Affiches de la campagne en faveur des SDF Français de souche, lancée par Génération Solidaire.



Un manteau qui se transforme en sac de couchage, créé pour les sans-abris, et fabriqué par des sans-abris: c’est l’”Element Survival Coat”, une création très inspirée de Veronika Scott.
(Merci à Gérard13)
Addendum du 11/12/2012 : Un nouveau départ pour André
Paroles de la chanson “Casse sociale” du groupe Vae-Victis
Ton cas est bien trop banal
Pour qu’on s’intéresse à toi
Tu es né au mauvais endroit
Le tout sur fond de crise sociale
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Ils sont entre 100.000 et 200.000 dans les rues de France…
Addendum du 30/10/2012: Qui sont les nouveaux SDF?
La rue. Éric, 50 ans n’arrive pas à en sortir. Il la sillonne tous les jours depuis 2010. Cet ancien commissaire de la police belge a fini par échouer en France où il enchaîne les petits boulots. Quand il y en a. Ses nuits, il les passe dans des refuges d’urgence. Quand il reste de la place.
Sans domicile et sans travail, Didier et Jean-Marc sont ses deux amis d’infortune. Ils se serrent les coudes. Dans la galère, mieux vaut ramer dans le même sens. Éric et ses amis passent de longues heures d’oisiveté dans les parcs publics, l’ennui prend toute sa dimension.
Partie 1:
Partie 2:
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A des lieues du glamour des casinos de Las Vegas mais quelques mètres en dessous, des SDF ont trouvé refuge dans ce qui ressemble au tunnel de la misère…
“ouvrez les Yeux, ouvrez les yeux, vous savez, je veux dire…Toute cette aide que nous donnons partout dans le monde…C’est ici que nous avons besoin d’aide.”
De nombreux “habitants” de “Tent-city” avaient l’habitude de se blâmer eux même pour leur infortune, mais avec 3.5 millions d’américains faisant chaque année l’expérience de la rue ainsi que 700 000 personnes chaque nuit, leur message pour les politiciens a changé.
“Les politiciens et le gouvernement n’ont pas protégé le peuple américain, ils ont autorisé les délocalisations sauvages pour des sociétés bénéficiaires. Des entreprises qui gagnent de l’argent comme jamais auparavant. Le travailleur et citoyen américain moyen souffre et fait les frais du programme des politiciens.”
Ils devraient favoriser les candidats qui promettent d’augmenter les minima sociaux ou de mettre en place des politiques de redistribution plus généreuses. Or ça n’est pas toujours le cas. Des chercheurs américains ont décrypté le phénomène.

Qu’on se le dise : les citoyens économiquement les plus modestes ne sont pas toujours fans des politiques de redistribution. Du moins si l’on en croit leur vote. C’est ce que démontrent depuis plusieurs décennies les études électorales américaines. Et, de plus en plus fréquemment, les études électorales européennes.
Comme le confirme Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof (centre de recherches politiques de Science Po), «Depuis une trentaine d’années, la sociologie, autrefois déterminante dans l’explication du comportement électoral, n’explique plus qu’en partie le vote.»
Au cours de ces trois dernières années, la dévastation sociale de la Grèce a entraîné une augmentation drastique de la famine et du nombre des sans domicile fixe (SDF). Officiellement l’on estime qu’un tiers des Grecs vit à présent sous le seuil de pauvreté mais en réalité les choses sont bien pires.
Selon les statistiques nationales de l’agence ELSTAT, au début de la crise en 2010, plus de 3 millions (27,7 pour cent) sur les 11 millions d’habitants que compte la Grèce vivaient déjà au bord de la pauvreté ou de l’exclusion sociale. Depuis, les conditions de vie de millions de gens ont considérablement empiré.
Le chômage de masse est à présent un phénomène permanent avec des taux officiels de 21 pour cent. Pour la première fois, plus de 50 pour cent des jeunes sont sans emploi. Plus de 500.000 personnes n’ont aucun revenu d’aucune sorte dans ce qui était jusque il y a quelques années un pays au niveau de vie en hausse. La situation est si désespérée que quelque 500.000 personnes ont quitté le pays.
Par Gilles Bonafi
Ce graphique de la dette publique américaine est une exponentielle. En effet, concernant la dette, il ne faut pas appliquer la formule des intérêts simples mais celle des intérêts composés. Chaque année, on ajoute ainsi à la dette, une autre dette, ce qui conduit à la magnifique exponentielle que nous avons sous les yeux. Le capitalisme et son accumulation de capital par l’intérêt est un système mathématiquement condamné qui conduit à l’explosion de la dette et donc, à la catastrophe sociale.

