Faut-il bannir le sucre de notre alimentation ?

Régimes et cures détox, commerces spécialisés, aujourd’hui, les produits sans sucre font recette. Christophe Touchet est le fondateur de la boulangerie Eugène. Diabétique, il imagine et conçoit avec son chef pâtissier, des produits gourmands avec moitié moins de sucres.

Pour le remplacer, ils utilisent pour leur tarte au chocolat, du maltitol extrait du blé ou du maïs, autre substitut du sirop d’agave ou du sucre de coco. Des nouvelles saveurs qui trompent le palais des plus fins gourmets. “On essaye de compenser le manque de sucre par des épices, des plantes, des choses qui rehaussent et donne un petit truc au produit“, explique Luc Baudin, chef pâtissier chocolatier dans cette boulangerie.

Lorsqu’il est consommé en excès, le sucre peut générer surpoids, caries et aggraver certains diabètes. Durant un an pour son enquête, la journaliste Danièle Gerkens bannit le sucre de son alimentation. Le sucre se cache partout. Elle a écrit un livre où elle détaille son expérience. Aujourd’hui un simple carré de chocolat lui suffi et non plus la tablette entière, un petit plaisir qu’elle a appris à savourer.

Sucre : Le doux mensonge

Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a œuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

C’est en épluchant les archives internes de la Great Western Sugar Company, l’un des fleurons de l’industrie sucrière américaine, que la dentiste Cristin Kearns a fait une découverte de taille, exposée fin 2012 dans le magazine américain Mother Jones : dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de saccharose dans l’alimentation quotidienne mondiale, et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires.

40 ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

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La confiture dans tous ses états

Derrière les émotions que suscitent les souvenirs des confitures familiales se cache un commerce juteux. En effet, chaque foyer français achète en moyenne quatre kilos de confiture par an. Ce marché de 320 millions d’euros aiguise l’appétit des industriels. Quels sont les acteurs de la filière?

Coups de projecteur sur ceux qui en tirent des bénéfices les plus conséquents, parfois au mépris de la santé des consommateurs, mais aussi sur les producteurs de fruits qui peinent à vivre de leur travail, et sur ceux qui s’acharnent à tenter de préserver un savoir-faire ancestral et authentique.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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J’arrête le sucre

Le sucre se trouve partout : dans la nourriture industrielle, les biscuits, les céréales, les biscottes et même dans certains produits salés comme dans le jambon, les cornichons ou la sauce tomate. L’OMS dénonce les méfaits du sucre – obésité, diabète, notamment. Et après le tabac, l’organisation a fait du sucre son ennemi public numéro 2.

La réalisatrice de ce document s’est lancé un défi : arrêter tous les sucres ajoutés. Mais comment y arriver ? Comment se sevrer de ce goût puissamment addictif ? Au gré de son enquête, elle a rencontré des médecins, des addictologues, des nutritionnistes, des endocrino-diabétologues, mais aussi des pâtissiers, des chimistes ou des chercheurs en science de l’alimentation.

Réalisé par Anne-Sophie Lévy-Chambon (Juin 2015)

Diabète et obésité sont de puissants freins à la croissance mondiale

Selon une étude de Morgan Stanley (en anglais), 18,2 % de la croissance du PIB réel devrait être perdue en moyenne par les pays de l’OCDE sur 20 ans à cause de maladies liées au sucre. Le Chili et les États-Unis seraient les plus touchés.


“Vivre gras, mourir jeune”

Si le diabète promet d’être un marché prospère pour les big pharmas (50 milliards de dollars soit 46 milliards d’euros en 2020), il sera ravageur pour la croissance de nombreux pays. C’est en tout cas ce que pronostique Morgan Stanley dans une étude publiée le 18 mars.

La banque estime ainsi que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera perdu chaque année en moyenne à cause du diabète et de l’obésité, et ce jusqu’en 2035. Au total cela représenterait une perte moyenne de 18,2% de la croissance du PIB réel (ajusté avec les prévisions d’inflation ou de déflation, ndlr)  de ces pays sur 20 ans.

