Chine : Shanghai fait place nette pour accueillir Disneyland

Un parc d’attraction doit ouvrir en 2016 à Shangai, le premier en Chine. Les travaux ont pris du retard mais les autorités ont déjà commencé à faire place nette. Et pour cause : Shanghai est l’une des villes les plus polluées au monde.

Les usines de chimie, de plastique ou de verre sont donc priées d’aller polluer plus loin. La ville veut développer plus d’activités de services, au détriment des cols bleus contraints de partir toujours plus loin en banlieue pour trouver du travail.

“Lundi noir” sur les marchés financiers (Màj vidéo)

La dégringolade des Bourses s’est poursuivie en ce début de semaine avec des plongeons à Shanghai (-8,5%), Hong kong (-5,2%) ou encore Tokyo (-4,6%).

Le ralentissement de l’économie chinoise n’inquiète pas seulement l’Asie. Ces derniers jours, une série de mauvais chiffres – baisse des importations et de la production industrielle – ont eu l’effet d’une douche froide sur les marchés occidentaux (La Bourse de Paris plonge de 7%).

Aux États-Unis, le pétrole passe sous les 40 dollars à l’ouverture à New York, plombé par la Chine. En Russie: le rouble à son plus bas de l’année…

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Chine : Bientôt des yuans dans toutes les poches ?

Première exportatrice mondiale, la Chine dépend du dollar pour ses échanges commerciaux, sa monnaie n’étant pas convertible. Une subordination financière — et politique — dont elle cherche à se dégager par une internationalisation du yuan. La monnaie chinoise est d’ores et déjà devenue la cinquième devise mondiale pour le commerce. M. Ding Yifan, conseiller du gouvernement, explique les étapes à franchir.

Dès le milieu des années 1990, avec la croissance du commerce entre la Chine et ses voisins, le renminbi (RMB), ou yuan, est devenu un moyen de paiement bien accueilli dans toute la région. Lors du sommet du G20 de novembre 2008 à Washington, M. Hu Jintao, le président d’alors, s’était engagé à diversifier le contenu en devises étrangères des réserves chinoises.

Dans la foulée, des mesures ont été prises pour promouvoir l’internationalisation du RMB ; et cela ne passe pas inaperçu. A la fin d’octobre 2014, le yuan est devenu une monnaie de réserve dans plus de cinquante pays et territoires.

Selon la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (Swift (1)), en décembre 2014, le RMB a remplacé les dollars canadien et australien au rang de cinquième monnaie de paiement du monde (2). Il se situe juste derrière le dollar américain (87 % des échanges internationaux (3)), l’euro (6,6 %), la livre sterling et le yen. Il totalise 2,17 % du marché mondial, au coude-à-coude avec la monnaie japonaise (2,69 %).
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Bernard Arnault : L’enfance est un destin (Màj vidéo)

Bernard Arnault: Le prédateur du Nord

Bernard Arnault, une fortune basée sur un mensonge. Une enquête de François Ruffin sur le destin commun de la quatrième fortune mondiale et d’une petite ville sinistré de Picardie.

Empereur du luxe, virtuose des montages financiers, Bernard Arnault collectionne les superlatifs d’une réussite sans faux-pas. Membre du top 10 des plus grosses fortunes du monde, le patron de LVMH se raconte face aux caméras, dévoilant son intimité quotidienne.

De Shanghaï à Roubaix, de New York au Château d’Yquem, il raconte son histoire, sa famille, revient sur son parcours et sur les lieux de son enfance, évoque l’entreprise jadis tenue par son père et retourne dans l’école qu’il fréquenta petit garçon. Il se confie aussi sur son goût immodéré pour l’art et sur la fascination qu’exercent sur lui les créateurs.



(Merci à Xexpress)

La Bourse de Shanghai chute de 30% en trois semaines

La Bourse de Shanghai a prolongé vendredi la dégringolade des séances précédentes, dans un climat de panique générale que les autorités chinoises ne réussissaient pas à endiguer — alors que la place shanghaïenne a lâché environ 30% de sa valeur en trois semaines.

