La Guadeloupe en crise aujourd’hui : une photo de la France demain ?

La Guadeloupe, son soleil, ses plages, sa mer bleu émeraude, sa douceur de vivre et.. ses entreprises qui n’en peuvent plus. Le chiffre qui tue, et résume tous les autres : 52 % des entreprises guadeloupéennes sont en défaut de paiement avec l’URSSAF, non pas des charges patronales, mais de la partie salariale, autrement appelé précompte.

Emeutes en Guadeloupe, février 2009

Autrement dit, les PME (il n’y a que des PME et même essentiellement des TPE en Guadeloupe) de l’île ont plusieurs mois de retard de paiement des charges sociales, et ne peuvent même pas honorer le minimum légal, le “précompte”, qui représente pourtant “seulement” 30 % du montant total des cotisations à la Sécurité Sociale !

Plusieurs raisons à cela. D’abord bien entendu la crise, qui a ralentit l’activité économique sur l’île, réduit les marges, fragilisé un peu plus encore les trésoreries. Mais en grattant un peu, on découvre un coupable idéal : La Région Guadeloupe et les collectivités locales, gros donneurs d’ordres sur l’île… seraient de très mauvais payeurs.
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Venezuela : L’augmentation du salaire et la baisse du chômage continuent (Màj)

Addendum (prenant le contrepied de l’article ci-dessous) : Le menu Big Mac de Cararas

[...] Une fois retraité de la surévaluation du bolivar, le salaire minimum vénézuélien est probablement le plus faible du continent, au coude-à-coude avec son équivalent bolivien ($173,66).

Occultés par les médias privés vénézuéliens et leurs relais internationaux (Le Monde, El Pais, Libération, NY Times, etc..) les chiffres révélés en janvier 2014 par l’Institut National de la Statistique indiquent une nouvelle baisse du chômage, tombé à 5,6% en décembre. Ce chiffre est le plus bas enregistré par le gouvernement bolivarien (rappelons que le chômage atteignait 11% lors de l’élection de Hugo Chavez en décembre 1998).

grafico31De 1999 à 2013, l’économie vénézuélienne a décollé grâce au rôle moteur de l’État et aux investissements publics, permettant à 4.185.697 personnes de trouver un emploi. L’étude indique également que le travail “informel” qui occupait 55 % de la population active en 1999 a reculé en 2013 à 37,9 %.

Dans la même période l’emploi formel a fortement augmenté, passant de 45,0% à 62,1% de la population. Signe des temps, le Venezuela est devenu, après l’Argentine, le deuxième pays latino-américain en nombre d’immigrants (en grande majorité espagnols) qui fuient l’Europe en quête d’un travail.

En janvier 2014, le président Maduro a décrété une nouvelle augmentation de 10 % du salaire minimum, ce qui en fait le plus élevé d’Amérique Latine. De mai 2013 à janvier 2014 celui-ci a augmenté au total de 59% pour s’établir actuellement à 3270 bolivars. Parallèlement les droits des travailleurs vénézuéliens ont été renforcés par une nouvelle loi du travail qui a brisé le carcan néo-libéral (1).

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Un milliardaire américain compare la «persécution» des riches à celle des Juifs

Dans une lettre publiée dans le «Wall Street Journal», Tom Perkins compare le combat mené par les «Occupy» contre les 1% les plus riches des Etats-Unis aux persécutions des nazis contre les Juifs. Scandale.

Le milliardaire américain de la Silicon Valley, Tom Perkins, fondateur de la société d’investissements Kleiner Perkins Caufield & Byers, vient de créer une intense polémique sur les réseaux sociaux en comparant les manifestations contre les riches, qui ont de plus en plus de visibilité aux Etats-Unis, à la persécution des Juifs par les nazis.

Le financier s’était d’abord exprimé dans le courrier des lecteurs le 24 janvier publié par le Wall Street Journal.

«Ecrivant depuis l’épicentre de la pensée progressiste, San Francisco, je voudrais attirer l’attention sur le parallèle qu’il y a entre la guerre menée par les fascistes nazis en Allemagne contre leur «un pour cent», c’est-à-dire les Juifs, à celle menée par les progressistes sur le un pour cent américain, c’est-à-dire les «riches», avait écrit Tom Perkins dans le quotidien américain des affaires.

