1.000 à 1.500 euros : Coût mensuel de la trithérapie d’un malade du SIDA

En France, les patients sont intégralement remboursés pour les soins médicaux engendrés par leur affection. Mais à travers le monde, sur les 34 millions de personnes touchées par le SIDA, 8 millions n’ont toujours pas accès aux traitements.

Par Adeline Raynal

En France, les patients sont intégralement remboursés pour les soins médicaux engendrés par leur affection.
Mais à travers le monde, sur les 34 millions de personnes touchées par le SIDA, 8 millions n’ont toujours pas accès aux traitements.

Espagne : L’État pille le fonds des retraites pour les “paiements d’urgence”

Le Fondo de Reserva de la Seguridad Social, le fonds de la Sécurité Sociale espagnole, a saisi l’opportunité des promesses de Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, de faire « ce qu’il faudrait faire pour sauver l’euro », pour augmenter la part d’obligations souveraines espagnoles qu’il détient. 

Le fonds, qui a été créé pour garantir les paiements futurs des pensions, a acquis 20 milliards d’euros de dette espagnole l’année dernière, et il s’est débarrassé dans le même temps de 4,6 milliards d’euros d’obligations françaises, allemandes et hollandaises. 70% des achats ont eu lieu après les déclarations de Mario Draghi qui ont fait remonter le cours des obligations espagnoles.

Désormais, ce sont 97% de ce fonds de 65 milliards d’euros qui ont été investis en obligations souveraines espagnoles de plus en plus risquées, contre 90% en 2011, et 55% en 2008.

« On dirait qu’à défaut de disposer de sa propre banque centrale pour monétiser sa propre dette, le gouvernement espagnol a tout simplement pillé une autre entité quasi-gouvernementale pour s’assurer du rachat des obligations », écrit le blog financier américain Zero Hedge.

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Salaire à vie : L’emploi est mort, vive le salariat!

Et si, de la même manière que le suffrage universel est venu récompenser notre capacité à tous participer à la chose publique, un salaire à vie venait consacrer notre capacité à tous produire de la valeur? C’est l’idée mise en avant par l’économiste et sociologue Bernard Friot.

Imaginez une société où chacun d’entre nous toucherait un salaire à vie, versé de façon inconditionnelle à partir de la majorité. L’échelle des revenus serait de 1 à 4, soit de 1.500 à 6.000 euros.

Le passage d’un niveau à l’autre serait fonction de la qualification, équivalent du grade dans la fonction publique, attestant qu’une personne «peut participer à un certain niveau de création de valeur économique et a donc droit à un tel niveau de salaire». Ces qualifications, dont la liste précise serait sujette à délibérations, incluraient l’ancienneté, la pénibilité, les diplômes…

Cette société existe, du moins sur le papier: elle est l’œuvre de l’économiste et sociologue Bernard Friot, professeur à l’université Paris-X et auteur notamment de L’Enjeu du salaire, qui voit dans ce système du salaire à vie le moteur d’une véritable révolution. Il permettrait en effet de nous libérer de la «convention capitaliste du travail», qui nous réduit au rang de marchandises que l’on échange sur le marché du travail.

Pour cet universitaire, le chantage à l’emploi fait de nous des «mineurs sociaux» qui ne sont pas reconnus comme «producteurs de valeur économique», et le salaire à vie nous transformerait en «majeurs sociaux».
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La révolution du salaire à vie

Bernard Friot, sociologue et économiste, nous montre comment nous pouvons à l’avenir nous réapproprier notre travail et la valeur économique que nous produisons, en nous opposant à la logique du capital et du marché du travail. Supprimer la propriété lucrative, redéfinir la valeur et instaurer un salaire à vie pour tous, en prolongeant le principe de la cotisation sociale, déjà présente chez les fonctionnaires, les retraités, et dans la sécurité sociale : telles sont les pistes évoquées par Bernard Friot pour émanciper les individus économiquement et sortir du capitalisme.

Japon : Un ministre prie ses concitoyens âgés de mourir, et vite

Le ministre japonais des Finances Taro Aso a accablé ses compatriotes âgés d’un lourd sentiment de culpabilité dans le cadre des réformes d’austérité qu’il impose au pays. Vu le vieillissement de la population, la sécurité sociale japonaise est aux abois. Le Japon compte en effet un tiers d’habitants (et d’électeurs…) de plus de 60 ans. Une facture lourde à digérer pour l’état nippon.

