L’épopée des fusées V2, premiers missiles balistiques

La V2 n’est pas, loin s’en faut, un projet qui prit la suite des V1. En fait, ce fut même un concurrent de la V1, projet du RLM (Reichsluftfahrtministerium : ministère de l’air), qui voyait d’un assez mauvais œil des projets aériens lui échapper. Pour les chercheurs de la VfR (Verein für Raumschiftfahrt), la création du centre de Peenemünde pouvait être considérée comme une aubaine. Sur l’île d’Usedom, ils allaient pouvoir donner la mesure de leurs capacités. Pendant que les Américains, absorbés par la mise au point de l’arme atomique et le développement des armes conventionnelles, négligeaient les travaux de Goddard sur les fusées, le IIIème Reich établissait un programme accéléré de recherche à Peenemünde, comparable à celui du Manhattan Project.

aerostories.free.fr

Polynésie : Le mystère mérou

Derrière la gueule peu avenante du mérou se cache une énigme. Un mystère bien moins limpide que les eaux de Polynésie où il batifole. Ce qui intrigue les chercheurs, c’est le curieux ballet de sa reproduction, cet énorme speed-dating qui, chaque année, à la pleine lune de juin ou de juillet, voit converger dix-huit mille poissons dans l’atoll de Fakarava, mais aussi des centaines de ­requins affamés venus profiter de l’orgie.

Pour cerner la logique de ce rassemblement unique, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta, habitué des plongées extrêmes — on se souvient de son odyssée sur les traces du cœlacanthe —, s’est lancé un nouveau défi : s’immerger vingt-quatre heures à 20 mètres de profondeur pour une observation in situ. Cette performance humaine inédite est ­l’acmé de l’expédition dont ce film brosse le récit, entre périple high-tech et enjeux scientifiques.

Dotés d’un matériel vidéo pointu, Ballesta et son équipe cartographient les lieux en 3D, filment les attaques de requins au ralenti grâce à une caméra qui offre une précision de mille images par seconde, et jouent les limiers en eaux troubles, observateurs pointilleux d’un biotope aux beautés hypnotiques.

Le Silence des Nanos

L’action se déroule sur l’écran d’un ordinateur connecté au réseau. Une navigation dans le cyberespace permet de découvrir ce que recouvrent les nanotechnologies en terme de programme.

De lien en lien, de site en site, de téléchargement en téléchargement, le film révèle l’histoire de ces technologies émergentes, les visions et les rêves dont elles procèdent ou qu’elles génèrent. Les questions, qui ne sont pas nouvelles : notre rapport à la technologie, au développement, au progrès ; mais qui, devant la révolution technologique annoncée, s’imposent avec acuité.

Réalisé par Julien Colin

Suisse : L’anneau du CERN

Le cinéaste belge Bram Conjaerts a visité les sites du CERN et la campagne environnante, effectuant des recherches pour son nouveau documentaire. Le film parcourra les 27 km de l’anneau, mais, à la différence de la plupart des documentaires sur le LHC, il se déroulera essentiellement en surface.

Alors que le CERN fête ses 60 ans, le Grand collisionneur de hadrons fait la joie des physiciens. Cent mètres sous terre, à cheval entre la Suisse et la France, cet immense accélérateur de particules permet de remonter aux origines de l’univers.

Mais qu’en pensent les habitants de la région? Que représente pour eux cet anneau enfoui sous leurs pieds?

Alain Prochiantz : « Les bactéries pensent aussi »

Alain Prochiantz, professeur au Collège de France à la chaire de processus morphogénétique revient sur les méandres de sa carrière, ce qu’il appelle des « accidents ». L’un d’entre eux (une découverte majeure et inattendue) a redessiné les contours théoriques de sa discipline et ouvert de nouvelles voies thérapeutiques.

C’est le scientifique qui se livre ici, mais aussi le philosophe des sciences et l’artiste. Car pour lui toutes ces activités se nourrissent les unes des autres.

Une injection dans l’oeil pour voir dans le noir !

Quelques gouttes dans les yeux, voilà ce qu’il faut pour devenir un super-héros. Un groupe de «bio-hackers» californiens connu sous le nom de Science for the Masses, vient en effet de rendre publique leur premier test sur l’homme d’un produit améliorant la vision nocturne.

Après en avoir reçu sur les yeux, le cobaye a pu voir dans le noir des formes que les autres ne pouvaient pas distinguer.

Le secret de leur invention porte le nom de chlorine e6 (Ce6), un dérivé de la chlorophylle, le pigment qui donne aux feuilles leur couleur verte significative. Les propriétés de cette molécule sur la vision sont connues depuis longtemps: «Il y a une bonne quantité de documents qui parlent d’injection dans des modèles comme des rats», a expliqué le «bio-hacker» Jeffrey Tibbetts au Mic.

«Après avoir fait des recherches, il faut passer à l’étape suivante».
Quand un chercheur joue les souris de laboratoire

Pour pousser la recherche jusqu’au bout, un membre de Science for the Masses s’est donc porté volontaire pour tester le produit. Le biochimiste Gabriel Licina a reçu 25 microlitres du mélange dans chaque œil. Une dose extrêmement faible. L’équipe a ensuite attendu: les expérimentations passées ont montré qu’il fallait une heure pour que la Ce6 agisse.
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Transhumanisme : Bienvenue au Googlistan (Rediff.)

