Du sel dans mon moteur

Dans des laboratoires installés au bord de digues gigantesques ou de marais salants, des scientifiques travaillent à produire de l’énergie à partir de l’eau de mer. Cette eau alimentera-t-elle un jour nos usines et éclairera-t-elle nos villes?

Un rêve impossible? Pourtant des scientifiques du monde entier y travaillent avec acharnement. Ce film va à leur rencontre dans des laboratoires parfois situés au bord de gigantesques digues ou de majestueux marais salants, afin de faire le point sur les plus récentes recherches menées autour de cette énergie, sur les espoirs, les difficultés et les échecs qu’ils rencontrent.

Produire de l’énergie à partir de cette ressource inépuisable entraînerait un bouleversement fondamental pour nos sociétés.

Tous accros au sel

Fleur de sel pour saupoudrer une viande, gros sel pour agrémenter l’eau des pâtes, le sel fait partie intégrante du paysage gustatif. Au pays de la gastronomie, il est d’ailleurs impensable de cuisiner sans rajouter son grain de sel, agent de saveur mais aussi élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme – il permet en effet de retenir l’eau.

Seul problème, les Français en ingèrent beaucoup plus que les doses journalières recommandées par l’OMS, avec des répercussions de santé publique. Malgré des chiffres alarmants, la grande majorité des Français est incapable d’estimer, et donc de limiter, sa consommation quotidienne de sel.

Pain, jambon, gâteaux industriels, le sel est partout. Pourquoi ? Et comment en réduire sa consommation ?

France 5 14/06/2015

Sel : Notre poison quotidien

Déconseillé en cas d’hypertension et de problème cardio-vasculaires, le sel est pour autant omniprésent lors des trois repas de la journée. 80% du sel consommé ne provient pas de la salière, mais de celui qui est incorporé dans les aliments issus de l’industrie agro-alimentaire.

Pain, plats préparés, boîtes de conserves, surgelés ou encore desserts, quasiment tous les produits sont concernés. Utilisé comme exhausteur de goût ou conservateur efficace, les journalistes ont enquêté, dans les supermarchés et dans les chaînes de fabrications industrielles, sur ses différentes utilisations.

Émission Spécial investigation diffusée sur Canal+ le 09/02/2015

(Merci à Math)

Il est urgent de préparer la décroissance !

Pour Thierry Brulavoine, Michel Lepesant et Christine Poilly, tous trois membres du Mouvement des objecteurs de croissance, “les partis médiatiques prouvent tous les jours leur incapacité à proposer la moindre mesure qui ose accepter la réalité d’un monde fini”. “C’est pourquoi, écrivent-ils, il faut appeler politiquement à une recomposition électorale autour d’un pôle antiproductiviste et anticonsumériste, donc anticapitaliste et révolutionnaire”.

Les partis de gouvernement et d’opposition, de la droite à la gauche, se sont engagés depuis des décennies dans une quête effrénée de croissance, par la promotion du consumérisme et du « progrès » technoscientiste. Les effets de ces politiques sont pourtant implacables : les 67 milliardaires les plus riches de la planète détiennent autant de richesse que les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres ; le 5e rapport du Giec annonce une augmentation de 4,8 °C d’ici à la fin du siècle, induisant des événements climatiques extrêmes, une insécurité alimentaire, une perte de biodiversité, plus de migrations contraintes…

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Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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André Gorz : « Misères du présent, richesse du possible »

Critique radical du capitalisme, philosophe du travail, de l’autonomie du sujet et des communautés, André Gorz (1923-2007) est l’un des précurseurs de l’écologie politique et du mouvement pour la décroissance. (Les phrases à la première personne du singulier sont d’André Gorz).

Ilya Repine – Les Bateliers de la Volga (1873)

Introduction : Il faut oser l’Exode. Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut ne rien attendre des traitements symptomatiques de la «crise», car il n’y a plus de crise : un nouveau système s’est mis en place qui abolit massivement le «travail». Il restaure les pires formes de domination et d’asservissement en contraignant tous à se battre contre tous pour obtenir ce «travail» qu’il abolit.

Ce n’est pas cette abolition qu’il faut lui reprocher : c’est de prétendre perpétuer comme obligation, comme norme, comme fondement irremplaçable des droits et de la dignité de tous, ce même «travail» dont il abolit les normes, la dignité et l’accessibilité. Il faut que le «travail» perde sa centralité dans la conscience et l’imagination de tous.

Il est rare que ces «travailleurs» puissent dire : «Voici ce que j’ai fait. Voici mon ouvrage. Ceci est mon œuvre». Je hais les mystificateurs qui, au nom de la définition philosophique ou anthropologique du travail, justifient la valeur d’un «travail» qui en est la misérable négation. C’est précisément au sens de réalisation de soi, au sens de poièsis, que le travail disparaît.

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Le mythe de l’Eldorado

Retour sur le mythe de l’Eldorado qui est entré au fil des siècles dans l’imaginaire collectif. Cette croyance a été renforcée par les récits nombreux des conquistadors suite à leurs rencontres avec les indiens Chibchas, dans la région de Bogota.

