Sucre : Le doux mensonge

Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a œuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

C’est en épluchant les archives internes de la Great Western Sugar Company, l’un des fleurons de l’industrie sucrière américaine, que la dentiste Cristin Kearns a fait une découverte de taille, exposée fin 2012 dans le magazine américain Mother Jones : dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de saccharose dans l’alimentation quotidienne mondiale, et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires.

40 ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

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Chine : Le pays libéré du tabagisme

Dans quelques semaines, Beijing appliquera une nouvelle loi anti-tabac interdisant de fumer dans les espaces publics fermés, notamment dans les restaurants et les bureaux. Les publicités pour le tabac seront également prohibées dans les espaces en plein air et les transports publics, ainsi que dans la plupart des médias.

Si cette réglementation, approuvée l’an dernier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire municipale de Beijing, parvient à s’imposer, les autorités chinoises pourraient décréter une interdiction similaire dans l’ensemble du pays.

Une baisse sensible du tabagisme se traduirait sans aucun doute par de nets avantages en matière de santé publique. Mais est-elle envisageable ?

Avec plus de 300 millions de fumeurs, la Chine représente un tiers de tous les consommateurs dans le monde, et accuse près de 2700 décès dus au tabagisme par jour. Les coûts induits par le traitement des maladies liées au tabagisme, sans parler des pertes de productivité, sont considérables.
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Tabac, alcool, obésité : La prochaine génération vivra moins longtemps

Des chiffres émanant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la consommation de tabac, d’alcool ainsi que sur l’obésité viennent de sortir, concernant le tabac, l’alcool et l’obésité.

L’alcool en premier cause plus de 6% des décès en Europe. Il s’agit là d’un record mondial. Le tabac vient ensuite. 30% des habitants des 39 pays étudiés fument régulièrement. Et partout, on note que les femmes se mettent à la cigarette et déclarent des maladies qui jusqu’à présent étaient plutôt réservées aux hommes, comme le cancer du poumon. Enfin, l’obésité et le surpoids touchent 59% de la population européenne. Ce taux est en très forte progression.

Tout ceci aura un impact sur l’espérance de vie car si les politiques de santé ne sont pas plus efficaces, l’amélioration de la longévité pourrait bien marquer un temps d’arrêt. Cela veut dire que la prochaine génération pourrait vivre moins longtemps que nous, ce qui n’est encore jamais arrivé.


Comment lutter contre l’obésité chez les enfants?

Cash Investigation : Industrie du tabac, la grande manipulation

Le tabac est la première cause de mortalité évitable : il tue chaque année près de 73 000 personnes en France. Il peut être à l’origine de nombreux cancers, et coûte des millions d’euros à la collectivité. Pourtant, son industrie continue de battre des records.

Les gouvernements successifs s’affichent toujours plus sévères dans la lutte contre le tabagisme, en augmentant sans cesse les taxes qui touchent les cigarettes. L’équipe de «Cash investigation» a enquêté pendant un an dans les coulisses de cette industrie. Documents confidentiels à l’appui, ce documentaire révèle les stratégies commerciales des multinationales du secteur.

Cash Investigation – Présenté par Elise Lucet (07/10/14)

Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé » (màj audio)

Mise à jour du 04 octobre 2014

Dans l’émission de France Inter “CO2 mon amour”, le 20 septembre 2014, Denis Cheissoux recevait le journaliste Fabrice Nicolino, au sujet de son nouveau livre consacré à l’industrie chimique. Également présent, Stéphane Sarrade chef du département de physico-chimie à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.

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France Inter

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90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis: ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques.

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Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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Les fumeurs vivent 8 ans de moins

Les fumeurs peuvent être inquiets sur leur longévité. Une étude de l’Institut scientifique de santé publique en Belgique indique qu’ils perdent près de huit ans de vie avec un état de santé dégradé en fin de vie.