L’indice composite shanghaïen a plongé de 5,77% vendredi, clôturant à 3.686,92 points, dans un volume d’échanges de 648,1 milliards de yuans (94 milliards d’euros).

L’ampleur de la débâcle donne le vertige: la Bourse de Shanghai s’est effondrée de 12% sur la semaine, et de presque 29% depuis son sommet du 12 juin, au plus haut depuis sept ans.

C’est du jamais vu depuis 1992, selon l’agence Bloomberg. En moins d’un mois, 2.800 milliards de dollars de capitalisation se sont envolés sur les marchés chinois.
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Chine : Un krach boursier secoue le pays

Les Bourses chinoises de Shanghaï et Shenzhen ont plongé de près de 20 % en deux semaines. Quelque 2000 valeurs en chute de près de 10 %, des indices qui s’effondrent de 7,4 % et 7,8 % en une séance… Les places chinoises ont vécu vendredi une folle journée, la pire depuis 2008.  

Inquiets depuis quinze jours déjà, échaudés par une première correction mi-juin, les investisseurs, pour l’essentiel des particuliers, ont cédé à la panique. Dans un marché à bout de souffle après une hausse vertigineuse (+ 100 % en un an), et victimes d’une spéculation à tous crins, les investisseurs espéraient voir un soutien du gouvernement via une baisse des réserves obligatoires des banques destinée à doper le crédit.

«Le gouvernement ne veut pas d’un krach boursier. Si besoin, il fera ce qu’il faudra pour soutenir le marché», estime Karine Hirn, associé chez East Capital à Hongkong. Mais éviter l’éclatement d’une bulle n’est pas toujours facile. En Chine, certaines petites valeurs, notamment technologiques, se paient 70 à plus de 100 fois leurs bénéfices.

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Un champion de ping-pong affronte un robot

L’Allemand Timo Boll est un des meilleurs joueurs de tennis de table du monde. Et il s’est essayé à un challenge inédit en se frottant à robot chinois, le KUKA KR AGILUS, fabriqué par KUKA Robotics à Shanghai.

Il s’agit d’un des robots les plus rapides et précis existant. Alors, qui de l’homme ou de la machine va l’emporter? La réponse en vidéo…

Chine : “Fred & Farid”, la réussite française

Manuel Valls est en visite officielle en Chine depuis mercredi 28 janvier. Le Premier ministre s’est rendu samedi 31 janvier à Shanghai où il a rencontré des entrepreneurs français. Parmi eux, un publicitaire, Frédéric Raillard.

Son entreprise “Fred & Farid” est l’une des plus dynamiques du pays. 95% de Chinois et 15% de Français sont employés par la société.

L’image du soir

La Chine retire 70 tonnes d’or depuis Shanghai… en une seule semaine !

Selon Nick Laird, de chez goldchartsrus.com, la Chine a retiré 70 tonnes d’or du Shanghai Gold Exchange au cours de la semaine qui s’est achevée le 16 janvier dernier.

Il s’agit du troisième retrait le plus élevé enregistré par le marché de Shanghai. En conséquence de la manipulation du prix de l’or, le métal physique se déplace d’ouest en est.

24H Gold

Pays-Bas : La maison 3D d’Amsterdam

D’Amsterdam à Shanghai, les imprimantes 3D sont en train de changer la donne en matière d’architecture: gain de temps pour les maquettes, précision de la construction… mais aussi possibilité d’imprimer directement sa maison!

Direction Amsterdam en Hollande pour découvrir la première maison entièrement conçue et imprimée en 3D et en bioplastique, la 3D Print Canalhouse. Dans un élan du tout customisable, demain serons-nous tous architectes de nos propres maisons ?

Le moment de Minsky : Le film d’horreur financière que personne ne veut voir

Les économistes et les financiers aiment utiliser des mots mystérieux pour noyer le poisson. Ils sont comme les médecins de Molière. Le “moment de Minsky” fait partie de leurs expressions. Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette.

Mais plus ils vendent, plus les prix baissent — et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

Cela peut-il se produire aujourd’hui ? Non, pensent les professionnels des marchés. C’est le syndrome du “trop gros pour faire faillite”. Le niveau d’endettement est tel qu’un moment de Minsky entraînerait la GAF, Grande Apocalypse Financière.