Impressionnés par les quantités d’or au fond d’un lac, les Espagnols ont longtemps cru à la présence d’une importante mine d’or. Mais après l’analyse du fameux radeau d’or aux rayons X et des études anthropologiques des Chibchas, le mythe est brisé.

Pour ce peuple, l’or était échangé avec une tribu voisine contre leur production de sel. Il était ensuite réservé aux cérémonies religieuses et sans valeur commerciale.

Consommer en temps de crise

Low cost, achats d’occasion ou groupés, location, troc… 
Les consommateurs développent de nouvelles stratégies auxquelles 
les industriels cherchent à s’adapter. Ce faisant, une modification
 durable des modes de consommation s’opère.

Baisse du pouvoir d’achat, crainte du chômage, incertitudes quant à l’avenir… Les Français n’ont d’autre choix que de s’adapter. Différentes « solutions » s’offrent – ou s’imposent – à eux : consommer moins, moins cher, « mettre la main à la pâte » ou encore partager.

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Le bankstérisme

Dans Le Monde diplomatique de mai 2012, on apprend que « l’emploi du téléphone portable comme moyen de paiement sécurisé est une innovation venue du Kenya, où le m-banking (banque mobile) a des années d’avance, permettant aux plus pauvres de transférer et d’obtenir de l’argent même sans compte bancaire (1) ». Serait-ce la parade idoine d’échapper au joug bancaire français et occidental ? Difficile de l’affirmer tant ces établissements exercent dans le soi-disant « monde libre » une influence rarement atteinte dans l’histoire. Cette domination indirecte repose sur la détention par les particuliers, les entreprises et les personnes morales d’un compte en banque.

Or, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la possession d’un tel compte n’est pas obligatoire dans l’Hexagone, mais de nombreuses restrictions le rendent indispensables (encaissement des chèques, interdiction faite à l’employeur de payer ses salariés en liquide, seulement par chèque ou par virement, idem pour les allocations sociales…). En revanche, l’article 6 de la loi du 22 octobre 1940 (tiens ! une loi encore en vigueur des « années noires » et on affirmera après l’illégitimité de l’État français du Maréchal Pétain…) oblige tout commerçant inscrit au registre du commerce et des sociétés d’ouvrir un compte. Une amende fiscale est même prévue si cette procédure n’est pas effectuée. Ces contraintes légales peuvent devenir des instruments de contrôle social.

La crise économique de 2008 a révélé aux plus lucides des observateurs que les gouvernements préfèrent sauver les groupes bancaires plutôt que leurs citoyens. Pourquoi ? Parce que les milieux financiers (banques et assurances), médiatiques et politicards constituent les facettes d’une même entité oligarchique. Le remplacement des convictions politiques par la communication politicienne et le coût croissant des campagnes électorales (malgré le plafonnement légal et une vigilance plus ou moins lâche des autorités) favorisent le financement massif des formations partisanes les plus aptes à conquérir le pouvoir. C’est ce qu’on appelle trivialement de la corruption et elle est très incrustée dans les mœurs de l’Amérique du Nord et de l’Europe de l’Ouest.

« La séparation des pouvoirs est institutionnelle, notent Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, mais reste en grande partie théorique. Dans la pratique, la classe dominante cumule toutes les formes de pouvoir. Ses membres, au cœur de l’État, des grandes entreprises, des banques, de l’armée, des arts et des lettres, entretiennent des relations assez proches pour que chacun, dans sa sphère d’influence puisse décider dans le sens des intérêts de la classe (2). » On découvre donc à l’échelle de l’Occident « une nouvelle nomenklatura, qui doit une bonne part de sa fortune soudaine à la privatisation des biens publics, use ainsi de la libéralisation des marchés pour s’exonérer du financement des systèmes de solidarité nationaux (3) ».

La tyrannie du credit score

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Cash Investigation – La mort programmée de nos appareils

«Cash Investigation» du 1er juin 2012

Enquête sur le géant Apple et sur de grandes marques d’électroménager, de téléphonie ou d’ordinateurs, qui font tout pour limiter la durée de vie de leurs produits pour que les consommateurs en achètent davantage.

Les techniques de l’«obsolescence programmée» sont variées et sophistiquées et leurs conséquences sont claires : surconsommation généralisée et au bout de la chaine, de gros dégâts environnementaux.

A partir de 1h12’29″ : Le magazine présente Pierre Meneton qui se bat depuis quatorze ans contre ce qu’il appelle un «tueur caché» : le sel. Selon ce chercheur de l’INSERM, les industriels rajouteraient en secret des quantités importantes de sel dans les aliments pour les rendre plus savoureux. Résultat : on en consommerait deux fois trop. Le problème étant que cet excès de sel serait responsable, selon lui, de cent décès par jour.

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La vérité sur le sel

Voici un exemple d’action d’un lobby, sur un aliment. Bruxelles est la capitale mondiale des lobbies devant Washington. On peut donc s’interroger sur la législation prise par l’Union européenne (exemple des OGM etc.) et sur le degré d’intégrité et de probité qui doit exister au sein des institutions européennes dans un tel environnement sous influences.