Cinéma : « La santé dans l’assiette »

Ce documentaire examine le rapport entre alimentation et santé ainsi que l’hypothèse selon laquelle le renoncement aux produits d’origine animale et industriellement transformés permettrait de soigner – voire guérir, la quasi totalité des “maladies de société” qui frappent tous les pays occidentaux.

Aujourd’hui en France 15% de la population adulte est obèse. 60% de la population française a passé le seuil à partir duquel il ne faut plus grossir pour éviter l’obésité et les autres maladies de société. Au cours des 15 dernières années, l’obésité a augmenté de 75%. (obEpi-Roche 2009).

Les maladies cardiovasculaires, quant à elles, représentent la 2e cause de mortalité dans l’hexagone. Et chaque année plus de 15.000 pontages coronariens sont exécutés…

Le film suit, en guise de fil directeur, l’itinéraire personnel du Dr. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l’Université Cornell, et du Dr. Caldwell Esselstyn, ancien chirurgien de renom à la célèbre Cleveland Clinic.

Rémi Brague : « Vouloir être moderne à tout prix crée un terrible vide social et politique »

Par Rémi Brague, membre de l’Institut, professeur de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilians-Universitat de Munich, auteur de nombreux essais dont Europe, la voie romaine (1992), la Sagesse du monde (1999), La Loi de Dieu (2005), Au moyen du Moyen Âge (2008) et le Propre de l’homme (2013)

Il faut être “modérément moderne“, et non “résolument”, comme le préconisait Rimbaud dans un slogan aussi galvaudé que creux. Et prendre ses distances d’avec cette maladie, la “modernité”. C’est ce qu’explique Rémi Brague dans une série de réflexions incisives sur les notions de Modernité, de Culture, d’Histoire, de Sécularisation, de Progrès…

Le 28 mars 2014, sur Radio Courtoisie, Jean-Marie Le Méné recevait dans son Libre Journal: Rémi Brague pour son dernier ouvrage “Modérément moderne“, paru aux Éditions Flammarion:

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La “modernité” – concept souvent vide de sens dans la bouche de ceux qui s’en réclament – ne doit pas être la fin en soi de l’action politique. Plutôt que de sombrer dans le culte de cette “modernité”, mieux vaudrait savoir préciser cette notion difficile à manier.
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France : Où consomme-t-on le plus d’antidépresseurs?

Quel est le secret des Alsaciens, où la consommation d’antidépresseurs est la plus faible de France? Pourquoi les Limousins et les Auvergnats font-ils plus de dépressions que les Franciliens? Cliquez sur la zone qui vous intéresse pour savoir comment se porte votre région… et pourquoi.

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L’inquiétante évolution de la puberté

Les enfants et adolescents montrent des signes de puberté de plus en plus jeunes. Dans les années 1990, ces signes apparaissaient vers l’âge de 8 ans chez les jeunes filles, la puberté mettant deux ans à se mettre en place. Nos modes de consommation et notre environnement ne sont pas étrangers à l’émergence de ce phénomène.

Aujourd’hui, à quel âge apparaissent les premiers signes de puberté ?

Alain Scheimann : Il a été constaté en Europe et aux États-Unis que depuis les années 2000 la puberté survenait plus précocement qu’avant, notamment chez les filles. Aujourd’hui, il n’est plus exceptionnel qu’une fille ait ses premières règles vers l’âge de 8-9 ans alors qu’avant elles survenaient plutôt entre 10-12 ans.

Comment expliquer la précocité de la puberté ?

Les raisons de l’avancement de l’âge de la puberté ne sont pas claires en Europe ou aux USA. On évoque une croissance plus harmonieuse en raison de moins de maladies dans la petite enfance, une alimentation plus diversifiée. Des relations entre parents-enfants modifiées (moins de traditions, d’interdits) et des changements environnementaux (érotisation de la société, habillage des enfants comme les adultes) seraient également des facteurs déclenchant une puberté à un âge plus jeune en Occident. Enfin, l’environnement avec la pollution (microparticules aériennes), l’alimentation industrielle (pesticides, engrais,…) et l’emploi de nouveaux matériaux contenant de possibles perturbateurs endocriniens pourraient stimuler le système endocrinien qui déclencherait alors plus précocement la puberté.

