Société générale : La banque fermera 20% de ses agences d’ici à 2020

Le plan est “drastique”, selon les syndicats. La Société générale envisage de fermer 400 agences d’ici à 2020, soit quasiment 20% de son réseau.

L’information a été confirmée par plusieurs sources syndicales à l’AFP, mais “officiellement, la décision n’est pas prise”. La banque se refuse à “confirmer des chiffres précis de fermetures d’agences à ce stade” : il faudra attendre la fin de l’année pour qu’elle dévoile son dispositif d’agences à l’horizon 2020.

Environ 40 fermetures sont prévues en 2015. “Nous avons déjà commencé progressivement à optimiser le maillage de notre réseau d’agences avec quelques dizaines de fermetures d’agences par an, explique le groupe. La poursuite de la concentration du maillage est prévue essentiellement en milieu urbain et avec une taille moyenne d’agence qui sera plus grande.”

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Les pays qui préoccupent les investisseurs

A plus ou moins brève échéance, ces pays pourraient se retrouver en défaut de paiement. Tour d’horizon.

Les pays proches du défaut

Le Venezuela se retrouve complètement asphyxié. Entre la baisse du prix du pétrole qui représente la principale source de devises étrangères du pays, et le fait qu’il doit importer la quasi-intégralité de ses besoins en produits manufacturés, les réserves de changes ont fondu.

Elles ont atteint en juin 16,3 milliards de dollars, leur plus bas niveau en douze ans. La crainte est donc importante que le Venezuela manque de cash pour faire face à sa prochaine échéance de dette. D’autant qu’il ne peut faire appel aux marchés de dette, sauf à un prix exorbitant, ni au FMI qu’il a quitté en 2007.
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Grèce : Ce qui vous attend après la faillite

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras.

Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux.

« Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

Affaire Kerviel/Société Générale : Nouvelles révélations accablantes pour la banque

Selon le site Mediapart, la commandante de police en charge de l’enquête sur l’affaire Kerviel a affirmé lors d’une récente audition que la Société générale avait été alertée des agissements de l’ex-courtier en 2007.

Ces 3 banques françaises qui “spéculent sur la faim”

L’association Oxfam France dénonce, lundi 23 février, la persistance des spéculations menées par plusieurs banques françaises sur le marché des matières premières agricoles, via des fonds de placement, malgré l’engagement pris par certaines en 2013 de réduire ces activités.

Il y a deux ans, Oxfam avait dénoncé le fait que des banques françaises contrôlaient 18 fonds aux performances totalement ou en partie liées à l’évolution du prix des matières premières agricoles : étaient visées BNP Paribas (avec 10 fonds), Société Générale et Crédit Agricole via leur filiale commune Amundi (7 fonds) ainsi que Natixis. Au total, ces fonds géraient 2,58 milliards d’euros, selon l’association.

A la suite de cette étude, certains de ces établissements bancaires avaient pris “des engagements forts pour réduire ou stopper leurs activités spéculatives sur les matières premières agricoles. Dans le même temps, les parlementaires votaient dans le cadre de la réforme bancaire des mesures de régulation de ces activités toxiques“, rappelle l’organisation.

Mais dans un nouveau rapport (voir en bas de l’article), l’ONG affirme que “trois groupes bancaires français proposent toujours à leurs clients des outils permettant de spéculer sur les prix des matières premières agricoles : BNP Paribas, Société Générale et BPCE via Natixis“.

Le droit à l’alimentation en péril
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Emprunts toxiques : entretien avec Jérôme Kerviel

Vox Pop propose une enquête en France sur les emprunts toxiques contractés entre 1995 et 2008 par les collectivités locales, qui se retrouvent aujourd?hui étranglées par les dettes. L?ancien trader Jérôme Kerviel répond aux questions de John Paul Lepers sur son expérience de trader et sur les emprunts toxiques.

Diffusion sur ARTE lundi 18 janvier 2015

Russie : Mini-krach sur le rouble (Màj : Le pays bascule dans la panique)

Addendum du 17/12/14 : Poutine sous pression en pleine crise du rouble

L’économie au bord du chaos

La crise du rouble va impacter les entreprises françaises

La Russie s’attache à éteindre l’incendie monétaire

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Albert Spaggiari : Un personnage singulier

Addendum : Albert Spaggiari – “Le casse du siècle”

La légende d’Albert Spaggiari commence au mois de juillet 1976, à Nice, lorsqu’il dévalise une succursale de la Société générale en passant par les égouts. Pendant trois mois, le cambrioleur creuse avec ses complices un tunnel. Le “casse du siècle” rapportera 30 millions d’Euros à la bande.

Sur place, la police trouve un message de Spaggiari : “ni armes, ni violence, et sans haine”. Les journalistes retracent l’itinéraire du malfaiteur, de la guerre d’Indochine en passant par ses amitiés avec des groupuscules fascistes. En cavale jusqu’à sa mort, en 1989, Albert Spaggiari a donné plusieurs interviews et a écrit plusieurs livres qui ont contribué à en faire un personnage singulier.

Partie 1:

Partie 2:
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1914 : Quand les multinationales engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits !

Pyramide de casques allemands à New York en 1918

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100.000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10.000.

Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

Le 20 septembre, le ministre de la Guerre, le socialiste Alexandre Millerand, organise une réunion à Bordeaux, où le gouvernement s’est réfugié. Y participent des représentants du Comité des forges, la plus puissante organisation patronale française, des membres de l’influente famille Wendel, propriétaire des aciéries de Lorraine, et Louis Renault, fondateur des usines éponymes.
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Europe : 5 ans après la crise, la régulation du secteur financier a-t-elle avancé

Les gouvernements des vingt pays les plus riches l’avaient promis : le secteur financier sera réformé, les banques mises sous contrôle. Plus de finance folle, de sauvetage bancaire ruineux, de mise en péril de l’économie par la spéculation débridée. Cinq ans après les déclarations du G20, où en est-on ? L’Union européenne a voté une dizaine de directives, sous la houlette de Michel Barnier. Bonus des banquiers, organisation des plans de sauvetage, supervision et contrôle… Tour d’horizon de cette difficile reprise en main, avec Thierry Philipponnat, secrétaire général de l’ONG Finance Watch, rare contrepouvoir au puissant lobby bancaire européen.

L’union bancaire européenne a pour objectif d’éviter que de nouvelles faillites bancaires ne soient supportées par les contribuables. Son principe a été adopté par les eurodéputés le 15 avril. Est-ce une mesure satisfaisante ?

Thierry Philipponnat [1] : La réforme de l’Union bancaire a pour objectif que la prochaine crise bancaire ne coûte pas d’argent au contribuable – contrairement à la crise de 2008 qui coûté 450 milliards d’euros aux pays européens. Et de casser le lien incestueux et complètement absurde entre les banques et les États : les banques financent les États mais comptent sur eux pour les sauver quand elles ont un problème. Après un an et demi de négociations, nous avons avancé dans la bonne direction. L’Union bancaire permet une surveillance unique des 130 plus grandes banques par la Banque centrale européenne (BCE). Et la remise à plat du système de « résolution », c’est-à-dire l’intervention publique lorsqu’une banque a des problèmes, avant qu’elle ne fasse faillite.

Désormais, les pertes financières devront être absorbées par les actionnaires et les créanciers, avant que les déposants et contribuables ne soient mis à contribution. Cette nouvelle directive européenne [2] est un vrai progrès, elle met fin à « l’aléa moral », qui fait que les gagnants et les perdants n’étaient pas les mêmes : certains pouvaient gagner de l’argent mais pas en perdre !

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Les stratèges de la communication : ” Gestion de crises ”

Les stratèges de la communication se sont imposés dans toutes les sphères du pouvoir, dans l’ombre des politiques mais aussi des grands patrons. Inconnus du grand public, ces «spin doctors» sont au cœur de la production de l’information. Ils façonnent l’image de leurs clients et influencent les journalistes.

Ce premier volet se penche plus précise ment sur les stratèges de la communication de crise, appelés en urgence par des grands patrons pris dans la tourmente médiatique. Ainsi l’affaire Kerviel, avec la longue guerre de l’image entre les stratèges de la Société générale et les conseillers du trader.

D’autres professionnels, comme Ramzi Khiroun et Anne Hommel, ont sauvé Richard Gasquet, empêtré dans une affaire de dopage. Des agences arrivent aussi à faire émerger des débats de société pour le compte d’intérêts privés, comme le travail le dimanche.

(Merci à NOP)

Bonus, mensonges et lobbying : comment les banques européennes résistent à toute régulation

Les gouvernements des vingt pays les plus riches l’avaient promis : le secteur financier sera réformé, les banques mises sous contrôle. Plus de finance folle, de sauvetage bancaire ruineux, de mise en péril de l’économie par la spéculation débridée. Cinq ans après les déclarations du G20, où en est-on ?

L’Union européenne a voté une dizaine de directives, sous la houlette de Michel Barnier. Bonus des banquiers, organisation des plans de sauvetage, supervision et contrôle… Tour d’horizon de cette difficile reprise en main, avec Thierry Philipponnat, secrétaire général de l’ONG Finance Watch, rare contrepouvoir au puissant lobby bancaire européen.

Basta ! : L’union bancaire européenne a pour objectif d’éviter que de nouvelles faillites bancaires ne soient supportées par les contribuables. Son principe a été adopté par les eurodéputés le 15 avril. Est-ce une mesure satisfaisante ?

Thierry Philipponnat [1] : La réforme de l’Union bancaire a pour objectif que la prochaine crise bancaire ne coûte pas d’argent au contribuable – contrairement à la crise de 2008 qui coûté 450 milliards d’euros aux pays européens. Et de casser le lien incestueux et complètement absurde entre les banques et les États : les banques financent les États mais comptent sur eux pour les sauver quand elles ont un problème. Après un an et demi de négociations, nous avons avancé dans la bonne direction. L’Union bancaire permet une surveillance unique des 130 plus grandes banques par la Banque centrale européenne (BCE). Et la remise à plat du système de « résolution », c’est-à-dire l’intervention publique lorsqu’une banque a des problèmes, avant qu’elle ne fasse faillite. Désormais, les pertes financières devront être absorbées par les actionnaires et les créanciers, avant que les déposants et contribuables ne soient mis à contribution. Cette nouvelle directive européenne [2] est un vrai progrès, elle met fin à « l’aléa moral », qui fait que les gagnants et les perdants n’étaient pas les mêmes : certains pouvaient gagner de l’argent mais pas en perdre !

Quelles sont les limites de cette directive européenne ?

Les pertes absorbées par les créanciers sont limitées à 8 % du bilan des banques. Ce chiffre est le fruit d’un compromis, très insatisfaisant : si une banque réalise une perte supérieure à 8 %, cela sera répercuté sur les contribuables.