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Souffrance au travail : De plus en plus de médecins censurés sur demande des employeurs

Des médecins du travail et des généralistes sont accusés par des entreprises de violer la déontologie médicale. Celles-ci font pression en portant plainte auprès de l’Ordre des médecins. Objectif : faire modifier des certificats médicaux en effaçant tout lien entre l’état de santé du patient et son travail. Ou obtenir que les récalcitrants soient blâmés. Dominique Huez, médecin du travail à la centrale nucléaire de Chinon, vient d’être ainsi condamné par l’Ordre suite à la plainte d’un employeur. Enquête sur des pratiques qui risquent d’avoir de graves conséquences sociales et environnementales.

Les médecins du travail devront-ils s’autocensurer ? Selon l’Ordre des médecins et sa chambre disciplinaire de la région Centre, la réponse est oui. L’Ordre vient de condamner à une « peine d’avertissement » le docteur Dominique Huez, médecin du travail d’EDF sur le site de la centrale nucléaire de Chinon. Sa faute ? Avoir accepté en urgence en décembre 2011 de recevoir un ouvrier, en état de stress avancé, travaillant pour un sous-traitant d’EDF, Orys. Cette filiale du groupe Ortec fournit des services à l’industrie pétrolière et nucléaire.

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Burn-out : Plus de 3 millions de Français menacés

Les salariés seraient de plus en plus touchés par cette forme d’épuisement au travail, selon une étude de Technologia. Le cabinet spécialisé milite pour sa reconnaissance comme maladie professionnelle.

Ils seraient de plus en plus nombreux à craquer, à bout de nerfs à cause de leur travail. Plus de trois millions d’actifs français feraient face à un « haut risque » de burn-out, un syndrome d’épuisement professionnel, selon une étude du cabinet Technologia dévoilée par L’Express et RTL.

13% des Français interrogés se disent soumis à un travail excessif et compulsif, relève l’étude du cabinet, spécialisé dans la prévention et l’évaluation des risques psychosociaux. Agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise et cadres font partie des professions les plus touchées.

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Frédéric Lordon : “Sortir de l’euro, mais comment ?”

« En fait, nous sommes déjà sortis de la zone euro », a admis M. Nicos Anastasiades, président de Chypre, un pays où les billets n’ont plus la même valeur qu’en Grèce ou en Allemagne. L’explosion de la monnaie unique aurait-elle commencé ? Contre le scénario du chaos, l’idée d’une sortie de l’euro concertée et organisée fait son chemin.

Beaucoup, notamment à gauche, continuent de croire qu’on va changer l’euro. Qu’on va passer de l’euro austéritaire présent à un euro enfin rénové, progressiste et social. Cela n’arrivera pas. Il suffirait d’évoquer l’absence de tout levier politique en l’état d’incrustation institutionnelle de l’actuelle union monétaire européenne pour s’en faire une première idée. Mais cette impossibilité tient surtout à un argument beaucoup plus fort, qui s’exprime à la manière d’un syllogisme.

Majeure : l’euro actuel procède d’une construction qui a eu pour effet, et même pour intention, de donner toute satisfaction aux marchés de capitaux et d’organiser leur emprise sur les politiques économiques européennes [1]. Mineure : tout projet de transformation significative de l’euro est ipso facto un projet de démantèlement du pouvoir des marchés financiers et d’expulsion des investisseurs internationaux du champ de la construction des politiques publiques.

Ergo, conclusions :
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Sécurité Sociale : Éric Brunet diffuse une chanson controversée sur RMC (màj : machine arrière toute !)

Addendum : Les Inrocks du 16 juillet

Considéré comme l’un des pontes de la chanson nationaliste, Docteur Merlin pousse la chansonnette depuis trois décennies dans les manifestations de l’extrême droite. [...]

Vraisemblablement embarrassée par la diffusion de cette chanson d’extrême droite, RMC a supprimé la séquence de son podcast. C’est le blog Fdesouche qui a révélé le passage audio sur son site. [...]

Interrogée par les Inrocks, la productrice de l’émission, Camille Dahan, se montre gênée aux entournures :

“Nous avons en effet utilisé en illustration sonore une chanson du Docteur Merlin intitulée Y’a bon la sécu patron. Je peux vous confirmer que cette diffusion était une erreur de la réalisation. Et en aucun cas, nous n’avons voulu offenser qui que ce soit, ni faire passer une quelconque idée nationaliste en diffusant 15 secondes de cette chanson.”

Les Inrocks

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Au lendemain de notre article, Éric Brunet dans une bien curieuse formulation tient à faire savoir qu’il ne cautionne “ni le racisme ni l’antisémitisme, ni les amalgames douteux de cette nature, ni les différentiations religieuses“.