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Population Zéro – Un monde sans homme (Fin du monde) [Rediff]

Le scénario est simple et original :

Si l’homme disparaissait, que resterait-il de son passage sur terre ?

Comment la nature reprendrait-elle le dessus ?

Notre pollution arriverait-elle à être éliminée (déchets, radioactivité, etc.) ?

Ceci n’est qu’une fiction mais elle permet vraiment d’ouvrir les yeux sur notre place de prédateur sur terre. Nous accaparons tout l’espace et toutes les ressources de notre planète.

Travail : Personne ne voit le plus grand bouleversement depuis 1800

La généralisation de l’automatisation dans tous les secteurs de l’économie va se poursuivre au cours de la prochaine décennie. Cette automatisation va nous enrichir sur le long terme, mais à court terme, le remplacement du travail humain va créer beaucoup de problèmes, notamment parce qu’aucun gouvernement ne se prépare à cette révolution, affirme The Economist.

L’innovation, et en particulier l’automatisation, a révolutionné notre façon de travailler. Elle a détruit des emplois, et en a créé de meilleurs. Une société plus productive est une société plus riche, et l’augmentation de la richesse provoque une hausse de la demande pour des biens et des services de plus en plus sophistiqués. Aujourd’hui, on ne voit plus de pool de secrétaires, mais il y a de plus en plus de programmeurs et de designers web.

Pour les travailleurs, ce seront d’abord les inconvénients de cette évolution qui se feront sentir. Même si elle suscite la création de nouveaux emplois plus intéressants sur le long terme, à court terme, la tornade technologique provoquera un élargissement des écarts de salaires, et ce phénomène est susceptible de créer des tensions sociales et peut-être même politiques. Or, aucun gouvernement ne s’y est préparé.

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Grèce : La moitié des immeubles d’Athènes ne sont plus chauffés

C’est un signe de la violente crise financière traversée par la Grèce. Près de la moitié (44%) des immeubles d’Athènes, la capitale du pays, ne sont pas chauffés cet hiver, indique la société de distribution de gaz EPA, mercredi 12 février. L’année dernière, un tiers (33%) des immeubles d’Athènes n’étaient pas chauffés, selon le directeur de l’EPA.

A Athènes et sa banlieue, qui regroupent environ un tiers des onze millions de Grecs, les immeubles anciens sont souvent équipés de chauffage central au mazout. Depuis le début de la crise de la dette, qui a fait plonger le niveau de vie de la population, les copropriétaires sont toujours plus nombreux à renoncer à cette dépense.

Avec la hausse du prix du mazout, l’utilisation des chauffages au bois a explosé. Résultat, la pollution atmosphérique est devenue visible sous la forme d’une brume flottant sur les principales villes du pays.

Ce phénomène est apparu pour la première fois en décembre 2012 après l’alignement de la taxation du fioul sur celle de l’essence dans le cadre des politiques d’austérité, ce qui a poussé de nombreux foyers grecs à renoncer au chauffage au fioul. L’an dernier, la concentration des particules atmosphériques avait atteint 150 mg/m3.

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« No kids » : Ils n’ont pas d’enfant et n’en veulent pas

La famille est la valeur préférée des Français, les couples homosexuels revendiquent haut et fort leur souhait d’avoir une descendance, droite et gauche s’écharpent sur les valeurs à enseigner à nos têtes blondes… et eux restent en dehors de tout cela.

Ils n’ont pas d’enfant, et n’en veulent pas. Un choix qui, en France, reste marginal, d’après les données publiées par l’Institut national d’études démographiques (INED) le 12 février.

