Suède et Norvège : Depuis 1903, un train légendaire a marqué des générations entières

Depuis 1903, ce train légendaire qui relie Kiruna, en Suède, au port norvégien de Narvik. Spectaculaire, cette ligne qui a marqué des générations entières, longe les fjords, frôle des à-pics, s’engouffre dans d’étroits tunnels.

Réformes structurelles

Les effets persistants de la crise financière, les plans d’austérité mis en œuvre pour stabiliser la dette publique et les effets du vieillissement démographique pèsent sur les perspectives de croissance de la production à moyen terme.

De ce point de vue, il est naturel de considérer les réformes structurelles comme des mesures additionnelles pour stimuler la croissance, en l’occurrence en accroissant la productivité ou l’utilisation de la main-d’œuvre. Nous passons en revue la littérature qui s’est développée sur ce sujet.

Les réformes structurelles comprennent : (i) les réformes sur le marché du travail ; (ii) les réformes sur le marché des produits visant à accroître la concurrence ; (iii) les réformes fiscales ; (iv) les améliorations apportées à la réglementation des marchés des capitaux ; (v) les mesures visant à stimuler l’innovation (par exemple l’investissement en recherche-développement) ; et (vi) les réformes éducatives.

Au cours des dernières décennies, le calendrier et l’ampleur des réformes a fortement varié d’un pays à l’autre. Pour certains secteurs en particulier, il y a eu une certaine convergence entre les pays en ce qui concerne le cadre réglementaire. Certains réformes apparaissent par vagues entre les pays et la plupart sont mises en œuvre graduellement (FMI, 2004).
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J.Stiglitz : « L’Europe contre la démocratie grecque »

La dispute et l’acrimonie qui vont croissantes au sein de l’Europe pourraient passer aux yeux d’un observateur extérieur pour le résultat inévitable de la fin de partie peu amène entre la Grèce et ses créanciers. Les dirigeants européens finissent par exposer au grand jour la véritable nature du conflit autour de la dette grecque, et cela n’a rien de plaisant : il s’agit bien plus une question de pouvoir et de démocratie que d’argent et d’économie.

Le programme économique que la troïka (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI) a imposé à la Grèce il y a cinq ans était une aberration. Il a conduit à une baisse de 25% du PIB du pays. Je ne connais aucune dépression qui ait été provoquée aussi délibérément et ait eu des conséquences aussi catastrophiques. Ainsi le taux de chômage parmi les jeunes Grecs dépasse maintenant 60%.

Il est incroyable que la troïka nie toute responsabilité et refuse d’admettre à quel point ses prévisions et ses modèles étaient erronés. Mais il est encore plus surprenant que les dirigeants européens n’aient retenu aucun enseignement de tout cela. La troïka continue à exiger de la Grèce qu’elle parvienne à un budget primaire en excédent (hors paiement des intérêts de la dette) de 3,5% du PIB en 2018.

Partout dans le monde les économistes condamnent cet objectif comme punitif, car il ne peut que ralentir encore l’économie. Même si la dette de la Grèce était restructurée au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, elle resterait en dépression si les électeurs acceptent les propositions de la troïka lors du référendum surprise qui a lieu ce dimanche.
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Traité transatlantique : Mythes et réalités sur les tribunaux d’arbitrage privés (Màj vidéo)

C’est sans conteste le meilleur argument des opposants au traité transatlantique Tafta/TTIP, qui organisent samedi 18 avril une mobilisation mondiale contre la négociation en cours entre les États-Unis et l’Union européenne : l’intégration au futur accord de l’ISDS, un mécanisme d’arbitrage privé qui menacerait de détruire toutes les règlementations environnementales, sociales ou sanitaires dans le seul but de préserver les profits des multinationales.

Au cœur d’une intense bataille diplomatique et politique au sein de l’UE depuis plusieurs mois, l’investor-state dispute settlement (mécanisme de règlement des différends investisseurs-États) s’attire toutes les critiques : on le tient responsable d’avoir permis à Philip Morris d’empêcher la mise en place du paquet neutre de cigarette en Australie, à Veolia d’avoir contesté la mise en place d’un salaire minimal en Égypte, à Lone Pine d’avoir attaqué l’interdiction du gaz de schiste au Québec et même à Vattenfall de s’opposer à la sortie du nucléaire en Allemagne.

C’est à dire de remettre en cause sur le terrain judiciaire des décisions démocratiques prises par les gouvernements selon la volonté des peuples. De purs mensonges, selon les défenseurs de l’ISDS, qui dénoncent une entreprise de désinformation sur un mécanisme indispensable dans un contexte de mondialisation.

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Ça y est, les entreprises commencent à implanter des puces électroniques dans le corps de leurs employés

Une entreprise suédoise a fait greffer à certains de ses employés une puce d’identification sous la peau. Derrière cette initiative vraiment étrange, Epicenter dit vouloir « faciliter la vie » de ses employés. Ils peuvent par exemple passer les portiques de sécurité ou payer leurs repas à la cafétéria plus simplement. Pourtant, certains s’inquiètent d’une telle technologie. En effet, cette puce pourrait devenir un outil de contrôle et de surveillance. DGS vous en dit plus sur ce projet qui fait polémique. 

Finis les badges, les cartes, les clés et les codes, la société Epicenter a trouvé LA solution pour simplifier la vie très compliquée de ses employés. L’entreprise a décidé d’équiper ses employés (volontaires bien sûr) de puces RFID. Ce dispositif, qui a la taille d’un grain de riz, est implanté sous la peau de la main. Les puces RFID sont des puces électroniques qui contiennent entre autres un identifiant et des données complémentaires.

