Attali : « Nous sommes dans des sociétés suicidaires »

Jacques Attali, économiste et président du groupe Planet Finance, lance un manifeste de l’économie positive et organise un forum à ce sujet au Havre du 24 au 26 septembre. Cet événement qui rassemblera décideurs, ONG, chefs d’entreprises et citoyens engagés a pour but de replacer le long terme au cœur de la réflexion et de l’action dans nos sociétés.

Nous sommes dans des sociétés suicidaires qui creusent leurs tombes en permanence“, déplore cet ancien conseiller de François Mitterrand, assurant que les politiques économiques menées actuellement ne construisent pas l’avenir.

La “préférence pour le présent est tyrannique et suicidaire“, dit Attali. Il appelle les démocraties à “devenir positives et à intégrer le long-terme“.

L’homme qui plantait des arbres – Récit de Jean Giono (1953)

Nous devrions tous lire et relire ces quelques pages pour nous prouver que des petits gestes, répétés jour après jour avec patience, peuvent changer un coin du monde, que nos gestes à tous, une fois cumulés, peuvent changer le monde. Nous n’avons rien à demander à per­sonne. Aucune autorisation ne nous est néces­saire. Nous n’avons nul besoin d’attendre les prochaines élections ou de faire tomber le gouvernement. Nous sommes armés de nos volontés. Il nous suffit d’en prendre conscience comme Elzéard Bouffier le héros de Giono. Vous pouvez faire le changement, soyez le changement, faite votre choix.

“Les Combattants” : Intime apocalyspe

Chronique sociale, histoire d’amour, film apocalyptique… “Les Combattants” réussit le tour de force d’embrasser successivement tous les genres. Sans jamais perdre le rythme. Et tout en étant aussi drôle que touchant. Pour “Marianne”, son réalisateur, Thomas Cailley, revient sur la genèse de son premier long métrage.

« Les Combattants » commence comme une chronique sociale ordinaire, devient une histoire d’amour, une fable panthéiste dans un Eden cachés parmi les pins et les cours d’eau, puis progresse jusqu’à devenir un film apocalyptique.

Tour de force, le film est toujours drôle, porté par des acteurs parfaits : Adèle Haenel époustouflante en apprentie guerrière égoïste, énervée de tomber amoureuse ; Kevin Azaïs touchant en prétendant pas si transi que ça, dissimulant des réserves de force insoupçonnées derrière une nature douce et paisible. Un premier film survitaminé, aussi tonique que poétique.

« Pour notre génération la révolte est intérieure »

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Et si l’innovation technologique nuisait à la société humaine ?

C’est une question que se posent économistes et travailleurs au moins depuis la Révolution industrielle. Et dans le passé, la réponse était généralement un «non» franc et direct…

L’innovation est censée être le remède au marasme économique. Et si au contraire elle en était la cause ? Plus précisément : serait-il possible que l’incessante automatisation touchant tous les secteurs, des usines au commerce de détail en passant par le journalisme, ne détruise davantage d’emplois qu’elle n’en crée ?

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Art contemporain : Les élites contre le peuple (Rediff)

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

“La Vénus aux chiffons”, œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de “l’Arte Povera”), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

Épargnons-nous un discours qui, trop abstrait, serait rejeté par les concernés, les défenseurs de cette pitrerie libérale-libertaire nommée « art contemporain ». Prenons donc quelques exemples, quelques « scandales » ou actions représentatives de ces dix dernières années.

En 2002, l’Espagnol Santiago Sierra fait creuser 3000 trous (3000 huecos, en castillan) à des ouvriers africains pour un salaire dérisoire afin de, nous apprend-on, dénoncer l’exploitation capitaliste, revendiquant une « inspiration contestataire axée sur la critique de la mondialisation, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’inégalité des rapports Nord-Sud et de la corruption capitaliste.

Il n’hésite pas à faire intervenir dans ses performances des sans-papiers, des prostituées, des drogués et à les rémunérer pour leur présence », apprend-on en effet, par exemple sur le site d’Arte TV [1]. Exploiter pour dénoncer l’exploitation : à ce titre, on pourrait bien aller jusqu’à voir un artiste supérieur en Lakshmi Mittal, par exemple.