Ce pourcentage aurait suffit dans le passé, et suffira sans doute dans l’immense majorité des cas. Mais les actifs des banques en Europe représentent 45 000 milliards d’euros ! 8 % de 45 000 milliards, ce n’est pas rien (c’est l’équivalent du PIB de l’Allemagne, ndlr)… C’est donc un gros défaut de cette directive.

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Banques françaises : les salaires des patrons en forte hausse

Les résultats des groupes bancaires, en progression, font bondir les bonus. Jean-Laurent Bonnafé, chez BNP Paribas, reste en tête du palmarès 2013.

Les banques françaises en ont fini avec la crise, et la rémunération de leurs dirigeants reflète ce retour à meilleure fortune. Les bonus, proportionnels aux résultats des établissements, s’envolent à nouveau pour une majorité de patrons.

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La drôle d’histoire des banques françaises (Docu)

Comment, du XVIIIe siècle à nos jours, les banques françaises ont réussi à se soustraire à toutes les règles pour générer le système actuel. S’appuyant sur des films d’archives et des séquences d’animation, le documentaire raconte l’histoire d’un éternel recommencement et d’un système qui s’emballe.

Absence de contrôle, spéculation à outrance et paradis fiscaux ont éloigné les banques de l’économie réelle et enclenché une crise sans précédent en 2008. Comment en est-on arrivé là ?

Ce documentaire remonte jusqu’en 1714, date de l’introduction en France du billet de banque, puis du système des actions orchestré par John Law – un banquier britannique féru de mathématiques, qui fit fortune dans les jeux. Mais, déjà, une première bulle spéculative crée la panique ! En 1789, la dette de l’État atteint 80 % du PIB. Elle est effacée huit ans plus tard, ruinant les créanciers et suscitant la colère des bourgeois…

Désireux de redonner confiance aux Français, Bonaparte crée en 1799 la Banque de France. Vingt familles parisiennes – dont les Rothschild – s’emparent de cette banque centrale. Vers 1865, pour financer la révolution industrielle, deux établissements sont créés pour collecter l’épargne dormante du grand public et drainer des investissements industriels à l’étranger, notamment vers la Russie : la Société générale et le Crédit lyonnais…

Réalisé par Guy Girard (France – 2012)

(Merci à Noway)

« Mon amie, c’est la finance »

Pour réussir un hold-up, laissez faire les professionnels ! Trois journalistes racontent comment les banquiers français ont roulé gouvernement et Parlement dans la farine sous vos yeux. Du grand art ! Extrait

(…)

Le Parlement tiraillé

Le 30 janvier à 9 heures, les banquiers ouvrent le bal des auditions à l’Assemblée nationale. Pour percevoir l’humeur du moment, les députés sont venus en nombre dans la salle 63 50. L’auditoire est composé de Jean-Paul Chifflet, président du Crédit agricole et devenu président de la FBF en septembre 2012, de Frédéric Oudéa, ainsi que de Jean-Laurent Bonnafé. Tous se sont positionnés à la droite du président de la commission, Gilles Carrez.

Un par un, ils entament des exposés lénifiants et conservateurs. Jean-Paul Chifflet ouvre le bal : “Les vraies raisons de la crise de 2008 sont liées à l’immobilier, l’accumulation d’actifs risqués et la faiblesse de régulateurs nationaux, ça n’a rien à voir avec la séparation des activités bancaires ! Cette réforme n’était ni urgente ni prioritaire !” juge-t-il. Il met en garde : “Attention ! Cette loi aura un impact sur le financement de l’économie et la présence des banques françaises dans le monde.”

Frédéric Oudéa et Jean-Laurent Bonnafé sont moins véhéments et appellent au statu quo : “Vous bâtissez une loi pour le futur et en l’état, elle sauve l’essentiel : notre capacité à travailler avec nos clients, à aider les entreprises et l’Etat à emprunter sur les marchés. N’allez pas casser la croissance en Europe quand celle-ci risque un gros décrochage. [...] Il faut des banques fortes”, assène le premier. “Le secteur bancaire français a raisonnablement passé la crise. La loi telle qu’elle est paraît équilibrée”, admet le second.

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Interview de Jean-Pierre Chevallier sur la situation des banques françaises

Jean-Pierre Chevalier, professeur agrégé, analyste financier indépendant, contrarian, revient sur la situation des banques françaises ; sur leur solvabilité et sur les risques encourus concernant les comptes bancaires des épargnants.

Fabrice Drouin Ristori (FDR): Bonjour Mr Chevallier, merci d’avoir accepté cette interview. Avant d’aborder la situation des banques en France, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Jean-Pierre Chevallier : En tant que professeur agrégé, j’ai enseigné, en particulier l’analyse financière à l’Université de Nice. Étant maintenant en retraite, je continue à travailler en toute liberté en tant que business économiste monétariste behavioriste, contrarian et je poursuis les analyses financières que j’ai mises au point en toute indépendance.

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Les banques ont-elles manipulé le cours de l’or pendant des années ?

Une étude a analysé la totalité des échanges d’or depuis 2001 et remarquer une récurrence dans certaines baisses de prix. Depuis le scandale du Libor, les autorités financières surveillent de près le marché des matières précieuses.

