Ces animaux malades de l’homme [Archive]

Ce reportage est consacré à la condition animale dans l’élevage industriel en Suisse en 1982. Les sujets abordés sont : les dangers de la surconsommation de viande, les analyses faites sur les animaux pour tester les aliments, les conditions d’hygiène dans un élevage de porcs en Suisse romande, le fonctionnement des abattoirs à Genève et les différentes industries alimentaires pour les animaux.


Lire la suite

Consommation et Surconsommation

L’accès à la consommation nous est présenté comme la source du bonheur, alors que paradoxalement, être consommateur rend vaine toute tentative d’accéder au bonheur. La publicité est là pour nous rappeler à l’ordre, pour créer l’insatisfaction, le manque et une dépendance par rapport à des produits qui jusque-là n’étaient pas indispensables à l’épanouissement, et qui s’ajoutent à nos besoins.

Il serait plus sage de ne pas tenter d’avoir tout ce que l’on nous propose, mais de savoir apprécier ce que l’on a. Il faudrait d’ailleurs faire en sorte de se libérer de la surabondance (également surabondance de pollution, d’uniformisation, de stress … etc !) plutôt que de convoiter avec obsession ce qui nous fait défaut (le pouvoir d’achat, l’emploi, l’innovation, les parts de marché, la croissance, etc), pour plus de simplicité et moins d’illusionnisme. Posséder le dernier « iphone » est-il indispensable à la vie ?

Comment les hommes faisaient-ils avant toutes ces technologies high-tech qui se régénèrent indéfiniment ? Comment vivaient-ils, étaient-ils épanouis, étaient-ils en manque? En manque de quoi, de bien matériel ? Mais combien de ces choses sont vraiment utiles à notre épanouissement ? Ne servent-elles pas plutôt à cacher notre frustration devant ce monde que nous avons de plus en plus de mal à comprendre et à appréhender ?

L’expansion du développement transforme sur son passage l’autarcie des peuples en misère, et partout sur terre, goûter à « l’économie de marché » devient une addiction qui se substitue à tout mode de vie alternatif (gratuit) et indépendant (libre). Ce système économique arrivera à son apogée quand la mondialisation aura transformé toutes les cultures et toutes les ressources naturelles en marchandises identiques.
Lire la suite

Téléphones portables : Les conséquences d’une surconsommation

Alors qu’il n’existaient pas il y a 15 ans, les téléphones portables sont aujourd’hui partout : nouvelles fonctionnalités, nouveaux usages, ils semblent indispensables. Depuis le début des années 2000, chaque année il se vend en moyenne plus de 20 millions de téléphones. Des téléphones supplémentaires qui viennent souvent en remplacer un acheté à peine 20 mois plus tôt et… qui fonctionnait encore !

La mise sur le marché d’un nouveau modèle par an et les offres commerciales des opérateurs mobiles incitent au renouvellement fréquent des téléphones. Et cela fonctionne : les plus de 60 ans changent de téléphone tous les 33 mois et les 12-17 ans tous les 10 mois.Avec l’arrivée de nouveaux opérateurs en France, on pouvait espérer un changement des modes de consommation et un usage plus « raisonnable » avec des offres variées qui répondent mieux aux besoins réels des consommateurs. C’était sans compter les stratégies des constructeurs qui prennent la relève : après Apple, Samsung et Google invitent maintenant la presse à des soirées de présentation de leurs nouveautés. Et créent désir et envie autour de leurs nouveaux produits.

Objet de toutes les convoitises au moment de leur sortie, rapidement abandonnés pour « mieux », les téléphones finissent dans les tiroirs. Selon l’ADEME, en 2008, 130 millions de téléphones portables attendaient une hypothétique seconde vie.

