taxe sur les eaux de pluie. D’autres villes pourraient l’imiter.

Surprise pour 3000 contribuables de l’agglomération de Douai (Nord). Ces propriétaires fonciers vont bientôt recevoir un avis d’imposition d’un nouveau genre : la « taxe sur les eaux pluviales urbaines ». Une première en France. Mais qui est appelée à faire des émules.

Publié en juillet 2011, un décret permet désormais à toutes les communes et communautés de communes de lever une taxe pour financer la collecte et le traitement des eaux de pluie.

« Cette taxe a une véritable utilité. Elle devrait rapporter 750 000 € à la communauté d’agglomération du Douaisis, soit environ 20 à 25% du coût de gestion de la collecte des eaux de pluie », souligne Jean-Jacques Hérin, directeur de l’aménagement des réseaux de ce groupement de communes.

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Un recul du pouvoir d’achat inédit en France depuis 30 ans

Le pouvoir d’achat a reculé de 0,4% en 2012. Et l’année 2013 ne s’annonce pas meilleure.

Comment calcule-t-on le pouvoir d’achat ? Pourquoi le ressenti des français est-il parfois différent des données proposées par l’INSEE ?

Une fois n’est pas coutume, le sentiment de paupérisation des Français est confirmé par les statistiques. Le pouvoir d’achat a reculé de 0,4 % en moyenne l’an dernier, a annoncé l’Insee. Il s’agit du « premier recul depuis 1984  (-1,1 %)», précise l’institut statistique. A l’époque, le pouvoir d’achat signait sa deuxième année consécutive de repli, suite au « tournant de la rigueur » pris par la gauche.

La publication des comptes nationaux détaillés montre que le pouvoir d’achat a même chuté de 0,8 % sur les trois derniers mois de 2012. Jamais depuis le début de la crise, les Français n’avait subit un tel choc sur leur revenu. Mesurée par « unité de consommation », ce qui permet de le ramener au niveau individuel en le corrigeant de la croissance démographique, le pouvoir d’achat a reculé de 1 % en 2012. En cinq années de crise, il a donc reculé, avec ce mode de calcul, à trois reprises  (-0,3 % en 2008 et -0,1 % en 2011).

Au lendemain de l’annonce d’une nouvelle hausse marquée du chômage en février, ce mauvais chiffre de plus ne va pas simplifier la tâche de François Hollande, ce soir sur France 2. « La forte hausse des impôts est le principal facteur de cette baisse », explique l’Insee. Les impôts sur le revenu et le patrimoine ont bondi de 10 % l’an dernier, du fait des mesures de rigueur prises pour réduire le déficit (désindexation du barème de l’impôt sur le revenu, contribution exceptionnelle pour les redevables de l’ISF…). S’est ajoutée la nette dégradation du marché du travail, qui a pesé sur les revenus d’activités.

Handicaps majeurs
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Chypre : Taxe sur les dépôts bancaires ou hold-up généralisé ? (Màj)

3000 étudiants manifestent contre le plan de sauvetage cypriote

  • Après Chypre, l’Italie fait chuter les marchés. A Milan, où l’indice phare dévisse de 2,50 %, les investisseurs s’inquiètent d’une possible dégradation de la note souveraine par Moody’s alors que Pier Luigi Bersani mène actuellement des consultations pour tenter de former un gouvernement. Le marché s’interroge aussi sur un éventuel précédent chypriote. (Les Échos)
  • Chypre : les mesures du plan de sauvetage détaillées (Le Monde)

Les autorités chypriotes mettront en place une restriction des mouvements de capitaux, pour éviter la fuite des capitaux, notamment étrangers. Il s’agit surtout de capitaux russes et britanniques, qui étaient placés à des taux très attrayants dans les banques chypriotes.

