Jade Allegre : « Survivre en ville quand tout s’arrête » [Archive]

Dans cette interview, Jade Allegre, médecin et naturopathe, grande habituée des missions dans des pays aux conditions sanitaires précaires, détaille le contenu de son guide “Survivre en ville… quand tout s’arrête”. Comme le déclare la doctoresse, tout un chacun devrait être en possession de ce petit livre qui peut nous sauver la vie en cas de catastrophe naturelle ou d’émeute dans une ville.

Comment rendre une eau potable ? Comment se nourrir lorsque les supermarchés ont été dévalisés? Quelles sont les règles élémentaires lorsque les conditions d’hygiène ne sont plus remplies? Combien de temps peut-on vivre sans se laver?

Pourquoi l’argile et le chlorure de magnésium sont-il si précieux dans les situations de précarité? Voici quelques questions posées à Jade Allegre, avec des réponses simples et pas toujours intuitives…

La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Dmitry Orlov : “La population européenne est moins instable qu’en Amérique”

Traduction d’un entretien avec Dmitry Orlov réalisé le 15 décembre 2011.

Quelle différence voyez-vous entre l’avenir de l’Amérique et celui de l’Europe ?

Les pays d’Europe sont des entités historiques qui gardent encore des vestiges d’allégeance par delà le domaine monétisé, commercial, tandis que les États-Unis ont commencé comme une entité commerciale, basée sur une révolution qui était essentiellement une révolte fiscale et donc n’avait pas de position de repli. La population européenne est moins instable qu’en Amérique, avec un plus fort sens de l’appartenance régionale, et elle est plus susceptible d’avoir des relations avec ses voisins, de pouvoir trouver un langage commun et de trouver des solutions aux difficultés communes.

La plus grande différence probablement, et la plus prometteuse pour une discussion fructueuse, est dans le domaine de la politique locale. La vie politique européenne est peut-être endommagée par la politique de l’argent (1) et le libéralisme de marché, mais au contraire des États-Unis, elle ne semble pas en complète mort cérébrale. Du moins j’espère qu’elle n’est pas complètement morte ; l’air chaud sortant de Bruxelles est souvent indistinguable de la vapeur dissipée par Washington, mais de meilleures choses pourraient se produire au niveau local.

En Europe il reste quelque chose comme un spectre politique, la contestation n’est pas entièrement futile, et la révolte n’est pas entièrement suicidaire. En somme, le paysage politique européen peut offrir beaucoup plus de possibilités de relocalisation, de démonétisation des relations humaines, de dévolution à des institutions et des systèmes de subsistance plus locaux, que les États-Unis.

L’effondrement américain retardera-t-il l’effondrement européen ou l’accélérera-t-il ?
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Guyane : Les légionnaires survivent dans l’enfer de la jungle

Reportage sur l’entraînement des légionnaires dans le stage le plus difficile de l’armée. Tous volontaires, ces 24 stagiaires de 20 à 30 ans sont des soldats issus de la Légion étrangère. Ils sont prêts à tout pour décrocher le brevet de «moniteur forêt», qui valide huit semaines de stage de survie dans la jungle guyanaise.

En quasi autonomie, ils doivent boire l’eau des rivières sans tomber malade, apprendre à se nourrir avec des végétaux, construire des pièges pour attraper des animaux sauvages, ou encore grimper aux arbres.

Après leur stage, ils s’infiltrent au contact des trafiquants d’or. Les orpailleurs illégaux, armés et très organisés, pillent les sous-sols de Guyane, détruisent la forêt et polluent les sols. Certains n’iront pas jusqu’au bout, car l’instructeur principal, l’adjudant Azevedo, n’a aucune pitié.

Bangladesh : Survivre dans le chaos

Au Bangladesh, le pays le plus peuplé de la planète, un dicton soutient que ce qui coûte le moins cher, c’est la vie. Chaque année a lieu le plus grand pèlerinage musulman du monde après celui de La Mecque, la Bishwa Ijtema, qui dure trois jours. Pour l’événement, près de six millions de fidèles affluent de tout le pays et de l’étranger. Bus, bateaux et trains sont pris d’assaut.

Les voyageurs sont partout et certains prennent des risques inconsidérés : entassés sur les toits, accrochés aux fenêtres et aux essieux… Bus, Bateaux et trains sont pris d’assaut. Une foule quasi ingérable dans un pays aux infrastructures obsolètes, mais où l’on garde toujours le sourire.