Y-a-t-il eu manipulation sur le cours de l’or ? C’est l’hypothèse d’une étude sur le London Gold Fixing (LGF), le marché de référence qui détermine le cours international de l’once d’or, utilisé par les mineurs, les bijoutiers et les banques centrales et dont le site Bloomberg se fait écho.

Ce sont des structures d’échanges inhabituelles qui ont poussé Rosa Abrantes-Metz, professeur à l’école de commerce Stern de l’Université de New York et Albert Metz, directeur général au service des investisseurs de Moody’s, à faire des recherches.

“La structure du marché conduit certainement à la collusion et la manipulation, et les données empiriques sont cohérentes avec une artificialité du prix”, expliquent-ils dans le rapport, “il est probable qu’une coopération entre participants existe.”

Créé en 1919, le London gold fix est actuellement géré par cinq banques : Scotia-Mocatta, Barclays, Deutsche Bank (qui a annoncé en janvier se retirer du processus), HSBC et Société générale. Deux fois par jour, à 10h30 et à 15h (heure de Londres), elles procèdent à l’établissement du prix à travers des simulations en fonction de l’offre et la demande lors de conférences téléphoniques.

Pics irréguliers

Pour Rosa Abrantes-Metz et Albert Metz, le problème se trouve dans la fixation de 15h. En analysant les échanges réalisés sur le marché de l’or entre 2001 et 2013, les deux auteurs de l’étude ont remarqué à partir de 2004 des mouvements qui pourraient indiquer un comportement illégal.
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Biens mal acquis : le jeu trouble de la Société générale en Afrique

L’affaire dite des « biens mal acquis » prend une nouvelle dimension. Elle se concentre désormais sur le rôle joué par le secteur bancaire français dans l’acquisition, par certains chefs d’Etat africains ou leurs proches, d’un important patrimoine possiblement financé par le détournement des richesses de leur pays.

Les juges Roger Le Loire et René Grouman, chargés d’enquêter sur les avoirs détenus en France par les familles dirigeantes de la Guinée équatoriale, du Congo-Brazzaville et du Gabon, s’intéressent à la Banque de France, et surtout à la Société générale, par la filiale dont cette dernière détient 46 % des parts, la SGBGE, basée en Guinée équatoriale.

Il apparaît, d’après les documents auxquels Le Monde a eu accès, que la Société générale a autorisé des conditions de travail très dangereuses pour son personnel expatrié, tout en permettant le transfert en France d’importantes sommes d’argent au profit du clan Obiang, qui règne sur la Guinée-Equatoriale.

Or, les enquêteurs – ou plutôt l’enquêteur, car un seul policier français travaille sur ce dossier pourtant sensible – ont recueilli des témoignages révélant que ces sommes provenaient notamment de commissions illégales perçues sur le marché du bois par l’actuel vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang – visé par un mandat d’arrêt –, fils du président en exercice, Teodoro Obiang.

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Les grandes banques françaises profiteraient de l’équivalent d’une subvention de 48 milliards !

Les banques européennes bénéficient d’un « soutien » de 200 à 300 milliards d’euros par an, grâce à la garantie implicite que les États leur fournissent. L’équivalent de 1,5% du PIB européen ! Et près de deux fois le budget annuel de l’Union européenne !

Le patron de BNP Paribas Jean-Laurent Bonnafé (gauche), avec ceux de la Société Générale et du Crédit Agricole Frédéric Oudéa (centre) et Jean-Paul Chifflet (droite), à Paris le 30 janvier 2013

Telle est la conclusion d’une étude réalisée par l’expert financier indépendant Alexander Kloeck, à la demande des eurodéputés écologistes.

Cette garantie implicite concerne principalement les banques « mixtes », qui combinent deux types d’activités au sein d’une seule entité juridique : banques de dépôts, elles gèrent l’épargne des particuliers ou des entreprises, et leur octroient des prêts ; banques d’affaires, elles interviennent sur les marchés financiers. En cas de faillite bancaire, les États sont garants « en dernier recours » des dépôts des épargnants. Sauf que dans le cas de ces banques mixtes, cette garantie de l’État s’étend de fait au département « marché » de ces mêmes banques. Car les investisseurs anticipent le fait que malgré les risques pris par une banque d’affaire, l’État sera toujours là en cas de faillite. Une telle garantie permet aux banques mixtes de bénéficier sur les marchés financiers de taux d’intérêts plus bas que ceux des banques d’affaires « pures » (celles qui ne sont pas aussi des banques de dépôt).

Les agences de notation évaluent deux fois ces banques mixtes : une évaluation « stand alone », sur la banque seule, et une évaluation « all-in » – bien plus favorable – qui intègre la garantie des États. L’étude d’Alexander Kloeck se base notamment sur cet écart de note et les taux d’intérêt différents qui en résultent, en faisant la synthèse de nombreuses études déjà réalisées sur le sujet.

Résultat : grâce à ces taux d’intérêt plus favorables, en 2012, le secteur bancaire européen a perçu l’équivalent de 234 milliards d’euros de subvention implicite des États, selon l’estimation moyenne la plus probable.

Réformer le secteur bancaire
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Les produits dérivés dépassent leur niveau d’avant-crise

« Les produits dérivés sont une arme de destruction massive », a coutume de dire l’investisseur et milliardaire américain Warren Buffett. L’étude publiée mardi 17 décembre par le cabinet d’analyse financière indépendante AlphaValue, intitulée « Quelles banques sont des Fukushima en puissance ? », montre que ce n’est pas près de changer. Celle-ci révèle en effet que la valeur notionnelle des dérivés (c’est-à-dire la valeur faciale qui apparaît sur les contrats de ces produits) dépasse désormais son niveau d’avant la crise des subprimes.