On lisait déjà sur les paquets de cigarettes : “Fumer tue” ou “Fumer nuit gravement à la santé“, mais cette nouvelle étude chiffre les dégâts du tabac en déterminant le nombre moyen d’années parties en fumée suite à la consommation de cigarettes.

Selon l’étude, les fumeurs et anciens fumeurs sont plus particulièrement touchés par les incapacités physiques, lorsqu’ils vieillissent autant que les non-fumeurs.

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Comment l’industrie du tabac reprend l’offensive grâce aux traités de libre-échange

Les Etats membres de l’Union européenne pourront-ils continuer à développer leurs politiques de santé publique, notamment en matière de lutte anti-tabac ? Le Traité transatlantique, actuellement négocié avec les Etats Unis, inquiète : il permettrait aux entreprises de poursuivre un pays si elles estiment que leur activité commerciale est malmenée par une législation. Cette perspective intéresse particulièrement les industriels du tabac, qui redoublent de pression et n’hésitent pas à porter plainte devant des tribunaux privés au nom de la liberté de commerce.

Les emballages d’un vert olivâtre sombre sont couverts de photos et d’avertissements. « Ne laissez pas vos enfants respirer votre fumée », « Fumer rend aveugle ». Tous les paquets de cigarettes australiens se ressemblent depuis 2012. Seul élément distinctif : la marque et le nom du produit, tous inscrits avec les mêmes caractères pour éviter design attractif et effet marketing. Faisant front commun, les cigarettiers – dont British American Tobacco, Japan Tobacco International, Imperial Tobacco (qui possède en France l’ex-SEITA) et Philip Morris – ont dénoncé là une atteinte à la propriété intellectuelle et à la liberté de commerce ainsi que le risque de contrefaçon, les paquets étant plus faciles à copier.

Ils ont porté plainte devant la Haute Cour d’Australie, pour obtenir la suspension de la loi et des compensations de plusieurs milliards de dollars [1]. La plainte a été rejetée. Le leader mondial du secteur avec la marque Marlboro, Philip Morris, a alors eu une autre idée. Passant par sa filiale basée à Hong-Kong, le fabricant a attaqué le gouvernement australien, au motif cette fois que la législation viole le contrat bilatéral passé entre l’Australie et Hong Kong. Ce n’est donc pas la justice australienne qui doit se prononcer, mais un tribunal arbitral privé international. Le jugement devrait intervenir début 2015.

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Royaume Uni : Interdiction de fumer pour tous ceux nés après 2000…

Aujourd’hui, les médecins britanniques ont dû se prononcer sur une mesure qui consisterait à interdire la vente de cigarettes à toute personne née après l’année 2000. Le vote a eu lieu lors de la réunion annuelle des représentants de la British Medical Association (IMC).

Les médecins britanniques constatent que la dépendance des fumeurs adultes est généralement due à une première cigarette qui a été fumée pendant les années de l’adolescence, et l’idée est donc de protéger toute une génération de la tabagie, avec l’espoir de l’éradiquer totalement.

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Allen Carr : « Cigarettes, moi j’arrête ! »

Arrêter de fumer sans médicaments ou autres substituts ? Sans stress, sans angoisse ? Voici ce que vous propose Allen Carr. Une marche à suivre simple et définitive, qui a conquis des millions de personnes dans le monde en bousculant les idées reçues.

En 1983, après l’échec d’innombrables tentatives pour arrêter de fumer par le seul pouvoir de la volonté, il découvrit cette méthode. Depuis, il ne fume plus et se consacre aux autres fumeurs. Sa solide notoriété repose sur ses résultats spectaculaires. Le connaissez-vous ?

Afrique : Les industriels du tabac ciblent les jeunes

Face aux réglementations de plus en plus restrictives en Occident, les industriels du tabac se tournent vers les pays en développement, notamment en Afrique, avec une cible fragile : les enfants.