Le grand échiquier japonais, qui est également vice-Premier ministre, estime que les personnes âgées devraient avoir l’occasion de ne pas prolonger inutilement la fin de leur existence.

Mourir à temps – et si possible plus tôt que tard – est à ses yeux une bonne économie. “Que Dieu vous préserve de continuer à vivre alors que vous voulez mourir“, a déclaré Taro Aso. “Je ne pourrais pas me réveiller le matin en sachant que c’est l’État qui paie tout ça pour moi“.

Le ministre, qui est bien connu pour ne pas mâcher ses mots, a par ailleurs 72 ans. Il affirme avoir ordonné à ses proches de l’euthanasier quand son heure serait venue. Dans son discours, le ministre a ciblé les “gens pendus au bout d’un Baxter” et leur entourage qu’il a culpabilisés avec des mots très durs: “La problématique des dépenses faramineuses en gériatrie ne sera résolue que si vous les incitez à se dépêcher de mourir“.

Héritier d’une famille de riches industriels, le ministre de l’économie avait déjà affirmé en 2001 vouloir faire du Japon “une terre où tous les Juifs les plus riches voudraient s’installer“. Son franc-parler ou sa grossièreté – c’est selon – a déjà fait la une des journaux, notamment lorsqu’il déclarait (au sujet des prix du riz) que “même une personne atteinte d’Alzheimer sait dire si 16.000 ou 78.000 yens est plus cher”.

7sur7

Des hôpitaux débordés par des tuberculeux d’Europe de l’Est

Depuis quelques mois, des dizaines de Géorgiens, Tchétchènes et Russes, atteints d’une tuberculose ultrarésistante, débarquent en France. Outre le coût élevé de leur prise en charge, le risque de contagion inquiète les autorités sanitaires.

Par Yves Mamou

Le premier s’est présenté en janvier 2012 aux urgences de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, à Paris.

Un Tchétchène. Il avait les doigts des deux mains entièrement nécrosés. «J’ai été torturé», a-t-il expliqué. L’homme est squelettique et tousse. À l’issue d’une batterie d’examens, une tuberculose ultra­résistante de type XDR (extensive drug resistant), la plus grave des formes de tuberculose, peu sensible aux remèdes connus, est diagnostiquée.

Par chance, La Pitié abrite le plus important service de traitement des maladies infectieuses de France. Le Pr François Bricaire, chef du service, confine aussitôt le Tchétchène en chambre à pression négative pour bloquer la contamination. Il y restera cinq mois avant de rejoindre le centre de soins de suite de Bligny (Essonne).

Cet événement singulier s’est révélé le début d’un processus. Tout au long de l’année 2012, mais aussi en ce début de 2013, quelques Tchétchènes, quelques Russes, et surtout des Géorgiens sont venus en France, en quête d’une grâce contre la maladie mortelle qui les touchait, la tuberculose de type XDR.

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Équateur : Une nouvelle constitution pour bien vivre

Le 28 septembre 2007, le projet de nouvelle constitution proposé par le président Rafael Correa était approuvé par 64% des voix, confirmant une fois de plus l’adhésion de la population équatorienne au « socialisme du 21e siècle », modèle également en voie de réalisation au Venezuela et en Bolivie. Jetons un œil sur cette constitution aussi innovatrice qu’audacieuse dont la toile de fond est la notion du « bien vivre » (« sumak kawsay », en langue quechua) qui, empruntée à la vision indigène du monde, est définie comme « l’ensemble organisé, durable et dynamique des systèmes économiques, politiques, socioculturels et environnementaux » (article 275).

Les 444 articles de la nouvelle constitution, nous dit Magdalena Leon, du portail Internet Amlatina, proposent de « désactiver le néolibéralisme » et d’aller vers un système économique basé sur une répartition plus égalitaire des moyens de production et des bénéfices du développement.

Étroitement lié à une nouvelle conception du développement, le droit au « bien vivre » consacre, entre autres, les droits pour tous à l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, la sécurité sociale, l’énergie électrique, les télécommunications de même qu’aux infrastructures routières et sanitaires.

La nouvelle charte caractérise le système économique comme « social et solidaire », reconnaissant que l’être humain en est à la fois le sujet et le but. Ce système doit tendre vers une « relation dynamique et équilibrée entre la société, l’état et le marché, le tout en harmonie avec la nature » (article 283).