Bangladesh : Il vit seul en pleine mer avec ses poules sur un voilier 100% pur jute

Corentin de Chatelperron, un jeune français, se balade sur les mers en mode simplicité volontaire. Avec ses poules, son bateau auto-construit et un jardin portable, il vogue loin de la folie du monde moderne. Un rêve pour beaucoup, réalisé aujourd’hui par un individu intrépide.

Naviguant sur l’océan Indien, cet ingénieur français construit ce qui lui est nécessaire pour répondre à des besoins primaires. Pour survivre, il trouve toujours un moyen pour construire des objets utiles avec peu de matériel. Après avoir fabriqué son voilier en fibre de jute, une plante répandue sur cette partie du globe, Corentin a réalisé des voyages extraordinaires avec ses constructions peu communes.

La « low technologie », Corentin la pratique sur son bateau depuis plusieurs années. Liée à la simplicité volontaire et la décroissance, cette philosophie veut utiliser des technologies simples, économiques pour répondre à ses besoins : manger, boire, vivre.

Voici le récit en vidéo d’un projet novateur et passionnant porté par une équipe enthousiaste, dont l’idée est que l’écologie pourrait, dans certains cas, aider à résoudre les problèmes économiques du tiers monde.

Partie 1:

Partie 2:
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Restos du cœur : Une question de survie pour certains bénéficiaires (Màj)

Le potager citoyen : donner sa récolte aux Restaurants du Cœur

Le président des Restos du Coeur lance un appel aux dons

Olivier Berthe précise que le nombre de personnes en fin de droits a progressé de 53% ces dernières années. “Les premiers clients des Restos sont des chômeurs. Les familles monoparentales avec mère seule sont aussi très présentes. Viennent ensuite les personnes âgées et les jeunes“. L’argent provient pour moitié des donateurs. “Les Enfoirés” rapportent 20 millions d’euros par an, et l’association bénéficie d’aides européennes. Mais elle souhaiterait demander au gouvernement la possibilité d’obtenir des aides en nature.

C’est une situation scandaleuse, il y a environ 40.000 enfants dans la rue. La générosité ne s’est pas démentie depuis 2008. Dans un an, nous ne serons plus en mesure d’assurer notre mission. On sent une certaine démotivation chez certains bénévoles“, déclare Olivier Berthe.

États-Unis : Des camps anti-zombies pour se préparer à l’apocalypse

Et vous, survivriez-vous à une invasion de zombies ? Plutôt que d’attendre une hypothétique catastrophe de ce genre, certains s’y préparent. Dans des camps d’entraînement, ils apprennent à maîtriser toutes les techniques pour survivre aux morts-vivants et s’adapter aux situations extrêmes. Le tout, dans la bonne humeur.

Ces dernières années, la mode des zombies a le vent en poupe, entre littérature, blockbuster et “zombie days ” ou encore “zombie pride”. Ces camps sont apparus dans la foulée, aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.

On y apprend les règles de base pour survivre en terrain hostile: comment tirer à l’arme à feu, se défendre avec un couteau ou encore faire démarrer une voiture en trafiquant les fils électriques (vous n’avez jamais remarqué que dans les films de zombies, les protagonistes ont souvent un mal fou à faire démarrer les voitures ?).

Notre Observateur a récemment participé, le temps d’une journée, au Zombie Survival Course dans le New Jersey.
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“Les Combattants” : Intime apocalyspe

Chronique sociale, histoire d’amour, film apocalyptique… “Les Combattants” réussit le tour de force d’embrasser successivement tous les genres. Sans jamais perdre le rythme. Et tout en étant aussi drôle que touchant. Pour “Marianne”, son réalisateur, Thomas Cailley, revient sur la genèse de son premier long métrage.

« Les Combattants » commence comme une chronique sociale ordinaire, devient une histoire d’amour, une fable panthéiste dans un Eden cachés parmi les pins et les cours d’eau, puis progresse jusqu’à devenir un film apocalyptique.

Tour de force, le film est toujours drôle, porté par des acteurs parfaits : Adèle Haenel époustouflante en apprentie guerrière égoïste, énervée de tomber amoureuse ; Kevin Azaïs touchant en prétendant pas si transi que ça, dissimulant des réserves de force insoupçonnées derrière une nature douce et paisible. Un premier film survitaminé, aussi tonique que poétique.