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Ikéa : Recettes suédoises

Des allées des magasins, fréquentées chaque année par 700 millions de clients dans 47 pays, aux studios de design basés dans le sud de la Suède où sont conçues les nouveautés, en passant par l’élaboration du catalogue annuel distribué à 220 millions d’exemplaires : plongée dans les coulisses du numéro 1 mondial du meuble.

Radiofréquences : La dernière étude européenne entachée de conflits d’intérêt

Les liens avec l’industrie du Comité scientifique de la Commission européenne chargé d’évaluer les effets des champs électromagnétiques mettent en doute la fiabilité de son dernier rapport qui conclut, une nouvelle fois, à leur innocuité.


Le rapport européen sur les effets sanitaires potentiels de l’exposition aux champs électromagnétiques, rendu public le 6 mars dernier, a été élaboré par le Comité scientifique de la Commission européenne sur les risques sanitaires émergents et nouveaux (Scenihr). Il a pour objectif d’évaluer les résultats scientifiques récents (2009-2013) sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques (basses fréquences, extrêmement basses fréquences).

Le spectre électromagnétique va de fréquences extrêmement basses (comme l’électricité) à des fréquences plus élevées telles que les micro-ondes, les fréquences optiques et les fréquences encore plus élevées des rayons X. L’omniprésence des téléphones portables, du wifi et d’appareils de consommation courante tels que les plaques à induction pose des questions de santé publique.

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États-Unis : L’économie la plus décevante du monde

L’indice Bloomberg ECO U.S. Surprise Index, qui mesure l’écart entre les données économiques de la conjoncture américaine avec les prévisions qui en avaient été faites, est tombé à son plus bas niveau  depuis 2009, lorsque l’économie était plongée dans une profonde récession, ce qui signifie que la conjoncture américaine a été très décevante.

Le CESI (« Citigroup Economic Surprise Indicator », indice de surprise économique de Citibank) compare les indices de surprise des différents pays du monde. Cet indice est de plus en plus suivi parce que les marchés boursiers réagissent principalement aux écarts par rapport aux attentes.

Une donnée a échappé à la morosité: l’emploi. En février, l’économie américaine a créé 295.000 nouveaux emplois, et au cours des quatre derniers mois, elle en a même créé 1,2 millions, ce qui témoigne de la reprise du marché du travail.

Mais tous les autres indicateurs ne sont pas bons: les chiffres des revenus personnels, des dépenses, de la production, des ventes d’automobiles, des commandes d’usine et des ventes au détail, ont tous été plutôt faibles.

Cela signifie que lorsqu’un bon chiffre correspond à ses attentes, il n’y a pas vraiment de réponse sur les marchés parce que ces prévisions positives avaient déjà été prises en compte dans les cours.
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Argentine : Une mutation génétique rend des villageois andins résistants à l’arsenic

A San Antonio de los Cobres en Argentine, une petite ville à 4.000 mètres d’altitude dans les Andes, les habitants se sont adaptés génétiquement à la consommation de fortes doses d’un poison mortel: l’arsenic.

Une équipe de généticiens suédois a étudié l’ADN de 124 femmes de ce bourg, où les habitants consomment de l’eau courante avec des taux d’arsenic considérés comme extrêmement dangereux, rapporte NPR.

Leur étude, publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution, montre qu’un quart des habitants avaient développé une mutation dans le gène qui assimile l’arsenic. 

«Ils métabolisent l’arsenic plus rapidement et le transforment en une substance moins toxique, notamment par rapport aux occidentaux», explique Karin Broberg, généticienne à l’institut Karolinska de Stockholm.
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Grèce : Valéry Giscard d’Estaing prône une “sortie amicale” de la zone euro

Alors que le nouveau gouvernement grec a entamé un bras de fer avec ses partenaires de la zone euro sur l’aide financière accordée à Athènes, l’ancien chef de l’État Valéry Giscard d’Estaing met les pieds dans le plat. Il estime dans une interview aux Échos à paraître jeudi que la Grèce doit sortir de l’euro et «retrouver une monnaie dévaluable (sic)» si elle veut régler les problèmes auxquels elle est confrontée.

[NDLR] Valéry Giscard d’Estaing déclarait en 2011 : “L’Europe sans la Grèce c’est comme un enfant sans certificat de naissance”

«L’entrée de la Grèce dans l’euro en 2001 fut une erreur évidente, j’étais contre à l’époque et je l’ai dit», rappelle VGE. «Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l’intérêt de la Grèce elle-même. Il est absurde de dire qu’il s’agirait d’un échec de l’Europe. D’ailleurs, ces jours derniers, la cote de l’euro est remontée», ajoute l’ancien chef de l’État.

Selon l’ex-président de la République, la situation pourrait même être encore plus grave qu’aujourd’hui en cas de maintien d’Athènes dans la zone euro. Pour ce dernier, cette sortie de la zone euro ne remettrait pas en question l’appartenance de la Grèce à l’Union européenne.

« La Grèce a toute sa place dans l’Union européenne. En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. C’est ce que j’appellerais une «friendly exit», une sortie dans un esprit amical», affirme Valéry Giscard d’Estaing.
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Suède : Une société implante des puces dans la main de ses salariés

Bienvenue dans le bureau du futur! Une société suédoise de gestion d’immeubles de bureaux a décidé d’être en avance sur son temps technologiquement. Et pour cela, elle a choisi d’implanter une puce dans la main de salariés du site high-tech. Dans le seul but de faciliter leur vie dans les bureaux, est-il assuré.