Le droit à la propriété sous toutes ses formes (publique, privée, communautaire, coopérative, associative, etc.) est reconnu mais la vieille notion de « liberté d’entreprise » sans limite est remplacée par « le droit à développer individuellement ou collectivement des activités économiques conformes aux principes de solidarité et de responsabilité sociale et environnementale » (article 66).

Le terme « entreprise » n’est même plus utilisé dans le texte constitutionnel qui lui préfère les expressions « unités économiques » et « unités productives ».

Le travail, un droit social et économique

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États-Unis : La falaise fiscale vue de Chine

Tout récemment, bien que les discussions budgétaires américain n’aient donné aucun résultat, et que la « falaise fiscale » constitué une menace qui se profile pour les États-Unis et l’économie mondiale, le Congrès américain a voté de lourdes dépenses dans le cadre de la loi de programmation militaire pour 2013.

Cette loi témoigne encore d’ingérences diverses et abondantes dans les affaires des autres pays, comme la demande faite par le président américain pour vendre des chasseurs F16-C/D à Taïwan, la préconisation d’appliquer le traité de sécurité américano-japonais à la question des îles Diaoyu, qui constituent une grave ingérence dans les affaires intérieures et la souveraineté de la Chine.

Une telle scène témoigne d’un grave conflit entre un Gouvernement faible et les ambitions impérialistes et la puissance limitée de ce pays.

Car la puissance américaine est bien limitée. Le déficit et la dette nationale astronomiques des États-Unis sont des choses que plus personne n’ignore depuis bien longtemps. Pour cette raison, les responsables politiques américains devraient plutôt essayer de s’attaquer dès que possible au problème du plafond de la dette afin d’éviter que la « falaise fiscale » n’interrompe la reprise économique américaine durement gagnée, et cependant loin d’être assurée, et de limiter les dépenses fiscales à un niveau raisonnable.
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La santé dans tous ses états (màj vidéo)

Cliquez ici pour signer la pétition mise en ligne par l’IPSN (Institut pour la Protection de la Santé Naturelle)

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Le 13 septembre dernier, les comptes de la Sécurité Sociale étaient rendus publics, confortant un déficit prégnant de 17,4 milliards d’euros pour la branche maladie. Ce déficit qui avait connu un pic en 2010 (30 milliards d’euros), s’explique, entre autres, par une consommation importante de médicaments en France.

En effet, la France était en 2008,  le deuxième pays européen le plus consommateur de médicaments (en volume) et le premier concernant les dépenses de médicaments (environ 114 euros par habitant et par an). Une position peu enviable qui placerait presque les Français dans une catégorie d’accrocs aux produits chimiques.

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Qui finance vraiment la Sécurité sociale ?

Les prélèvements sur les salaires représentent 77 % des ressources de la protection sociale, relève le Haut conseil. Pour la première fois, cet état des lieux donne une image globale des ressources qui financent les prestations sociales, quel que soit le payeur.

C’est une étape dans la réflexion du gouvernement sur le coût du travail et la compétitivité, avant la publication du rapport Gallois, le 5 novembre. Le Haut conseil du financement de la protection sociale, un organisme placé sous l’autorité du Premier ministre qui réunit les partenaires sociaux, rend mercredi son premier « état des lieux ». Une version provisoire de ce rapport d’une soixantaine de pages a été transmis au patronat et aux syndicats pour qu’il y apportent leurs remarques. Contrairement au très attendu rapport Gallois, le document du Haut conseil n’est qu’un « diagnostic », a expliqué le gouvernement. Il na rien d’explosif, car il n’examine aucune piste de réforme pour l’instant. Cette deuxième étape, le Haut conseil ne l’abordera qu’en janvier, une fois que le l’exécutif l’aura saisi de scénarios à examiner.

Cet état des lieux n’en est pas moins indispensable à la veille d’une réforme du financement de la protection sociale, annoncée pour l’an prochain. Pour la première fois, ce document donne une image globale des ressources qui financent les prestations sociales, quel que soit le payeur : la Sécurité sociale elle-même (pour l’assurance-maladie, les retraites, les prestations familiales…) mais aussi les régimes de retraite complémentaire comme l’Agirc-Arrco, l’assurance-chômage, l’Etat et les collectivités locales (pour les minima sociaux, les aides aux personnes âgées et handicapées…), ou encore les mutuelles et institutions de prévoyance. Au total, 633 milliards d’euros de prestations ont été versées en 2010 par ces différents acteurs, soit 33 % du PIB.