Lorsque le moment de Minsky s’annonce, une banque centrale intervient pour éviter la spirale baissière mortelle. C’est ce qui s’est produit en 2008 et en 2011 en Europe en freinant le désendettement.
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Chine : Une imprimante 3D fabrique en 24 heures des maisons de 200 m², pour 4.300 €!

Il n’aura fallu qu’un seul jour pour fabriquer la première maison par impression 3D et c’est dans la ville de Shanghai que cela s’est passé il y a quelques semaines. C’est la société Shanghai WinSun Decoration Engineering Co qui est à l’origine de ce baptême dans l’industrie de la construction et explique travailler depuis plusieurs années sur la machine et les matériaux de construction.

Grâce à une imprimante 3D, une entreprise chinoise a déjà réalisé dix maison en 24 heures.

L’imprimante 3D développée par le groupe chinois est imposante, elle mesure 32 mètres de long, 10 mètres de large pour 6,6 mètres de hauteur et permet de réaliser des murs en seulement quelques heures. Aucune photo n’a toutefois été dévoilée pour le moment.

« Nous avons acheté les composants de l’imprimante à l’étranger, et l’avons assemblée dans une usine de Suzhou, » indique Ma Yihe, CEO de Shanghai WinSun Decoration Engineering Co. « Ce nouveau type de structure imprimée en 3D est écologique et bien plus intéressante financièrement. » La compagnie projette de développer une centaine d’usines de recyclage pour recueillir et transformer les déchets de construction en matériaux d’impression. Elle a aussi été récemment approchée par le groupe Thomson et s’intéresserait déjà à la réalisation d’une villa à l’aide de cette technologie.

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Le nouveau visage de la Terre

Les grandes villes doivent adapter leurs infrastructures à l’explosion démographique. En témoignent la construction de gratte-ciel, comme la tour Khalifa à Dubaï, ou ces immeubles à Shanghai pour lesquels certains chantiers fonctionnent 24h sur 24, ou encore la ville de Hongkong qui gagne en hauteur à une vitesse vertigineuse à mesure que sa population augmente.

A Tokyo, ce sont les risques d’inondation que la ville doit contrôler; les ingénieurs japonais ont construit une immense cathédrale de béton sous terre permettant de réguler les crues sous la mégapole la plus peuplée du monde. Les bidonvilles sont le symptôme de la surpopulation dans les grandes villes. Le Brésil, quant à lui, s’est spécialisé dans l’élevage bovin et est capable de répondre à la demande mondiale. A Rio, les habitants des favelas sont en hauteur et sont longtemps restés isolés du centre-ville.

Le besoin d’approvisionnement de l’homme en nourriture, en eau et en ressources énergétiques l’a poussé à mettre sur pied des infrastructures remarquables. La consommation d’énergie atteint elle aussi des sommets. Comment alimenter la planète de demain ?

Installé sur le fleuve Colorado dans les années 30, le barrage Hoover a permis la construction de la ville de Las Vegas dans un sud-ouest américain jusque-là aride. En Espagne, la culture en serre permet de fournir l’Europe entière en fruits et légumes, toute l’année.

Les profits des négociants de matières premières dépassent ceux des banques

Les chiffres donnent le tournis. Les vingt plus gros négociants de matières premières au monde ont empoché près de 250 milliards de dollars (191 milliards d’euros) au cours de la dernière décennie, devant les géants du secteur automobile (179 milliards d’euros sur la même période de 2003 à 2012 pour Toyota, Volkswagen, BMW, Renault et Ford) et bancaire (171 milliards d’euros pour JPMorgan, Goldman Sachs et Morgan Stanley).

Les négociants, pierre angulaire des échanges mondiaux de matières premières, font traditionnellement le lien entre producteurs et consommateurs. Pourtant leurs noms (Glencore, Vitol, Trafigura, Gunvor, Cargill, Archer Daniels Midland, Louis Dreyfus, Wilmar, Noble, Mitsubishi, Mitsui) ne sont pas encore connus du grand public.

