Fat, Sick, and Nearly Dead (Gros, malade, et à deux doigts de claquer)

En surpoids, sous stéroïdes et souffrant d’une maladie auto-immune, Joe Cross est au bout du rouleau. Lorsqu’il se regarde dans le miroir, il voit cet homme de 140 kg avec un ventre rebondi et un destin tout tracé qui n’augure rien de bon. Joe a déjà un pied dans la tombe, et à ce rythme-là, la mort lui tend les bras.

La médicine traditionnelle n’ayant pas pu l’aider sur le long-terme, Joe décide de faire confiance à la capacité qu’a le corps à guérir par lui-même. Il troque la junk-food contre une centrifugeuse et un groupe électrogène et décide de s’alimenter uniquement de jus de fruits et de légumes pendant les 60 prochains jours.

En parcourant 5 000 kms, Joe n’a qu’un objectif en tête : arrêter tout traitement et retrouver un mode de vie équilibré. Souffrant d’obésité morbide, avec ses 193 kg, Phil Staples est à un cheeseburger de la crise cardiaque. Tandis que Joe recouvre la santé, Phil se lance dans l’aventure pour se remettre sur pied. Une rencontre étonnante et pleine d’humanité.

Gaspillage alimentaire : les particuliers seraient les premiers responsables

Les ménages gaspilleraient entre 12 à 20 milliards d’euros par an.

38 kilos de nourriture sont gaspillés chaque seconde en France. L’équivalent de 56 repas perdus par personne tous les ans. Pendant trois jours, les équipes de France 2 ont ouvert et recueilli les poubelles au pied d’un immeuble à Paris. Un tiers des éléments jetés par les Français sont des fruits et des légumes. Mais sur place, le produit phare est le pain. Certains jettent des pâtes alors que ce produit peut être conservé 30 ans, car c’est un produit sec.

Au total, 22,42 euros de produits ont été gaspillés en seulement trois jours, soit 2800 euros sur une année pour tout l’immeuble. À L’échelle du pays, chaque Français dépense 160 euros en nourriture gaspillée tous les ans. Le phénomène a doublé en 40 ans.

A partir d’aujourd’hui, la Terre ne peut plus suivre notre consommation

C’est aujourd’hui le jour du dépassement : une triste nouvelle pour l’environnement. Cela signifie qu’à partir d’aujourd’hui, 13 août, les humains consomment plus que ce que la Terre peut fournir. Une surconsommation des ressources naturelles, qui s’aggrave.

Dive! (*)

Le film traite de la question du gaspillage de nourriture encore consommable, jetée à la poubelle.

La caméra suit le quotidien de Jeremy Seifert et ses amis faisant les poubelles et bennes des supermarchés de la ville de Los Angeles, récupérant pour des milliers de dollars d’aliments de bonne qualité. On constate la quantité phénoménale de nourriture qui est gaspillée chaque jour aux États-Unis.

(*) Dive signifie “plonger”, en référence à la dimension des containers de déchets obligeant littéralement les protagonistes du film à plonger dedans.

États-Unis (2010) Dive – Living off America’s waste

Pourquoi nos poubelles regorgent-elles d’aliments ?

Les produits alimentaires sont censés atterrir dans nos assiettes, pas dans nos poubelles. Naguère, pour nos grands-mères, jeter un aliment était un véritable péché. Aujourd’hui, c’est monnaie courante. A peine 50 % de la production alimentaire arrivent dans nos assiettes. Le reste termine à la poubelle !

Dans cette longue chaîne reliant l’agriculteur au consommateur, à quel moment les produits virent-ils au déchet ? Et pour quelles raisons ? X:enius cherche à comprendre quelle catégorie de personnes jette quels produits.

Caro Matzko et Gunnar Mergner rendent visite à un chef cuisinier respectueux des aliments. Ce que Rudolf Feeß achète, il le cuisine. Il ne jette rien, et parvient toujours à préparer de délicieux mets, même à partir de vieux fromages et de tiges de brocoli.

Xenius Arte 22/05/2015

Emballages, le grand déballage

Les Français jettent cinq millions de tonnes d’emballages chaque année. Dans les rayons des supermarchés, l’emballage est une arme de séduction. Les marques investissent massivement dans leur look, car il donne une identité au produit et fait acheter.