« Pour notre génération la révolte est intérieure »

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Norvège : Le bunker des graines

Le bunker qui vient d’être inauguré dans l’archipel norvégien du Svalbard, non loin du pôle Nord, devrait bientôt accueillir plusieurs millions d’échantillons de semences, issues de tous les continents, permettant ainsi aux pays en développement de régénérer leurs plantations en cas de désastre.

Sera-t-il capable d’aider à assurer la sécurité alimentaire face au réchauffement climatique annoncé ? Pour un tour d’horizon des initiatives en faveur de la biodiversité, rencontre également avec Zachary Muthamia, président de la Banque nationale des gènes du Kenya, et avec la chercheuse Marianne Bänziger, qui milite pour une sélection naturelle des semences sans recours aux OGM.

Les Robinson du Périgord

Manger des insectes pour calmer sa faim, apprendre à faire du feu comme le faisaient les hommes primitifs… Loin des plages et du farniente, un groupe de vacanciers a choisi de passer des vacances à la dure dans les forêts du Périgord en s’inscrivant à un stage de survie. Parmi eux, Luca, 12 ans, tiendra-t-il pendant les quatre jours du stage ?

Visages de la pauvreté rurale : « Ils essaient de survivre par leurs propres moyens »

A Maupas et à Vic-Fezensac, les bénévoles de la Croix-Rouge sillonnent la campagne du Gers à bord d’un bus pour ceux qui n’ont rien et demandent peu. Ils croisent les visages de la pauvreté rurale, accompagnés de handicaps, de tutelles, ou de maladies mal soignées.

« Ils ne se rendent pas compte… Je ne suis pas raciste, mais faut qu’ils nous aident plus, les Français… »

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Musique : “Sobreviviendo”

Paroles de la chanson du chanteur argentin Victor Heredia:

Me preguntaron cómo viva, me preguntaron;
sobreviviendo, dije, sobreviviendo

Tengo un poema escrito más de mil veces,
en él repito siempre que mientras alguien
proponga muerte sobre esta tierra
y se fabriquen armas para la guerra
yo pisaré estos campos sobreviviendo,
sobreviviendo, sobreviviendo,
sobreviviendo, sobreviviendo
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États-Unis : Rebelles ou exclus, ils vivent en dehors du système

Aux États-Unis, on les appelle les « off the grid », en français « les débranchés », parce qu’ils ont un jour décidé de se passer d’électricité et de tourner le dos au système pour vivre autrement. Des hommes, des femmes, des familles entières même : ils seraient près d’un million à avoir renoncé à l’« american way of life », le traditionnel mode de vie américain.

Certains, jusqu’ici totalement insérés, quittent leur job et leur appartement confortables pour s’installer dans les bois. Ils vivent de chasse et de pêche et se retrouvent lors de festivals totalement déjantés. Willa, jeune new-yorkaise de 19 ans, veut sauter le pas mais résistera-t-elle au stage de 10 mois durant lequel elle va apprendre à survivre en forêt, totalement coupée du monde ?

Des modes de vie extrêmes que certains choisissent mais que d’autres, victimes de la crise, subissent. L’Amérique hors-système, c’est également une réalité sans pitié à laquelle sont confrontées des milliers de familles, jetées à la rue par la crise.

Le nombre de saisies immobilières a explosé. De nombreux Américains se retrouvent sans toit et sont obligés de vivre dans leur voiture. En Californie, comment ces nouvelles communautés s’organisent-elles sur les parkings qui les hébergent ?

Partie 1:

Partie 2:
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Dmitry Orlov : “Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain”

Par Dmitry Orlov - Juin 2005

Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle — symétriquement appelé les États-Unis1 — ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second.

Les gens raisonnables ne soutiendraient jamais que les deux pôles aient été exactement symétriques ; en même temps que des similitudes significatives, il y avait des différences également significatives, les unes et les autres étant valables pour prédire ce qu’il adviendra de la seconde moitié du géant super-puissant aux pieds d’argile qui autrefois enjambait la planète, lorsqu’elle se désagrégera aussi.