Les chiffres d’affaires font encore davantage vaciller : les revenus des dix plus gros négociants en 2012 tournent autour de 916 milliards d’euros, soit l’équivalent du PIB de la Corée du Sud. Toutes ces données, compilées par le Financial Times, dessinent un paysage impressionnant et jusqu’ici méconnu puisque rares sont les négociants cotés en Bourse et contraints à un minimum de transparence financière – des entreprises peu ou pas régulées, comme la plupart des grandes multinationales opérant dans des pays en développement.

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Chine : Vers une explosion des cancers dus à la pollution

Lors de la 13e réunion annuelle du Forum des entrepreneurs de Yabuli, Ma Yun, plus connu sous le nom de Jack Ma, le fondateur et PDG de la principale entreprise de e-commerce chinoise, Alibaba.com, pourtant loin d’être un dissident, a mis de côté le questions de business pour évoquer dans son discours les problèmes de santé liés à la pollution en Chine.

Le principal entrepreneur de l’Internet en Chine, a mis en garde ses concitoyens contre la « crise du cancer » qui attend le pays en raison de la pollution, et a averti qu’aucune somme d’argent ne pouvait protéger les riches de ce risque.

Il a prédit que le cancer toucherait toutes les familles chinoises dans 10 ans. Il a également souligné que les citoyens devaient être plus respectueux de l’environnement et ne devaient pas uniquement se fier aux autorités :

« Il y a trente ans, combien de personnes connaissaient quelqu’un avec un cancer ? Le cancer était un mot rare. Maintenant c’est devenu une maladie courante. Le cancer du foie peut être lié à la pollution de l’eau ; le cancer du poumon a un lien avec notre air ; le cancer de l’estomac a quelque chose à voir avec notre nourriture.

La classe privilégiée a de l’eau propre, mais elle ne peut pas commander de l’air pur. Je crains que nous travaillions si dur, pour que finalement tout ce que nous gagnons parte en frais médicaux. Peu importe combien d’argent vous gagnez, si vous ne pouvez pas profiter du soleil, c’est vraiment une tragédie. »
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L’Euro de la discorde

Par Laurent Faibis

Les différences entre les économies européennes ne sont pas gênantes dans le cadre de l’union monétaire. Mais en temps de crise et en l’absence de coopération, ces écarts accentuent les divisions, remarque un économiste français.

Les déséquilibres commerciaux et monétaires mondiaux exacerbent les tensions entre les grandes zones économiques, et entre les pays d’une même région. Le dernier G20 n’a fait que souligner les obstacles à une solution coopérative. Certes, il est probable que le bras de fer américano-chinois se terminera par un armistice. Car Wal-Mart a besoin des usines de Shanghai comme Pékin a besoin de Wall Street.

Face à ce grand marchandage, l’Europe se montre impuissante, passive, marginalisée, divisée. Dans la grande bagarre monétaire internationale, l’euro sert de variable d’ajustement. Après la crise grecque au Sud, la zone est de nouveau mise sous tension, cette fois au Nord, avec l’Irlande. Le risque d’une attaque possible des marchés financiers contre l’une des grandes économies de l’Europe du Sud, voire de la France, se précise.

D’autant que l’Union européenne se révèle incapable de mettre en place une véritable politique coopérative. A l’espoir d’une Europe unie a succédé une Europe multipolaire.

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Strauss-Kahn : La « reprise en péril » si la coopération n’est pas maintenue

L’esprit de coopération [entre les principales économies de la planète] doit être maintenu. Sans cela, la reprise est en péril,” a déclaré lundi à Shanghai le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, à l’issue d’une réunion du FMI et de responsables de banques centrales de tous les continents.

Le but de la conférence de Shanghai était officiellement de “faire avancer les discussions sur la prise en compte des instruments prudentiels” par les banques centrales “afin de contribuer à assurer la stabilité financière” en mettant en place des mécanismes pour éviter la faillite de grandes institutions financières.

Il y a aujourd’hui le risque que le choeur de ceux qui étaient parvenus à dompter la crise financière se dissolve dans une cacophonie de voix discordantes alors que des pays font de plus en plus cavalier seul“. Une telle attitude “va certainement nuire à tout le monde,” a averti M. Strauss-Kahn.