Mais les conséquences sur l’environnement sont désastreuses. Le plastique et le carton contiennent des produits toxiques. Les molécules nocives contenues dans les emballages se diffusent aussi dans l’alimentation qu’ils sont censés protéger. Certains consommateurs choisissent d’acheter en vrac. Des supermarchés «100% vrac» ouvrent en France. Cette manière alternative de consommer est-elle viable ? Existe-t-il d’autres solutions pour échapper à la frénésie des emballages ?

La croissance, un modèle qui arrive à ses limites

La croissance économique vigoureuse est chose du passé dans les pays industrialisés. Les sociétés devront apprendre à vivre avec des taux de croissance anémiques qui les forceront à faire des choix. La croissance du PIB à tout prix a-t-elle fait son temps? Et si la décroissance était une voie d’avenir ?

C’est fou tout ce qu’on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l’encourage à coups de subventions et de baisses d’impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l’endettement. Avec bien peu de résultats, est-on forcés de constater depuis 30 ans.

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Résistance à l’agression publicitaire

David Sterboul, membre du RAP – Résistance à l’Action Publicitaire – distingue le rôle premier de la publicité, qui est de rendre public, d’informer sur l’existence et les caractéristiques de produits commerciaux, de son rôle de matraquage, de conditionnement, de promotion de la surconsommation. Le premier rôle est légitime et souhaitable. Le second, dans le contexte actuel, pose problème.

David Sterboul dénonce l’incroyable : la RATP autorise le déploiement de 400 écrans publicitaires « espions » de grande dimension dans les couloirs du métro parisien. Particularité de ces écrans : ils sont équipés de caméras qui détectent quelle zone du clip vidéo est regardée par le passant ainsi que le sexe et la tranche d’âge de celui-ci, plus certaines caractéristiques vestimentaires. Le RAP dépose plainte.

Écouter également sur le site Plus Conscient.Net :

La publicité, reflet de l’inconscience collective

Edward Bernays, le père de la propagande

Big Brother au quotidien

(Merci à Jean-Pierre Schnyder)

Exclusivité Fortune : Qu’achèterait Jésus ? (VOSTFR)

Les magasins américains pourraient contenir toutes les populations d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et d’Europe réunies. Pour la première fois depuis la Grande Dépression, le taux d’épargne des ménages est négatif et 60% de la population a un emprunt à long terme en cours sur sa carte de crédit. Les Américains consacrent désormais moins d’une heure par semaine à la religion ou à la spiritualité, et plus de cinq heures par semaine à faire des courses !

On compte plus d’un million de faillites personnelles supplémentaires par an, surtout après les fêtes, malgré cela les Américains vont recevoir 4 milliards d’offres de nouvelles cartes et vont dépenser plus de 100 milliards de dollars en cadeaux de Noël.

15 millions d’Américains seraient cliniquement accros aux courses. Pour certains, c’est devenu hors de contrôle, une église qui dénonce ces achats a décidé de faire une tournée ‘Shopocalypse‘. Chassez le démon hors des caisses !

Le père Billy Talen, accompagné par sa chorale du ‘Stop Shopping’, sillonne les États-Unis pour dénoncer la commercialisation de Noël, la globalisation et les effets économiques et culturels qui en résultent. Le documentaire a été tourné un peu avant le Noël de 2005.

Documentaire de Morgan Spurlock réalisé par Rob VanAlkemade (États-Unis – 2007) (Vidéo originale)

*Le titre What would Jesus buy ? est tiré de la formule What would Jesus do ? (“Que ferait Jésus?”), que l’on retrouve souvent abrégée sous la forme WWJD, popularisée chez certaines églises évangéliques aux États-Unis dans les années 1990.

[Traduction libre et sous-titrage réalisé par Fortune. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer en source]

Périco Légasse : Noël, la malbouffe, la France et moi

Foie gras, huîtres, champagne, saumon… La période des fêtes approche avec son lot de repas gargantuesques. L’occasion de rencontrer Périco Légasse qui nous rappelle que l’instant de table est fondateur de notre civilisation.

FigaroVox: La période des fêtes approche avec son lot de repas gargantuesques. Quels sont les produits qui vont envahir les supermarchés et nos assiettes?

Périco Légasse : A ce moment de l’année, la communication pro surconsommation pousse les gens à ingurgiter des produits à consonance luxueuse avec les mots «foie gras» ou «saumon fumé», issus pour la plupart de l’industrie agro-alimentaire et qui ne correspondent pas à ce que sont ces produits à l’origine.