Au premier semestre 2013, elle s’élevait en effet à 693.000 milliards de dollars, contre 684 000 milliards au premier semestre 2008, selon les chiffres que le cabinet a tirés des rapports de la Banque des règlements internationaux (BRI). L’équivalent de dix fois le PIB mondial, contre trois fois le PIB mondial il y a quinze ans. « C’est un risque potentiel énorme, et la crise n’a pas changé les pratiques des banques en la matière », explique Christophe Nijdam, qui a piloté l’étude.

CDS, dérivés de taux, swaps… Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur varie en fonction du prix d’un actif appelé sous-jacent, qui peut être une action, une obligation, une monnaie, un taux, un indice ou encore une matière première. Ils ont été créés à l’origine par les agriculteurs afin de se couvrir contre les risques financiers, comme par exemple la flambée, ou au contraire l’effondrement, du prix du blé ou du café. Mais dès les années 1980, ils ont été progressivement détournés par les banques à des fins de spéculation.

Selon la BRI, sur les 5.300 milliards de dollars échangés tous les jours sur le seul marché des changes, seuls 7 à 8 % seraient utilisés par des opérateurs finaux non financiers souhaitant réellement se prémunir contre les risques. Or, la crise des subprimes l’a rappelé, les produits dérivés sont loin d’être sans danger. « La plupart s’échangent de gré à gré, c’est-à-dire d’un établissement à l’autre, sans règle de sécurité et dans l’opacité totale », explique-t-on à Finance Watch, une association qui milite pour une meilleure régulation de la finance.
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Risque systémique : Les banques françaises parmi les plus mal classées

Après des déficits publics à la dérive, la France doit aussi s’inquiéter pour son secteur bancaire. D’après une étude du Center for Risk Management de Lausanne, les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale : trois mastodontes que l’État est condamné à aider quoi qu’il arrive

Depuis la crise de 2008 qui a ébranlé le monde de la finance, où en est-on de la mesure du risque systémique des banques ? En cas de « nouvelle crise financière », les institutions financières européennes (banques, assurances, entreprises immobilières et services financiers) auraient besoin de pas moins de 1.000 milliards d’euros.

Les banques et compagnies d’assurances européennes auraient besoin de ces milliards de fonds propres  pour retrouver un niveau de solvabilité jugé « satisfaisant », en cas de « nouvelle crise financière », selon des universitaires suisses. Cette étude sur le système financier européen considère que Crédit Agricole présente un fort risque systémique.

Ce chiffre se fonde sur un indice, baptisé SRisk, qui permet de mesurer les besoins en fonds propres des banques en cas de crise grave. «  Notre modèle décrit le risque systémique comme le montant de capital dont les banques auraient besoin pour se refinancer dans le cas où une nouvelle crise financière se produirait, » écrivent dans un article publié par le quotidien suisse « Le Temps », Eric Jondeau qui dirige le Center for Risk Management (CMRL) à l’université de Lausanne et Michael Rockinger, professeur de Finance à HEC Lausanne.
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Europe : En 2012, 5500 agences bancaires ont fermé (Màj)

Addendum du 13/08/2013 : La France a perdu plus de 1.000 agences bancaires en quatre ans [...]

Parmi les quatre premiers réseaux français, Société Générale est le seul à avoir clairement annoncé des fermetures d’agences en France. SocGen devrait ainsi fermer «quelques dizaines» d’agences en 2013/2014 sur les 3.250 qu’elle compte aujourd’hui.

Crédit Agricole devrait supprimer cette année plus de 1.400 postes au sein de ses caisses régionales. Dans l’ensemble de l’Union européenne, les banques ont fermé près de 20.000 agences entre 2008 et 2013, dont environ 15.000 dans la zone euro, relève la BCE.

20 Minutes

Les banques de l’Union européenne ont fermé 5500 agences l’an dernier, soit 2,5% de l’ensemble de leurs réseaux.

En 2012, 5500 agences bancaires ont fermé dans l’Union européenne (UE). Ces mesures portent à 20’000 le nombre des agences fermées dans le secteur depuis le début de la crise, en 2008.

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Moyen-Orientaux, Russes, Chinois… Ils s’offrent un morceau de France

Ils sont nombreux à être attirés par nos palaces, nos ­vignobles, nos griffes de luxe. Quand la France n’a plus les moyens d’entretenir et de développer ses ­richesses, ce sont les pays émergents, du Moyen-Orient à l’Asie, qui prennent le relais. Un processus inéluctable.

[...] On peut jouer les Cassandre et s’effrayer de voir filer nos labels entre des mains étrangères. On peut aussi y voir, comme Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, « une opportunité pour l’économie du pays », au même titre que les investissements venus des quatre coins du monde. En pleine crise, comment refuser ces mannes financières qui dopent la croissance ?

Décidé par Bercy, un clip publicitaire « Say oui to France » est diffusé actuellement dans le monde pour attirer les investisseurs dans notre pays. Seulement voilà, il y a des symboles de notre patrimoine auxquels il ne faut pas toucher.