Quant à la croissance des BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud), si elle est estimée à 4,5% par an jusqu’en 2035, elle devrait tomber à 4,2% en prenant en compte les impacts des problèmes liés au sucre.
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Cancer, la piste oubliée

Maladie la plus ancienne et la plus partagée dans les mondes animal et végétal, le cancer tue huit millions de personnes par an. Pourtant, dès les années 1970, les chercheurs pensaient avoir identifié l’origine de cette prolifération nocive de certaines cellules du corps

Dans le sillage de Michael Bishop et Harold Varmus, qui localisent l’ennemi dans le noyau des cellules, la théorie génétique – ou mutationnelle – s’impose. Les scientifiques s’emploient alors à traquer les oncogènes, ces gènes dont la mutation provoque le cancer, et à mettre au point des thérapies ciblées. Mais la communauté scientifique ne s’est-elle pas perdue dans le détail ? Aujourd’hui, des chercheurs et médecins tentent de révolutionner la compréhension et le traitement de la maladie en prônant une autre approche.

Selon eux, le cancer correspondrait à un dérèglement du métabolisme cellulaire. Ne parvenant pas à absorber les aliments, en particulier le glucose, les cellules cancéreuses fermentent et se divisent sans cesse.

Appelé “effet Warburg”, du nom du médecin allemand qui l’a découvert dans les années 1920, ce processus fait un retour en force dans la recherche. Des laboratoires développent ainsi de nouvelles thérapies et des cancérologues comme le professeur Laurent Schwartz testent des traitements expérimentaux à base de médicaments prescrits pour d’autres indications – notamment des antidiabétiques.

Réalisé par Marie-Pierre Jaury (France 2014)

Quand manger sain devient une obsession !

Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir manger «sans» : sans sucre, sans gras, sans viande mais aussi désormais sans gluten ou sans lactose. Une réaction à l’industrialisation croissante de l’alimentation, sans cesse ébranlée par les scandales sanitaires.

Le principe de précaution dépasse le cadre des contrôles sanitaires pour devenir un véritable mode de vie : près d’un Français sur six évite le gluten, devenu l’ennemi public numéro un. Éliminer les toxines, privilégier les aliments riches en nutriments et écouter son corps devient un leitmotiv.

Les produits estampillés «sans» envahissent les rayons des grandes surfaces. Mais ces pratiques alimentaires virent parfois à l’obsession et certaines personnes finissent par contrôler compulsivement tout ce qu’il y a dans leur assiette.

Réalisé par Sophie Romillat – France 5 (22/03/2015)

Jus, yaourts, biscuits, où sont passés les fruits ?

Sensibles aux arguments du Plan national nutrition santé – ou PNNS -, les Français mangent officiellement de plus en plus de fruits. Mais sur les onze millions de fruits consommés chaque année, 60% se trouvent dans les produits étiquetés «à base de fruits» : jus, yaourts, biscuits, compotes, surgelés.

Cette consommation de fruits «transformés» a augmenté de 40% depuis dix ans tandis que celle des fruits frais a baissé de 6%.

Quelle quantité de fruits se retrouve réellement dans ces produits ? Ont-ils les mêmes qualités nutritionnelles que les fruits frais ? Que reste-il de l’atout «santé» des fruits après leur transformation par l’industrie agro-alimentaire ? Comment les marques, le marketing et la pub ont-ils détourné le message du PNNS ? Car dans certains cas, manger des produits «à base de fruits» peut être contreproductif, voire dangereux.

Réalisé par Eric Wastiaux (Mars 2015)

Poudres et potions de l’industrie alimentaire [Rediff.]

L’industrie va déployer une pléthore de techniques pour mieux vous conditionner dans vos choix de consommation. La réalité est moins édulcorée mais ne manque pas d’édulcorants. Pesticides, sucres et additifs, parfois nocifs pour la santé, se cachent derrière les grands sourires des personnages de publicité… Mais que mangeons-nous réellement ? Enquête.

À l’heure où la production alimentaire est devenue un processus de haute technologie visant les plus bas coûts, les aliments sont-ils aussi sains et naturels que les industries agroalimentaires voudraient le faire croire ? C’est à coup de publicités mensongères que les marques persuadent les consommateurs des prétendues vertus de leurs produits pour la santé.

Non seulement celles-ci sont rarement prouvées par des analyses sérieuses, mais quand la science s’en mêle, ses conclusions font froid dans le dos : vitamines de synthèse nocives à trop haute dose, recrudescence des réactions allergiques, addiction au sucre… Des artifices législatifs permettent également aux agriculteurs de multiplier les pesticides sans réel contrôle.