La publicité donne l’illusion aux masses de manger comme les riches et la grande distribution met à la disposition de cette clientèle désabusée des millions de tonnes de cochonneries qui portent le nom de «foie gras», de «saumon fumé» et de «chocolat», mais qui n’en sont pas!

En réalité, ces produits-là doivent être d’un niveau qualitatif élevé et vendus à un certain prix en deçà duquel le consommateur prend un risque énorme.

FigaroVox : Qu’est-ce qu’un vrai foie gras ou un vrai saumon ?

Un vrai foie gras, au départ, c’est un foie entier de palmipède, canard ou oie, élevé dans des conditions respectueuses de l’animal. Certes, celui-ci est gavé, mais à un rythme où il puisse supporter cette forme d’alimentation. De même, les saumons authentiques ne sont pas gavés d’antibiotiques dans des cages sous-marines où on les entasse par centaines de milliers, mais élevés dans des volumes où il se développent avec suffisamment d’espace et se nourrissent avec des aliments sains.

On peut faire des usines à bouffe partout, des usines à foie gras, des usines à saumon, face auxquelles on trouve une production fermière ou paysanne qui correspond à ce que ces produits qui font rêver doivent être à l’origine, une sorte d’exception. Ces derniers étaient forcément bons car ils ne sortaient qu’à ce moment de l’année, respectueux de la saison, à une échelle raisonnable. Or aujourd’hui, on mange de tout toute l’année. Et à Noël, il faut encore en manger un peu plus … C’est une dérive alimentaire déplorable.

FigaroVox: Comment faire pour éviter cette dérive? Quels seraient vos conseils de gastronome ?
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En finir avec notre addiction à la consommation

La surconsommation constitue l’un des défis planétaires à relever d’urgence, rappelle Elisabeth Laville, auteur de “Vers une consommation heureuse” (Ed. Allary), fondatrice d’Utopies et de Mescoursespourlaplanete.com et intervenante lors du World Forum Lille (21-24 octobre).

L’un des tabous les plus fragrants de notre société est notre addiction à la (sur)consommation. Car le monde entier, et plus seulement occidental, a aujourd’hui une religion : la consommation. Persuadés qu’elle est la clé de notre bonheur individuel, nous cherchons à consommer toujours plus, quitte à nous endetter jusqu’au bord du précipice.

Persuadés qu’elle est la clé de notre bonheur collectif, nos hommes politiques ne parlent que de relancer ou d’augmenter la croissance et la consommation. Nouveau Dieu des temps modernes, la consommation n’est pas questionnée, sauf par quelques militants radicaux, qui servent de repoussoir au plus grand nombre pour éviter de se poser la question…

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Piège de plastique (Docu)

«L’Emmerdeuse» enquête sur la consommation de plastique et ses conséquences. Près de 260 millions de tonnes de plastique sont produits chaque année dans le monde. Une production et une consommation qui deviennent problématiques, notamment lorsqu’il s’agit de s’en débarrasser.

La première victime de cette surconsommation est la mer, où le plastique représente 80% des déchets qui y sont retrouvés. Mais le plastique est partout, dans les rivières, les fleuves, et les airs. Il empoisonne les animaux et pollue l’environnement. D’où viennent ces déchets qui finissent leur voyage dans le milieu naturel ?

Réalisé par Olivia Mokiejewski – Infrarouge (07/10/14)

Périco Légasse : pourquoi la France est devenue moche

Ronds-points, parkings, zones commerciales…pour Périco Légasse, l’enlaidissement de la France est une conséquence de la mondialisation qui uniformise le territoire sous la bannière du double impératif produire/consommer.

FigaroVox : Les paysages français ont-ils beaucoup changé ces 30 dernières années du fait de la multiplication des zones commerciales et industrielles à l’entrée des villes ?

Périco Légasse : C’est même l’un des phénomènes marquants, voire déchirants, de la morphologie contemporaine française.

La France n’est pas qu’une entité culturelle de dimension internationale, c’est aussi un territoire culturel de réputation mondiale. Son visage participe de son image. Or nous assistons depuis trente années à un massacre organisé de ce tableau sur lequel s’est bâti, non seulement le renom touristique et pittoresque de ce pays, mais aussi sa légende de pays de l’art de vivre.