Ils sont 6,3 % des hommes et 4,3 % des femmes, selon l’enquête « Fecond », réalisée en 2010 auprès de 5 275 femmes et 3 373 hommes âgés de 15 à 49 ans par l’INED et l’Institut national de la santé et de recherche médicale (Inserm). La moitié sont en couple. Pas d’inquiétude pour les chiffres de la natalité française : ces proportions sont stables depuis une vingtaine d’années.

Ce qui étonne, c’est à quel point ce choix reste mal perçu, surtout pour les femmes, qui restent assignées au rôle de mère, bien qu’elles aient largement investi la sphère professionnelle.

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Les icônes du vide

Essai sur le passage des figures de l’épaisseur à celles du vide : de Jeanne d’Arc à Loana, Zahia ou Nabilla.

Par Christian Gambotti, agrégé de l’université, conseiller du président de l’Institut Choiseul

Les sociétés s’organisent autour de figures totémiques qui symbolisent, à un moment donné, l’identité à laquelle elles aspirent. De Vercingétorix à Clovis, de Jeanne d’Arc à de Gaulle, ces figures incarnent l’épaisseur, la stabilité, l’unité d’un destin glorieux qui se confond avec le progrès. La France se construit, au cours des siècles, à travers ces figures de la durée. L’identité intangible de ces figures permet à tout un peuple de partager l’idée d’une destinée commune. La France existe alors comme nation et les Français comme peuple.

Dans une France postmoderne, ces figures exemplaires, qui donnent au destin l’épaisseur de la durée, ont été remplacées par les icônes du vide que sont Loana, Zahia ou Nabilla, mais aussi tous les acteurs de la télé-réalité. Signe de cette évolution, des journaux comme Libération ou le Figaro choisissent de consacrer une pleine page à Nabilla ou Zahia.

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Cinéma – Critique : Elysium

Le nouveau film de Neill Blomkamp, réalisateur de District 9, est maintenant dans les salles obscures. Nous pouvons ainsi suivre les aventures d’un Matt Damon post-humain en lutte contre l’injustice émanant d’un ordre social futuriste dans lequel les riches vivent longtemps (plus d’un siècle) en bonne santé dans la station spatiale orbitale Elysium, tandis que les pauvres survivent comme ils le peuvent sur une terre surpeuplée transformée en vaste bidonville.

par Olivier Schmitt

L’histoire est simple, voire simpliste : les riches bénéficient d’une technologie médicale particulièrement avancée, tandis que les pauvres sont victimes d’un eugénisme social puisqu’ils ne peuvent accéder aux soins. Heureusement, le héros Matt Damon va renverser cet ordre injuste en piratant le système d’Elysium et ainsi permettre à chacun de bénéficier de traitements médicaux. Pour ceux qui seraient longs à comprendre la métaphore sociale, l’antagoniste principale jouée par Jodie Foster prend modèle sur Christine Lagarde, actuellement directrice du si décrié FMI, et il n’en a pas fallu plus pour que le film soit interprété comme une défense de la couverture sociale universelle et, plus spécifiquement dans le contexte américain, de l’Obamacare.

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Art contemporain : Les élites contre le peuple

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

“La Vénus aux chiffons”, œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de “l’Arte Povera”), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

Épargnons-nous un discours qui, trop abstrait, serait rejeté par les concernés, les défenseurs de cette pitrerie libérale-libertaire nommée « art contemporain ». Prenons donc quelques exemples, quelques « scandales » ou actions représentatives de ces dix dernières années.

En 2002, l’Espagnol Santiago Sierra fait creuser 3000 trous (3000 huecos, en castillan) à des ouvriers africains pour un salaire dérisoire afin de, nous apprend-on, dénoncer l’exploitation capitaliste, revendiquant une « inspiration contestataire axée sur la critique de la mondialisation, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’inégalité des rapports Nord-Sud et de la corruption capitaliste.