J’ai appris ce matin que c’était un chanteur nationaliste – Éric Brunet

Quel type d’amalgame Éric Brunet pratique-t-il en liant nationalisme et racisme ? Sa soumission sur le champ (d’honneur), face à la doxa médiatique l’éloigne de plus en plus des réactionnaires auxquels il prétend appartenir. N’était-il pas reçu sur Radio Courtoisie le 12 juillet dernier dans le Libre journal des idées politiques pour la promotion de son livre “Sauve qui peut !” ?

RMC Carrément Brunet 16/07/2013

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15/07/2013

Dans l’émission “Carrément Brunet” du 4 juin dernier, consacrée à la Sécurité Sociale, le journaliste Éric Brunet n’a pas hésité à utiliser, en illustration sonore, une chanson du Docteur Merlin associant sans équivoque immigration et déficit de la Sécu, intitulée “Y’a bon la Sécu patron”.

Probablement embarrassé par cette bourde en direct, le morceau a depuis été supprimé pour la rediffusion disponible en postcast. Fort heureusement l’un de nos lecteurs l’a récupéré. A noter que Gérard Bapt, député socialiste de la 2ème circonscription de Haute-Garonne, rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale, était présent lors de cette émission.

Le Docteur Merlin est chanteur, guitariste et militant politique français proche de la “nouvelle droite”. Il définit lui-même cette chanson, composée en 1988, comme une “pochade, écrite sur le coin d’une table, qui a le mérite de tourner assez bien. Le côté bon enfant rejette d’ailleurs les responsabilités sur le système, qui, au nom du seul profit de quelques uns, déracine des populations entières“.

Paroles de la chanson:

Y’a bon ! Y’a bon la sécu, patron !
Y’a bon la sécu, la dis donc !
Y’a bon ! Y’a bon la sécu, patron !
Y’a bon la sécu ! Encow !
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Situation et perspectives des finances publiques 2013

La Cour des comptes présente, jeudi 27 juin 2013, son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques en application de l’article 58-3° de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). La Cour constate que la France a engagé depuis 2011 le redressement de ses déficits publics. Pour autant, seule une partie du chemin de redressement a été parcourue et, si l’atonie de la croissance doit être prise en compte, les efforts ne doivent pas être relâchés et doivent désormais se concentrer sur la dépense.

Le nécessaire rééquilibrage des comptes sociaux suppose des réformes infléchissant durablement l’évolution tendancielle des dépenses, en particulier des branches maladies et vieillesse.

La situation préoccupante des finances sociales et les perspectives sombres à court, moyen et long termes rappelées dans les chapitres 3 et 4 du rapport appellent de la part des pouvoirs publics des mesures énergiques.

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Santé : Comment éviter les “arnaques” aux remboursements des mutuelles et assurances

Par Benoît Lorentz

 Vous pensiez être pris en charge à « 100% » ? Mais vous ne comprenez plus grand-chose aux taux de remboursement que pratique votre complémentaire santé ? Normal. Mutuelles et assurances débordent de créativité pour que leurs clients ne s’y retrouvent pas, avec des prises en charge alléchantes sur le papier assorties d’options en tout genre. Petit décryptage, pour mieux comprendre ce que votre assurance ne vous dit pas, et s’apercevoir que, finalement, la Sécurité sociale est bien meilleur gestionnaire.

Votre complémentaire santé promet une prise en charge à 100 % de votre couronne dentaire. Et vous payez pourtant plus de 300 euros de votre poche… Votre monture de lunettes est remboursée à 1500 %, indique votre mutuelle ? Elle vous versera 42,60 euros, alors les montures coûtent plus de 60 euros. Deviner combien vous serez remboursés pour vos dépenses de santé semble relever du coup de chance, voire de la divination.

Entre les pourcentages de prise en charge, les franchises, les dépassements d’honoraires éventuels, l’offre de remboursement de votre complémentaire santé – mutuelles ou assurances – est loin d’être limpide. Du coup, il est impossible de faire des comparaisons avec l’offre du concurrent. Le système français des remboursements de santé est-il si complexe ? Ou cette complexité est-elle savamment entretenue ?