Malgré les protestations des associations de défense des consommateurs, les législateurs font souvent passer l’industrie et ses lobbies avant la sécurité alimentaire du citoyen… En nous dévoilant une réalité peu ragoûtante, ce documentaire rappelle que si le consommateur n’a qu’une seule arme, elle est de taille : lui seul est à même de faire évoluer la demande en changeant son mode de consommation.

Sucre ou gras : lequel est notre pire ennemi ?

Trop riche, notre alimentation devient un problème de santé publique, favorisant le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires… Mais qu’est-ce qui est pire : l’excès de sucre ou de graisse ?

Sur un ton alerte et humoristique, mais avec une grande rigueur scientifique, le documentaire répond à cette question en se fondant sur les expérimentations de jumeaux trentenaires. Une enquête scientifique aussi ludique qu’édifiante de la BBC.

Réalisé par David Stewart (Royaume-Uni 2014)

Céréales : Pas de bol pour le petit-déj !

Immersion inquiétante au cœur des produits qui composent le petit-déjeuner préféré des enfants. Quand un gamin consomme un vrai bol de céréales, c’est-à-dire de 80 à 100 grammes, c’est comme s’il mangeait dix bonbons ! Une certitude : rien ne vaut une bonne vieille tartine de confiture ! Alors que les céréales sont un bienfait de la nature pour notre organisme, les industriels de l’agroalimentaire ont fait de ces aliments sains des bombes caloriques.

Savez-vous vraiment ce que mangent vos enfants le matin ? Smacks, Chocapic, Frosties, Cheerios, Miel Pops ? Soyez bien attentifs à ce que vous leur donnez car ces préparations débordent de graisses saturées et de sucre, affirme cette enquête de France 5.

Aux États-Unis, toujours en “avance” dans le domaine de la malbouffe, on constate que les enfants font aujourd’hui des crises cardiaques et sont diabétiques avant leurs parents. En France, la situation est moins désespérée mais 20% des moins de 17 ans sont en surpoids ou déjà obèses. Or, pour les nutritionnistes, il n’y a pas de doute : la consommation de céréales industrielles peut rendre obèse !

Devant la catastrophe sanitaire qui s’annonce, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme et recommande de ne pas dépasser les 25 grammes de sucre par jour. Une dose que les fabricants de céréales ne respectent pas : dans un bol, on trouvera l’équivalent de 10 morceaux de sucre !

Sucre : L’amère vérité

Chez l’homme, le goût du sucre est inné. Cet atavisme qui a guidé nos ancêtres vers les aliments les plus énergétiques pendant des millénaires, permettant ainsi son évolution, est devenu aujourd’hui une véritable menace.

L’excès de produits sucrés et gras dans notre alimentation quotidienne a provoqué une explosion du nombre de cas d’obésité et de ses maladies associées, dont le diabète de type 2.

L’industrie agro-alimentaire porte une très lourde part de responsabilité dans la catastrophe sanitaire qui se profile en la matière: dans ce que nous avalons, le sucre est partout, ou presque, et souvent à notre insu.

A bon entendeur (RTS 20/01/2015)

Le secret des frites de McDonald’s dévoilé par… McDonald’s

Le leader mondial de la restauration rapide a révélé les ingrédients ainsi que le processus de fabrication de ses frites dans deux vidéos. Une opération de communication savamment contrôlée.

Combien d’ingrédients utilisez-vous lorsque vous préparez vous-même vos frites maisons? Sûrement moins que l’entreprise américaine McDonald’s, qui fait intervenir 19 composants dans le processus de fabrication de ses fameuses «french fries».

Une des vidéos mises en ligne sur Youtube mardi 20 janvier, déjà visionnées 4 millions de fois, qui détaillent la préparation de ses frites, décrit les dix-neuf composants utilisés dans la fabrication des frites McDonald’s.

Un arôme naturel de bœuf y est par exemple inséré pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. L’acide citrique et le diméthylpolysiloxane interviennent 2 fois dans le processus.  A cela sont également ajoutés, sans surprise, des colorants afin de rendre les frites plus attrayantes, ainsi que des conservateurs.
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Maladies chroniques, les enfants aussi ?

Dans les pays occidentaux, le nombre d’enfants atteints de maladies chroniques ne cesse d’augmenter. Et si les excès de la médecine et de l’industrialisation étaient responsables de l’affaiblissement croissant de notre système immunitaire ?