Et si votre vie professionnelle devenait aussi simple qu’une caresse sur un bouton ? Fini les badges oubliés, les multiples codes à retenir, les demandes d’autorisation interminables ou les cartes de cantine perdues. Une société suédoise a trouvé la parade : implanter une puce dans la main des salariés. L’idée n’est pas de “ficher” ses employés, mais de faciliter leur quotidien.
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États-Unis : La Fed a peut-être trouvé le moyen de réduire la taille des méga-banques

Par John Gapper du Financial Times

Goldman Sachs a provoqué une certaine émotion cette semaine en publiant une note d’analyse insinuant que la banque JPMorgan Chase pourrait vouloir se morceler en plusieurs entités. Je crois à l’indépendance de la recherche sur les banques d’investissement autant que n’importe qui, mais il est difficile de ne pas remarquer que le grand bénéficiaire d’une telle décision serait Goldman Sachs.

Ce qui ne veut pas dire que c’est une mauvaise idée. En fait, cela pourrait être une très bonne idée, peut-être pour les actionnaires de JPMorgan, et sans conteste pour la société au sens large. Cela signifie aussi que les régulateurs des banques dans le monde entier s’approchent irréductiblement de l’idée de démanteler les plus grosses banques avec leurs propres outils, au lieu d’attendre que les gouvernements fassent ce qu’il faut faire. Si c’est le cas, on leur souhaite vraiment bonne chance.

Les analystes de Goldman n’ont pas eu à travailler eux-mêmes sur les chiffres d’un démembrement de JPMorgan. La Réserve fédérale leur a donné un coup de main. Le mois dernier, celle-ci a dévoilé son plan pour imposer des ratios de capitaux plus élevés aux huit banques qui figurent parmi les 29 “banques d’importance systémique dans le monde”. Il s’agit des institutions financières que les régulateurs ne pourraient en aucun cas laisser sombrer dans le chaos durant n’importe quelle crise.

En tête de liste, JPMorgan, qui n’est pas seulement la banque américaine la plus importante et la plus diversifiée, avec ses 2,4 milles milliards d’actifs et d’activités dans de nombreux pays, depuis les cartes de crédit jusqu’aux crédits dérivés, mais qui est aussi, et c’est là le point embêtant, celle qui réussit le mieux. Contrairement à nombre de ses concurrentes, comme Barclays, il n’y a pas de raison pour elle de séparer ses activités d’investissement ou de maigrir par de quelconques autres moyens.
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En France les écoliers travaillent trop et mal

Quelles sont les faiblesses de l’Éducation nationale? La question se pose chaque année à la rentrée. Voici les vrais chiffres qui permettent de comparer l’école de la République à celle de nos voisins européens. Elle atteint tout juste la moyenne.

De la maternelle à la terminale, près de 13 millions d’élèves sont de retour à l’école. Pour Najat Vallaud-Belkacem, c’est la première rentrée. La toute nouvelle ministre de l’éducation nationale a sans nul doute déjà évalué les forces et les faiblesses du système éducatif français pour répondre aux détracteurs des réformes en cours, notamment la modification des rythmes scolaires.

Comme la ministre, nous avons évalué l’école de la République comparée à celle de nos voisins européens. Avec tout juste la moyenne, les notes de l’école de la république ne sont pas très bonnes, mais ce n’est pas le cancre européen comme que certains l’affirment.

Pour noter le plus objectivement possible l’école nous avons retenus cinq critères significatifs:
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Vers un monde sans argent (liquide)

La “Near field communication” ou, en français, la “Communication en champ proche”, voilà une notion avec laquelle nous allons devoir nous familiariser. Déjà présente dans notre quotidien via les cartes bancaires “sans contact”, elle prendra d’assaut l’ensemble des smartphones. Le plus populaire d’entre eux, l’iPhone, dont le sixième du nom vient tout juste d’être présenté, est équipé de cette technologie. Cette “avancée” va reléguer à terme pièces et billets au rang des antiquités.

D’un côté un téléphone, de l’autre un portefeuille rempli de cartes bancaires. Au centre, Tim Cook, le PDG de la marque à la pomme, qui a la volonté avec Apple Pay de faire triompher le premier au profit des secondes. Une « révolution » en marche qui menace clairement la bonne vieille carte bleue et devrait sonner le glas des espèces dans un futur proche.

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35 heures : Non les Français ne sont pas des feignants !

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le  temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la  sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Ces 35 heures françaises sont regardées il est vrai avec un mélange d’incrédulité, d’envie ou de circonspection par nos voisins européens.

Le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron a relancé l’interminable débat sur les 35 heures en s’affirmant prêt à autoriser « les entreprises et les branches à déroger » à cette durée légale du temps de travail.
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Immobilier : Le FMI met en garde contre une nouvelle crise mondiale

Le monde doit agir maintenant pour éviter une nouvelle crise de l’immobilier, avertit le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de publier un rapport: le Global Housing Watch. Il indique que les prix des biens immobiliers ont augmenté dans la plupart des pays au point de devenir inabordables pour les ménages.

Selon le FMI, cette hausse continue une véritable menace pour l’économie mondiale et les gouvernements ne font pas assez d’efforts pour la contrôler.