Il n’hésite pas à faire intervenir dans ses performances des sans-papiers, des prostituées, des drogués et à les rémunérer pour leur présence », apprend-on en effet, par exemple sur le site d’Arte TV [1]. Exploiter pour dénoncer l’exploitation : à ce titre, on pourrait bien aller jusqu’à voir un artiste supérieur en Lakshmi Mittal, par exemple.

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La Société du Spectacle (1973) – Guy Debord (Rediff.)

« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. » (première phrase de La Société du Spectacle)

La Société du spectacle est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie, que l’auteur voit dans la forme particulière de l’« aliénation » de la société de consommation. Le concept de spectacle se réfère à un mode de reproduction de la société fondé sur la reproduction des marchandises, toujours plus nombreuses et toujours plus semblables dans leur variété. Debord prône une mise en acte de la conscience qu’on a de sa propre vie, envers une illusoire pseudo-vie que nous impose la société capitaliste, particulièrement depuis l’après-guerre.

wikipedia.org

Cinéma : L’Ivresse de l’argent

Youngjak est le secrétaire de Madame Baek, dirigeante d’un puissant empire industriel coréen. Il est chargé de s’occuper des affaires privées de cette famille à la morale douteuse. Pris dans une spirale de domination et de secrets, perdu entre ses principes et la possibilité de gravir rapidement les échelons vers une vie plus confortable, Youngjak devra choisir son camp, afin de survivre dans cet univers où argent, sexe et pouvoir sont rois…

Le Pouvoir Bande-annonce

Cinéma – Elysium

En 2159, la société n’a jamais été aussi inégalitaire. Alors que la planète Terre est dévastée, les très riches ont trouvé refuge sur Elysium, une station spatiale ultra-moderne et luxueuse où toutes les maladies ont pu être éradiquées. Le ministre Rodhes compte bien continuer à chouchouter cette classe dominante. Pas question que le reste de la population, qui tente difficilement de survivre sur Terre, accède à tous ces privilèges. Max, un homme ordinaire, doit désespérément se rendre sur ce paradis ultra-sécurisé et se rebelle. Risquant sa vie, il accepte de se faire greffer une colonne vertébrale en acier, arme redoutable et utile pour réussir sa mission…

Réalisé par : Neill Blomkamp
Avec : Matt Damon , Jodie Foster.
Durée : 1h50min
Pays de production : Etats-Unis

« La lutte des classes revisitée » (Rediff.)

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Pologne – Bienvenue chez les païens !

Depuis les années 1980, quelques enthousiastes font revivre de vieilles croyances slaves et forment des communautés religieuses reconnues par l’Etat. Ils vont bientôt célébrer le solstice d’été.

Par Wiktor Ferfecki Rzeczpospolita

Des offrandes de guirlandes dédiées aux déités de la récolte, des sauts par-dessus le feu allumé pendant la nuit du solstice d’été, des couronnes des fleurs avec des bougies que les jeunes filles font flotter sur la rivière dans l’espoir de trouver un mari…

Voilà comment des adeptes polonais d’anciennes croyances slaves, présentes avant la christianisation du pays [survenue en 966], s’apprêtent à fêter la plus courte nuit de l’année, la Kupala. Les célébrations principales vont se dérouler dans un chram, le temple, à Pruszkow, près de Varsovie. La Kupala sera le point culminant des festivités.

Le retour aux anciennes croyances slaves remonte aux années 1980, et leurs disciples affirment que le nombre d’adeptes est en augmentation.

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Des économistes, pour quoi faire ?

Ils ne peuvent pas expérimenter comme en chimie, ni se baser sur des lois immuables comme en physique, alors les économistes essayent toutes sortes de modèles pour simuler les mécanismes de la société et de son évolution.

Film présenté dans l’exposition L’économie, krach, Boom, Mue ? à la Cité des sciences jusqu’au 5 janvier 2014.