Allergies, troubles de l’attention, hyperactivité, asthme, eczéma, autisme, maladies auto-immunes… : en Europe, un enfant sur trois souffre de l’une de ces maladies chroniques. Aux États-Unis, ils représentent même plus de la moitié des enfants, et les chiffres sont en croissance constante.

Malgré les progrès de la médecine, nos systèmes immunitaires ne cessent de se retourner contre nous – à moins que ces progrès n’en constituent justement la cause ? Dans les pays en voie de développement, la prévalence de ces maladies reste en effet anecdotique : tout semble relier cette tendance inquiétante au mode de vie occidental.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Bert Ehgartner (2014)

Sucres : Gare à l’overdose !

Friandises, chocolats, sodas et autres bonbons… Ces gourmandises qui ramènent tout un chacun à la douceur de l’enfance peuvent s’avérer pourtant bien dangereuses. Dans quelles circonstances ? Les faux sucres sont-ils meilleurs pour la santé que le vrai ? Enquête.

Excellent pour la santé, source d’énergie et de plaisir, synonyme de fête… les mots pour vanter les qualités du sucre et des sucreries en général ne manquent pas. Mais si, comme l’explique le Pr Jean-François Gautier, diabétologue à l’hôpital de la Lariboisière (Paris), « il est un carburant essentiel pour nos cellules », consommé en excès, il est responsable de surpoids, d’obésité, de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Or, c’est bien là que le bât blesse, car, en France, depuis le début du XIXe siècle, la consommation de l’agréable poudre blanche n’a pas cessé de croître, et ceci de manière exponentielle, passant d’à peine un kilogramme par an et par personne à trente aujourd’hui.

Réalisé par Bernard Faroux (France – 2014)

Faux sucres, zéro calorie, mais à quel prix ? (Rediff.)

Tous les jours, chacun de nous consomme un minimum de sucre. Plusieurs scientifiques se sont donc penchés sur ses propriétés pour les mettre en lien avec notre santé. Une dose trop importante de sucre quotidiennement peut provoquer des problèmes, comme l’obésité. C’est la conclusion à laquelle en sont venue les scientifiques… Mais les alternatives sont-elles franchement mieux?

Pour détourner le problème, des sucres artificiels comme l’aspartame ont été créés. Bien que ceux-ci soient sans calorie, les sucres chimiques semblent provoquer des troubles de santé plus graves selon certains chercheurs.

En effet, plusieurs scientifiques font des corrélations entre l’augmentation du nombre de cancers et la consommation d’aspartame. Mais alors, vers quoi les becs sucrés doivent-ils se tourner?

La stévia pourrait bien être une alternative naturelle. Produit miracle ou manque d’informations sur les impacts de cette plante sur notre corps? L’avenir nous le dira. Notons que le meilleur des sucres reste celui présent naturellement dans les aliments, comme les fruits.

Faux sucres, zéro calorie, mais à quel prix?

Les édulcorants dits «intenses» ont pris le pouvoir dans notre alimentation. Depuis que le poids et la consommation de sucre sont devenus des préoccupations, ces substituts affichant zéro calorie constituent des incontournables de l’industrie agroalimentaire.

Aujourd’hui, plus de 6000 produits alimentaires et médicaments contiennent de l’aspartame, l’édulcorant chimique le plus utilisé au monde. Depuis quelques années, cette molécule fait polémique, et plusieurs études pointent des risques potentiels sur la santé. Industriels et consommateurs se tournent désormais vers une plante originaire du Paraguay: la stévia.

Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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Faux miel avec du sucre ajouté : Une arnaque très répandue

Les apiculteurs français se plaignent d’une baisse des récoltes de 50 à 80% enregistrée en 2014 dans plusieurs régions et appellent à des aides financières exceptionnelles pour assurer la survie de la filière. D’un autre côté, un lièvre est levé sur des ajouts de sucres dans un pot de miel sur trois commercialisés en France. Le faux miel est donc plus fréquent qu’on ne le pense.

La démonstration est assurée par les laboratoires de l’association des consommateurs de l’UFC Que Choisir. Une vingtaine pots de miel premiers prix vendus en supermarché ont été testés par UFC Que Choisir. Six d’entre eux contiennent plus de 10% de sirop de sucre, une fraude donc.