Min Zhu, directeur général adjoint du FMI, cite quelques pays pour lesquels ce phénomène est particulièrement problématique, évoquant même une bulle immobilière :

« Pour les pays de l’OCDE, où les statistiques de long terme concernant le prix des maisons, les loyers et les revenus sont disponibles, ces ratios [ceux des prix des maisons comparés aux revenus] demeurent très au dessus de leurs moyennes historiques dans une majorité de pays. Cela est vrai par exemple pour l’Australie, la Belgique, le Canada, la Norvège et la Suède ».

Comment l’expliquer ?
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Le Monde selon H&M (Màj vidéo)

On appelle cela l’effet papillon. Ou comment le battement de cils d’une armada proprette de designers suédois peut déclencher un raz de marée de fans décomplexés, toutes générations confondues, aux quatre coins de la planète. Dans la vie, il y a des choses qui s’achètent chez Ikea. Pour tout le reste, il y a… H&M.

Partie 1:

Partie 2:

Avouez-le, soudain ça frétille et pas qu’un peu du côté de votre porte-monnaie non? Du nôtre aussi. Mode et qualité au meilleur prix, voilà l’équation magique martelée au fer rouge de l’enseigne scandinave. 66 ans après sa naissance, la princesse la plus courtisée du royaume de Suède aligne ses 3000 magasins et ses 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la vitrine du monde. 1,7 milliard de bénéfice en 2012, de quoi parader sans honte aux côtés des stars des grandes places financières mondiales.

En façade, une success-story immaculée. Des partenariats paillettes prestigieux: créateurs made in couture, organisations internationales et ONG biens sous tout rapport. Un gendre idéal, Karl-Johan Persson, dirigeant actuel et arrière-petit-fils du fondateur, en émissaire de la veuve et de l’ouvrière auprès des gouvernements des pays producteurs. Une stratégie de communication à toute épreuve, façon rouleau compresseur, tuant dans l’œuf la moindre fausse note.

Comme par exemple des ateliers de fournisseurs qui partent en fumée au Bangladesh, et leurs employés avec; ou des syndicats qui montent au front dans les filiales européennes du groupe pour dénoncer des pratiques opaques pilotées depuis la maison-mère à Stockholm.

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Janez Potočnik : « Les subventions à l’eau et l’énergie entravent l’économie circulaire »

Janez Potocnik, le commissaire européen Slovène en charge de l’environnement, affirme que le modèle de l’économie circulaire va inévitablement s’imposer. Un des enjeux centraux sera le découplage de la croissance économique et de la consommation, pour ne pas épuiser les ressources de la planète.

L’économie circulaire est-elle juste une idée séduisante ou une évolution véritable de l’économie européenne ?

C’est en fait inévitable. Premièrement, car nous sommes dans un continent densément peuplé et nous consommons énormément de ressources. 16 tonnes de ressources par personne et par an. Dont trois tonnes terminent dans des décharges à ciel ouvert. Nous sommes enfermés dans de vieux modèles de production et de consommation industrielles.

Deuxièmement, parce que nos ressources et nos sources d’énergie deviennent de plus en plus chères. Après un siècle marqué par un recul des prix, les prix des ressources ont commencé à exploser au tournant du siècle. Le prix réel des ressources a progressé de 300 % entre 1998 et 2011. 87 % des sociétés européennes anticipent une poursuite de cette tendance ces cinq prochaines années.

Troisièmement, déjà aujourd’hui, les ressources représentent la première dépense structurelle. Par exemple, dans l’industrie allemande, 43 % du total des coûts peuvent être attribués à l’exploitation de ressources. Seulement 18 % incombent à la masse salariale.

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Italie : Drogue, prostitution et contrebande vont doper la croissance

Les revenus estimés provenant du trafic de drogue et de la prostitution seront intégrés l’an prochain, en vertu de nouvelles règles européennes, dans le calcul du PIB en Italie, ce qui pourrait singulièrement doper celui-ci, selon l’institut statistique italien Istat.

Seront intégrés également dans ce calcul, selon ces mêmes règles européennes, la contrebande de tabac et d’alcool, a indiqué jeudi 22 mai l’Istat, qui relève toutefois que la procédure sera “très difficile pour la raison évidente que ces activités illégales ne sont pas déclarées”.

Le concept d’activité illégale est également sujet à différentes interprétations“, relève l’Istat dans un communiqué. En 2012, la Banque d’Italie a évalué la valeur de l’économie criminelle à 10,9% du PIB. Théoriquement, cela signifie que le PIB italien pourrait être largement supérieur au taux de croissance de 1,3% prévu par le gouvernement.

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Europe : Le coût horaire de la main-d’oeuvre varie de 1 à 10

Dans une l’Europe qui peine à lutter contre le dumping social, Eurostat vient de jeter un pavé dans la mare. En effet, l’office statistique de l’Union européenne (UE) a publié jeudi un document qui montre que le coût horaire de la main-d’œuvre a varié de un à dix l’an passé en Europe , allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède.

660246 0203406557997 web tete Le coût horaire de la main doeuvre varie de 1 à 10 en EuropeEn moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro (*), en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à 2008, l’année de référence. Mais neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en dessous de la barre des 10 euros (voir le tableau ci-dessus).

Les mains-d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

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Suède : Vers le travail de 6 heures par jour

Et si l’on ne travaillait plus que six heures par jour? C’est ce que propose Mats Pilhem, maire adjoint de Göteborg, en Suède. Le journal The Local explique que ce politicien, membre du parti de gauche, veut mener une expérimentation dans sa ville, en réduisant le nombre d’heures de travail.

