Europe : Le continent sera confrontée à une épidémie d’obésité d’ici 2030, selon l’OMS

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les Européens sont de plus en plus en surpoids. Dans un rapport présenté mercredi, l’instance prévoit aussi que la situation va s’aggraver à l’avenir.

Grâce à notre mode de vie, la France fait figure de bon élève. Malgré cela, l’obésité concernait 15% des adultes Français en 2012 alors qu’ils n’étaient que 6% en 1980.

Coca-Cola pourrait supprimer 2.000 emplois dans le monde

Les bulles de Coca-Cola ne font plus rêver. Selon le Wall Street Journal, la compagnie américaine pourrait supprimer dans les semaines à venir, jusqu’à 2.000 emplois dans le monde. Au troisième trimestre, le groupe a vu ses bénéfices net chuter de 14%.

Comment l’obésité s’installe depuis l’enfance

L’obésité est le résultat d’une mauvaise alimentation. Les mauvaises habitudes se sont accumulées avec les années, créant ainsi un cercle vicieux autour du malade. Souvent, la société juge et punit par ses regards insistants et dégradants comme si l’obésité était un choix de vie, et non une maladie.

La vidéo retrace l’histoire d’un jeune homme souffrant vraisemblablement d’obésité morbide. Dès la première scène, le jeune homme de 22 ans est allongé, en sueur, un masque d’oxygène sur la bouche.

Parfois, les habitudes s’installent depuis l’enfance, elles peuvent être inculquées aux enfants dès l’âge de la chaise haute. Au fur et à mesure de la vidéo, on remonte le temps. Les années passent, le corps grossit et s’essouffle. 

Une illustration parfaite qui montre que la petite frite mène parfois sur un brancard. A noter que l’organisme qui a mis le spot en ligne est une organisation de fitness et remise en forme basée sur la nutrition.

États-Unis : L’addiction au sucre responsable de l’obésité ?

Un documentaire sorti le 9 mai aux États-Unis met en garde contre les sucres ajoutés dans les produits industriels. Interrogés, des spécialistes vaudois nuancent le propos.

Aux États-Unis, 80% des produits alimentaires transformés contiennent du sucre ajouté.

C’est ce qu’indique la bande-annonce (voir en fin d’article) d’un documentaire choc sur l’obésité, Fed Up, projeté dans les cinémas américains depuis le 9 mai.

Le film suit un groupe d’enfants en surpoids pendant deux ans et interroge les experts: pourquoi ces enfants qui se nourrissent de produits 0% ne perdent pas de poids? Pourquoi les politiques de santé publique se sont-elles concentrées pendant des décennies sur les calories, alors que le sucre fait grossir ? Abordant son sujet à coups d’assertions-choc, la réalisatrice Stephanie Soechtig entend dénoncer un «dirty little secret», un «sale petit secret»: l’industrie alimentaire entretient notre addiction au sucre, et celle-ci est responsable du fléau de l’obésité.

L’habitude du sucré
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Garçon, un cancer ! Entretien avec le professeur Dominique Belpomme

Dominique Belpomme est un médecin et professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer. Il est ici interrogé par le magazine Le Choc du mois.

Ce qui vous frappe le plus en tant que cancérologue, c’est que le cancer est une maladie créée par l’homme ? 70.000 personnes en mouraient après la Seconde Guerre mondiale. Combien aujourd’hui ?

150. 000, plus du double.

Et combien sont-ils à développer un cancer aujourd’hui ?

Avant le premier plan cancer (2003-2007), on comptait chaque année environ 280.000 personnes atteintes de la maladie. Après (soit en 2009), 350.000.

C’est la raison pour laquelle je pense qu’en terme de santé publique, le premier plan cancer est au mieux un demi-échec et que le second plan risque de se solder par un constat du même ordre si la prévention environnementale n’est pas prise en compte.

Versant positif, on a pris conscience qu’il y avait un fléau, le cancer, et confirmé la réorganisation des soins et la lutte contre le tabagisme, tout en créant l’INCa, l’Institut national du cancer.

Pour autant, les résultats sont loin d’être à la hauteur des espérances. On a aujourd’hui annuellement 350.000 nouveaux cancers. C’est une croissance quasi-exponentielle du nombre de cas. Quant à la mortalité, elle est pratiquement stable : elle a diminué de moins de 10 % pour les hommes et n’a pas bougé pour les femmes, en taux standardisé (qui gomme l’effet de l’âge).

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L’obésité est un thème d’investissement

Le surpoids génère d’importants coûts sociaux. Le problème offre néanmoins d’intéressantes directions d’investissement.

Près d’un tiers de la population des États-Unis est obèse et plus de 60% des Américains sont en surpoids.

L’obésité se répand dans les pays émergents, suite à l’amélioration du niveau de vie qui engendre une consommation accrue de calories. Elle entraîne d’importants coûts sociaux, ce qui a incité les autorités à réagir. Des campagnes nationales sont régulièrement mises en œuvre pour sensibiliser le public. L’obésité génère des dépenses significatives en matière de santé.

De plus, elle a des incidences néfastes dans le domaine du travail (absentéisme, productivité diminuée) et crée d’importants dérangements psychologiques. Ce phénomène de société engendre également des problèmes pratiques dans la vie de tous les jours, dans les transports notamment.

En matière économique, l’obésité est un important facteur de coûts, surtout de par son impact en matière de santé. En Suisse, une estimation sur 2008 mentionne que les coûts de santé engendrés par les personnes en surpoids s’élèvent à 5,7 milliards de francs. Ce montant a plus que doublé sur cinq ans. Aux États-Unis, l’obésité coûte environ 147 milliards de dollars, soit environ 10% des coûts de la santé.

Mais l‘obésité est un thème d’investissement porteur, car les taux de progression du fléau sont importants et la lutte contre cette maladie s’intensifie. A ce jour, les ventes en relation avec l’obésité dépassent 300 milliards de dollars. Plusieurs secteurs bénéficient directement de la surcharge pondérale, à commencer par la pharmacie et les hôpitaux. On mentionnera également les segments tels que la confection (avec la montée des tailles XXL), l’alimentation saine et les secteurs développant l’activité physique des personnes (gymnastique, fitness). Ou les produits susceptibles d’accroître la mobilité des personnes ou de contenir les effets du surpoids. Enfin, le créneau du manque d’activité physique a été détecté par les fabricants de jeux vidéos, car la nouvelle génération de jeux demande davantage de mouvements de la part des adeptes.

L’Agefi