J’ai voulu écrire cet article pendant presque une décennie à présent. Jusqu’à récemment, cependant, peu de gens l’auraient pris au sérieux. Après tout, qui aurait douté que la locomotive économique mondiale que sont les États-Unis, ayant récemment gagné la guerre froide et la guerre du Golfe, continue, triomphalement, vers l’avenir brillant des super-autoroutes, des jets supersoniques et des colonies interplanétaires ?

Mais plus récemment le nombre de sceptiques a commencé de croître régulièrement. Les États-Unis sont désespérément dépendants de la disponibilité de pétrole et de gaz naturel peu chers et abondants, et accrochés à la croissance économique. Une fois que le pétrole et le gaz seront devenus chers (tels qu’ils le sont déjà) et de plus en plus difficiles à obtenir (l’affaire d’une année ou deux tout au plus), la croissance économique s’arrêtera et l’économie américaine s’effondrera.

Beaucoup de gens railleront ce pronostic déprimant, mais cet article devrait trouver quelques lecteurs tout de même.
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Australie : Les villes organisent leur survie alimentaire

Les petits jardins citadins et autres potagers de poche ont la cote dans les banlieues australiennes. Mais suffiront-ils pour répondre aux besoins des villes en cas de crise alimentaire?

Sans changement radical imposé d’ici 2030, 30 millions de citadins seront dépendants d’une chaîne d’avions et de camions pour leur survie alimentaire, à la merci du moindre choc pétrolier. Certains ont décidé de ne pas attendre que les gouvernements réagissent, comme Michael Mobbs, dans la banlieue de Chippendale à Sydney.

Michael Mobbs vit dans une maison qui économise environ 100.000 litres d’eau par an. Mais le régime moyen d’un Australien implique le même volume utilisé pour la nourriture consommée en 10 jours. Pour résoudre le problème, il a décidé d’acheter local et de produire une partie de son alimentation, malgré le fait de vivre en hyper-centre.

Heureusement pour lui, ses voisins ont répondu à l’appel et l’ont aidé à transformer le quartier en potager. Dans sa banlieue, ils ont planté 200 arbres fruitiers et plantes sur 32 hectares, et ce n’est qu’un début.
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Familles Apocalypse (10/12) – Catastrophe imminente

Dixième épisode sur une série de 12. Nous découvrons la vie de trois Américains hors du commun, tous dans l’anticipation d’un future incertain. Barry, un père célibataire, est prêt à s’installer dans une trappe secrète située dans son garage. Steve Pace prévoit une panne catastrophique du réseau électrique, causée par un explosion nucléaire. Enfin Laura, une mère de famille, craint une épidémie de grippe aviaire…

Radio Courtoisie : “Sommes-nous en état de survie ?”

Libre Journal des “Enjeux Actuels” du 20 novembre 2012. Arnaud Guyot Jeannin recevait Constantin Parvulesco, écrivain, Francis Cousin, philo-analyste, François Bousquet, journaliste et Olivier François, libraire, pour une émission en hommage à Jean Parvulesco et consacrée à la question “Sommes-nous en état de survie ?


Familles Apocalypse (6/12) – Les meilleurs ennemis

Épisode 6 sur une série de 12

Pour le promotteur immobilier Larry Hall, la solution à la fin du monde est d’investir dans un bunker géant de luxe. Michael, lui, enseigne à sa famille comment survivre en pleine nature. Quant à Becky Brown, elle apprend à tirer aux côtés d’un sniper d’élite. Lequel d’entre eux aura le plus de chance de survivre ?

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Stage de survie : C’est complet, même après la fin du monde !

A 30 km de Tours, près d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), célèbre pour son château, “joyau de la Renaissance”, les quelque quinze stagiaires de David Manise, instructeur de survie, ne font pas de tourisme. Équipés comme pour une randonnée par grand froid, ils sont venus apprendre les fondamentaux de la survie en milieu naturel.

David Manise (debout), instructeur de survie, et ses stagiaires, le 14 novembre 2012 à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire).

David Manise (debout), instructeur de survie, et ses stagiaires, le 14 novembre 2012 à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire).

Ici, personne ne croit à la fin du monde selon le calendrier maya, le 21 décembre 2012. D’ailleurs, tous les stages affichent complets bien après cette date. Mais ça n’empêche pas les élèves, la plupart des adeptes de sport au grand air, d’être très concentrés.