Mercredi 9 avril, il a présenté son idée au conseil municipal. Dans deux secteurs de la ville, les employés de l’un travailleront six heures, tandis que dans l’autre, ils continueront de travailler sept heures. «Tous les employés seront payés pareil», explique The Local. Mats Pilhem détaille son projet:

«A la fin, nous comparerons les deux et nous verrons ce qui diffère. Nous espérons que les employés prendront moins de congés maladie et se sentiront mieux psychologiquement et physiquement après des journées de travail raccourcies»

L’objectif de cette expérimentation: créer de l’emploi, et augmenter la productivité des travailleurs. En effet, plusieurs études démontrent que des journées plus courtes affectent positivement la productivité. The Economist, en s’appuyant sur les chiffres de l’OCDE, montre que «plus on travaille, plus notre productivité diminue», comme le synthétise Policy Mic.

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Suède : Växjö, la ville la plus verte d’Europe

La ville suédoise de Växjö se chauffe grâce à la mousse et aux pommes de pin de ses forêts et ses autobus roulent grâce aux déchets alimentaires recyclés. Mais son objectif d’être neutre en CO2 pourrait être menacé par l’attachement à la voiture.

On a commencé très tôt“, rappelle le responsable environnement de la municipalité, Henrik Johansson. “Nos élus ont réalisé dans les années 60 que si la ville devait connaître un essor, il fallait nettoyer les lacs. Ils avaient été pollués par l’industrie drapière au XVIIIe siècle, puis par l’expansion de la ville“, ajoute-t-il.

Nichée entre lacs et forêts de pins dans le Sud du pays, Växjö a poussé si loin les principes d’énergies renouvelables, de transports propres et d’économies d’électricité qu’elle se revendique “ville la plus verte d’Europe“.

La réhabilitation du plus pollué d’entre eux, le lac Trummen, connu dès le XVIIIe pour sa pestilence, a servi de catalyseur pour des projets environnementaux plus ambitieux.
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Peu de peine, beaucoup de gain

Vous manquez de temps pour pratiquer des exercices de fitness afin de vous muscler? Une étude récente à montré que 12 exercices ciblés et pratiqués en seulement 7 minutes apportent des résultats équivalents à de longues séances de musculation.

De nombreuses salles de sport préféreraient ne pas entendre parler de cette découverte scientifique. Et si vous pouviez avoir les bénéfices des exercices de course ou de poids, sans machines coûteuses, et en… disons, sept minutes ?

La science de l’entraînement est une belle chose, intellectuellement fascinante, mais on a parfois besoin d’indications pour mettre en pratique les derniers résultats des recherches.

C’est exactement ce que fait un article du Health & Fitness Journal  de l’American College of Sports. En 12 exercices, qui n’utilisent que le poids corporel, une chaise et un mur, vous atteignez les exigences d’un effort de haute intensité, qui associe une longue course à un entraînement de sept minutes. Et tout cela repose sur la science.

Êtes-vous prêts à supporter sept minutes de souffrance ?
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Roumanie : Le bel avenir de l’agriculture bio

Avec l’essor de l’agriculture bio, les paysans roumains ont décidé de mettre à profit leur retard technologique. Des fermes bio sont de plus en plus nombreuses mais le manque de traçabilité reste toutefois le principal obstacle à un développement à grande échelle.

Nicoleta et Dan Florea ne voient que du rose depuis un mois. C’est la saison des récoltes et ce couple d’agriculteurs trentenaires du village d’Ucea de Sus, au centre du pays, passe ses journées dans sa petite parcelle de 2.000 m2 à ramasser avec soin les pétales de roses écologiques qu’il y cultive depuis trois ans. « Cette année, nous allons faire environ 10.000 pots de confiture mais aussi du sirop et du vinaigre », lâche Nicoleta, petite femme souriante aux cheveux noirs.

Au cœur des collines vertes de la Transylvanie, les petites fermes bio comme celle-ci sont de plus en plus nombreuses. L’intérêt pour la culture écologique a connu en effet un véritable boom dans le rang des petits agriculteurs roumains ces dernières années.

« Les paysans qui pratiquent une agriculture traditionnelle font déjà du bio car ils ne cherchent pas à cultiver de manière intensive », explique le président de l’association Bio România, Marian Cioceanu. Selon lui, plus de 50 % des exploitations agricoles de Roumanie pratiquent déjà de l’agriculture biologique sans être certifiées.
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Neuroscience : Le cerveau et ses automatismes

À 90 %, les actes que nous entreprenons au quotidien se déroulent à notre insu, avec un cerveau en pilotage automatique… La conscience ne serait ainsi qu’une sorte de clap de fin qui se manifeste lorsque tout est déjà joué – un tour de passe-passe de notre cerveau pour nous faire croire que nous avons encore notre mot à dire.

Les ballets que dansent dopamine, sérotonine, testostérone, œstrogènes, endorphine et ocytocine dans notre tête ne peuvent que nous la faire perdre.

La grande distribution qui, elle, a les pieds sur terre, a sollicité les neurosciences pour comprendre et faire fructifier nos humeurs « acheteuses ».


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Chômage : La France indemnise bien… surtout les cadres sup

Les négociations sur la réforme du marché du travail français aborderont la question des modalités d’indemnisation des chômeurs. Vu le déficit de l’Unedic, beaucoup se demandent si l’actuel système n’est pas trop dispendieux. De fait, les chômeurs français sont parmi les mieux lotis en Europe, spécialement quand ils ont des hauts revenus.

Les chômeurs français sont-ils mieux traités que les autres chômeurs européens ? La question peut paraître choquante dans la mesure où il n’est jamais souhaitable d’être chômeur et que, en moyenne, les Français restent sans emploi plus longtemps que beaucoup de leurs voisins.