Mais la réunion se déroulait sur fond de crainte d’une guerre des changes, alors que plusieurs banques centrales sont récemment intervenues pour affaiblir le cours de leur monnaie. Parallèlement, de nombreux pays reprochent à la Chine de refuser une réévaluation importante du yuan, en maintenant sa monnaie, dont elle fixe quotidiennement le taux de change, à un niveau artificiellement bas.

AFP

Hausse des salaires chinois, hausse des prix dans le monde

Après l’austérité budgétaire, les consommateurs européens vont faire face au renchérissement des produits importés.

Le lendemain même d’une réunion des ministres des Finances du G20 en Corée, la Chine a tenu la vedette avec deux augmentations de salaire massives survenues, l’une à l’usine Honda de Foshan, l’autre dans l’usine d’électronique de Foxconn, où une dizaine de salariés se seraient suicidés récemment et où sont produits bon nombre de produits d’Apple ou de Dell.

Plus intéressant encore, le gouvernement chinois laisse filtrer la nouvelle des grèves et des augmentations : il encourage la hausse des salaires. Il a d’ailleurs annoncé, selon le quotidien chinois Global Times, que le salaire minimum sera relevé au 1er juillet de 20%, une hausse deux fois supérieure à celle qui était jusqu’ici rituellement annoncée à pareille époque.

A Shanghai, le minimum garanti atteint 137 euros, et c’est le plus élevé du pays, ce qui signifie qu’il reste du chemin à parcourir avant que les salaires chinois n’approchent de ceux de l’Occident développé. Il n’empêche, ces augmentations de salaire sont une bonne nouvelle.

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Shanghai, le port de la démesure

Il y a cinq ans, c’était encore un modeste village de pêcheurs. Aujourd’hui, c’est le port le plus gigantesque jamais construit : treize fois Le Havre, trois fois Rotterdam. Des kilomètres de quais, une forêt de grues, une fourmilière humaine sur une île artificielle reliée à la ville de Shanghaï par un pont de 32 kilomètres.

La fierté d’un pays qui ne connaît pas la crise, qui est déjà la deuxième puissance économique de la planète et ambitionne d’en devenir la première. C’est de là que partent les deux tiers des vêtements, des jouets, des petits appareils électroménagers et électroniques que vous achetez tous les jours. Tout autour, une nuée de magasins d’usine, des milliers d’entrepôts, une activité marchande frénétique qui ne s’arrête jamais, et plus loin encore, des usines à n’en plus finir, le made in China. Plongée dans ce nouveau centre du monde et découverte de ses coulisses.

«Le public doit savoir que les marchés sont manipulés !»

Marc Fiorentino est un financier qui s’assume mais qui n’assume pas pour autant tout ce que la finance fait. Sa deuxième vie, à côté de la finance, est l’écriture. Ce Français de souche tunisienne est en effet aussi, « à titre accessoire, » l’auteur comblé de véritables bestsellers – le dernier en date étant Pour tout l’or du monde (1).

Fortune faite mais pas « rangé des voitures » pour autant, il dit avoir écrit son dernier roman avec la volonté de raconter et de vulgariser ce qui peut se passer réellement dans les coulisses du secteur financier, un monde qu’il connaît au demeurant fort bien pour y travailler lui-même depuis maintenant 26 ans. Morceaux choisis d’une rencontre dans son bureau parisien, au siège de ses sociétés (Euroland, Allofinance…), basé… rue Balzac.

Que pensez-vous de la situation en Grèce ?

Marc Fiorentino : C’est la genèse de mouvements beaucoup plus forts. C’est un « test » avant de mener un jour « la mère de toutes les batailles », celle sur la dette américaine. Le grand public doit donc comprendre que les marchés sont en fait manipulés. Pour l’instant, les fonds spéculatifs fourbissent leurs armes sur des cibles plus petites. Et tout comme Hitler a envahi la Pologne et la Tchécoslovaquie avant de s’en prendre finalement à la France, les fonds spéculatifs s’en prennent pour l’instant à la Grèce avant de s’en prendre par la suite aux États-Unis !