  • Chypre sacrifie ses banques pour éviter la faillite (Les Échos)



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L’Espagne veut aussi instaurer une taxe sur les dépôts bancaires

Madrid pourrait lever auprès des banques une taxe de 0,2 % sur le montant des dépôts qu’elles détiennent. L’Espagne affirme que cet impôt nouveau n’a rien à voir avec celui de Chypre. Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde…

Par Romaric Godin

Cet impôt ne sera pas en effet directement levé auprès des épargnants,

mais il sera levé sur les banques. Ce sont ces dernières qui se verront imposées sur l’ensemble de leurs dépôts. En théorie donc, les clients ne seront pas touchés.

(…) En ne frappant pas les épargnants directement, cette taxe ne devrait pas créer de panique. En Europe, elle est, du reste, demeurée inaperçue au milieu de l’affaire chypriote. Mais il n’empêche : Jaime Becerril, analyste chez JP Morgan, estime que cette taxe est « risquée » et arrive « à un bien mauvais moment. »

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Les contribuables à nouveau menacés par une Europe sans budget

Après avoir largement rejeté l’accord signé par les 27 en février, les eurodéputés veulent en négocier les affectations. La création de nouvelles taxes est évoquée. Et si le prochain coup de corne fiscal venait de Strasbourg ?

Le rejet du budget de l’Union européenne pour la période 2014-2020 a été porté par une fronde massive : 506 parlementaires ont voté contre. Ils n’étaient que 161 à soutenir un texte soutenu par le Parti populaire européen (PPE, droite), les socialistes, l’Alliance des libéraux et démocrates en Europe (centriste), les Verts et la Gauche unitaire européenne (GUE, antilibérale).

« Le Parlement européen rejette cet accord sous sa forme actuelle parce qu’il ne reflète pas les priorités et les préoccupations qu’il a exprimé », souligne la résolution des frondeurs.

Le Parlement propose également le versement d’une partie de la TVA perçue par les États membres afin d’assurer son autonomie budgétaire. S’il obtient gain de cause, les prélèvements nationaux augmenteront puisque les États devront récupérer ce manque à gagner.

Pour l’instant, ce rejet n’a qu’une valeur déclarative. Mais il faudra trouver des solutions car les voix de 378 députés sont requises pour l’adoption du budget 2014-2020 dont le vote final est programmé pour l’été 2013.
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Grèce : 54 % des habitants ne pourront plus faire face à leurs dettes en 2013

Après trois ans d’austérité, 93 % des foyers grecs ont souffert d ‘une baisse de revenus, en moyenne de 38 %, et 40 % d’entre eux comptent au moins un chômeur, selon un sondage, réalisé en décembre auprès de 1 200 foyers par l’Institut Marc et rendu public jeudi.

Près de 60 % des Grecs ont puisé dans leur épargne pour faire face, tandis qu’un tiers a aussi emprunté auprès de son cercle familial ou amical. Mais 40 % des foyers n’ont pas pu honorer toutes leurs obligations financières, qu’elles portent sur la couverture de leurs besoins courants, le paiement des impôts ou le suivi des crédits bancaires.

Pour 2013, 54 % des foyers interrogés prévoient qu’ils ne pourront pas payer tout ce qu’ils doivent. La moitié des Grecs, en particulier, se prépare à faire traîner ses impôts, alors que le gouvernement lui-même reconnaît recourir à une « hypertaxation », pour regonfler les caisses publiques.

90 % des Grecs propriétaires
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Sarkozy : Création d’un Hedge Fund et exil fiscal à Londres ?

Nicolas Sarkozy aurait trouvé sa nouvelle voie. L’ancien Président aurait « un projet secret qui vise à faire une entrée fracassante dans la vie des affaires en créant [un] fonds d’investissement spécialisé dans le private equity ». Selon le site Mediapart, la brigade financière détiendrait “des indices” de ce projet.

Le site Internet Next Finance de suggérer à son tour que l’ex-Président pourra bénéficier des conseils de son demi-frère, Olivier Sarkozy , co-responsable et director chez Carlyle à New York, l’un des plus grand fonds de private equity, pour lequel il est en charge de l’activité Global Financial Services.