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Des quartiers premium dans les villes espagnoles

En suivant le modèle de Toronto ou de New York, certaines zones de Madrid ou de Barcelone pourraient être gérées par des entreprises privées. Ainsi les services sont améliorés, la réputation des quartiers grimpe… Sans oublier la flambée des prix.

El País

Le modèle a été créé en Canada vers la fin des années 1960, mais c’est aux Etats-Unis où il a explosé. Depuis, le monde se tourne vers New York, avec 69 Business Improvement Districts (BID),

des quartiers gérés en partie par des entreprises privées, en plus des mairies. Ce sont les commerçants de la zone qui financent cela, en payant une taxe additionnelle et obligatoire pour tous.

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France : Les scénarios de la catastrophe

La France est-elle une cocotte-minute sur le point d’exploser. C’est ce que pense l’essayiste Serge Federbusch. Dans Français, prêts pour votre prochaine révolution ?, il décrit les trois scénarios de notre avenir proche. Deux sont catastrophiques. Le pire, c’est que c’est crédible !

En quoi la France de 2014 vous paraît présenter des analogies avec les cas d’effondrement par désagrégation interne que la France a connus?

Les analogies sont nombreuses. Le déficit et la dette publics représentent à peu près les mêmes masses financières, par rapport à la richesse du pays, qu’en 1788. La crise budgétaire est ouverte et rien ne semble pouvoir l’enrayer. Le gouvernement a perdu sa souveraineté, son autonomie, en matière de politique monétaire et financière.

En 1788, on subissait encore la conséquence de la banqueroute de Law, près de 70 ans plus tôt. Calonne, qui s’était essayé à manipuler le titrage en or des louis et ducats, avait été accusé de fraude, presque de crime contre le bien public. De nos jours, l’État est dépendant des décisions de Bruxelles et de la Banque centrale européenne.

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Afrique : Une banane OGM dopée à la vitamine A testée sur l’homme

Les premiers essais cliniques de ce fruit OGM ont été autorisés aux États-Unis. Le projet, soutenu par Bill Gates, vise à commercialiser l’aliment en Afrique à l’horizon 2020 pour lutter contre la mortalité infantile.

Les chercheurs la surnomment la «super banane».

Pas certain que les militants anti-OGM soient du même avis. Derrière ce nom se cache une banane génétiquement modifiée. Développée depuis neuf ans,

elle se veut un aliment cultivable en Afrique et riche en vitamine A,

dont la carence est à l’origine de graves maladies. Pour la première fois, ce fruit OGM va être testé sur des êtres humains.

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La triche «halal», une marque déposée

En Algérie, le copiage, lors des examens, est presque devenu un sport national, tant il est vrai qu’aucune institution pédagogique, de l’école primaire jusqu’à l’université, n’est épargnée par ce procédé inélégant.

Par Lydia Rahmani

Il est pratiqué sans honte, assumé même, par bon nombre d’apprenants qui s’y adonnent sans en rougir.

Or, tricher, c’est enfreindre les lois civiques et divines, sachant que ce procédé est abhorré par le Créateur et censé être proscrit par les croyants. Et quand la triche a pour scène la prestigieuse université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine (USIC), cela dépasse l’entendement,

surtout quand on n’hésite pas à déchirer les pages du Saint Coran pour arriver à ses fins !

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Boxe Thaï, le salaire des coups

L’ancien royaume de Siam n’offre que peu d’alternatives à ses fils issus de longues lignées de paysans ou d’ouvriers. S’ils ne deviennent pas moines, militaires ou fonctionnaires, ces enfants n’auront d’autre choix que de sortir les poings s’ils souhaitent gravir un à un les échelons de la société Thaïe. Ici, pas d’assistante sociale ou de RMI, l’ascenseur social passe par la salle de boxe. On combat pour vivre, pour survivre, c’est sur le ring qu’on devra montrer sa valeur, empocher les bourses qui feront vivre sa famille.

Salut les Amish

Immersion dans une famille amish traditionnelle, composée d’un couple marié depuis onze ans et de leurs quatre enfants. Malgré le risque d’être excommuniés, ils acceptent d’être filmés et de partager leur mode de vie simple et humble, leurs valeurs et leurs activités guidées par leurs croyances. Ils vivent sans électricité, donc sans télévision, radio ou Internet. Ils ne peuvent pas conduire de voiture, mais se déplacent en buggy, et ils n’utilisent aucune contraception. D’ailleurs, la mère, âgée de 32 ans, attend son cinquième enfant. En tant que femme, son rôle est de s’occuper de sa famille et de la maison et d’obéir à son mari, David.