Pour étudier la situation économique américaine, le centre de recherche de la Fed de Saint-Louis est incontournable. Ses données sont en effet de grande qualité, même si l’on constate en général un retard de 3 à 6 mois sur l’actualité (le temps de la collecte des informations).
En consultant les données de la dette publique totale US, on apprend qu’elle totalisait 14 790 milliards de dollars au premier juillet 2011. Mais, plus intéressant, on constate qu’en un an, 1 228 milliards de dollars de dettes ont été ajoutés.
Le sans domicile fixe, âgé entre 30 et 40 ans, n’était pas connu des services sociaux de la ville. [Il] serait mort d’hypothermie, selon les premières constatations.

La descente aux enfers des USA se poursuit. Le 29 décembre 2010, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques aux USA, a publié son rapport sur la situation des crédits immobiliers au troisième trimestre 2010.
Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce que l’on martèle quotidiennement, la situation économique s’aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos.

Village de tentes à Sacramento (Californie), en 2009
Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5 % depuis le début de l’année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d’augmentation par rapport à 2009 (page 42/65 et 45/65 du rapport).
Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi !
Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d’augmentation par rapport à 2009 (page 45/65).
Heureusement que la crise est terminée !
“Le nouveau visage de la misère aux États-Unis.”
(Merci à Virtus & Honor)
La “ville de tentes” du Colorado en pleine expansion.
A Colorado Springs, on trouve une “ville de tentes” qui s’agrandit un peu plus chaque jour. Les habitants l’ont appelée “Obamaville,” en raison de l’absence d’effort du Président vis-à-vis des citoyen américains sans logis et sans emploi.
Le nouveau rapport de L’OCC, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US, dépendant du Trésor américain, est sorti le 23 juin 2010. Intitulé « OCC and OTS Release Mortgage Metrics Report for First Quarter of 2010 », il fait le point sur les prêts immobiliers (non commerciaux) US, leur nombre, leur répartition par catégories et surtout, dénombre les saisies immobilières en cours.

Étant un organisme gouvernemental de contrôle des banques, ses données sont exceptionnelles sur le plan qualitatif, des données qui prouvent que l’économie US est en phase avancée de destruction, ceci en totale contradiction avec ce que l’on peut lire dans la presse.
Pour commencer, il faut savoir que l’ensemble des crédits immobiliers non commerciaux aux USA représentent 5947,548 milliards de dollars, soit plus de deux fois le PIB de la France. Or, ce rapport de l’OCC nous apprend que 87,3 % de ces prêts sont remboursés sans incident (voir tableau : encadré en rouge « current and performing ») ce qui signifie que 12,7 % de ces prêts sont actuellement en difficultés.
Les USA se retrouvent donc avec une ardoise immobilière brute de 755,33 milliards de dollars.
Glaneurs des villes, glaneurs des champs. Au XIXe siècle, les glaneuses, c’était ces paysannes immortalisées par le tableau de Millet qui ramassaient dans les champs les épis ayant échappé aux moissonneurs. Cette pratique date du Moyen Âge.

Les glaneurs (peinture à l’huile, 1883) – Georges Laugée
Une ordonnance de 1550 permet aux « personnes infirmes ou âgées, les enfants et les indigents qui ne peuvent pas travailler, de ramasser les épis de blé dans les champs après que le laboureur aura enlevé les gerbes », pendant trois jours, après le lever du soleil. À cette époque, il s’agissait d’un « droit d’usage sur la production agricole, réservé aux plus pauvres et aux nécessiteux ».
À l’heure du chômage de masse et de la précarité accrue, cette pratique qui s’inscrit dans le cadre d’un système de débrouille revêt une dimension essentiellement urbaine. Sur les fins de marchés ou autour des poubelles des rues commerçantes, on parle dorénavant de « glanage alimentaire » ou de « glanage urbain ».
Étudiants, mères de famille, chômeurs, retraités… pour survivre il n’ont qu’une solution : glaner les fruits et légumes à la fin des marchés ou faire les poubelles des commerçants. Karine, Joseph, Emilio et Fatima ont accepté que nous les suivions dans leur quête. Le phénomène n’est pas nouveau. Mais comme le montre une étude récente, il prend de l’ampleur. Crise oblige.
(Vidéo en anglais, mais les images sont assez révélatrices de la “reprise” outre-Atlantique)
Située à seulement une heure de New York City, une ville de tentes en plein essor offre un asile aux réfugiés de la récession économique.
Un endroit comme Manhattan connaît actuellement un taux de chômage à deux chiffres. Dans la Big Apple, les refuges pour SDF sont remplis chaque nuit. Mais en dehors de la ville, où les gîtes sont rares, les sans-abri ont trouvé des solutions.
(Merci à Pakc)