Qui finance vraiment la protection sociale ? Avant tout, les salaires. Les prélèvements assis sur les revenus d’activité représentent plus des trois quarts des ressources (77 %) : les cotisations sociales bien sûr, qu’elles soient patronales ou salariales, mais aussi la CSG, qui pèse à 70 % sur les salaires. « D’un point de vue économique, la CSG constitue un prélèvement sur les revenus d’activité analogue aux cotisations sociales, même si son assiette est plus large », observe le rapport. Le Haut conseil confirme donc, s’il en était besoin, que « le financement de la protection sociale reste encore largement assis sur les revenus du travail ». C’est justement pour cela que François Hollande a fait le lien entre le coût du travail et la compétitivité.

Le projet de loi de financement de la securité sociale masque-t-il un big bang sur le système des retraites ?

Le gouvernement se penche ce lundi sur la loi de financement de la Sécurité sociale, dont le déficit devrait avoisiner les 13,1 milliards d’euros pour l’année 2012. Une concertation qui risque de réserver quelques surprises, notamment à ceux qui ont bénéficié de la promotion sociale et qui ne sont pas encore partis à la retraite…

Ce lundi 1eroctobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doit être présenté, dans ses grandes lignes, devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Pour l’essentiel, il devrait s’agir d’une loi de transition, sans grande surprise : réduction du déficit de 14 à 11 milliards d’euros, avec 4 milliards pour les retraites, 5 milliards pour la maladie, et 2 milliards pour la branche famille.

Côté recettes, beaucoup d’acteurs privés bouillonnent d’impatience : ils craignent en effet un nouveau coup de bambou destiné à augmenter les recettes. Les assureurs complémentaires imaginent déjà le pire, dans un marché pourtant déprimé par l’instabilité financière et les diverses mesures du PLFR, comme l’augmentation du forfait social sur l’épargne salariale.

Mais, au-delà de ces péripéties habituelles, les signaux faibles se multiplient sur l’intention que pourrait avoir le gouvernement d’entamer un big bang sur le système des retraites en 2013.

Il y a d’abord la nomination des membres du Haut Conseil du Financement de la Protection Sociale, par décret du 20 septembre, dont la présidence est assurée par Mireille Elbaum. Cette ancienne conseillère de Martine Aubry, dans les années 90, est économiste, spécialiste du financement de la protection sociale. Elle s’est prononcée, durant la campagne électorale, en faveur d’une réforme en profondeur de notre système de retraites : fusion du régime général avec les régimes complémentaires, passage à un système par points.

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“Un médicament sur deux est inutile” selon Bernard Debré et Philippe Even

14.7 milliards d’euros : c’est le montant du déficit de la sécurité sociale pour l’année 2012. Selon la cour des comptes, qui a remis son rapport ce jeudi, le déficit est plus important que prévu. Bernard Debré, député UMP de Paris, et Philippe Even, directeur de l’Institut Necker, publient “Le Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux”, où ils affirment que la moitié des médicaments dans nos pharmacies sont “inutiles”.

http://www.dailymotion.com/video/xtjc0a

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“Taxons les retraités”

La Cour des comptes estime à 12 milliards par an le coût pour les finances publiques des ristournes d’impôt et de charges accordées aux retraités.

Un constat sans concession et des remèdes explosifs. Dans son rapport, la Cour des comptes estime à 12 milliards par an le coût pour les finances publiques des ristournes d’impôt et de charges accordées aux retraités. Soit quatre fois la facture de la TVA réduite dans la restauration! Pour la Cour, il y a urgence à réexaminer ces dispositifs. «Les retraités sont dans une situation financière plus favorable que les actifs, notamment les jeunes», justifie son premier président, Didier Migaud.