Il y a une quarantaine d’années, le journaliste Michel Péricard, avant qu’il ne soit élu député-maire de Saint-Germain-en-Laye, animait sur «la deuxième chaine» de l’ORTF une émission intitulée «La France défigurée». Il dénonçait déjà les ravages -que l’on appelle aujourd’hui environnementaux- d’un urbanisme brutal, de la mercantilisation sauvage des faubourgs de grandes villes et de «L’expansion économique» telle qu’elle est croquée dans la Soupe au chou, de Claude Zidi (1976) où Louis de Funés et Jean Carmet, symboles de la «France fossile» étaient confinés dans leur ferme comme des primates pour s’être opposés à l’ouverture d’un centre d’attraction autour de chez eux.

Caricature ? Hélas non, prémonition, car la réalité est bien pire.

Et de voir ces abords d’agglomérations ainsi transformés en boulevards de la surconsommation dans un concours de laideur fait mal au ventre. On a abîmé, souillé, détruit, violé des paysages magnifiques pour les remplacer par des enfers multicolores bétonnés ou métallisés afin que les citoyens viennent y accélérer la dynamique de défiguration de leur pays.

Il faut bien vivre, certes, et donner du travail à tout le monde, mais quand le remède consiste à enclencher un processus qui ruine l’économie nationale par un abaissement systématique des prix via une mutilation organisée du cadre de vie et de l’esthétique des espaces urbains, on se demande si la facture n’est pas chère payée. Je me promène en Europe, et il est vrai que peu de pays échappent à cette dégradation environnementale, toutefois, j’ai l’impression qu’en France, certains élus locaux ont lancé un concours de mauvais goût pour rendre les choses encore plus moches. Il faut avouer que l’horreur dépasse parfois la fiction.
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Les « GARS’PILLEURS », ces lyonnais qui luttent contre le gaspillage alimentaire

1,3 milliards de tonnes ou 30% de la production alimentaire mondiale et un coût de 750 milliards de dollars[1]. 50% de la production européenne[2], dont 5,3 millions de tonne chaque année en France, soit une vingtaine de kilos par personne et un coût de 400€ pour un foyer de 4 personnes[3]. Quelle que soit l’échelle choisie, les chiffres du gaspillage alimentaire donnent le vertige, triste reflet d’un système productif basé sur la surconsommation. Qu’en est-il à Lyon ? Nous n’avons pas de chiffres exacts mais, à l’aide de Loïck et Nathan, deux lyonnais qui se battent contre ce gâchis, nous sommes allées mettre les mains (et le nez) dans les poubelles de plusieurs grand magasins de la ville. Enquête.

Alors que le Parlement a fait de 2014 l’année de lutte contre le gaspillage alimentaire, comment imaginer une réponse collective si les Etats peinent à prendre des mesures concrètes localement ? La réponse à cette question viendra peut-être des citoyens eux-mêmes car de nombreuses  actions anti-gaspillage émergent en France et en Europe, à commencer par le freeganisme. Ce mouvement porté notamment par l’auteur britannique Tristam Stuart consiste à se nourrir uniquement d’aliments récupérés dans les poubelles.

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La France de la récup (Docu)

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Il y a ceux pour qui cette pratique est une action politique qui permet de lutter contre l’hyperconsommation. Pour d’autres, c’est simplement un bon moyen pour remplacer son vieux mobilier malgré un pouvoir d’achat en baisse.

Réalisé par Corinne Savoyen (France – 2012)

Une étude de la Nasa met en garde contre la chute de l’Empire occidental

Selon une étude financée par la Nasa, la question n’a rien de théorique : notre civilisation serait condamnée à un effondrement total. Cette mise en garde ne vient pas d’un Nostradamus des temps modernes, mais d’un groupe de scientifiques qui ont utilisé un mode de recherche original : les enseignements de l’Histoire.

Le site du Guardian rapporte que des sociologues et des naturalistes ont développé un nouveau modèle montrant comment “une tempête parfaite” pourrait détruire la civilisation actuelle.

Cette nouvelle étude sponsorisée par le Goddard Space Flight Center met en lumière la manière dont l’exploitation des ressources et l’inégale distribution des richesses mènera ” dans quelques décennies ” à un effondrement de notre système économique.

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La possibilité d’être humain (Docu)

À travers l’art et les outils primitifs, nous découvrons les prémices de l’humanité. Puis le film, à l’instar de notre société moderne, opère un basculement: l’agriculture et son évolution, la révolution industrielle et la nouvelle ère techno-scientiste.

Derrière la technique et les machines nous entrevoyons le travail, notamment le salariat intimement lié à la (sur)consommation. Un « docutopique » sur la société postmoderne, qui propose une alternative à la société, au règne de l’argent et à l’exploitation des travailleurs.