A Mtwapa, dans le sud-est du Kenya, des palmiers offrent de l’ombre à Destiny, un garçon de 14 ans, et à ses jeunes amis pendant qu’ils contemplent la plage blanche et chaude qui donne sur les eaux chatoyantes de l’océan Indien.

L’Occident durcit ses réglementations et tente d’arrêter de fumer. Pendant ce temps, les producteurs tournent leur attention vers les marchés africains, où la jeunesse tombe dans le tabagisme. On estime qu’entre 82.000 et 99.000 jeunes commencent à fumer chaque jour dans le monde, la grande majorité dans les pays en développement.

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E-cigarette : Coup de tabac sur la clope

L’inventeur de l’e-cigarette, lancée il y a 10 ans, se trouve en Chine. Une équipe s’est rendue à Schenzen, dans une des usines où elle est fabriquée. Des scientifiques et des avocats qui ont travaillé durant des années au service de l’industrie décryptent les manœuvres des géants du tabac, archives à l’appui.

Tabac, les mensonges d’une industrie: quand les archives dévoilent les manœuvres des industriels. Indonésie, dernier royaume du tabac. Au pays de l’or vert, 167 millions d’habitants sur 240 fument, enfants compris. A deux ans et demi, Ardi fume cigarette sur cigarette. En Indonésie, où les fabricants de tabac sont rois, même les enfants sont dépendants.

Comment le lobby du tabac a subventionné des labos français

Changeux !” Le nom, écrit à la main, en grands caractères et suivi d’un point d’exclamation, sonne comme un cri de victoire. Le Post-it sur lequel il est rédigé est collé sur une lettre du grand neurobiologiste français Jean-Pierre Changeux (PDF), datée du 10 août 1994 et à en-tête de l’Institut Pasteur. Elle est adressée au Council for Tobacco Research (CTR), une officine de l’industrie du tabac basée à New York (Etats-Unis) qui finance de la recherche scientifique. Jean-Pierre Changeux demande 255 000 dollars (273 500 euros courants) pour un projet de trois ans afin d’étudier l’impact de la nicotine sur le cerveau de souris mutantes. La missive ainsi annotée est accessible dans l’océan de documents secrets de l’industrie cigarettière – les “tobacco documents” – que Le Monde a entrepris de fouiller.

Le CTR est visiblement enchanté d’attirer dans ses rets un chercheur de sa renommée. “Changeux est très célèbre. Nous devrions soutenir son activité”, écrit l’un des cadres du CTR, chargé d’évaluer la candidature du Français. “Le soutien [financier] dont il jouit est (…) phénoménal. Il devrait néanmoins recevoir une de nos subventions”, s’enthousiasme un autre responsable de l’officine des cigarettiers américains. Dans sa demande de bourse, Jean-Pierre Changeux déclare disposer d’un budget de 401 636 dollars (430 000 euros courants) pour 1994.

Entre le 1er juillet 1995 et le 31 décembre 1998, par le truchement du CTR, Jean-Pierre Changeux recevra 220 000 dollars (177 000 euros courants) de l’industrie du tabac pour son laboratoire. A la fin des années 1990, son service sollicitera et recevra également des fonds de RJ Reynolds, propriétaire de la marque Camel.

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Les ménages confrontés à la hausse des prix

Les tarifs des assurances vont augmenter dès le 1er janvier prochain. Ce n’est pas le seul secteur où les prix s’envolent. Le carburant, l’abonnement à internet et le tabac augmentent également. Au final, la note devient de plus en plus salée pour les Français.

(Merci à CJ)

Nourriture toxique : les assiettes de nos enfants bourrées de produits chimiques !

L’empoisonnement progressif de notre nourriture quotidienne par les dérives chimiques et productivistes de l’industrie agro-alimentaire est un fait connu depuis longtemps par tous les spécialistes honnêtes et le public un tant soit peu averti. Cette situation vient à nouveau d’être confirmée de façon éclatante par une étude menée par un collectif d’associations écologistes et faisant analyser quatre repas types consommés par un enfant d’une dizaine d’années en une seule journée.