Le miel que beaucoup de Français pensent naturel est souvent un mélange de différentes provenances mélangées par les industriels qui commerciales ces pots qui n’ont ni la saveur ni les propriétés nutritives du vrai miel.

Un an sans sucre

Une mère de famille du Vermont a décidé de cesser de consommer du sucre pendant un an. Top chrono. Qu’il soit en poudre, en cube, ou surtout camouflé dans des produits préparés, sa famille a littéralement déclaré la guerre à ce que plusieurs considèrent désormais comme un véritable poison, à la fois méconnu et surtout insidieux. Récit de 12 mois, sinon sucrés, du moins drôlement épicés.

La famille Schaub a vécu un an sans consommer de sucre et tous les membres disent se sentir aujourd’hui plus en forme.

Le récit

Eve O. Schaub raconte son aventure (car c’en fut une!) familiale dans Year of No Sugar, sorte de journal de bord truffé de réflexions à la fois alimentaires et philosophiques. Nous nous sommes entretenue avec elle pour savoir ce qui, aujourd’hui, avait changé dans la vie de sa famille. Mais d’abord, le récit de l’année.

La décision

D’abord, une mise en contexte. L’auteure se définit elle-même comme une mère de famille typique du Vermont. En bref: un poil écolo, avec une dent clairement sucrée. Les desserts, elle connaît. C’est son dada. L’est-ce toujours autant ? Vous le saurez prochainement.

Avant l’expérience réalisée en 2011, elle précise n’avoir jamais consommé ne serait-ce qu’un seul repas sans sucre…
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États-Unis : L’addiction au sucre responsable de l’obésité ?

Un documentaire sorti le 9 mai aux États-Unis met en garde contre les sucres ajoutés dans les produits industriels. Interrogés, des spécialistes vaudois nuancent le propos.

Aux États-Unis, 80% des produits alimentaires transformés contiennent du sucre ajouté.

C’est ce qu’indique la bande-annonce (voir en fin d’article) d’un documentaire choc sur l’obésité, Fed Up, projeté dans les cinémas américains depuis le 9 mai.

Le film suit un groupe d’enfants en surpoids pendant deux ans et interroge les experts: pourquoi ces enfants qui se nourrissent de produits 0% ne perdent pas de poids? Pourquoi les politiques de santé publique se sont-elles concentrées pendant des décennies sur les calories, alors que le sucre fait grossir ? Abordant son sujet à coups d’assertions-choc, la réalisatrice Stephanie Soechtig entend dénoncer un «dirty little secret», un «sale petit secret»: l’industrie alimentaire entretient notre addiction au sucre, et celle-ci est responsable du fléau de l’obésité.

L’habitude du sucré
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Marion Kaplan : « Les produits laitiers sont toxiques pour la santé ! »

Les produits laitiers ne sont pas nos amis, comme le lobby agro-alimentaire nous l’a inculqué pendant des décennies. La nutritionniste Marion Kaplan, bio-nutritionniste élève du Dr Kousmine, chercheuse et auteur d’une quinzaine d’ouvrages, nous explique pourquoi.

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La consommation du lait, très riche en sucre (le lactose), fait exploser l’index glycémique du sang, un facteur causal important du diabète et de l’obésité.

Les industriels promeuvent les produits laitiers en soulignant leur richesse en calcium. Le problème, nous dit Marion Kaplan, est que le calcium du lait n’est pas assimilable par l’organisme. Non seulement le lait ne contribue pas à combattre l’ostéoporose, mais il l’intensifie, par un mécanisme que décrit précisément la nutritionniste.

Le lait contient une protéine, la caséine, que nos enzymes digestifs ne peuvent pas dégrader. Le système digestif étant particulièrement affecté par le vieillissement, il devient de plus en plus difficile d’assimiler les produits laitiers à mesure que l’on avance en âge.
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Sucre : Un si doux poison

Autrefois un luxe, le sucre est devenu un produit de consommation courante. Tout le monde, ou presque, en consomme mais il peut être dangereux.

Présent dans le lait maternel, il reste tout au long de la vie un goût qui réconforte. Le sucre contient du glucose, un ‘carburant’ indispensable au fonctionnement du corps et du cerveau, mais à haute dose, c’est un poison.

Les médecins attribuent certains maux à la consommation excessive de sucre, dont l’obésité ou les maladies cardio-vasculaires… L’industrie agro-alimentaire semble en être partiellement responsable. Plus les aliments sont bon marché, plus ils sont riches en sucre.

