États-Unis : Des camps anti-zombies pour se préparer à l’apocalypse

Et vous, survivriez-vous à une invasion de zombies ? Plutôt que d’attendre une hypothétique catastrophe de ce genre, certains s’y préparent. Dans des camps d’entraînement, ils apprennent à maîtriser toutes les techniques pour survivre aux morts-vivants et s’adapter aux situations extrêmes. Le tout, dans la bonne humeur.

Ces dernières années, la mode des zombies a le vent en poupe, entre littérature, blockbuster et “zombie days ” ou encore “zombie pride”. Ces camps sont apparus dans la foulée, aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.

On y apprend les règles de base pour survivre en terrain hostile: comment tirer à l’arme à feu, se défendre avec un couteau ou encore faire démarrer une voiture en trafiquant les fils électriques (vous n’avez jamais remarqué que dans les films de zombies, les protagonistes ont souvent un mal fou à faire démarrer les voitures ?).

Notre Observateur a récemment participé, le temps d’une journée, au Zombie Survival Course dans le New Jersey.
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“Les Combattants” : Intime apocalyspe

Chronique sociale, histoire d’amour, film apocalyptique… “Les Combattants” réussit le tour de force d’embrasser successivement tous les genres. Sans jamais perdre le rythme. Et tout en étant aussi drôle que touchant. Pour “Marianne”, son réalisateur, Thomas Cailley, revient sur la genèse de son premier long métrage.

« Les Combattants » commence comme une chronique sociale ordinaire, devient une histoire d’amour, une fable panthéiste dans un Eden cachés parmi les pins et les cours d’eau, puis progresse jusqu’à devenir un film apocalyptique.

Tour de force, le film est toujours drôle, porté par des acteurs parfaits : Adèle Haenel époustouflante en apprentie guerrière égoïste, énervée de tomber amoureuse ; Kevin Azaïs touchant en prétendant pas si transi que ça, dissimulant des réserves de force insoupçonnées derrière une nature douce et paisible. Un premier film survitaminé, aussi tonique que poétique.

« Pour notre génération la révolte est intérieure »

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Norvège : Le bunker des graines

Le bunker qui vient d’être inauguré dans l’archipel norvégien du Svalbard, non loin du pôle Nord, devrait bientôt accueillir plusieurs millions d’échantillons de semences, issues de tous les continents, permettant ainsi aux pays en développement de régénérer leurs plantations en cas de désastre.

Sera-t-il capable d’aider à assurer la sécurité alimentaire face au réchauffement climatique annoncé ? Pour un tour d’horizon des initiatives en faveur de la biodiversité, rencontre également avec Zachary Muthamia, président de la Banque nationale des gènes du Kenya, et avec la chercheuse Marianne Bänziger, qui milite pour une sélection naturelle des semences sans recours aux OGM.

Les Robinson du Périgord

Manger des insectes pour calmer sa faim, apprendre à faire du feu comme le faisaient les hommes primitifs… Loin des plages et du farniente, un groupe de vacanciers a choisi de passer des vacances à la dure dans les forêts du Périgord en s’inscrivant à un stage de survie. Parmi eux, Luca, 12 ans, tiendra-t-il pendant les quatre jours du stage ?

Visages de la pauvreté rurale : « Ils essaient de survivre par leurs propres moyens »

A Maupas et à Vic-Fezensac, les bénévoles de la Croix-Rouge sillonnent la campagne du Gers à bord d’un bus pour ceux qui n’ont rien et demandent peu. Ils croisent les visages de la pauvreté rurale, accompagnés de handicaps, de tutelles, ou de maladies mal soignées.

« Ils ne se rendent pas compte… Je ne suis pas raciste, mais faut qu’ils nous aident plus, les Français… »

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Musique : “Sobreviviendo”

Paroles de la chanson du chanteur argentin Victor Heredia:

Me preguntaron cómo viva, me preguntaron;
sobreviviendo, dije, sobreviviendo

Tengo un poema escrito más de mil veces,
en él repito siempre que mientras alguien
proponga muerte sobre esta tierra
y se fabriquen armas para la guerra
yo pisaré estos campos sobreviviendo,
sobreviviendo, sobreviviendo,
sobreviviendo, sobreviviendo
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États-Unis : Rebelles ou exclus, ils vivent en dehors du système

Aux États-Unis, on les appelle les « off the grid », en français « les débranchés », parce qu’ils ont un jour décidé de se passer d’électricité et de tourner le dos au système pour vivre autrement. Des hommes, des femmes, des familles entières même : ils seraient près d’un million à avoir renoncé à l’« american way of life », le traditionnel mode de vie américain.