“Le monde est de plus en plus instable écologiquement et politiquement”

“Le coton est une véritable clim’portative”, “le polyester est hydrophobe”, ou encore “il ne faut pas rouler son sac de couchage quand on le range, ça casse la fibre et provoque des ponts thermiques”. Tassés sur deux bancs autour d’une table en bois massif dans une salle de chasse non chauffée, les quinze stagiaires, dont une seule fille, prennent soigneusement des notes, sous le regard impassible de cerfs empaillés.
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Familles Apocalypse (5/12) – Le sens du sacrifice

Épisode 5 sur une série de 12

Pour se préparer à la fin du monde, l’ancien policier Martin Colvill conserve des vivres à l’arrière de son camion. Il est ainsi prêt à évacuer au moindre danger. Donna Nash accepte quant à elle l’idée d’être mise en quarantaine si elle devait tomber malade. Kevin O’Brien prépare sa famille à la possibilité d’une inondation qui engloutirait la Floride.

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Familles Apocalypse (4/12) – Menu «fin du monde»

Épisode 4 sur une série de 12

Mike Mester est un père de famille ordinaire mais il prépare son fils à un effondrement social et économique, qui selon lui, aboutira à l’anarchie. Riley Cook, quant à lui, a fait construire un bunker géant, caché à 3500 mètres de hauteur dans les montagnes et à plus de 15 km de toute civilisation.

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Familles Apocalypse (3/12) – Retour à l’âge de pierre

Troisième épisode d’une série de douze.

Que se passerait-il si une impulsion électromagnétique devait s’abattre sur la Terre ? C’est la pire crainte de Tim Ralston, citoyen américain et père de famille : selon lui, ce phénomène détruirait tous les appareils électriques et forcerait la société à revenir à l’âge de pierre. Tim, et d’autres familles, se préparent donc à la fin du monde tel qu’il est aujourd’hui.

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Familles apocalypse (2/12) – Lucide ou fou ?

Deuxième documentaire d’une série en comportant 12.

Dans le but de se préparer le mieux possible à la fin du monde, David Sarti a mis au point un système de communication post-apocalyptique qui, il l’espère, lui permettra de continuer à contacter les autres. Kellene Bishop, de son côté, prépare des stocks de nourriture gastronomique, car qui peut dire de quoi l’avenir sera fait à la fin des temps ?

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Familles Apocalypse (1/12) – Le plein de munitions

Premier documentaire d’une série en comportant 12.

La vie de trois personnes qui ont tout sacrifié pour se préparer à la fin du monde qui, selon elles, ne devrait plus tarder. Préparant des stocks de nourriture, d’eau et d’armes à feu, ont-ils tout ce qu’il faut pour survivre à une catastrophe mondiale ?

Dans leur bunker, Paul et Gloria ont stocké pas moins de 23.000 kilos de nourriture et 14.000 litres d’eau. Megan, elle, ne dispose pas encore de bunker : elle a donc rempli son modeste appartement de fournitures en tous genres.

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Un jeu pour gagner un abri anti-atomique

Avis aux « survivalistes » et autres fous de l’apocalypse: la chaîne de télévision National Geographic Channel lance un jeu pour gagner un abri anti-atomique équipé et livré à domicile pour faire face au chaos redouté par certains le 21 décembre.

Complètement étanche et autonome en eau et électricité, il permet de « protéger ses occupants des effets mécaniques et thermiques d’une explosion nucléaire ». Ce concours est destiné à promouvoir une nouvelle émission : Familles Apocalypse qui va suivre et présenter le quotidien de familles américaines survivalistes qui se préparent à la fin du monde.

L’abri en béton armé est prévu pour accueillir jusqu’à six personnes dans une pièce de 8m2. Conçu par une société spécialisée, il est équipé pour faire face à une catastrophe naturelle, chimique ou nucléaire: soupape de décompression, murs de 25 cm d’épaisseur, éclairage à dynamo, lits superposés, masques à gaz, boîtes de conserve de nourriture d’urgence, etc.

Pour avoir une chance de le remporter, un jeu-concours est organisé en France sur un site internet. Encore faut-il avoir la place d’accueillir cet abri de la taille d’un semi-remorque et pesant 25 tonnes…

7sur7.be

Stocker de la nourriture longue durée, solution anti-crise ?