Dans ces repas consommés quotidiennement par nos enfants, l’association Générations futures a découvert pas moins de 81 substances chimiques différentes. Un constat qui fait froid dans le dos, surtout quand François Veillerette, le porte-parole de l’association, précise : « Nos analyses montrent qu’en 24 heures, un enfant est susceptible d’être exposé, uniquement par son alimentation, à des dizaines de molécules soupçonnées d’être cancérigènes ou d’être des perturbateurs endocriniens. »

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« Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie », par Edward Bernays

Qui a dit : « L’ingénierie du consentement est l’essence même de la démocratie, la liberté de persuader et de suggérer » ?

Non, la propagande politique au XXème siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine ; elle est née d’Edward Bernays, l’auteur de cette phrase.

Le père de la propagande

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques, dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Lucky Strike. Son œuvre aborde des thèmes communs à celle de Walter Lippmann, notamment celui de la manipulation de l’opinion publique. Il fit à ce titre partie du Committee on Public Information créé par Woodrow Wilson [président des Etats-Unis - NDLR] pour gagner l’opinion publique américaine à l’entrée en guerre des États-Unis en 1917.

Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Il a inventé cette technique moderne qui consiste à plier nos esprits aux projets de certains, technique que l’on nomme communément « propagande ».

Pour Bernays, la démocratie doit être pilotée par la minorité intelligente, c’est-à-dire, par l’élite…

Les méthodes de Bernays : de la théorie à la pratique.

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Le défi grec : un délai et des obstacles inédits

La Grèce n’est pas le premier Etat à devoir réduire son déficit de 10 points de PIB. D’autres y sont parvenus au cours des quarante dernières années. Mais leur exemple ne suffira pas à rassurer Athènes, qui fait face à un délai et à des obstacles inédits.

En échange du plan de sauvetage sans précédent de 110 milliards d’euros, la Grèce s’engage à suivre une cure intensive d’austérité. Ce plan vise à faire passer le déficit de 13,7% à 3%, et ce, en deux ans… Un programme ambitieux, certains diraient impossible… Pourtant, d’autres pays, comme l’Irlande, la Suède ou la Finlande, ont réussi par le passé à réduire leur déficit.

Ceux qui ont réussi…

Le rapport sur les finances publiques publié par le FMI en novembre 2009, liste les efforts de réajustement budgétaire d’une vingtaine de pays au cours des 30 dernières années (voir le tableau complet ci-dessous).

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La Grèce condamnée à une cure d’austérité et de récession

Réduire de 10 points son déficit en deux ans, soit économiser 25 milliards d’euros : les exigences de l’UE et du FMI pour prêter de l’argent à la Grèce sont socialement et économiquement explosives. Explications.

Violences entre policiers et manifestants, lors de la journée de grève générale organisée le 5 mars 2010 à Athènes.

Il y a la carotte : 45 voire, 120 milliards d’euros de prêts, à un taux plus avantageux que les marchés (5%). Et il y a le bâton : 25 milliards d’euros d’économies sur deux ans. Tel est le deal que le gouvernement socialiste grec s’apprête à passer avec l’Union européenne et le FMI pour sortir le pays de la tourmente financière. Un accord à haut risque social.

Les nouvelles mesures d’austérité viendront durcir un premier plan de réduction des déficits abyssaux de la Grèce, prévoyant déjà 4,8 milliards d’euros d’économies pour 2010. Selon des syndicalistes grecs, l’UE et le Fonds monétaire international demandent des économies allant jusqu’à 25 milliards d’euros sur deux ans. Cela permettrait de réduire le déficit public, estimé à environ 14% du produit intérieur brut (PIB) en 2009, de dix points d’ici fin 2011. Le ramenant ainsi à 4%.