Certains, jusqu’ici totalement insérés, quittent leur job et leur appartement confortables pour s’installer dans les bois. Ils vivent de chasse et de pêche et se retrouvent lors de festivals totalement déjantés. Willa, jeune new-yorkaise de 19 ans, veut sauter le pas mais résistera-t-elle au stage de 10 mois durant lequel elle va apprendre à survivre en forêt, totalement coupée du monde ?

Des modes de vie extrêmes que certains choisissent mais que d’autres, victimes de la crise, subissent. L’Amérique hors-système, c’est également une réalité sans pitié à laquelle sont confrontées des milliers de familles, jetées à la rue par la crise.

Le nombre de saisies immobilières a explosé. De nombreux Américains se retrouvent sans toit et sont obligés de vivre dans leur voiture. En Californie, comment ces nouvelles communautés s’organisent-elles sur les parkings qui les hébergent ?

Partie 1:

Partie 2:
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Dmitry Orlov : “Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain”

Par Dmitry Orlov - Juin 2005

Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle — symétriquement appelé les États-Unis1 — ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second.

Les gens raisonnables ne soutiendraient jamais que les deux pôles aient été exactement symétriques ; en même temps que des similitudes significatives, il y avait des différences également significatives, les unes et les autres étant valables pour prédire ce qu’il adviendra de la seconde moitié du géant super-puissant aux pieds d’argile qui autrefois enjambait la planète, lorsqu’elle se désagrégera aussi.

J’ai voulu écrire cet article pendant presque une décennie à présent. Jusqu’à récemment, cependant, peu de gens l’auraient pris au sérieux. Après tout, qui aurait douté que la locomotive économique mondiale que sont les États-Unis, ayant récemment gagné la guerre froide et la guerre du Golfe, continue, triomphalement, vers l’avenir brillant des super-autoroutes, des jets supersoniques et des colonies interplanétaires ?

Mais plus récemment le nombre de sceptiques a commencé de croître régulièrement. Les États-Unis sont désespérément dépendants de la disponibilité de pétrole et de gaz naturel peu chers et abondants, et accrochés à la croissance économique. Une fois que le pétrole et le gaz seront devenus chers (tels qu’ils le sont déjà) et de plus en plus difficiles à obtenir (l’affaire d’une année ou deux tout au plus), la croissance économique s’arrêtera et l’économie américaine s’effondrera.

Beaucoup de gens railleront ce pronostic déprimant, mais cet article devrait trouver quelques lecteurs tout de même.
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Les banques ingouvernables

Par Simon Johnson (professeur à la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology)

Le débat sur la gouvernance de JPMorgan Chase masque un problème de plus grande ampleur. Au-delà de la victoire de Jamie Dimon, qui a conservé la double fonction de président et de directeur général du conseil d’administration (Le Monde daté du 23 mai), il y a eu un échec majeur, celui du conseil d’administration lui-même – un problème qui touche presque toutes les grandes banques du monde.

BIENVENUE DANS LE FABULEUX WALL STREET, PATRIE DE J.P. MORGAN
- Oh oh, peut-être la réglementation est-elle un peu trop laxiste…

C’est évident dans le cas de JPMorgan Chase. Le rapport de la commission d’enquête bipartite présidée par les sénateurs Carl Levin (démocrate) et John McCain (républicain) en est une illustration parmi d’autres. Il porte sur l’infâme affaire de la “baleine de Londres“, un scandale révélé en mars par le New York Times sur l’accumulation, par JPMorgan, de paris sur les credit default swaps, ces contrats d’assurance sur une dette, destinés à protéger le créancier, qui sont aussi des outils de spéculation. La banque n’est pas près d’en terminer avec son passé. Elle est encore confrontée à une litanie de plaintes.

Mais le problème est beaucoup plus large : pas une seule banque de dimension internationale ne dispose d’un conseil d’administration réellement efficace. Leurs membres sont à plat ventre devant le directeur général, n’examinent pas de près ses décisions et, à quelques rares exceptions près, se contentent d’entériner ses demandes de rémunération. Le manque de vigilance des conseils d’administration des grandes banques tient à trois raisons.

La première, la plus importante, est l’absence de régulation par le marché. Il n’est pas possible de construire un actionnariat important et de l’utiliser pour faire pression sur le conseil d’administration – et encore moins pour lancer une prise de participation hostile. De ce point de vue, l’affaire de la “baleine” est exemplaire.