« Le Qatar rachète la France » ont titré récemment les journaux télévisés. Dans « Le Journal du dimanche », Jaham Al-Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, s’est aussitôt fendu d’une tribune intitulée « Pourquoi ce “Qatar bashing” ? ». L’émotion est forte, les mots sont durs : « Le conspirationnisme bat son plein, assorti d’une xénophobie à peine voilée. Qu’on le veuille ou non, cela a des airs de “délit de faciès”. »
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Société Générale : Caisse de résonnance d’un secteur en crise (Màj)

Addendum du 14/05/2013 : Le bonus du PDG de Société Générale augmente de 75% au titre de 2012

Le montant de la rémunération variable accordée au PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, a augmenté de 75% en 2012 par rapport à 2011, à 1,19 million d’euros. Sa rémunération fixe est restée inchangée à 1 million d’euros.

Boursorama

Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a sorti mardi les investisseurs du flou dans lequel il les avaient laissés en février. Lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe bancaire, il a en effet chiffré à 900 millions d’euros les économies qu’il attend d’ici 2015 de sa réorganisation, annoncée il y a déjà trois mois. « Ce plan s’ajoute aux 550 millions d’euros de réduction de coûts réalisés en 2012. Au total nous atteindrons 1,450 milliard d’euros d’économies sur la période 2012-2013 », a conclu Frédéric Oudéa.

Cette cure d’austérité s’accompagnera de coûts de restructuration et d’investissement de 600 millions d’euros. Philippe Heim, directeur financier de l’établissement a tenu à précisé que « ces projets d’économies ne pénaliseront pas l’activité commerciale du groupe ». Ils devront en revanche permettre au groupe bancaire de La Défense de retrouver une rentabilité de 10% dans trois ans, contre 7,4% hors éléments exceptionnels ou 2,7% en données brutes aujourd’hui. Ces précisions ont été saluées par les marchés, le titre de la banque s’envolant de plus de 5% dans la matinée de mardi.

Les conséquences sur l’emploi seront lourdes. Déjà évoquée avec les organisations syndicales depuis plusieurs semaines, la réduction des fonctions supports entraînera la suppression de 550 postes au siège de la banque sans départs contraints. Les organisations syndicales, en tête desquelles la CGT, espèrent obtenir une baisse de chiffre, autour de 450, lors du prochain comité central d’entreprise qui doit se réunir le 14 mai.

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Airbus : La commande du siècle ? (Màj vidéo)

Addendum du 09/04/2013

Par Charles Sannat, Chargé d’affaires à BNP PARIBAS

Contrat Airbus-Lion Air le plus gros contrat de l’histoire de l’aviation ! [...] L’expression est lâchée : c’est la plus grosse vente d’avions de tous les temps. Jouez, hautbois, résonnez, musettes ! Sonnez les cloches convoquez la presse, faites jouer du tambour et des trompettes.

Mettez-vous au centre de tout ça et prenez l’air le plus réjoui possible. Bombez le torse comme un boxeur montant sur le ring et là déclarez avec un immense sourire que c’est le contrat du siècle et qu’Airbus va créer 5.000 emplois ! Vous voilà populaire. Le peuple respire la joie et la félicité face au retour du plein emploi décrété par ordonnance présidentielle.

François normal vient donc de connaitre son heure de gloire. La côte de popularité remonte en flèche. Oubliez Chypre et la crise qui bien que terminée depuis longtemps n’en finit pas de finir.

Bref, vous l’aurez compris c’est une grande victoire présidentielle mise en musique par les communicants de l’Élysée qui ont réalisé le meilleur coup de communication politique du début du quinquennat. Voilà pour ce qui est visible. Mais comme on le sait tous « l’essentiel est invisible pour les yeux » et lorsque l’on gratte un peu on peut voir les choses autrement.

Des avions renifleurs à la vente d’airbus
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La Chine et la guerre du fer

En Chine, l’année du Dragon a été déprimée avec une croissance moyenne de 7,8%, très en dessous des 11% de moyenne entre 2000 et 2011, avec un pic à 14,2% en 2007. Cette chute, en partie voulue par le pouvoir qui tente de rééquilibrer le développement du pays, pourrait cependant rejaillir de manière négative sur la stabilité politique du pays. C’est en tous cas ce que la nouvelle direction, mise en place lors du 18e Congrès en novembre, semble redouter.

Sans le dire, et en contradiction avec les injonctions des experts qui suggèrent plutôt de redynamiser l’économie par une augmentation des ressources de l’état (impôts sur les grandes sociétés, TVA, taxe à la propriété) et d’apaiser la société par un meilleur partage des fruits de la croissance, le Bureau Politique a initié une relance par l’investissement, dont les premiers effets se sont fait sentir à la fin de l’année 2012 et se propageront probablement durant l’année du Serpent, inaugurée à coups de pétards et de feux d’artifice, le 10 février.

La reprise est réelle et palpable. La vraie question renvoie à sa pérennité à moyen, voire à court terme, au-delà de 2013. Nombre d’experts chinois et étrangers anticipent en effet que sans réformes structurelles de fond, aujourd’hui handicapées par de graves divergences politiques au sommet, l’économie chinoise restée rigide, dominée par l’alliance des grands groupes publics et des banques, fiefs des prébendes de l’oligarchie, rencontrera assez vite d’importantes difficultés. Beaucoup estiment cependant que, même en crise, le pays ne ralentira pas ses importations de minerai de fer.