Mutuelles et assurances interviennent en complément du régime obligatoire de sécurité sociale. Avec un mode de cotisation différent: alors que vous cotisez pour la sécurité sociale au prorata de votre revenu, les tarifs des complémentaires varient aujourd’hui selon l’âge de l’assuré.
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Les départements au bord de “l’asphyxie”

Le conseil général du Bas-Rhin proteste contre “l’asphyxie financière” au bord de laquelle se trouvent aujourd’hui les départements en France du fait d’une hausse des dépenses sociales et d’une baisse des dotations de l’Etat, dans une motion adoptée par les élus de tous bords.

Montpellier, novembre 2009. Des élus de droite comme de gauche manifestent contre le projet de réforme des collectivités locales.

Le texte, approuvé à l’unanimité lors d’une session lundi, souligne que la situation “atteint les limites du supportable“.”Aujourd’hui, les départements n’ont jamais été aussi proches de l’asphyxie financière. Non pas en raison d’un défaut de gestion dans l’exercice de leurs compétences mais parce qu’ils n’ont plus les moyens de les financer“, dit la motion.

En 2013, le Revenu de solidarité active (RSA) devrait progresser de 10% par rapport à 2012, à 130 millions d’euros dans le Bas-Rhin.

La décision du gouvernement d’augmenter le RSA de 10%, mais aussi les conséquences de la réforme des rythmes scolaires sur le transport scolaire, l’affiliation des élus à la sécurité sociale, l’afflux de mineurs isolés étrangers et les hausses de la TVA entraînent d’importants surcoûts, selon le texte. De quelque 3,2 millions en 2013, ils devraient s’élever à quelque 30 millions d’euros d’ici cinq ans.

Dans le même temps, la baisse des dotations d’Etat aux collectivités “se traduira par une baisse de 6,5 millions d’euros dès 2014“.

Face à ces chiffres, le conseil général du Bas-Rhin n’est aujourd’hui plus en mesure d’assumer dans de bonnes conditions son rôle de garant de la solidarité” vis-à-vis des plus fragiles et des territoires, affirme le texte.
Pour le président du Conseil général du Bas-Rhin Guy-Dominique Kennel (UMP), “alors que la situation économique est en souffrance, nous allons être contraints à moins investir à l’avenir“.

Le Figaro

1.000 à 1.500 euros : Coût mensuel de la trithérapie d’un malade du SIDA

En France, les patients sont intégralement remboursés pour les soins médicaux engendrés par leur affection. Mais à travers le monde, sur les 34 millions de personnes touchées par le SIDA, 8 millions n’ont toujours pas accès aux traitements.

Par Adeline Raynal

En France, les patients sont intégralement remboursés pour les soins médicaux engendrés par leur affection.
Mais à travers le monde, sur les 34 millions de personnes touchées par le SIDA, 8 millions n’ont toujours pas accès aux traitements.

Espagne : L’État pille le fonds des retraites pour les “paiements d’urgence”

Le Fondo de Reserva de la Seguridad Social, le fonds de la Sécurité Sociale espagnole, a saisi l’opportunité des promesses de Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, de faire « ce qu’il faudrait faire pour sauver l’euro », pour augmenter la part d’obligations souveraines espagnoles qu’il détient. 

Le fonds, qui a été créé pour garantir les paiements futurs des pensions, a acquis 20 milliards d’euros de dette espagnole l’année dernière, et il s’est débarrassé dans le même temps de 4,6 milliards d’euros d’obligations françaises, allemandes et hollandaises. 70% des achats ont eu lieu après les déclarations de Mario Draghi qui ont fait remonter le cours des obligations espagnoles.

Désormais, ce sont 97% de ce fonds de 65 milliards d’euros qui ont été investis en obligations souveraines espagnoles de plus en plus risquées, contre 90% en 2011, et 55% en 2008.

« On dirait qu’à défaut de disposer de sa propre banque centrale pour monétiser sa propre dette, le gouvernement espagnol a tout simplement pillé une autre entité quasi-gouvernementale pour s’assurer du rachat des obligations », écrit le blog financier américain Zero Hedge.

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Salaire à vie : L’emploi est mort, vive le salariat!

Et si, de la même manière que le suffrage universel est venu récompenser notre capacité à tous participer à la chose publique, un salaire à vie venait consacrer notre capacité à tous produire de la valeur? C’est l’idée mise en avant par l’économiste et sociologue Bernard Friot.

Imaginez une société où chacun d’entre nous toucherait un salaire à vie, versé de façon inconditionnelle à partir de la majorité. L’échelle des revenus serait de 1 à 4, soit de 1.500 à 6.000 euros.