Mais la stagnation économique que traverse le pays depuis plusieurs trimestres et le déficit qu’elle entraine pour l’Unedic, l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage, conduisent à s’interroger sur les coûts élevés du traitement social du chômage en France.

Les pays du nord compensent le mieux l’ancien salaire

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Dette : Qui va payer ?

Alors que les députés débattent du prochain budget, la dette de la France est l’objet de toutes les attentions. Comment la réduire ? Faut-il la payer ? Comment l’a-t-on contractée ?

Invités :
- Didier Migaud : président de la Cour des comptes
- Thierry Breton, ancien ministre de l’Économie et des Finances
- Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d’«Alternatives économiques»
- Philippe Dessertine, économiste
- Mathilde Lemoine, économiste
- Jacques Généreux, économiste

(Extraits de l’émission Le Monde d’Après du 12/11/2012 – France 2)

Voir l’émission dans son intégralité

Quand la Chine délocalise en Europe (Rediff.)

Après l’Afrique, l’Europe est-elle Le Nouvel Eldorado  de la Chine? Sur fond de crise mondiale, les entreprises chinoises se sont lancées à la conquête de l’Ancien Continent…

Le vent de la mondialisation a tourné, et la Chine en profite. Pendant longtemps, elle a joué un rôle de sous-traitant pour les entreprises européennes, mais, d’année en année, elle s’est implantée en Europe et se pose aujourd’hui en recours face aux bouleversements causés par la crise financière.

“Les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course qui vit sur les acquis sociaux. Les lois sociales sont dépassées, elles encouragent la paresse, l’indolence plutôt que l’effort.” – Jin Liqun, président de la China Investment Corporation

La Chine délocalise, reprend des entreprises en faillite, remporte des marchés publics et crée des emplois : en Suède, en France, en Pologne ou en Grèce. Si les entreprises chinoises s’approprient des techniques et des équipements européens, elles apportent aussi leur savoir-faire et leurs méthodes strictes, parfois au détriment du code du travail.

Partie 1:


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BitTorrent: C’est la guerre entre Anonymous et les autorités suédoises

Revoilà Anonymous. Mardi, le collectif a (re)lancé son opération «PirateBay», qui vise à attaquer des sites officiels suédois après le raid des autorités contre l’hébergeur PRQ, la veille.

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«Le raid contre PRQ a fait tomber de nombreux sites BitTorrent. Nous voyons ceci comme un crime contre la liberté d’information et avons mis hors-ligne des sites affiliés au gouvernement suédois»,

jure Anonymous. Si certaines sites officiels ont connu des problèmes dans la journée, ils étaient de retour en ligne dans la soirée.

20 minutes.

Vers la fin de l’argent liquide ?

Lecteurs de cartes sur smartphone, cartes prépayées, avec l’essor des systèmes de paiement électroniques il est plus facile que jamais de se passer de numéraire. Mais si ces nouvelles pratiques sont souvent commodes pour les consommateurs, elles ont pour revers des frais et des risques. Et tout autant qu’une évolution technologique inéluctable, elles traduisent un changement de modèle économique des banques de détail. Mais l’usage du liquide résiste, et pas toujours là où on l’attendrait.

Il y a certaines choses que vous ne pouvez régler qu’en liquide, ou du moins c’est ainsi que cela se passait jusqu’à présent. Plus de monnaie pour le parcmètre ? Pas de souci: de plus en plus de municipalités ont mis en place des machines automatiques qui acceptent les cartes bancaires ou les cartes prépayées, et on voit aujourd’hui apparaître des applications permettant aux automobilistes de payer leur place de parking au moyen de leur smartphone. Les sociétés d’autoroute ont déjà mis en place des passes et des systèmes de télépaiement, qui déduisent l’argent de votre compte prépayé à la minute où vous passez le péage. Même les vendeurs de rue ont maintenant des lecteurs de cartes de crédit qui se fixent à leur smartphone ou à leur tablette.

Grâce à de multiples innovations technologiques, il semble que les consommateurs aient de moins en moins de raisons d’avoir recours à l’argent liquide. En fait, de nombreux banquiers et économistes ont déjà montré qu’ils pouvaient désormais se passer de liquide au quotidien. Mais sommes-nous prêts à devenir une société sans numéraire? L’argent liquide est aujourd’hui la solution la plus coûteuse pour les banques et les entreprises qui gèrent les opérations financières. Mais elles auront du mal à convaincre les consommateurs de renoncer à leur petite monnaie.

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IKEA, les petites combines du roi du meuble

C’est le roi universel du meuble à monter soi-même : Ingvar Kamprad, “Monsieur IKEA”. Il a longtemps figuré en tête du classement des plus riches de Suisse. Car il vit chez nous, pour des raisons fiscales bien sûr. Fondateur et propriétaire d’un groupe qui pèse 66 milliards de dollars, il a mis sur pied un réseau sophistiqué qui lui permet de soustraire au fisc suédois des milliards d’impôts. Un réseau dirigé depuis Lausanne et Epalinges.

De la petite menuiserie fondée en 1947 à la multinationale du meuble, dont les enseignes jaunes et bleues aux couleurs de la Suède trônent aux périphéries de toutes les grandes villes, il y a le parcours d’un monsieur rusé et gros travailleur : Ingvar Kamprad. Un génie qui aime jouer les benêts, qui donne ses ordres par fax et par écrit au stylo feutre, et qui affiche un patriotisme sans limite pour sa chère Suède, à laquelle s’ajoute une modestie – une avarice, diront certains – devenue proverbiale.