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Socialiser le système bancaire

Une urgente et impérieuse nécessité économique, sociale, politique et démocratique

Les différents projets de réforme bancaire initiés aux États-Unis avec la loi Dodd-Franck, au Royaume-Uni avec la Commission Vickers, en Europe avec le Groupe Liikanen et en France tout dernièrement avec le projet de « loi de séparation et de régulation des activités bancaires » ont suscité un large débat. À ce jour, les prises de positions, les discussions et les polémiques ont porté quasi-exclusivement sur le fait de savoir s’il faut ou non séparer la banque de détail et la banque de financement et d’investissement (BFI) |1|.

Pour légitime et importante qu’elle soit, cette question est l’arbre qui cache la forêt.

En effet, au-delà du choix de séparer ou pas les deux types de banques qui coexistent actuellement dans le modèle de banque universelle, la préoccupation essentielle doit porter sur le rôle des banques et leur mode de fonctionnement avant la question du simple aspect organisationnel.

Quelle utilité y a-t-il pour les populations de séparer les deux banques si leurs activités respectives ne sont pas mises au service de la collectivité ?

Le système bancaire privé a été le principal responsable de la crise financière de 2007-2008 qui perdure encore en 2013. Libres de toutes contraintes et animées par un seul souci spéculatif, les banques ont conçu des produits plus risqués les uns que les autres qui ont généré des pertes considérables. Les pouvoirs publics auraient dû, les premiers, tirer les leçons de cette crise et prendre des mesures adaptées à l’encontre des principaux fautifs, les établissements financiers. Pourtant, au lieu de s’attaquer aux racines du problème, ils ont choisi de laisser les banques agir en dehors de tout contrôle et faire supporter le prix de la débâcle financière aux populations à travers de violents, injustes et inefficaces plans d’austérité.

Cette situation est d’autant plus inadmissible qu’une réforme en profondeur de l’organisation et du fonctionnement du système bancaire est aujourd’hui une urgente et impérieuse nécessité économique, sociale, politique et démocratique.

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Les banques face à leurs clients

La grande majorité des banques se sont détournées de leur ancienne fonction de conseil et préfèrent aujourd’hui traiter leurs prestations de service comme des produits à rentabiliser au maximum. Jouant du thème de l’autonomie du client, elles se défaussent sur lui du risque d’exclusion bancaire. Comment leurs salariés réagissent-ils face à cette nouvelle donne ?

En apparence, personne ne s’oppose à l’inclusion bancaire, censée favoriser l’inclusion sociale des personnes concernées et contribuer à la croissance économique en développant l’accès approprié aux services bancaires de ceux qui en étaient jusqu’alors exclus. Un large consensus semble unir décideurs politiques, comme l’illustre la mise en place du Partenariat global pour l’inclusion financière lors du sommet du G20 à Séoul en décembre 2010, établissements bancaires dont la Fédération bancaire française ne cesse de rappeler les efforts dans ce domaine, et monde associatif, comme en témoigne la publication récente par la Croix Rouge Française, le Secours Catholique et l’UNCCAS d’un Manifeste pour l’inclusion bancaire. Pourtant, promouvoir l’inclusion bancaire n’a rien de consensuel. Alors que cette thématique est souvent assimilée à une dimension secondaire de la lutte contre la pauvreté cantonnant les réponses bancaires apportées au sein des actions périphériques dites de responsabilité sociale des entreprises, s’interroger sur les moyens de sa promotion conduit en fait à questionner le cœur de l’activité bancaire. Comme en témoigne indirectement la hausse constante des accrochages entre clients et banquiers depuis l’éclatement de la crise financière [1], les salariés de banques en contact avec la clientèle rencontrent de grandes difficultés aussi bien pour la promouvoir que pour en assumer les échecs.

La thématique de l’inclusion bancaire conduit ainsi à remettre en question la vision d’une industrie bancaire au sein de laquelle les salariés en agence ne seraient que les rouages d’une mécanique bien huilée destinée à écouler toutes sortes de produits. La promotion de l’inclusion bancaire passe nécessairement par ces salariés et suppose son articulation parfois conflictuelle aux actes de vente qu’ils réalisent quotidiennement. Mais cette articulation est-elle possible au sein de l’établissement bancaire qui les emploie ?

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Les banquiers ne sont pas (tous) des ennemis de la Nation

Un certain nombre de banquiers et d’assureurs figurent dans la dernière promotion de la Légion d’honneur. Les représentants de grandes banques ne sont pas les seuls à être décorés : mutuelles d’assurance, fonds d’investissement et banques d’affaires ont également été mis en avant.

Première distribution des décorations de la Légion d’honneur, le 14 juillet 1804.
Jean-Baptiste DEBRET

La finance n’est pas toujours un « ennemi sans nom et sans visage », comme le déclarait François Hollande pendant sa campagne présidentielle.

Banquiers et assureurs figurent en effet en bonne place dans la dernière promotion de la Légion d’honneur, qui compte 681 personnes décorées. Et nombreux sont les financiers qui sont décorés pour la première fois, accédant ainsi au rang de chevalier.

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Réforme bancaire: des lobbys très investis

Les banquiers français ont fait feu de tout bois pour empêcher une mise en cause de leur modèle économique. Les dispositions arrêtées par le gouvernement devraient leur donner satisfaction. C’est une régulation a minima des activités spéculatives qui se profile.