Le passage d’un niveau à l’autre serait fonction de la qualification, équivalent du grade dans la fonction publique, attestant qu’une personne «peut participer à un certain niveau de création de valeur économique et a donc droit à un tel niveau de salaire». Ces qualifications, dont la liste précise serait sujette à délibérations, incluraient l’ancienneté, la pénibilité, les diplômes…

Cette société existe, du moins sur le papier: elle est l’œuvre de l’économiste et sociologue Bernard Friot, professeur à l’université Paris-X et auteur notamment de L’Enjeu du salaire, qui voit dans ce système du salaire à vie le moteur d’une véritable révolution. Il permettrait en effet de nous libérer de la «convention capitaliste du travail», qui nous réduit au rang de marchandises que l’on échange sur le marché du travail.

Pour cet universitaire, le chantage à l’emploi fait de nous des «mineurs sociaux» qui ne sont pas reconnus comme «producteurs de valeur économique», et le salaire à vie nous transformerait en «majeurs sociaux».
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La révolution du salaire à vie

Bernard Friot, sociologue et économiste, nous montre comment nous pouvons à l’avenir nous réapproprier notre travail et la valeur économique que nous produisons, en nous opposant à la logique du capital et du marché du travail. Supprimer la propriété lucrative, redéfinir la valeur et instaurer un salaire à vie pour tous, en prolongeant le principe de la cotisation sociale, déjà présente chez les fonctionnaires, les retraités, et dans la sécurité sociale : telles sont les pistes évoquées par Bernard Friot pour émanciper les individus économiquement et sortir du capitalisme.

Japon : Un ministre prie ses concitoyens âgés de mourir, et vite

Le ministre japonais des Finances Taro Aso a accablé ses compatriotes âgés d’un lourd sentiment de culpabilité dans le cadre des réformes d’austérité qu’il impose au pays. Vu le vieillissement de la population, la sécurité sociale japonaise est aux abois. Le Japon compte en effet un tiers d’habitants (et d’électeurs…) de plus de 60 ans. Une facture lourde à digérer pour l’état nippon.

Le grand échiquier japonais, qui est également vice-Premier ministre, estime que les personnes âgées devraient avoir l’occasion de ne pas prolonger inutilement la fin de leur existence.

Mourir à temps – et si possible plus tôt que tard – est à ses yeux une bonne économie. “Que Dieu vous préserve de continuer à vivre alors que vous voulez mourir“, a déclaré Taro Aso. “Je ne pourrais pas me réveiller le matin en sachant que c’est l’État qui paie tout ça pour moi“.

Le ministre, qui est bien connu pour ne pas mâcher ses mots, a par ailleurs 72 ans. Il affirme avoir ordonné à ses proches de l’euthanasier quand son heure serait venue. Dans son discours, le ministre a ciblé les “gens pendus au bout d’un Baxter” et leur entourage qu’il a culpabilisés avec des mots très durs: “La problématique des dépenses faramineuses en gériatrie ne sera résolue que si vous les incitez à se dépêcher de mourir“.

Héritier d’une famille de riches industriels, le ministre de l’économie avait déjà affirmé en 2001 vouloir faire du Japon “une terre où tous les Juifs les plus riches voudraient s’installer“. Son franc-parler ou sa grossièreté – c’est selon – a déjà fait la une des journaux, notamment lorsqu’il déclarait (au sujet des prix du riz) que “même une personne atteinte d’Alzheimer sait dire si 16.000 ou 78.000 yens est plus cher”.

7sur7

Des hôpitaux débordés par des tuberculeux d’Europe de l’Est

Depuis quelques mois, des dizaines de Géorgiens, Tchétchènes et Russes, atteints d’une tuberculose ultrarésistante, débarquent en France. Outre le coût élevé de leur prise en charge, le risque de contagion inquiète les autorités sanitaires.

Par Yves Mamou

Le premier s’est présenté en janvier 2012 aux urgences de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, à Paris.

Un Tchétchène. Il avait les doigts des deux mains entièrement nécrosés. «J’ai été torturé», a-t-il expliqué. L’homme est squelettique et tousse. À l’issue d’une batterie d’examens, une tuberculose ultra­résistante de type XDR (extensive drug resistant), la plus grave des formes de tuberculose, peu sensible aux remèdes connus, est diagnostiquée.

Par chance, La Pitié abrite le plus important service de traitement des maladies infectieuses de France. Le Pr François Bricaire, chef du service, confine aussitôt le Tchétchène en chambre à pression négative pour bloquer la contamination. Il y restera cinq mois avant de rejoindre le centre de soins de suite de Bligny (Essonne).