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Les illusions perdues des maîtres du monde

Par Joseph Stiglitz

Le changement de ton est désormais palpable chez les dirigeants occidentaux, impuissants à retrouver la prospérité. Le découplage du monde entre vieilles économies qui stagnent et émergents qui avancent s’accentue.

Rubens, La chute d’Icare, 1637

Avant la dégringolade de 2008, les capitaines de la finance et de l’industrie pouvaient vanter les vertus de la mondialisation, de la technologie et de la libéralisation des services financiers, supposées ouvrir une ère de croissance sans fin. Une croissance au bénéfice de tous, à condition de faire « les bons choix ». Nous n’en sommes plus là.

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Australie : Les villes organisent leur survie alimentaire

Les petits jardins citadins et autres potagers de poche ont la cote dans les banlieues australiennes. Mais suffiront-ils pour répondre aux besoins des villes en cas de crise alimentaire?

Sans changement radical imposé d’ici 2030, 30 millions de citadins seront dépendants d’une chaîne d’avions et de camions pour leur survie alimentaire, à la merci du moindre choc pétrolier. Certains ont décidé de ne pas attendre que les gouvernements réagissent, comme Michael Mobbs, dans la banlieue de Chippendale à Sydney.

Michael Mobbs vit dans une maison qui économise environ 100.000 litres d’eau par an. Mais le régime moyen d’un Australien implique le même volume utilisé pour la nourriture consommée en 10 jours. Pour résoudre le problème, il a décidé d’acheter local et de produire une partie de son alimentation, malgré le fait de vivre en hyper-centre.

Heureusement pour lui, ses voisins ont répondu à l’appel et l’ont aidé à transformer le quartier en potager. Dans sa banlieue, ils ont planté 200 arbres fruitiers et plantes sur 32 hectares, et ce n’est qu’un début.
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Familles Apocalypse (10/12) – Catastrophe imminente

Dixième épisode sur une série de 12. Nous découvrons la vie de trois Américains hors du commun, tous dans l’anticipation d’un future incertain. Barry, un père célibataire, est prêt à s’installer dans une trappe secrète située dans son garage. Steve Pace prévoit une panne catastrophique du réseau électrique, causée par un explosion nucléaire. Enfin Laura, une mère de famille, craint une épidémie de grippe aviaire…

Radio Courtoisie : “Sommes-nous en état de survie ?”

Libre Journal des “Enjeux Actuels” du 20 novembre 2012. Arnaud Guyot Jeannin recevait Constantin Parvulesco, écrivain, Francis Cousin, philo-analyste, François Bousquet, journaliste et Olivier François, libraire, pour une émission en hommage à Jean Parvulesco et consacrée à la question “Sommes-nous en état de survie ?


Familles Apocalypse (6/12) – Les meilleurs ennemis

Épisode 6 sur une série de 12

Pour le promotteur immobilier Larry Hall, la solution à la fin du monde est d’investir dans un bunker géant de luxe. Michael, lui, enseigne à sa famille comment survivre en pleine nature. Quant à Becky Brown, elle apprend à tirer aux côtés d’un sniper d’élite. Lequel d’entre eux aura le plus de chance de survivre ?

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Stage de survie : C’est complet, même après la fin du monde !

A 30 km de Tours, près d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), célèbre pour son château, “joyau de la Renaissance”, les quelque quinze stagiaires de David Manise, instructeur de survie, ne font pas de tourisme. Équipés comme pour une randonnée par grand froid, ils sont venus apprendre les fondamentaux de la survie en milieu naturel.

David Manise (debout), instructeur de survie, et ses stagiaires, le 14 novembre 2012 à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire).

David Manise (debout), instructeur de survie, et ses stagiaires, le 14 novembre 2012 à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire).

Ici, personne ne croit à la fin du monde selon le calendrier maya, le 21 décembre 2012. D’ailleurs, tous les stages affichent complets bien après cette date. Mais ça n’empêche pas les élèves, la plupart des adeptes de sport au grand air, d’être très concentrés.

“Le monde est de plus en plus instable écologiquement et politiquement”

“Le coton est une véritable clim’portative”, “le polyester est hydrophobe”, ou encore “il ne faut pas rouler son sac de couchage quand on le range, ça casse la fibre et provoque des ponts thermiques”. Tassés sur deux bancs autour d’une table en bois massif dans une salle de chasse non chauffée, les quinze stagiaires, dont une seule fille, prennent soigneusement des notes, sous le regard impassible de cerfs empaillés.
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