Un océan gigantesque découvert à 700 km sous la surface de la Terre

Un réservoir d’eau contenant l’équivalent de trois fois le volume de l’ensemble des océans de la planète a été découvert sous la surface de la Terre. Retrouvé sous une couche de roches à plus de 700 km de profondeur, il pourrait permettre aux scientifiques d’en savoir plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

Et si l’eau sur Terre provenait d’un gigantesque réservoir souterrain ? C’est en tout cas ce que pense une équipe de chercheurs, après avoir découvert un océan situé à plus de 700 km de profondeur, et contenant près de trois fois le volume d’eau contenu sur Terre.

Les scientifiques espèrent d’ailleurs que cela leur permettra de mieux comprendre le cycle de l’eau sur Terre mais aussi comment la tectonique des plaques déplace l’eau entre la surface et ce réservoir.

Ce mystérieux réservoir était en réalité dissimulé au cœur d’une roche bleue, connue sous le nom de ringwoodite, à 700 km de profondeur dans le manteau terrestre, c’est-à-dire la couche de roches brûlantes située entre la surface de la Terre et son noyau. La taille impressionnante du réservoir, trois fois le volume des océans de la planète, pourrait permettre d’en savoir un peu plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

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L’extraction des eaux souterraines peut engendrer des séismes : cas de la Californie

L’ampleur des activités humaines est telle que nous modifions notre climat, l’ensemble des écosystèmes mais aussi le relief terrestre et pas seulement via l’aménagement du territoire mais indirectement à cause de l’extraction de plus en plus intense des eaux souterraines.

A ce sujet, le professeur Pascal Audet du Département des sciences de la Terre et une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Colin Amos de l’Université Western Washington viennent de publier une nouvelle étude dans la revue scientifique Nature. Celle-ci trace un lien direct entre l’extraction des eaux souterraines et le soulèvement de la chaîne Côtière[1] et de la Sierra Nevada en Californie (Etats-Unis), ce qui risque de faire augmenter le nombre de petites secousses sismiques le long de la faille de San Andreas, non loin de là.

L’étude s’est penchée sur la vallée californienne de San Joaquin où l’extraction de l’eau est telle que l’aquifère ne parvient plus à se régénérer. Le pompage, l’irrigation et l’évapotranspiration dans cette zone pendant 150 ans a entraîné la perte de 160 km3 d’eau souterraine. Résultat : le fond de vallée s’est affaissé rapidement et le terrain aux alentours s’est soulevé de 1 à 3 mm par an, notamment au sud de la vallée.

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États-Unis : La géothermie fait trembler la terre

Au sud de la Californie, le long de la faille de San Andreas, se trouve la mer de Salton qui, comme son nom l’indique, est en réalité un lac salé. Les centrales électriques à énergie géothermique peinent à renvoyer dans les profondeurs toute l’eau qu’elles en extraient. Résultat : la terre tremble.

Le site de de la mer de Salton suscite de nombreuses convoitises car il est bordé par l’un des plus grands champs géothermiques de la planète. En 2013, pas moins de 10 centrales électriques y sont en fonctionnement, pour une capacité totale d’environ 330 MW. Cette filière industrielle est en plein essor depuis quelques années, puisqu’elle exploite une ressource naturelle, durable et renouvelable pour produire de l’électricité verte.

Ces centrales sont connectées à des puits qui descendent à plusieurs centaines de mètres de profondeur (entre 1 km et 2,5 km dans le cas présent). Ils servent à récolter de l’eau chauffée durant son séjour sous terre (parfois jusqu’à 320 °C et plus), qui se transforme progressivement en vapeur durant sa remontée vers la surface, la pression diminuant. Le gaz est alors employé pour actionner des turbines, avant d’être récupéré puis injecté sous terre. L’eau retourne là d’où elle vient, du moins pour la fraction récoltée. En effet, le bilan extraction-injection n’est pas en équilibre : il y a plus de liquide extrait qu’injecté, ce qui n’est pas sans conséquence géologique.

L’information vient d’être dévoilée dans la revue Science par Emily Brodsky et Lia Lajoie de l’université de Californie à Santa-Cruz (États-Unis): il existe une corrélation entre le volume net de fluide extrait au cours du temps, et l’augmentation de l’activité sismique dans le champ géothermique de la mer de Salton. De plus, la relation statistique prend encore plus de valeur lorsque le volume injecté est aussi pris en compte. Oui, la géothermie fait trembler la terre.

Vers une prévision des séismes causés par l’Homme
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Sale temps pour la planète : Équateur

Zoom sur la menace planant sur l’Équateur avec le volcan Cotopaxi. Ce cône blanchi situé aux alentours de Quito est même devenu un des symboles du pays, mais son éruption entraînerait une coulée de boue qui priverait la capitale de l’essentiel de son alimentation en eau potable.