Cet événement singulier s’est révélé le début d’un processus. Tout au long de l’année 2012, mais aussi en ce début de 2013, quelques Tchétchènes, quelques Russes, et surtout des Géorgiens sont venus en France, en quête d’une grâce contre la maladie mortelle qui les touchait, la tuberculose de type XDR.

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Équateur : Une nouvelle constitution pour bien vivre

Le 28 septembre 2007, le projet de nouvelle constitution proposé par le président Rafael Correa était approuvé par 64% des voix, confirmant une fois de plus l’adhésion de la population équatorienne au « socialisme du 21e siècle », modèle également en voie de réalisation au Venezuela et en Bolivie. Jetons un œil sur cette constitution aussi innovatrice qu’audacieuse dont la toile de fond est la notion du « bien vivre » (« sumak kawsay », en langue quechua) qui, empruntée à la vision indigène du monde, est définie comme « l’ensemble organisé, durable et dynamique des systèmes économiques, politiques, socioculturels et environnementaux » (article 275).

Les 444 articles de la nouvelle constitution, nous dit Magdalena Leon, du portail Internet Amlatina, proposent de « désactiver le néolibéralisme » et d’aller vers un système économique basé sur une répartition plus égalitaire des moyens de production et des bénéfices du développement.

Étroitement lié à une nouvelle conception du développement, le droit au « bien vivre » consacre, entre autres, les droits pour tous à l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, la sécurité sociale, l’énergie électrique, les télécommunications de même qu’aux infrastructures routières et sanitaires.

La nouvelle charte caractérise le système économique comme « social et solidaire », reconnaissant que l’être humain en est à la fois le sujet et le but. Ce système doit tendre vers une « relation dynamique et équilibrée entre la société, l’état et le marché, le tout en harmonie avec la nature » (article 283).

Le droit à la propriété sous toutes ses formes (publique, privée, communautaire, coopérative, associative, etc.) est reconnu mais la vieille notion de « liberté d’entreprise » sans limite est remplacée par « le droit à développer individuellement ou collectivement des activités économiques conformes aux principes de solidarité et de responsabilité sociale et environnementale » (article 66).

Le terme « entreprise » n’est même plus utilisé dans le texte constitutionnel qui lui préfère les expressions « unités économiques » et « unités productives ».

Le travail, un droit social et économique

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États-Unis : La falaise fiscale vue de Chine

Tout récemment, bien que les discussions budgétaires américain n’aient donné aucun résultat, et que la « falaise fiscale » constitué une menace qui se profile pour les États-Unis et l’économie mondiale, le Congrès américain a voté de lourdes dépenses dans le cadre de la loi de programmation militaire pour 2013.

Cette loi témoigne encore d’ingérences diverses et abondantes dans les affaires des autres pays, comme la demande faite par le président américain pour vendre des chasseurs F16-C/D à Taïwan, la préconisation d’appliquer le traité de sécurité américano-japonais à la question des îles Diaoyu, qui constituent une grave ingérence dans les affaires intérieures et la souveraineté de la Chine.

Une telle scène témoigne d’un grave conflit entre un Gouvernement faible et les ambitions impérialistes et la puissance limitée de ce pays.

Car la puissance américaine est bien limitée. Le déficit et la dette nationale astronomiques des États-Unis sont des choses que plus personne n’ignore depuis bien longtemps. Pour cette raison, les responsables politiques américains devraient plutôt essayer de s’attaquer dès que possible au problème du plafond de la dette afin d’éviter que la « falaise fiscale » n’interrompe la reprise économique américaine durement gagnée, et cependant loin d’être assurée, et de limiter les dépenses fiscales à un niveau raisonnable.
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La santé dans tous ses états (màj vidéo)

Cliquez ici pour signer la pétition mise en ligne par l’IPSN (Institut pour la Protection de la Santé Naturelle)

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Le 13 septembre dernier, les comptes de la Sécurité Sociale étaient rendus publics, confortant un déficit prégnant de 17,4 milliards d’euros pour la branche maladie. Ce déficit qui avait connu un pic en 2010 (30 milliards d’euros), s’explique, entre autres, par une consommation importante de médicaments en France.

En effet, la France était en 2008,  le deuxième pays européen le plus consommateur de médicaments (en volume) et le premier concernant les dépenses de médicaments (environ 114 euros par habitant et par an). Une position peu enviable qui placerait presque les Français dans une catégorie d’accrocs aux produits chimiques.

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