Fortis ? «On a fait paniquer les gens pour qu’elle puisse être ‘ramassée à la casse’.» La Grèce ? «C’est un test avant la ‘mère des batailles’ sur la dette américaine.» Qu’est-ce qui arrêtera les spéculateurs ? Morceaux choisis de Marc Fiorentino, l’un des gourous les plus courus de la place financière parisienne, qui prédit l’implosion prochaine de l’économie chinoise.

Mais de là à imaginer que les Américains accepteront de se (sou)mettre au régime sec du FMI…

Les Américains n’auront pas envie de se défendre et, à la limite, ils en appelleraient presque de leur voeux une attaque sur la dette américaine !

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Implosion occidentale et croissance chinoise

Une tribune libre de Michel Drac

La plupart des Occidentaux sont encore aujourd’hui convaincus que les USA possèdent une économie infiniment plus puissante, performante et créatrice de richesses que l’économie chinoise.

Il est fréquent qu’on vous oppose, quand vous évoquez la montée en puissance de la Chine, le ratio qui existe entre le PIB US au taux de change courant (14 400 milliards de dollars en 2008) et son équivalent chinois (4 300 milliards pour la même année), soit à peu près le chiffre magique de 3.

Voyons, comment pouvez-vous évoquer une situation de quasi-parité entre Chine et USA en termes de puissance économique, alors que le PIB des USA est trois fois plus gros que celui de la Chine ? Et comment pouvez-vous dire que le système US n’est pas forcément plus performant que le système chinois, alors que les USA, quatre fois moins peuplés que la Chine, ont un PIB trois fois plus important ? Voyons, le PIB par habitant des USA est 13 fois plus élevé que celui de la Chine !

Pour mesurer à quel point ce type d’interrogation est en soi révélateur de la confusion carte/territoire qui constitue, dans l’actuelle phase de paraphrénie collective, l’essence du mode de pensée de nos contemporains occidentaux, il faut ici rappeler quelques évidences.

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Chine : la nouvelle finance mondiale

(Vidéo émanant de la BNP)

Pilier de l’Organisation de Copération de Shanghai, la Chine s’est aujourd’hui érigée en un véritable consortium mondial de réserves de changes s’accaparant de fait la majeure partie des bons du trésor américains, et au delà. Un point sur les rouages de ce colonisateur économique, instigateur de la probable future monnaie mondiale que sera la New World Currency.

http://www.dailymotion.com/video/xbgiwo

La bulle immobilière chinoise officiellement proche de l’explosion

Nous avons récemment évoqué cette question.

Désormais, c’est Le Quotidien du Peuple, organe officiel du Parti communiste chinois, qui s’en inquiète.

Lorsque la Chine a annoncé son plan massif de relance économique, cette série de mesures était surtout orientée pour mettre l’économie sur une trajectoire de croissance à long terme, et non pas pour attiser un nouveau boom immobilier.

Mais les craintes augmentent, concernant le fait que le plan de relance de 4 trillions de yuans (586 milliards de dollars) a été siphonné afin de gonfler la bulle immobilière qui risque d’éclater bientôt.

Pour de nombreux acheteurs potentiels, les prix des logements étaient déjà trop élevés quand les mesures ont été lancées en novembre de l’année dernière.

Pourtant, l’écart entre les salaires et les prix immobiliers pourrait se creuser davantage, si les sommes qui sont actuellement dépensées lors des enchères des terrains sont un indicateur.

Partout dans le pays, les compagnies achetant des parcelles de terre, surnommées di wang (地王), ou « les rois de la terre», empochent des sommes sans précédent lors d’enchères frénétiques.

Ce qui a cependant surpris de nombreux analystes expérimentés dans ce domaine, c’est que la plupart des appels d’offres soit effectuée par des entreprises publiques (entreprises d’Etat), qui ont facilement l’accès à des moyens de financement grâce au plan de relance.

Sur les 10 principales acquisitions de terre les plus chères dans les grandes villes de Chine cette année, 6 ont été faites par des entreprises publiques. Lire la suite