Mais il y a une autre facette du grand patron d’IKEA que peu de gens connaissent : sa détestation du fisc, il est vrai particulièrement gourmand en Suède. Dès 1973, Kamprad quitte officiellement la Suède pour échapper à l’impôt sur sa fortune, qu’il a considérable. Plus de 11 milliards, il y a encore peu, réduite à 6 milliards officiellement selon le dernier classement de “Forbes”, grâce à un tour de magie du malin Suédois.

Cette enquête menée par la télévision suédoise et adaptée par Temps présent révèle en effet le réseau complexe de fondations, dont les traces passent par la Hollande, le Luxembourg, le Liechtenstein, Curaçao et la Suisse et dont le seul but est de faire s’évaporer dans la nature une bonne partie des bénéfices gigantesques d’IKEA, pour les soustraire aux gourmandises du fisc. Officiellement, Kamprad et sa famille ne sont plus propriétaires du groupe.

Mais les journalistes se sont procuré des documents qui expliquent en détail comment une bonne partie des milliards encaissés par les magasins sont “remontés” dans les fondations à l’étranger, qui en reversent une grosse partie dans les caisses personnelles du fondateur. Celui-ci s’est entouré de redoutables fiscalistes de l’Arc lémanique, dont un ancien conseiller du président russe Vladimir Poutine. D’anciens collaborateurs ont claqué la porte, fâchés par le double discours du roi suédois du meuble.

Partie 1:


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Pologne : Pourquoi Varsovie dit non à la politique climatique

Par Rafał Zasuń

La Pologne a posé son veto à la directive sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2010, proposée lors du sommet européen à Bruxelles vendredi 9 mars. Un non sans surprise devant le flou de cette politique.

La confiance ne règne pas entre les fonctionnaires polonais et la commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard – c’est le moins qu’on puisse dire. Mais là n’est pas le vrai problème. Les commissaires ne restent pas indéfiniment à leurs postes, et à Bruxelles, le bruit court que la prochaine Commission ne comportera aucun titulaire pour le climat.

Pis, la suspicion qui empoisonne l’atmosphère a commencé à gagner les relations entre Varsovie et quelques partenaires clés de la Pologne au sein de l’UE, à savoir l’Allemagne, la Suède et le Danemark.

Ce que les organisations écologiques et nos partenaires européens refusent d’admettre, c’est que la Pologne a déployé d’énormes efforts pour réduire ses émissions de dioxyde de carbone, en les ramenant de 453 millions de tonnes en 1990 à 377 millions de tonnes en 2009. Nous pourrions aisément atteindre l’objectif de l’UE (-20 % par rapport aux niveaux de 1990) d’ici à 2020.

Cela, sans passer par le système européen d’échanges d’émissions, qui ressemble à l’institution des indulgences au Moyen-Age, et sans avoir recours à de coûteuses subventions au profit de l’énergie éolienne.

Le mercantilisme et l’hypocrisie du XVIIe siècle
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Délocaliser n’est pas une fatalité

Après la “prime à la relocalisation”, en 2009, une nouvelle mesure a été annoncée, dimanche 29 janvier, par le chef de l’Etat pour lutter contre les délocalisations : baisser le coût du travail. L’idée est simple : diminution des charges sociales patronales et compensation par une hausse de la TVA (baisse des recettes oblige). Face à l’inefficacité de la mesure prise en 2009 (voir Le Monde du 9 mars 2010), que peut-on attendre de cette proposition ? Au regard des connaissances disponibles sur la question, rien. Et ce d’autant plus que la mesure se fonde sur une idée reçue, celle de la responsabilité seule du coût du travail.

Acceptons temporairement l’hypothèse selon laquelle le coût du travail serait bien responsable des délocalisations et de la désindustrialisation. Dans ce cas, ce n’est certainement pas la mesure annoncée qui modifiera la tendance. La baisse supposée du coût de production en France (induite par la baisse du coût du travail) ne peut absolument pas être suffisante pour compenser les différentiels de coûts du travail, y compris si elle est accompagnée d’une hausse de la TVA sur les produits importés. A moins d’un très sérieux alignement par le bas, d’une précarisation de l’emploi poussée à l’extrême, voire d’un recours aux formes illégales du travail, il n’y a aucun moyen de lutter contre les délocalisations motivées par les différentiels de coût du travail. Ceux-ci sont beaucoup trop importants. La tendance naturelle, c’est l’alignement vers le haut. Progrès social oblige, les salaires augmentent dans les pays dits “low cost“, comme en Chine où on a assisté à un triplement du salaire moyen entre 1990 et 2005, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La mesure ne peut qu’être inefficace, mais là n’est pas la question. Inéluctables, les délocalisations ? Pas toujours, car la relation entre désindustrialisation, délocalisation et coût du travail est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.

Désindustrialisation et délocalisation ne sont pas synonymes

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De quoi l’Europe souffre-t-elle ?

Lisbonne, Portugal – Ici, tout va très mal puisque le taux de chômage dépasse les 13 pourcent. C’est encore pire en Grèce, en Irlande et d’une certaine façon en Espagne et l’Europe toute entière semble glisser vers une nouvelle récession.

Pourquoi l’Europe est-elle devenue le malade de l’économie mondiale ? Tout le monde connaît la réponse. Malheureusement, la majeure partie de ce que les gens savent n’est pas la vérité - notre discours économique est plein d’histoires fausses quant aux maux dont souffre l’Europe.