Il est 15 h 43, au Bourget, en ce dimanche 22 janvier 2012. Devant un parterre conquis, François Hollande attaque le passage clef de son discours : “Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage[...], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance.” Cet adversaire “a pris le contrôle de nos vies“, “emprise devenue un empire“, qu’il faut remettre au service de l’économie réelle. Un tournant, dans une bataille électorale qui mènera finalement le candidat socialiste à la victoire. 7 h 48, le lendemain : le téléphone de Karine Berger, économiste proche du candidat, identifiée comme partisane d’une ligne dure concernant la finance, se met à sonner. Au bout du fil, un représentant de la Fédération bancaire française (FBF), qui désire la rencontrer. La future députée des Hautes-Alpes est loin d’être la seule personne contactée dans l’entourage du candidat.

Ce n’est que le début de presque un an de lobbying intense auprès de la gauche, puis du pouvoir, pour édulcorer la proposition socialiste de séparer, au sein des banques françaises, les activités spéculatives des activités “utiles à l’économie. Une contre-offensive couronnée de succès : l’ambition du projet de loi élaboré à Bercy, qui doit être présenté le 19 décembre, en Conseil des ministres, est bien moindre que celle de ses équivalents britannique, américain, ou même du rapport Liikanen, rédigé à la demande de la Commission européenne.

“Après le 6 mai, les hiérarques du parti ont convaincu le président de la nécessité d’attendre pour légiférer”

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Les banques échappent à la découpe

Le projet de loi bancaire dévoilé par le JDD sera présenté dans dix jours. Pas de scissions prévues, mais la Banque de France verra ses pouvoirs de contrôle renforcés.

L’”ennemi invisible” ne disparaîtra pas. Six mois après le discours enflammé au Bourget du candidat Hollande contre la finance, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici présentera, mercredi 19 décembre, en conseil des ministres son projet de loi bancaire. Une double lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat suivra au printemps. Mais le texte ne sera pas appliqué avant 2014. Ce calendrier place, néanmoins, la France en pôle position face aux projets toujours en débat sur le même thème aux États-Unis (commission Volcker), en Grande-Bretagne (commission Vickers). Le texte français va même plus loin que les recommandations du récent rapport Liikanen, commandé par Bruxelles. Le JDD en livre les grandes lignes.

8 milliards de plus pour un fonds de secours

L’idée que l’argent public ne soit plus le dernier recours en cas de faillite va obliger les banques à se soutenir entre elles. La future loi bancaire actera l’élargissement du fonds de garantie des dépôts.Il couvrira à la fois l’épargne des Français à hauteur de 100.000 €et le capital des banques en cas de défaillance. Aujourd’hui, il est doté de 2 milliards d’euros. Un arrêté le portera à 10 milliards comme le recommande le Parlement européen. Les banques françaises auront dix ans pour mettre de côté 8 milliards afin d’abonder ce fonds.Elles devront prendre en charge un dépassement mais sans devoir verser les fonds au préalable. Les banques sont réticentes à financer les erreurs de leurs concurrentes.Mais Bercy jure qu’il ne s’agira pas “d’un puits sans fond qui risquerait de couler les autres banques”.

La mise à l’écart des seuls métiers spéculatifs

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Conférence d’Olivier Delamarche : La vérité qui dérange! Les sujets brûlants

Conférence d’Olivier Delamarche : “La vérité qui dérange! Tous les sujets brûlants du moment” réalisée lors du point trimestriel FXCM du 16/11/12 au palais Brongniart à Paris.

Bonus : entretien avec Olivier Delamarche à l’occasion de cette conférence

Jérôme Kerviel revient sur son affaire

L’ex-trader de la Société Générale condamné mercredi 24 octobre en appel à trois ans de prison ferme et 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts pour une perte record début 2008 témoigne sur son affaire.

- Maintenant, ce que vous voulez avec la cassation, c’est éviter les 5 ans de prison ou de devoir payer 50 milliards d’euros ?
- Non, ce que je voudrais, c’est rendre l’honneur au nom de mon père.

(Merci à Gerard13)

La création monétaire, œuvre du diable

Jens Weidmann, président de la Bundesbank s’est opposé à la récente opération OMT[1] de Mario Draghi,président de la BCE. Dans un de ses discours[2], il cite le Faust II de Goethe,  génie littéraire allemand né… à Francfort, siège de la BCE et de la BUBA. Et rappelle cette scène : l’Empereur est à court d’argent. Il se lasse des propositions mesurées qui lui sont faites et proclame : « J’en ai assez de ces éternels « Mais » et « Si » ; Je manque d’argent, alors qu’on en crée donc ! » Et le Diable, Mephisto, d’abonder dans le sens du Souverain : « Je crée ce que vous voulez, et j’en fais même bien plus. » L’histoire finit évidemment mal….

Cette allusion pourrait passer pour une simple preuve de culture littéraire, si le Faust II n’était en fait présent sur les murs de la Banque Centrale Allemande ! Impossible de rentrer dans ce temple moderne sans penser à Faust. Nous sommes là au cœur du dogmatisme. En fait en pleine religion.  Il est en effet bien connu, et enseigné dans tous les livres d’économie[3],  que les banques secondaires créent de l’argent par un simple jeu d’écritures. Les « prêts » font les « dépôts », dit-on en résumé. Si la banque me prête 1000 euros, elle les inscrit ex nihilo sur mon compte bancaire, inscrit en contrepartie à son actif la créance qu’elle a sur moi. Créance éteinte et monnaie détruite quand je rembourse ma dette.  Tout cela, si l’on en croit Goethe et avec lui Jens Weidmann, serait diabolique ?

La monnaie satanique si elle publique angélique si elle est privée ?

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