Des champs de canne à sucre de Guadeloupe aux fourneaux de Christophe Michalak, le pâtissier du Plazza Athénée, en passant par des laboratoires et la faculté de médecine, ce film propose de découvrir le monde du sucre.

Manger sainement : Oui, mais comment ?

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. Se nourrir correctement permet de rester en forme et en bonne santé, et n’est-ce pas là ce que nous désirons tous ? Les tuyaux et les conseils ne manquent pas, mais difficile de faire le tri dans la masse d’informations contradictoires.

A Chemnitz, les présentateurs de X:enius Dörthe Eickelberg et Pierre Girard font le point sur les mythes autour de l’alimentation. Les glucides sont-ils mauvais pour la santé ? Le sucre va-t-il disparaitre de notre alimentation ? Et enfin: pourquoi la consommation d’épices peut-elle être dangereuse ?

États-Unis : Des vaches engraissées… aux bonbons !

Aux États-Unis, certains éleveurs bovins alimentent leur bétail avec des bonbons pour faire des économies et engraisser l’animal plus rapidement.

C’est la nouvelle trouvaille de certains éleveurs de bovins américains pour faire des économies sur le fourrage destiné à nourrir les animaux. En réponse à la hausse des prix du maïs, les vaches de certaines exploitations sont désormais nourries de friandises bon marché à hauteur de 8%.

Morceaux de bonbons, mix de chocolats ou encore miettes de biscuits industriels, non seulement les rebuts des usines de sucreries assurent d’importantes économies aux producteurs (160$ pour une tonne de pépites de bonbons contre 315$ pour une tonne de maïs), mais ils permettent aussi d’engraisser les vaches plus rapidement.

Ces aliments ont un ratio de graisse bien plus élevé que le maïs traditionnellement utilisé” explique Joseph Watson, éleveur dans le Kentucky. Des vaches qui engraissent donc plus rapidement, mais produisent également plus de lait (jusqu’à 1,5 litre supplémentaire par bête et par jour), tout cela à moindre coût pour l’éleveur.

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Batterie pour téléphone : Bientôt du sucre à la place du lithium ?

Petite révolution énergétique à prévoir… Les smartphones pourraient dans un temps pas si éloigné que cela fonctionner via des batteries alimentés par du sucre.

Une découverte qui pourrait avoir un impact non négligeable sur le prix des batteries, le cours du sucre mais également le cours du lithium, et la géopolitique, les rares pays producteurs de lithium – tels que la Bolivie - étant largement courtisés.

Quoi qu’il en soit, une équipe de chercheurs de Virginia Tech vient de créer une pile à combustible enzymatique à base de glucose. Elément nouveau non négligeable : sa densité de stockage d’énergie est dix fois supérieure à celle d’une batterie au lithium. Performances que les recherches précédentes n’avaient pas permis d’atteindre.

Se rechargeant avec une solution de maltodextrine, cette batterie d’un nouveau type pourrait, en théorie, alimenter des appareils mobiles.

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L’orthorexie : Quand manger sain devient une maladie (Màj)

Addendum du 21/01/2014 : Orthorexie, voici un nouveau mot qui risque fort de faire son apparition dans le dictionnaire d’ici peu et qui a été inventé en 1997 par le Dr Steven Bratman. La définition est, on ne peut plus claire : trouble alimentaire du « manger sain ».

En bref, si vous cherchez à mieux vous alimenter pour éviter les diverses maladies de notre société, sachez que vous êtes un « malade psychiatrique atteint d’Orthorexie ».[...]

Manger sain plutôt que bien manger. C’est le leitmotiv de l’orthorexie, un trouble du comportement qui se caractérise par l’obsession de l’hygiène alimentaire, autrement dit le respect de règles nutritionnelles strictes. En France, une personne sur cinq serait orthorexique.

Pendant que la plupart des humains tombent dans la résignation et foncent tête baissée dans les fast foods ou consomment des produits transformés par l’industrie agro alimentaire, se disant « qu’il faut bien mourir de quelque chose », il y a ceux qui font de la résistance et tentent de nourrir la machine d’une façon plus saine. Voici qu’ils sont aujourd’hui montrés du doigt voire pire, traités de malades !

