États-Unis : Le sportif millionnaire qui vivait dans un van

Daniel Norris est l’un des plus grands espoirs de l’équipe de baseball des Blue Jays de Toronto et est souvent vu comme l’un des meilleurs jeunes lanceurs de la discipline.

Après avoir signé un bonus de plus de 2 millions de dollars à la fin de la saison, il a passé le reste de l’année dans un van Volkswagen de 1978 et fait du surf. VICE Sports est allé à sa rencontre afin de comprendre ce qui pouvait motiver un millionnaire à vivre de la plus simple des façons.

(Merci à Erwinn)

« 2014 L’âge des Low tech »

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage “Quel futur pour les métaux ?”, paru en 2010.

Face aux signaux alarmants de la crise globale, croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

(Éditions du Seuil, collection anthropocène, 338 pages, 19.50 euros)

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ».

Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

On ne peut bétonner ad vitam aeternam, et le dynamisme envié de pays comme Dubaï ou Singapour n’est évidemment et heureusement pas reproductible. Il ne reste que l’option, très rationnelle, d’appuyer sur la pédale de frein : réduire, au plus vite et drastiquement, la consommation de ressources par personne.

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Inde – Népal : « Sur les sentiers de la rencontre »

Finalement, vers où nous mène la course internationale au développement ? Est-on plus heureux ? Quelles sont les conséquences de cette poursuite sur l’homme et la nature ? A-t-elle une fin ?

Quatre mois de tournage en Inde et au Népal sur plus de 2.000 km à pied, à la découverte de l’envers de l’économie moderne mais aussi du bonheur de la simplicité.

“L’objet de ce documentaire ce n’est pas l’histoire de mon voyage, c’est le simple témoignage de ce que j’ai vu et entendu, l’opposition entre ce monde de tous les excès et cette vie simple et peut être plus heureuse. Je suis parti avec beaucoup de questions, je pense avoir trouvé quelques réponses.”

(Merci à Tilak)

La fin du Monde

« Le bonheur est l’harmonie dans laquelle nous vivons avec les choses qui nous entourent. Moins ces choses sont nombreuses, plus elles sont simples, et plus l’accord est pur et aisé. De là vient que les êtres simples ont aussi le moins de mal à être heureux.

Un bout de jardin avec des fleurs et des fruits, une table avec un hôte aimé et une bouteille de vin, la lampe paisible qui luit sur un livre et le service à thé – ce sont des compositions qui rendent heureux, quand s’y joint l’harmonie intérieure.

L’homme qui vit d’une telle harmonie est au centre d’un cercle dans lequel elle se rend visible. Ce sont des îles au sein du chaos de ce monde. Un jardin, un lieu de travail, un petit intérieur, un cercle d’amis – tous attestent le génie de celui autour duquel ils se sont dessinés. Ils montrent que le bonheur, la joie, la possession ne consistent pas à s’isoler, et que leur essence réclame la communauté, l’épanchement. Elle se trouve dans le don, dans le partage des biens reçus. Il n’y a d’autre richesse que de donner.

L’étendue de ces îles dépend de la hauteur de l’homme. Le moindre d’entre les humains peut être dispensateur, peut répandre la clarté, ne fut-ce que la plus petite lumière. Le bonheur du jardinier se fait voir dans les fruits, se fait entendre dans la chanson que chante sa femme devant l’âtre. Les princes forment des royaumes autour d’eux. Les étoiles sont des îles dans l’océan de l’univers ; nous pressentons que les forces bonnes y ont leur patrie. »

- Ernst Jünger

(Merci à Romain)