Crise, catastrophes, prophétie de fin du monde : l’actualité alimente les peurs et les Français, comme les Allemands ou les Américains avant eux, commencent à stocker de la nourriture très longue durée, un business florissant pour les sociétés qui s’en sont fait une spécialité.

C’est la demande qui nous a fait ouvrir notre plate-forme il y a un an“, explique Ariane Pehrson, directrice d’une société spécialisée dans la vente sur internet de nourriture lyophilisée d’une durée de vie de 10 à 25 ans.

“Crise, Fukushima, changement climatique, voire fin du monde, les inquiétudes sont diffuses mais réelles. Les gens veulent prendre leurs précautions, au cas où, et les forums fleurissent sur internet”.

Basée à Lorient (Morbihan) la société qui importe notamment ses produits d’Allemagne, de Norvège et du Royaume Uni, a vendu “85.000 repas individuels conditionnés en un an, dont 40% destinés au stockage”, à raison de 4,50 euros à 6,50 euros l’unité.
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États-Unis : Un orage suffit à plonger Washington dans le chaos

Nous avons vu la même chose se reproduire encore et encore tout au long de cette dernière décennie aux États-Unis. Un état d’urgence est déclaré, et  toute une région qui tombe sous l’emprise de la panique pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Après l’ouragan Katrina, la loi et l’ordre social semblaient avoir été complètement oubliés. Les fortes chutes de neige de 2011 sur la côte Est ont poussé les habitants de la région à dévaliser les rayons des magasins en seulement quelques heures. Les pannes de courant étant survenues au cours de l’ouragan Ike ont privé certains habitants de Houston (Texas) d’électricité pour une durée allant jusqu’à quatre semaines.

Au cours de ces trois évènements climatiques majeurs, il était quasiment impossible de mettre la main sur de l’essence, et ce que les gens avaient de disponible dans leur placard représentait toute la nourriture qu’il leur resterait jusqu’à ce que la situation redevienne normale. Les gens n’avaient plus accès à l’eau potable, et malgré cela, la première intervention du gouvernement fut de rétablir en premier lieu les services qu’il jugeait essentiels.

Le fin mot de l’histoire, comme l’indique Jesselyn Radack, membre du Government Accountability Project, est que malgré les milliards de dollars ayant été dépensés par le département de la sécurité intérieure et le département de la justice, les Embats-Unis ne sont pas plus préparés aujourd’hui qu’ils ne l’étaient avant les attaques du 11 septembre.

Après qu’un court, mais anormalement puissant, orage se soit abattu sur la région de Washington DC dans la nuit de vendredi, les scènes de rues de la ville de Washington ont pris des airs apocalyptiques.

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Piero San Giorgio prévoit l’effondrement économique d’ici 10 ans

La chaîne Média Investigation recevait le 4 mars dernier Piero San Giorgio pour son ouvrage, déjà évoqué sur Fortune.

Piero San Giorgio prévoit l’effondrement économique d’ici 10 ans et nous donne les clés pour s’y préparer dans son ouvrage SURVIVRE à l’effondrement économique – Manuel pratique.

Partie 1 :


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Survivre à l’effondrement économique – Introduction

(Fortune diffusera, au cours des prochains jours, quelques parties du livre de Fernando Ferfal Aguirre : “Surviving the Economic Collapse”, littéralement : “Survivre à l’effondrement économique”. Cette traduction a été réalisée par des membres du célèbre forum français Odulvaï, dédié au survivalisme, à l’autarcie et à l’anticipation des risques. A priori, Odulvaï devrait publier l’intégralité du récit.)

Sur un blog anglo-saxon, une figure du survivalisme, devenue emblématique, a narré sa (sur)vie quotidienne à Buenos Aires, en Argentine, durant la crise financière de décembre 2001. A cette époque, la population a sombré dans la pauvreté, la débrouille et la violence. Cette personne est connue sous le pseudonyme de FerFAL. Voici son profil.

Age : 28 ans.

Statut : marié, épouse de 30 ans, fils de 4 ans.

Je vis actuellement dans la banlieue sud de Buenos Aires, dans une maison en dur composée de 2 étages et protégée par un mur d’enceinte renforcé. Les maison partagent des murs mitoyens à droite et à gauche, tout autour du bloc, enfermant complètement les arrières-cours, qui sont séparées par des murs ou des clôtures couvertes de libustrina [un arbuste à feuilles persistantes]. Vous perdez ainsi de l’intimité (bruits…) mais vous garantissez assez bien la sécurité dans le jardin et l’arrière-cour pour les enfants qui y jouent, depuis que les rues ne sont plus sûres et qu’aucun adulte responsable n’y laisse jouer ses enfants.