Si on lit un éditorial à propos de l’Europe - ou, comme trop souvent, un article censément factuel - on y rencontrera très certainement l’un des deux récits que je me représente comme le récit républicain et le récit allemand. Aucune de ces deux histoires ne colle à la réalité.

Le récit républicain - et c’est l’un des thèmes centraux de la campagne de Mitt Romney - veut que l’Europe ait des problèmes car elle en a trop fait pour aider les pauvres et les moins chanceux, et que nous assistons aux derniers souffles de l’état Providence. D’ailleurs, cette histoire est une histoire révérée par les républicains depuis très longtemps : en 1991, lorsque la Suède souffrait d’une crise bancaire causée par les dérèglements (ça vous rappelle quelque chose ?), le Cato Institute a publié un rapport triomphant démontrant que c’était l’échec du modèle de l’état Providence.

Ai-je mentionné le fait que la Suède, qui possède toujours un état Providence très généreux, est aujourd’hui un pays ultra performant, avec une croissance économique plus rapide qu’aucun autre pays développé ?

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Le droit du travail est-il un frein à la compétitivité ?

Les accords dits “compétitivité-emploi ”, négociés par les centrales syndicales et le patronat depuis le 17 février, et destinés à restaurer la compétitivité des entreprises, ont été dénoncés par plusieurs syndicats, comme prétexte pour remettre en cause le droit du travail.

“Il faut retrouver des leviers de compétitivité, certes. Mais c’est une vision réductrice de croire que ça ne passe que par un détricotage du droit du travail”, déclarait ainsi Jean-Paul Bouchet (CFDT-cadres) à la veille de l’ouverture des négociations sur ces accords d’entreprise qui permettraient de modifier, en fonction de la conjoncture – et sans avoir à demander le consentement du salarié -, la durée du travail, les salaires, la mobilité géographique et l’organisation du travail.

“Nous sommes dans une négociation qui a pour but de voir si on peut se passer de l’accord des individus”, disait de son côté le secrétaire national CFE-CGC, Bernard Valette, à la “journée débat” du Congrès HR’ des DRH (“2012 : Alerte sur le social ? ”), organisée à Paris le 15 février, critiquant la volonté d’inverser la priorité donnée par la loi actuelle au contrat individuel sur l’accord collectif en cas de modification du contrat.

Une position qui pose la question de la réforme de la législation au nom de la compétitivité.

Les “accords” négociés depuis le 17 février répondent à une forte demande des entreprises d’assouplir le marché du travail. C’est en effet le premier des dispositifs avancés par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), dans ses propositions de réforme présentées le 16 février.

FLEXIBILITÉ

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L’Europe politique franco-allemande menacée par l’Europe purement économique italiano-britannique

David Cameron et Mario Monti ont envoyé une lettre au président du Conseil Européen Herman Van Rompuy. Cosignée par dix autres dirigeants, cette missive lui demande de contribuer à “restaurer la confiance en la capacité de l’Europe à générer une croissance économique forte et durable”.

L’Union européenne fonctionne déjà dans une configuration polycentrique. La crise de la zone euro a conduit à une démarche d’autonomisation de sa gouvernance fortement conduite par le couple franco-allemand. Cette volonté s’appuie sur un constat : partager la même monnaie n’impose pas les mêmes contraintes que l’appartenance au marché unique.

Le choix de ne retenir que 12 ratifications de la part des Etats de la zone euro, qui en compte 17, pour l’entrée en vigueur du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (ci-après TSCG) ne s’explique pas seulement par la volonté d’en accélérer la mise en œuvre. Des dispositions ont prévu le défaut de ratification du mécanisme européen de stabilité par une partie des Etats membres de la zone euro : ce dernier entrera en vigueur lorsqu’il sera ratifié par des signataires dont la souscription initiale représente au moins 90% des souscriptions totales (article 48). Tout est en place pour que l’Union politique, stade ultime de la gouvernance de la zone euro, puisse fonctionner avec une partie seulement des Etats de la zone.

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Moody’s menace le AAA de la France

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L’agence d’évaluation financière Moody’s a annoncé lundi 13 février au soir qu’elle envisageait d’abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu’elle attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche, et a abaissé celle de six autres pays européens. Moody’s a publié un communiqué sanctionnant neuf pays de l’Union européenne susceptibles, selon elle, d’être affectés “par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro”.

Un mois jour pour jour après que sa concurrente Standard and Poor’s a privé la France et l’Autriche de leur triple A, l’agence américaine a annoncé qu’elle donnait désormais une perspective “négative” au “Aaa” qu’elle-même attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche. L’annonce de Moody’s intervient également au lendemain du vote en Grèce du programme d’austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l’adoption par la zone euro d’un plan de sauvetage d’une ampleur sans précédent dans le monde.

Moody’s a aussi annoncé l’abaissement des perspectives des dispositifs publics de soutien aux banques françaises. “Moody’s a modifié à négative les perspectives de la note AAA attribuée à la SFEF et à la SPPE, conformément à la modification de la perspective de la note de crédit française”, souligne l’agence de notation américaine dans un communiqué. Après la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers en 2008, le gouvernement français avait mobilisé une enveloppe globale de 360 milliards d’euros, dont 320 milliards d’aide à la liquidité via la Société de financement de l’économie française (SFEF) et 40 milliards pour le renforcement des fonds propres via la Société de prises de participation de l’Etat (SPPE).

PARIS ET LONDRES PRENNENT ACTE

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