« Lorsque l’Homme se résigne à ne plus être à la mesure de son monde, il se dépossède de toute mesure. » Jacques Ellul

Et si la décroissance était la réponse au retour à une vie prospère ?

Après “Sous les pavés, la Terre”, Thierry Kruger et Pablo Girault partent à la rencontre de militants, activistes, sociologues, philosophes, artistes… d’hommes qui témoignent, dans leurs environnements, de leurs conceptions de la société postmoderne.

Des témoignages pour la recherche d’un nouvel ordre mondial, enfin à la hauteur des valeurs d’égalité et de fraternité prônées par notre société. On ne peut combattre la crise qui ronge notre économie avec les mêmes idées qui l’ont nourrie.

États-Unis : Les enfants de la surconsommation

Les enfants, une cible idéale pour l’industrie du marketing qui développe des stratégies de plus en plus sophistiquées pour atteindre ce jeune public.

Dans ce documentaire de la “media education foundation”, un organisme américain spécialisé dans l’impact des médias sur la culture et la politique, vous verrez comment, aux États-Unis, les spécialistes du marketing ciblent les bébés et les enfants de bien des façons, souvent pernicieuses, afin de s’immiscer dans tous les aspects de la vie de ces jeunes consommateurs.

Sommes-nous faits pour travailler ? (Paul Ariès) [Archive]

Pour Paul Ariès, le mot « travail » est devenu un mot-poison qui nous empêche de privilégier les activités épanouissantes au détriment du labeur aliénant. Le politologue nous invite à en finir avec la centralité du travail, qui, via la surconsommation qu’il induit nuit à l’environnement naturel et aux liens sociaux.

Émission intégrale disponible ici (Paris-Berlin du 19/11/2009 présenté par Isabelle Giordano. Invités : Paul Aries politologue, Dominique Meda et Daniel Tyradellis sociologues, Sophie de Menthon chef d’entreprise)

Ces animaux malades de l’homme [Archive]

Ce reportage est consacré à la condition animale dans l’élevage industriel en Suisse en 1982. Les sujets abordés sont : les dangers de la surconsommation de viande, les analyses faites sur les animaux pour tester les aliments, les conditions d’hygiène dans un élevage de porcs en Suisse romande, le fonctionnement des abattoirs à Genève et les différentes industries alimentaires pour les animaux.


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Consommation et Surconsommation

L’accès à la consommation nous est présenté comme la source du bonheur, alors que paradoxalement, être consommateur rend vaine toute tentative d’accéder au bonheur. La publicité est là pour nous rappeler à l’ordre, pour créer l’insatisfaction, le manque et une dépendance par rapport à des produits qui jusque-là n’étaient pas indispensables à l’épanouissement, et qui s’ajoutent à nos besoins.

Il serait plus sage de ne pas tenter d’avoir tout ce que l’on nous propose, mais de savoir apprécier ce que l’on a. Il faudrait d’ailleurs faire en sorte de se libérer de la surabondance (également surabondance de pollution, d’uniformisation, de stress … etc !) plutôt que de convoiter avec obsession ce qui nous fait défaut (le pouvoir d’achat, l’emploi, l’innovation, les parts de marché, la croissance, etc), pour plus de simplicité et moins d’illusionnisme. Posséder le dernier « iphone » est-il indispensable à la vie ?

Comment les hommes faisaient-ils avant toutes ces technologies high-tech qui se régénèrent indéfiniment ? Comment vivaient-ils, étaient-ils épanouis, étaient-ils en manque? En manque de quoi, de bien matériel ? Mais combien de ces choses sont vraiment utiles à notre épanouissement ? Ne servent-elles pas plutôt à cacher notre frustration devant ce monde que nous avons de plus en plus de mal à comprendre et à appréhender ?

L’expansion du développement transforme sur son passage l’autarcie des peuples en misère, et partout sur terre, goûter à « l’économie de marché » devient une addiction qui se substitue à tout mode de vie alternatif (gratuit) et indépendant (libre). Ce système économique arrivera à son apogée quand la mondialisation aura transformé toutes les cultures et toutes les ressources naturelles en marchandises identiques.
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Téléphones portables : Les conséquences d’une surconsommation

Alors qu’il n’existaient pas il y a 15 ans, les téléphones portables sont aujourd’hui partout : nouvelles fonctionnalités, nouveaux usages, ils semblent indispensables. Depuis le début des années 2000, chaque année il se vend en moyenne plus de 20 millions de téléphones. Des téléphones supplémentaires qui viennent souvent en remplacer un acheté à peine 20 mois plus tôt et… qui fonctionnait encore !