Avec l’aide d’Alain Minc et de Vincent Bolloré notamment, le fonds pourrait lever jusqu’à 1 milliard d’euros auprès des fonds souverains en Asie et dans le Golfe et des grandes familles fortunées.

Tout cela semble formidable et prometteur. Seulement, le fonds serait lancé à Londres. Sans surprise, les intéressés et les proches du président démentent, limite outrés. Même pour Thierry de Cabarrus, chroniqueur au Nouvel Obs, ce scénario d’un exil londonien ne tient décidément pas.
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Allemagne : Le “mix électrique”, un tournant énergétique

Nos voisins Allemands souhaitent produire et utiliser une électricité verte, c’est à dire sans carbone ni nucléaire. C’est l’Energiewende (le tournant énergétique en allemand).

Gouvernements, industriels et consommateurs poursuivent cet objectif. Il a pris la forme de décisions sur le nucléaire (arrêt immédiat des centrales anciennes et arrêt définitif programmé en 2022 pour les 17 réacteurs de 2010), et des programmes visant à faire monter l’éolien et le solaire dans le mix électrique.

Où en sont-ils ?

L’Allemagne avait produit en 2010 un total de 622 TWh, soit 15% de plus que la France (ne pas oublier que sa population est plus importante, 81 millions contre 65). Le charbon comptant pour 42% et le gaz pour près de 14%. La production nucléaire représentait 24% de l’électricité produite soit environ 140 TWh. Aujourd’hui, elle est de l’ordre de 18%.

Tout d’abord, quel était, avant l’accident de Fukushima, le mix électrique allemand. Le graphique ci-dessous donne les chiffres de 2010.
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États-Unis : Pour Roubini, « le pays est au bord d’une nouvelle crise »

Les États-Unis sont loin d’être tirés d’affaire malgré l’entente intervenue dans la nuit du Jour de l’An pour éviter de frapper le « mur fiscal », affirme le célèbre économiste Nouriel Roubini.

Selon lui, le dysfonctionnement du système politique américain fait en sorte que les États-Unis feront bientôt face à une nouvelle crise fiscale… dans deux mois.

«Si aucune action n’est prise d’ici le 1er mars, 110 milliards de réductions de dépenses entreront en vigueur», écrit dans le Financial Times celui qu’on surnomme Dr Doom, car il avait prévu la crise financière de 2007-2008. Les défis seront donc de taille pour les républicains et les démocrates déjà à couteaux tirés.

D’une part, la dette américaine atteindra son plafond. Il a été plusieurs fois renégocié dans le passé, mais ce processus est douloureux. À l’été 2011, cela avait provoqué de l’instabilité sur les marchés financiers.
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Le photovoltaïque va coûter 50% plus cher aux Français

La part de la taxe sur la facture d’électricité (CSPE) destinée à couvrir les surcoûts liés au soutien du photovoltaïque bondit de 50% en 2013, passant de 1,4 à 2,1 milliards d’euros.

C’était attendu. Mais les chiffres sont impressionnants. Le coût du soutien au photovoltaïque va passer de 1,4 milliard en 2012 à 2,1 milliards d’euros en 2013, « en raison d’un prix d’achat élevé (459 euros le mégawatheure en moyenne) », affirme la Commission de régulation de l’énergie. Ce prix d’achat est le prix auquel EDF doit racheter l’électricité photovoltaïque produite par des producteurs indépendants. A comparer au coût estimé de production du nucléaire, entre 42 et 50 euros le MWh. Au total, les charges liées aux énergies renouvelables représentent 3 milliards d’euros, soit 60% des charges prévisionnelles 2013.

Après une hausse de 50%, les tarifs sociaux ne pèsent que 3% de la CSPE. A lui tout seul, le photovoltaïque représente 41% des charges de service public de l’électricité (CSPE) supposées être couvertes par la taxe du même nom sur toutes les factures d’électricité en France.

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