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Traders : Le marché secret des matières premières

Depuis les récentes émeutes de la faim en Afrique, en Asie et au Mexique, le fonctionnement du marché des matières premières est sur le banc des accusés. Quelle est la responsabilité des traders dans ces désordres économiques et humanitaires ?

Jamais nos sociétés n’ont consommé autant de matières premières qu’en ce début de XXIe siècle. Blé, riz, sucre, soja, pétrole… : tous ces produits sont aujourd’hui objets de spéculation. L’émergence de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil a provoqué une explosion de la demande.

Mais ce n’est pas la seule explication à l’envolée des prix. Politiques, ONG et médias désignent les traders comme les principaux responsables de la flambée des cours. Mais qui sont ces spéculateurs accusés d’affamer la planète ? Et surtout, comment fonctionnent ces marchés des matières premières réputés complexes et opaques ?

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La Coca-colisation nuit gravement à la santé

Attablé à un stand de restauration sur un marché du centre de Mexico, Rubén Romero déguste son neuvième taco, une crêpe de farine de maïs garnie. Il en est à son deuxième Coca-Cola, une bouteille de 600 ml. “Pourquoi boire de l’eau quand on a les moyens de s’offrir des boissons qui donnent plus d’énergie ?”, justifie ce comptable de 40 ans qui peine à déplacer ses 102 kg. Comme lui, sept Mexicains sur dix sont gros, voire obèses. Les techniques marketing choc de la compagnie Coca-Cola sont montrées du doigt, dans un pays devenu le premier consommateur de sodas de la planète avec 163 litres annuels par personne.

Par Frédéric Saliba

Publié en juillet,

un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) révèle que le taux d’obésité des Mexicains (32,8 %) dépasse désormais celui des Américains (31,8 %),

même si, selon l’organisme onusien, la proportion d’obèses au Koweït (42,8 %) ou en Arabie saoudite (35,2 %) reste supérieure. “Mais si l’on ajoute les personnes en surpoids, le Mexique est sans doute numéro un mondial”, s’alarme Abelardo Avila, chercheur à l’Institut mexicain de santé et de nutrition.

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Ce qui arrive dans votre corps 30 mn après avoir bu un Coca

Soleil, chaleur, gorge sèche. Votre main se referme sur la canette en fer-blanc, glacée, et constellée de petites gouttes d’eau. Vous faites pivoter l’anneau du couvercle…« Pshhht ! », c’est le soulagement. Le liquide pétillant s’écoule à flots dans votre gorge. Le gaz carbonique vous monte au nez,vous fait pleurer, mais c’est si bon ! Et pourtant…

Une dizaine de minutes plus tard

La canette vide, vous avez avalé l’équivalent de 7 morceaux de sucre ! [1] En principe, vous devriez vomir d’écœurement [2] Mais l‘acide phosphorique contenu dans la boisson gazeuse masque le sucre par un goût acidulé, donnant ainsi l’illusion de désaltérer. [3]

Après une vingtaine de minutes

Votre taux de sucre sanguin augmente brutalement, mettant une première fois votre organisme à l’épreuve.Votre pancréas s’emballe, sécrète de l’insuline en masse. Celle-ci est malgré tout vitale, elle seule peut permettre de transformer l’énorme surplus de sucre que vous avez dans le sang en graisse, ce que votre corps est mieux capable de supporter.

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Faux sucres, zéro calorie, mais à quel prix

Utilisés massivement pour remplacer le sucre, les édulcorants dits «intenses» sont devenus un outil incontournable de l’industrie agro-alimentaire. Depuis que le poids est devenu une préoccupation, ces substituts affichant zéro calorie sont présents partout : plus de 6000 produits alimentaires et médicaments contiennent aujourd’hui de l’aspartame, l’édulcorant chimique le plus utilisé au monde. Mais la molécule fait polémique. Plusieurs études démontrent que sa consommation présente des risques potentiels pour la santé.

Réalisation Bertrand Christel – France 5 (23/06/2013)

Va-t-on bientôt utiliser du sucre pour extraire l’or ?

Une équipe de chercheurs a découvert qu’un dérivé de l’amidon permettait d’extraire l’or du minerai brut. Une méthode bien moins coûteuse et bien plus écologique que celles utilisées actuellement avec un poison violent, le cyanure.