La mise sur le marché d’un nouveau modèle par an et les offres commerciales des opérateurs mobiles incitent au renouvellement fréquent des téléphones. Et cela fonctionne : les plus de 60 ans changent de téléphone tous les 33 mois et les 12-17 ans tous les 10 mois.Avec l’arrivée de nouveaux opérateurs en France, on pouvait espérer un changement des modes de consommation et un usage plus « raisonnable » avec des offres variées qui répondent mieux aux besoins réels des consommateurs. C’était sans compter les stratégies des constructeurs qui prennent la relève : après Apple, Samsung et Google invitent maintenant la presse à des soirées de présentation de leurs nouveautés. Et créent désir et envie autour de leurs nouveaux produits.

Objet de toutes les convoitises au moment de leur sortie, rapidement abandonnés pour « mieux », les téléphones finissent dans les tiroirs. Selon l’ADEME, en 2008, 130 millions de téléphones portables attendaient une hypothétique seconde vie.

Alors que les mines s’épuisent, nos tiroirs recèlent de ressources : dans une tonne de téléphones portables, il y a 60 fois plus d’or que dans un gisement (5 g par tonne dans les minerais exploités contre 300 g par tonne pour les téléphones).
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Sucre : comment l’industrie vous rend accros

Chaque année, les Français consommeraient 34 kilos de sucre, soit deux fois plus qu’il y a quinze ans. On en trouve jusque dans les charcuteries industrielles ou les plats préparés : le consommateur n’a que très peu d’information sur la réelle quantité de sucre des produits qu’il achète. Or, les conséquences de cette surconsommation de sucre sont graves. Organisée en lobby, l’industrie du sucre en France mène, depuis une quinzaine d’année, une véritable offensive. L’émission se termine par un portrait de l’Equatorien Pablo Fajardo, qui a permis le plus grand procès environnemental de l’histoire contre la compagnie pétrolière Chevron, responsable de graves dégâts dans la forêt amazonienne.

(France 2, 15 juin 2012)

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Consommer à en mourir (Rediff.)

Ce documentaire de Radio-Canada fait une analyse grinçante de l’évolution du comportement des consommateurs américains. Derrière l’attitude des acheteurs boulimiques, se profile entre autres, l’épuisement des ressources et l’accumulation des déchets. Des sociologues, psychologues et philosophes analysent les limites du credo d’aujourd’hui : «Je consomme donc je suis», de cette quête du bonheur à travers la possession de l’objet dernier cri.

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(Diffusé sur Radio-Canada le 16 décembre 2010)

Les enfants de la surconsommation

Excellent documentaire qui nous montre que depuis quelques années les publicitaires ciblent les enfants de plus en plus jeunes, au berceau presque. Conséquence : la pub apprend aux enfants de nouvelles “valeurs” comme le nombrilisme, l’individualisme et le matérialisme…

Partie 1:
http://www.dailymotion.com/video/xbt83j
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La menaçante bulle des cartes de crédit


Après la descente aux enfers des prêts hypothécaires à risque (subprimes), les experts de la finance prédisaient l’éclatement de la bulle des cartes de crédit.

Plus d’une année après l’effondrement des marchés, qui en parle encore ?

Tour d’horizon.

«Mieux vaut se coucher tôt sans manger plutôt que de s’endetter.»

Il y a deux cents ans déjà, Benjamin Franklin prévenait ses concitoyens contre les dangers de la vie à crédit. Rares sont ceux qui l’ont entendu.

Entre temps, la surconsommation a généré une dette liée à la plastic money (argent plastique) qui avoisine les 1000 milliards de dollars.

Plus de 60% des quelque 110 millions de foyers américains ont des crédits à la consommation sur le dos.

20% des ménages ne parviennent plus à réduire le montant de leurs dettes, ni même à faire face aux intérêts galopants et pénalités de retard assénés par les banques émettrices.

Outre-Atlantique, la classe des bas à moyens revenus (30.000 à 100.000 dollars annuels) dispose en moyenne d’une dizaine de cartes de crédit, pour une dette estimée à quelque 10.000 dollars.

La crise financière et le chômage (près d’un million d’emplois perdus), ont encore assombri le tableau. Désormais, les cartes de crédit servent aussi à faire face à des besoins vitaux. Lire la suite