Mon docteur casse les prix : Santé discount ou santé au rabais ?

Selon une étude récente, un Français sur quatre ne se soignerait plus, faute de moyens. Pourtant, de nouveaux dentistes low cost proposent des tarifs moins élevés. Idem pour l’ostéopathie, qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale mais qui voit apparaître une nouvelle génération de spécialistes pratiquant des prix bas.

Comment ces médecins parviennent à baisser leurs tarifs? La qualité des soins est-elle la même? Par ailleurs, certains personnes souhaitent quitter la Sécurité sociale et s’assurer ailleurs.

Grèce : Une nation déclassée prête à voter Syriza

Addendum : La Grèce entre chômage élevé et forte fiscalité

Électricité coupée, retraites et droits sociaux amputés : nombre de Grecs veulent la fin de l’austérité.

Ce matin-­là de janvier, il fait 3 °C à Athènes. Et seulement 13 °C dans l’appartement d’Evguénia Michalakou, dans le très résidentiel quartier d’Aghia Paraskevi, à l’est de la capitale grecque. « Cela vous semble peu ? Pour nous, c’est un petit miracle ! », lance dans un sourire cette pétillante quadragénaire. Après deux ans sans électricité, Evguénia et sa famille viennent en effet de se faire rétablir le courant le 31 décembre 2014.

C’est cette Grèce déclassée, lessivée par quatre années de crise et d’austérité, qui s’apprête aujourd’hui à voter pour la Syriza, aux élections législatives du 25 janvier. Le parti entend bien étendre à l’échelle nationale les recettes sociales expérimentées en Attique, la plus grande région de Grèce autour d’Athènes.

« Depuis, on a installé deux gros radiateurs électriques à roulettes que l’on balade de pièce en pièce, et nous avons retrouvé le plaisir de nous la- ver à l’eau chaude. Nous reprenons une vie normale », se félicite cette mère de deux garçons de 11 et 18 ans, réceptionniste téléphonique.
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Faute d’argent, un Français sur quatre renonce à se soigner

Selon une vaste enquête, plus d’un quart des Français ont renoncé à au moins un soin en 2012 pour des raisons financières.

Au pays de la santé pour tous, ces données laissent perplexe. Selon une enquête de l’Institut de recherche et documentation en économie de la Santé (Irdes) publiée ce vendredi,

plus d’un Français sur quatre (25,7%) a renoncé à un soin dans les douze derniers mois pour des raisons financières en 2012.

Et les chiffres sont à la hausse : en octobre, le baromètre santé d’Europ Assistance dénombrait, lui, un Français sur trois dans cette même situation une année plus tard.

Soins dentaires et optiques en tête

Pour cette édition, l’enquête portrait plus précisément sur la nature des soins concernés. Parents pauvres de la santé, l’optique et le dentaire sont les plus touchés. 18% des bénéficiaires de l’assurance maladie ont ainsi renoncé à des soins dentaires en raison de leur coût et 10% à des soins d’optique.
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Santé : Comment éviter les “arnaques” aux remboursements des mutuelles et assurances

Par Benoît Lorentz

 Vous pensiez être pris en charge à « 100% » ? Mais vous ne comprenez plus grand-chose aux taux de remboursement que pratique votre complémentaire santé ? Normal. Mutuelles et assurances débordent de créativité pour que leurs clients ne s’y retrouvent pas, avec des prises en charge alléchantes sur le papier assorties d’options en tout genre. Petit décryptage, pour mieux comprendre ce que votre assurance ne vous dit pas, et s’apercevoir que, finalement, la Sécurité sociale est bien meilleur gestionnaire.

Votre complémentaire santé promet une prise en charge à 100 % de votre couronne dentaire. Et vous payez pourtant plus de 300 euros de votre poche… Votre monture de lunettes est remboursée à 1500 %, indique votre mutuelle ? Elle vous versera 42,60 euros, alors les montures coûtent plus de 60 euros. Deviner combien vous serez remboursés pour vos dépenses de santé semble relever du coup de chance, voire de la divination.

Entre les pourcentages de prise en charge, les franchises, les dépassements d’honoraires éventuels, l’offre de remboursement de votre complémentaire santé – mutuelles ou assurances – est loin d’être limpide. Du coup, il est impossible de faire des comparaisons avec l’offre du concurrent. Le système français des remboursements de santé est-il si complexe ? Ou cette complexité est-elle savamment entretenue ?

Mutuelles et assurances interviennent en complément du régime obligatoire de sécurité sociale. Avec un mode de cotisation différent: alors que vous cotisez pour la sécurité sociale au prorata de votre revenu, les tarifs des complémentaires varient aujourd’hui selon l’âge de l’assuré.
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Grèce : les soins de santé en péril

Après la pénurie de médicaments qui touche les pharmacies grecques, c’est désormais tout le système de santé du pays qui est en péril. Depuis les dernières mesures d’austérité concernant la sécurité sociale, les non-assurés doivent payer pour accéder aux soins. (Canal Z – 23 juillet 2012)

10% de la population n’a plus le choix, pour se soigner elle doit puiser dans ses économies.

Les Francais n’ont plus les moyens de se soigner

Cette année, chaque Français a dépensé en moyenne 665 euros pour se soigner contre 571 euros quatre ans plus tôt. Le coût de la santé a augmenté près de deux fois plus vite que les revenus.

A tel point qu’un tiers des Français renoncerait aujourd’hui à certains soins, faute de moyens. Leurs sacrifices concernent principalement les soins dentaires et les lunettes, mais pas seulement : opérations ajournées, maladies mal soignées ou avec les moyens du bord…

Ces Français qui retardent ou qui renoncent aux soins sont bien souvent dans un entre-deux : trop “riches” pour être aidés, trop pauvres pour avancer leurs consultations. Et l’augmentation des tarifs des mutuelles n’arrange rien : 8 % de hausse chaque année.

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Sécurité sociale : La lente érosion des remboursements

Hausse du forfait hospitalier, déremboursements de médicaments, moindre remboursement des consultations médicales… Depuis quelques années, les gouvernements ont accumulé les mesures d’économies pour colmater le trou de la Sécurité sociale. Résultat, les Français ont été obligés de mettre un peu plus la main au porte-monnaie pour se soigner.

C’est à partir de 2005, véritable année de rupture, que la part des dépenses “de soins et biens médicaux“* restant à la charge des ménages a commencé à augmenter. Celle-ci est passée de 8,4 % à 9,4 % en 2009, selon la commission des comptes de la santé. Parallèlement, la part assumée par la Sécurité sociale de base, pourtant restée à peu près stable entre 1995 et 2005, a diminué : elle est passée de 77 % à 75,5 % en quatre ans. Une tendance en partie absorbée par les complémentaires santé (de 13, 2 à 13, 8 % en 2009). Mais pas totalement.

Ce phénomène devrait-il se confirmer alors que le gouvernement a dans ses cartons de nouvelles mesures pour limiter la progression des dépenses de santé à 2,5 % en 2011 ?

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