Cette situation n’est pas un cas isolé. L’Équateur recense pas moins de 25 volcans actifs ou très actifs surnommés le «boulevard des volcans» par le géographe et explorateur allemand Alexander Von Humboldt. Pour faire face à cette situation, des sentinelles veillent. Quant à la population, elle s’entraîne à évacuer la ville pour se mettre en lieu sûr. Mais la capitale Quito, installée sur une faille sismique, risque à tout moment de subir un séisme.

Haïti : Assistance mortelle

Haïti, 230 .000 morts, 300.000 blessés et 1,5 million de sans-abri. Des chiffres si gigantesques qu’on peine à imaginer la complexité de la reconstruction. “Arrivé sur place dès le lendemain de la catastrophe, frappé par le gigantisme et l’opulence de la machine humanitaire qui se déploie, Raoul Peck décide d’observer dans la durée le processus de la “reconstruction en mieux”.

Géothermie profonde : Quels sont les risques ?

A la différence de la géothermie haute température qui consiste à exploiter des réserves d’eau chaude naturellement présentes dans le sous-sol terrestre,  la géothermie profonde consiste à créer des réserves d’eau artificielles en fracturant la roche par injection d’eau sous-pression. Sa toute première application industrielle devraient être prochainement mise en œuvre en Alsace.
Un forage hors du commun a été inauguré le 29 octobre à Rittershoffen en Alsace. S’il permet de mettre en évidence la présence de chaleur suffisante dans le sous-sol terrestre à une profondeur relativement basse, ce forage validera la suite du chantier de la première application industrielle mondiale en géothermie profonde par fracturation des roches : une centrale de 24 MWth qui alimenterait en chaleur une amidonnerie de la région.

La géothermie profonde vise à exploiter la chaleur naturellement présente dans le sous-sol terrestre, à des profondeurs (5.000 mètres de profondeur) où elle est prisonnière de roches peu perméables et où il n’y a donc pas naturellement de réserves aquifères directement extractibles.

Cette première étape du projet Ecogi est l’occasion d’expliquer ce qu’est la géothermie profonde et ce qu’il la différencie des autres formes d’exploitation de l’énergie de la terre.
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Crise : « le déni de réalité ne pourra se prolonger longtemps »

Jean-Luc Gréau n’est pas vraiment un agité altermondialiste. Cadre au CNPF puis au Medef pendant trente-cinq ans, c’est un économiste iconoclaste qui nourrit sa réflexion aux meilleures sources : Smith, Schumpeter et Keynes. A la différence de bon nombre de ses pairs, il a vu venir la crise, comme il la voit aujourd’hui se poursuivre. Un économiste avisé. L’espèce est rare.

Le Choc du mois : Quelles sont selon vous les nouveautés radicales qui caractérisent la globalisation économique mise en place dans les années 1980-1990, et dont vous dites qu’elles ont changé la nature même du libéralisme économique ?

Jean-Luc Gréau : Nous percevons maintenant avec netteté les deux orientations cruciales qui ont ouvert la voie à la transformation économique et financière de ces trente dernières années.

Une première orientation est donnée par la subordination de l’entreprise aux volontés expresses de ces actionnaires puissants que sont les fonds de placement. La personne morale « entreprise » a été instrumentalisée et abaissée au rang de machine à faire du profit (money maker).

Le phénomène est manifeste pour les sociétés cotées qui ne sont pas protégées par un capital familial ou par des actionnaires de référence, mais il affecte aussi beaucoup de sociétés non cotées, contrôlées par des fonds dits de « private equity » qui ont les mêmes exigences que les actionnaires boursiers.

Une deuxième orientation est représentée par le libre-échange mondial qui concerne surtout l’Europe, espace le plus ouvert au monde, et à un moindre degré, les Etats-Unis.

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Haïti : le séisme compromet le rétablissement économique

L’économie du pays était en croissance depuis peu. Mais le séisme risque de freiner le redressement d’Haïti, où l’aide internationale est en route.

Le séisme qui a frappé Haïti mardi, avec ses destructions et deuils innombrables, risque d’interrompre le rétablissement qu’avait entamé ce pays pauvre ces dernières années. “Ce n’est pas seulement une destruction sans précédent. Le tremblement de terre a stoppé brusquement un bel élan,” a ainsi déploré Bob Perito, coordinateur des programmes d’aide de l’Institut américain pour la paix (USIP).

Il y avait tant d’espoir pour l’avenir d’Haïti, un espoir tel qu’il n’y en avait pas eu depuis des années, et la nature l’a terrassé,” a commenté la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui connaît bien Haïti et dont l’époux, l’ex-président Bill Clinton, assure une mission pour l’ONU dans l’île.

Le séisme, le pire enregistré en deux cent ans sur l’île d’Hispaniola, pourrait avoir fait plus de 100.000 morts, a avancé le Premier ministre d’Haïti, Jean-Max Bellerive. Lire la suite