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Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l’euro survive à 2011 »

Que nous est-il permis d’espérer et que doit-on craindre en 2011 ? Le politologue, démographe et essayiste français Emmanuel Todd a accepté de se livrer, pour nous, à un « bilan et perspectives » étayé, plus spécifiquement centré sur la crise économique et financière qui secoue l’Europe.

Que retiendrez-vous de l’année 2010, qui vient de s’achever ?

Je dirais que ce fut une année charnière. C’est l’année où les croyances, économiques et politiques dominantes de l’Occident sont arrivées au bout de quelque chose.

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L’euro peut-il survivre à la crise ?

Par Jacques Sapir

Peut-on encore sauver l’euro ? La question hante désormais les responsables, en dépit des déclarations fracassantes et des rodomontades des uns et des autres. Le sommet européen, que l’on a officiellement salué pour la mise en place d’un dispositif de solidarité après 2013, a été incapable de prévoir des mécanismes permettant de lutter contre la spéculation et la crise de l’euro en 2011 et 2012. Les gouvernements vont partout répétant que les mesures déjà prises suffiront. Il est évident que c’est faux.

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Monnaie, recherche désespérement souverain sérieux

Par Jean-Claude Werrebrouck

Les images du bateau, et des passagers clandestins, évoquées dans « l’euro : sursaut ou implosion » se voulaient révélatrices de la réalité de la monnaie unique. Les passagers clandestins étaient les Etats eux-mêmes, et des Etats – puisque passagers clandestins – peu soucieux d’une stratégie de coopération.

Le bateau était lui-même le symbole de la monnaie, et une monnaie sans autre pilote qu’un fonctionnaire indépendant, voire en état d’apesanteur, et surtout dépourvu de gouvernail : la banque centrale est en effet indépendante et son rôle n’est que de maintenir le navire à flot, et ce, sans même lui assigner une direction.

Jadis, le pilote était l’Etat lui-même, et les passagers avaient le statut d’usagers d’un service monétaire largement soumis au caprice du prince. Bref la monnaie avait un maître, et il est vrai, souvent autoritaire, et peu scrupuleux, appelé souverain.

En sorte qu’il était exact que « battre monnaie était un attribut de la souveraineté ». Et souvent avec la violence du souverain : seigneuriage, dilution, assignats, « banqueroute des deux-tiers », inflation, etc. (cf. : « la crise : scénario pour 2010 »)

Le fonctionnement des marchés politiques en Europe, et leur histoire, devait pourtant aboutir à une « grande transformation » à la Polanyi : puisque « l’extériorité » qui tient les hommes ensemble peut devenir le marché, lequel rend faussement et magiquement obsolète l’Etat, alors il est possible d’engendrer une monnaie sans Etat et donc sans souverain : l’Euro était né.

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L’idéologie du travail

Par Michel Drac

« L’idéologie du travail » [par Alain de Benoist] est un texte court, mais nourrissant. On y trouve une des critiques les plus habiles et les plus convaincantes de la théorie marxienne. Si certains raccourcis peuvent choquer (par exemple l’ignorance de l’étape pourtant fondamentale de la réforme grégorienne dans le rapport de l’Occident au travail), dans l’ensemble, l’exposé tient la route.

Pour Alain de Benoist (AdB), l’idéologie du travail prend son origine dans la Bible : dès les premiers chapitres de la Genèse, l’homme est défini par l’action qu’il exerce sur la nature. Et cela, avant même la faute originelle, qui ne fera qu’aggraver les conditions dans lequel le travail est conduit.

Fondamentalement, l’homme est l’agent du travail dans l’idéologie biblique. En cela qu’il instaure un rapport instrumental entre l’homme et la nature, l’héritage hébraïque s’oppose donc à l’héritage grec, et il annonce, déjà, la technique moderne. L’homme est objet de Dieu, mais la terre est objet de l’homme. Une éthique, puis une morale, découleront inéluctablement de cette idéologie (l’éthique protestante, par exemple). Le capitalisme est, en partie au moins, un produit de l’idéologie hébraïque du travail.

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« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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