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L’injuste punition des plans de rigueur

Maintenant que les gouvernants et les opérateurs sur les marchés sont certains que l’économie mondiale ne sombrera pas dans une crise profonde, ils commencent à penser que tout finira bien par repartir comme avant, et les vieilles rengaines sur la « bonne gouvernance » ressurgissent. Bien que les esprits avertis fassent observer qu’arrêter les soutiens publics trop rapidement risque d’être fatal à la reprise, les marchés et les dirigeants orthodoxes ont les yeux rivés sur la « sortie de crise ». Un soutien aussi massif des gouvernements n’est pas très orthodoxe en régime normal, et son résultat, la montée de la dette publique, est montré du doigt.

"Nous ne paierons pas pour leur crise"

Les augures parlent de « plans de rigueurs » pour 2011 ou 2012. Mais un plan de rigueur, c’est quoi ?

Cela consiste en général à augmenter les impôts des ménages et/ou à diminuer les dépenses de l’Etat, ou du secteur public, à destination de ces ménages. Dans les deux cas, les ménages ont moins de revenu disponible après impôt, et pourront donc moins dépenser pour consommer. L’économie étant un circuit, les dépenses des ménages sont les revenus des entreprises et la baisse de la consommation entraîne fatalement une compression des dépenses des entreprises, c’est-à-dire, en premier lieu, leurs dépenses de salaires, ce qui diminue encore les revenus des ménages.

Il s’ensuit donc, la plupart du temps, une spirale dépressive, qui non seulement dégrade la situation des ménages et des entreprises, mais aussi les recettes de l’Etat, de sorte que l’objectif initial de diminuer le déficit ne peut en général être tenu. Sur ce dernier point, cela dépend évidemment des mesures fiscales prises. Certaines ont un effet immédiat, par exemple la hausse de la TVA et des taxes sur les carburants ou le tabac. Mais lorsque la spirale dépressive se met en place, même ces taxes sont affectées à la baisse.

D’autre part, les autres impôts tels que les impôts sur le revenu et sur les sociétés, seront évidemment à la baisse. Ceci signifie qu’en général, pour que les objectifs initiaux soient tenus, il faut, en cours de route, aggraver la rigueur.

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Hausse quasi générale des saisies de drogue, tabac, contrefaçons et capitaux

Douanes: c’est le bilan de l’année 2009…Augmentation des montants des saisies de cocaïne (14,8 %), de tabac (5,7 %), de contrefaçons (7,7 %) ou de capitaux (90,7 %): le bilan 2009 des douanes révèle une hausse quasi générale des saisies réalisées dans tous les domaines par les 18.600 douaniers français.

Photo non datée d'une partie de près de 39.000 contrefaçons saisies par les douaniers de Gennevilliers

Photo d’une partie de près de 39.000 contrefaçons saisies par les douaniers de Gennevilliers

«Volume exceptionnel» de saisies de cocaïne

L’année 2009 se caractérise par «un volume exceptionnel» des saisies de cocaïne (5,1 tonnes), en progression annuelle de 14,8 %, «soit un niveau jamais atteint jusqu’ici.» Depuis 2002, les quantités de cocaïne saisies ont été multipliées par deux (+ 98 %)

Dans le domaine du tabac, les douanes ont saisi 263,9 tonnes de tabac et de cigarettes (+ 5,7 %) pour une valeur totale de plus de 61 millions d’euros, soit le montant le plus fort jamais réalisé en matière de lutte contre la contrebande de tabac.

7 millions d’articles de contrefaçon

Les gabelous français ont également battu en 2009 un nouveau record en matière de contrefaçons en saisissant 7 millions d’articles (6,5 millions en 2008, + 7,7 %).

Enfin en 2009, les douaniers ont constaté 1.363 manquements à l’obligation déclarative de capitaux (MOD, évasions de capitaux, ndlr) portant sur un montant de 188,4 millions d’euros, soit une augmentation de 90,7 % par rapport à 2008.

20 Minutes