Ultimate Fighting Championship, les gladiateurs qui valaient un milliard (MAJ vidéo)

8 mars dernier, O2 Arena de Londres. Dans une ambiance survoltée, Alexander Gustafsson fait vaciller Jimi Manuwa d’un coup de genou à la mâchoire. Physique à la Zlatan et  oreilles en chou-fleur, le Suédois  a à peine le temps d’asséner deux coups de poing à son adversaire tombé au sol que l’arbitre arrête immédiatement le combat. D’une intensité rare, l’affrontement a duré moins de sept minutes et l’enfant du pays, Manuwa, a perdu. Mais les spectateurs exultent. Bienvenue à l’UFC, le sport «à la croissance la plus forte au monde» comme ses promoteurs aiment le présenter.

Les 15.000 billets pour l’évènement – à 100 euros en moyenne – se sont arrachés en 36 heures. La NBA ou la NFL ne font pas mieux quand elles débarquent sur les bords de la Tamise. Le Main Event (combat principal) entre Gustafsson et Manuwa a été diffusé en direct dans 178 pays via l’UFC Fight Pass, une plateforme de streaming lancée début 2014 permettant de regarder les combats sur smartphones et tablettes contre 8 euros par mois. Sans oublier le très lucratif pay-per-view et les innombrables contrats de droits TV (100 M$ par an pour le seul Fox Sports) pour un potentiel d’un milliard de téléspectateurs.

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La “Cinderella surgery” : la nouvelle tendance en chirurgie esthétique ?

Nouvelle tendance dans les cabinets de chirurgie esthétique : la “Cinderella surgery”, ou “chirurgie cendrillon”. À l’instar de la belle sœur de ce personnage de conte, des femmes deviennent prêtes à tout pour rentrer dans des escarpins de luxe…

Par

La chirurgie esthétique était, il y a encore quelques années réservée à une élite, et franchement… mal vue. Mais les choses ont bien changé, les opérations de chirurgie plastique font désormais de plus en plus partie des mœurs.

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Musique : “Y a plus d’sous” (1977)

Paroles de la chanson de Ricet Barrier:

Y a plus d’sous papa, y a plus d’sous maman
Un sou ça n’est plus un sou comme on disait dans l’temps
Y a plus d’sous papa, y a plus d’sous maman
Les sous qu’on a c’est des sous mais ça n’est plus d’l'argent
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Inde – Népal : « Sur les sentiers de la rencontre »

Finalement, vers où nous mène la course internationale au développement ? Est-on plus heureux ? Quelles sont les conséquences de cette poursuite sur l’homme et la nature ? A-t-elle une fin ?

Quatre mois de tournage en Inde et au Népal sur plus de 2.000 km à pied, à la découverte de l’envers de l’économie moderne mais aussi du bonheur de la simplicité.

“L’objet de ce documentaire ce n’est pas l’histoire de mon voyage, c’est le simple témoignage de ce que j’ai vu et entendu, l’opposition entre ce monde de tous les excès et cette vie simple et peut être plus heureuse. Je suis parti avec beaucoup de questions, je pense avoir trouvé quelques réponses.”

(Merci à Tilak)

Cinéma : « La santé dans l’assiette »

Ce documentaire examine le rapport entre alimentation et santé ainsi que l’hypothèse selon laquelle le renoncement aux produits d’origine animale et industriellement transformés permettrait de soigner – voire guérir, la quasi totalité des “maladies de société” qui frappent tous les pays occidentaux.

Aujourd’hui en France 15% de la population adulte est obèse. 60% de la population française a passé le seuil à partir duquel il ne faut plus grossir pour éviter l’obésité et les autres maladies de société. Au cours des 15 dernières années, l’obésité a augmenté de 75%. (obEpi-Roche 2009).

Les maladies cardiovasculaires, quant à elles, représentent la 2e cause de mortalité dans l’hexagone. Et chaque année plus de 15.000 pontages coronariens sont exécutés…

Le film suit, en guise de fil directeur, l’itinéraire personnel du Dr. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l’Université Cornell, et du Dr. Caldwell Esselstyn, ancien chirurgien de renom à la célèbre Cleveland Clinic.