Du sucre suffirait-il à extraire l’or du minerai brut? Le tout pour une bouchée de pain et sans risque de polluer l’environnement ? C’est en tout cas ce que pensent des chercheurs qui rapportent avoir découvert par hasard ces propriétés inattendues d’un dérivé de l’amidon. Alors qu’actuellement, les procédés les plus couramment utilisés par l’industrie minière pour extraire l’or impliquent du cyanure, un poison violent.

Ce poison rend soluble le métal précieux et le liquide obtenu est alors filtré pour récupérer l’or. Ce processus est à l’origine de plus de 80% de l’or produit dans le monde. Mais l’usage du cyanure est particulièrement dangereux, avec d’importants risques en cas de fuite, tant pour l’environnement que pour les ouvriers travaillant dans les mines. Dans le nord du Japon en février dernier, une usine métallurgique avait ainsi laissé s’échapper cinq tonnes de déchets contenant du cyanure de sodium, de quoi tuer 125.000 personnes.

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Industrie agro-alimentaire : “Les lourds dossiers du light”

Le light est devenu un poids lourd de l’agro-alimentaire en France. Le chiffre d’affaire des produits allégés se compte maintenant en dizaines de milliards d’euros.

Pour certains produits, il ne reste plus que du light. 97% des chewing-gums vendus en France sont “sans sucre”. Un Français sur quatre consomme ces produits allégés dont le succès ne se dément pas.

L’allégé envahit tous les rayons des supermarchés : la confiserie, mais aussi la charcuterie, les chips, jusqu’au champagne. Ces produits font néanmoins monter la facture. Mais, sans sucre, sans gras, que contiennent vraiment les produits light ? La surprise est souvent de taille.

Le yaourt 0% retrouve de la texture grâce à l’ajout de gélatine de porc, un véritable problème pour certains consommateurs. Les producteurs de lait light ont remplacé, eux, le gras du lait par les huiles végétales, un peu moins grasses, mais bien moins digestes.

Dans l’enfer de la malbouffe

Entre le fromage synthétique et les îles flottantes sans œufs, l’industrie agroalimentaire nous fait avaler n’importe quoi. Un livre enquête sur ce phénomène. A en perdre l’appétit.

Le scandale des lasagnes à la viande de cheval a jeté une lumière crue sur le phénomène de la malbouffe. Mais cet événement est une goutte d’eau dans la mer. Et ce serait presque une gentille rigolade par rapport aux futurs scandales qui risquent d’ébranler le domaine de l’agroalimentaire.

Dans un ouvrage sorti mercredi, «Vive la malbouffe, à bas le bio», Christophe Labbé et Olivia Recasens, journalistes au Point, Jean-Luc Porquet et Wozniak, journaliste et dessinateur au Canard enchaîné, nous dressent le musée des horreurs de la bouffe.

Le bio
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De la drogue dans nos assiettes ? (Rediff)

Glaces, chips, plats préparés… Difficile d’y résister. Obèses ou en bonne santé, nous sommes tous accros à l’alimentation industrialisée qui représente 80% de ce que nous ingurgitons. Rémy, un franco-américain, sillonne l’Europe et l’Amérique pour comprendre comment l’addiction alimentaire s’est généralisée.

Laboratoires de recherche, usines à malbouffe, marchés paysans, etc., tout y passe : rien ne manque à cette grande enquête (qui a duré deux ans), sauf… la participation des géants de l’agrobusiness, genre Nestlé, Danone ou Kraft Food, qui ont tous refusé de répondre à la moindre question. Comme s’ils avaient des choses à cacher…

Et, en effet, l’enquête le démontre, ils ont énormément de choses à cacher – alors même que 80 % des aliments que nous consommons sortent de leurs usines. Comment a-t-on pu en arriver là ? Quels sortilèges peuvent bien expliquer notre irrésistible attirance pour cette “junk food ” industrielle ? Est-il vraiment normal et utile que les hypermarchés proposent jusqu’à 91 variétés différentes de yaourts ?

Certains des aliments offerts à notre sotte convoitise “contiennent jusqu’à 50 composés chimiques différents”, constate un expert. Lequel ajoute : “Notre cerveau n’a jamais été préparé à ça”. A force d’analyser ces innombrables saveurs imprévues, notre cerveau perd la tête. Et tel est bien le but poursuivi – ceci au nom des actionnaires en attente de profits à 15 % l’an, et au mépris de la santé publique.

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