Alors que les mines s’épuisent, nos tiroirs recèlent de ressources : dans une tonne de téléphones portables, il y a 60 fois plus d’or que dans un gisement (5 g par tonne dans les minerais exploités contre 300 g par tonne pour les téléphones).
Lire la suite

Sucre : comment l’industrie vous rend accros

Chaque année, les Français consommeraient 34 kilos de sucre, soit deux fois plus qu’il y a quinze ans. On en trouve jusque dans les charcuteries industrielles ou les plats préparés : le consommateur n’a que très peu d’information sur la réelle quantité de sucre des produits qu’il achète. Or, les conséquences de cette surconsommation de sucre sont graves. Organisée en lobby, l’industrie du sucre en France mène, depuis une quinzaine d’année, une véritable offensive. L’émission se termine par un portrait de l’Equatorien Pablo Fajardo, qui a permis le plus grand procès environnemental de l’histoire contre la compagnie pétrolière Chevron, responsable de graves dégâts dans la forêt amazonienne.

(France 2, 15 juin 2012)

Image de prévisualisation YouTube

Consommer à en mourir (Rediff.)

Ce documentaire de Radio-Canada fait une analyse grinçante de l’évolution du comportement des consommateurs américains. Derrière l’attitude des acheteurs boulimiques, se profile entre autres, l’épuisement des ressources et l’accumulation des déchets. Des sociologues, psychologues et philosophes analysent les limites du credo d’aujourd’hui : «Je consomme donc je suis», de cette quête du bonheur à travers la possession de l’objet dernier cri.

Image de prévisualisation YouTube
(Diffusé sur Radio-Canada le 16 décembre 2010)

Résistance à l’agression publicitaire

David Sterboul, membre du RAP – Résistance à l’Action Publicitaire – distingue le rôle premier de la publicité, qui est de rendre public, d’informer sur l’existence et les caractéristiques de produits commerciaux, de son rôle de matraquage, de conditionnement, de promotion de la surconsommation. Le premier rôle est légitime et souhaitable. Le second, dans le contexte actuel, pose problème.

David Sterboul dénonce l’incroyable : la RATP autorise le déploiement de 400 écrans publicitaires « espions » de grande dimension dans les couloirs du métro parisien. Particularité de ces écrans : ils sont équipés de caméras qui détectent quelle zone du clip vidéo est regardée par le passant ainsi que le sexe et la tranche d’âge de celui-ci, plus certaines caractéristiques vestimentaires. Le RAP dépose plainte.

Écouter également sur le site Plus Conscient.Net :

La publicité, reflet de l’inconscience collective

Edward Bernays, le père de la propagande

Big Brother au quotidien

(Merci à Jean-Pierre Schnyder)

Les enfants de la surconsommation

Excellent documentaire qui nous montre que depuis quelques années les publicitaires ciblent les enfants de plus en plus jeunes, au berceau presque. Conséquence : la pub apprend aux enfants de nouvelles “valeurs” comme le nombrilisme, l’individualisme et le matérialisme…

Partie 1:
http://www.dailymotion.com/video/xbt83j
Lire la suite

La menaçante bulle des cartes de crédit


Après la descente aux enfers des prêts hypothécaires à risque (subprimes), les experts de la finance prédisaient l’éclatement de la bulle des cartes de crédit.

Plus d’une année après l’effondrement des marchés, qui en parle encore ?

Tour d’horizon.

«Mieux vaut se coucher tôt sans manger plutôt que de s’endetter.»

Il y a deux cents ans déjà, Benjamin Franklin prévenait ses concitoyens contre les dangers de la vie à crédit. Rares sont ceux qui l’ont entendu.

Entre temps, la surconsommation a généré une dette liée à la plastic money (argent plastique) qui avoisine les 1000 milliards de dollars.

Plus de 60% des quelque 110 millions de foyers américains ont des crédits à la consommation sur le dos.

20% des ménages ne parviennent plus à réduire le montant de leurs dettes, ni même à faire face aux intérêts galopants et pénalités de retard assénés par les banques émettrices.

Outre-Atlantique, la classe des bas à moyens revenus (30.000 à 100.000 dollars annuels) dispose en moyenne d’une dizaine de cartes de crédit, pour une dette estimée à quelque 10.000 dollars.

La crise financière et le chômage (près d’un million d’emplois perdus), ont encore assombri le tableau. Désormais, les cartes de crédit servent aussi à faire face à des besoins vitaux. Lire la suite