La niche la plus injustifiée permet aux retraités de diminuer le montant de leur pension de 10% dans leur déclaration d’impôt sur le revenu (IR), comme les salariés en ont le droit pour compenser leurs frais professionnels. Or «les retraités n’ont plus à supporter de dépenses de ce type». En plus d’être injustifié, ce dispositif est également antiredistributif: plus la pension est élevée, plus la ris­tourne est importante. Et les retraités modestes, qui ne sont pas imposables, n’en profitent pas. Tout cela pour une niche qui coûte, au bas mot, 3 milliards par an au budget de l’État.
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Grèce : les soins de santé en péril

Après la pénurie de médicaments qui touche les pharmacies grecques, c’est désormais tout le système de santé du pays qui est en péril. Depuis les dernières mesures d’austérité concernant la sécurité sociale, les non-assurés doivent payer pour accéder aux soins. (Canal Z – 23 juillet 2012)

10% de la population n’a plus le choix, pour se soigner elle doit puiser dans ses économies.

Sécu : le déficit proche de 15 milliards en 2012

Les comptes de la Sécurité sociale montrent que le déficit du régime général en 2012 devrait atteindre 14,7 milliards d’euros. Sans mesures correctrices, le « trou » aurait atteint 15,5 milliards d’euros.

Prévision 2012, au 05 octobre 2011. Source : http://www.securite-sociale.fr/Evolution-du-deficit-de-la-Securite-sociale-Regime-general

Les comptes de la Sécurité sociale sont moins bons que ne le prévoyait la droite, les nouveaux prélèvements décidés par la gauche permettront de rétablir la situation, au moins en partie. C’est le message qu’a voulu faire passer le gouvernement, qui présentait les estimations actualisées de déficit pour le régime général en 2012.

Sans mesures correctrices, le déficit aurait atteint 15,5 milliards d’euros, une dégradation de 1,7 milliard par rapport à ce qui a été voté, à l’automne dernier, dans la loi de financement de la Sécurité sociale.

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La jeunesse a-t-elle été flouée par les baby-boomers ?

L’économiste Mickaël Mangot déclare coupable les “papyboomers” quant aux richesses qu’ils ont contribuées à créer mais qu’ils ont toutes avalées.

Comment redynamiser notre pays ? En faisant une croix sur une partie de nos rentes et en revalorisant le travail : telle est l’affirmation de l’auteur du livre Les générations déshéritées.


Le Medef, dernier bastion de la lutte des classes

Par Éric Verhaeghe

En France, la lutte syndicale s’inscrit dans une longue tradition d’opposition entre patrons d’un côté et salariés de l’autre. Les dirigeants semblent incapables de percevoir les forces de notre pays : innovation et entrepreneuriat ; tandis que les syndicats salariés semblent ne pouvoir exister qu’au travers de l’affrontement. Une situation archaïque en comparaison d’autres pays développés.

Quelles différences séparent le patronat français et ses homologues étrangers ? J’en vois trois, qui sont essentielles.

Premièrement, le Medef ne comprend rien à l’esprit de l’entreprise contemporaine. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les sites Internet du Medef, de son homologue allemand, la BDI, et de leur équivalent américain, la NAM (National Association of Manufacturers).

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Vers la fin de la Sécurité Sociale ?

Depuis plusieurs décennies les déremboursements se sont multipliés, rendant pratiquement obligatoire l’adhésion à une complémentaire santé pour pouvoir se soigner, ils ouvrent ainsi un fabuleux marché aux assurances privées. Délibérément on plombe les comptes de la Sécu, on détruit un système basé sur la solidarité pour offrir aux actionnaires privés un pactole sur lequel ils bavent depuis de nombreuses années.

En 2001, la Sécurité Sociale présentait un excédent de 2,5 milliards d’euros. En 2003, elle présentait un déficit de 13 milliards d’euros, pourtant entre 2001 et 2003, ce n’était pas la crise. Alors pourquoi ce déficit vertigineux ? Simplement par le détournement d’impôts et taxes prélevés au nom du financement de la Sécurité Sociale mais réaffectés au déficit de l’État pour masquer les cadeaux et exemptions de cotisations accordés au patronat.

La réforme du financement de la Sécurité Sociale, comme les privatisations, les suppressions d’emplois dans les services publics, les mesures de restructuration dans l’industrie, toutes les attaques contre les droits ouvriers et démocratiques, sont prises, prétendument, au nom de la dette et des déficits publics.

Plus que jamais, la cohabitation entre un système solidaire et une organisation libérale de la société est une énorme contradiction. Les capitalistes veulent liquider un système de santé qu’il faut au contraire amplifier.

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