Surinformés sur la boulimie de Google, vous en avez certainement perdu les grandes lignes de sa stratégie : fusionner l’homme et la machine. Ils sont déjà à mi-chemin. Le premier back-up de votre cerveau est prévu pour 2035. 20 ans. Il s’agit de tenir jusque-là, en attendant G Brain…

Cherchant un sujet de prospective pour les fêtes, histoire de plomber l’ambiance festive, vous découvrez accidentellement que Barack Obama pourrait être nommé président de Google à un poste plus ou moins exécutif aux alentours de 2020.

Une probabilité, une évidence, même.

Rien dans la constitution américaine n’interdit à un ancien président de l’ancienne première puissance mondiale de devenir président de la nouvelle puissance mondiale.

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Bionique : copier la nature pour réinventer ?

L’objectif de la bionique : mettre à nu les principes à l’œuvre dans la nature, comprendre les mécanismes qui ont permis la survie des espèces au fil de millions d’années, puis les reproduire artificiellement.

Depuis Léonard de Vinci, les scientifiques explorent les merveilles de fonctionnalité de la nature. Les inventions qui s’en inspirent, depuis le planeur d’Otto Lilienthal jusqu’au fameux effet lotus, sont nombreuses et variées. A force, n’a-t-on pas déjà tout reproduit ?

« X:enius » observe, fasciné, que la bionique est loin d’avoir atteint ses limites. Cette science pénètre de mieux en mieux les mystères de l’évolution. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise observent les colonies de fourmis pour comprendre comment améliorer l’efficacité d’une organisation ; demain, les capteurs électriques d’un poisson faciliteront le travail des chirurgiens du cœur.

Les villes du futur – Futuris

Plus de la moitié de la population mondiale vit en ville. Et le rythme d’urbanisation ne faiblit pas. Cela suppose des ressources énergétiques toujours plus importantes. Ursula Eicker, directrice scientifique à la faculté des Sciences appliquées de l’université de Stuttgart, décrypte pour nous les grandes orientations des villes de demain, dans ce numéro spécial du magazine Futuris.

“Le corps humain se vend en pièces détachées”

Le corps est devenu une marchandise comme une autre. Spécialiste mondiale de la bioéconomie, Céline Lafontaine livre son analyse.

Par Julie Zaugg

L’essor des biotechnologies et des capacités de conservation in vitro a favorisé depuis quelques décennies la mise en place d’un bazar mondialisé d’éléments du corps humain, désormais vendus au plus offrant.

Avec son livre coup de poing «Le Corps-Marché», Céline Lafontaine, professeure de sociologie à l’Université de Montréal, dénonce les agissements de certains acteurs peu scrupuleux de l’industrie biomédicale.

Elle décrypte les enjeux tant éthiques que politiques liés au développement de la bioéconomie.

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Un matériau révolutionnaire qui refroidit au soleil et renvoie vers l’espace son surplus de chaleur

Des chercheurs de l’Université Stanford ont conçu un nouveau matériau qui exposé au soleil et à l’air garde naturellement une température de 5 degrés inférieure à la température ambiante, soit un système de refroidissement « gratuit » (hors coût de sa fabrication). Ce matériau est d’autant plus étrange qu’il se débarrasse de sa chaleur dans l’espace et non pas dans l’atmosphère.

Selon leur article publié dans la revue Nature, le matériau mis au point par le professeur Shanhui Fan et son collègue Aaswath Raman du Département de génie électrique de Stanford, se présente sous la forme d’une fine « crêpe » de 20 cm de diamètre et 1,8 micromètre d’épaisseur où alternent des couches de verre (dioxyde de silicium) et d’oxyde d’hafnium (HfO2) déposées sur un support de silicium par des techniques issues des nanotechnologies.

Ce millefeuilles possède deux propriétés remarquables : d’une part, il reflète 97 % de la lumière visible – c’est un miroir très réflexif -, d’autre part il irradie une partie de la chaleur qu’il reçoit (lumière infrarouge) sous forme de radiation d’une longueur d’onde comprise entre 8 et 13 micromètres, ce jusqu’à se trouver à 5 degrés au-dessous de la température de l’air ou de la matière en contact avec lui.

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Issy les Moulineaux (92) : Microsoft imagine l’école de demain

À notre époque, le numérique prend une place de plus en plus importante. Microsoft, ayant bien conscience de cela, a décidé de s’attaquer au secteur de l’éducation en créant une classe immersive pour des écoliers français. Présentation de cet espace qui allie technologie et apprentissage à travers différents ateliers pédagogiques.

Situé à Issy les Moulineaux en banlieue parisienne, ce lieu unique en Europe pensé par Microsoft s’inscrit dans la lignée des promesses du gouvernement concernant la refonte du modèle éducatif français via les nouvelles technologies.

Le but est également de rendre la compréhension de certaines matières jugées compliquées, comme par exemple la physique, plus accessible grâce au côté ludique des nouvelles technologies tactiles et 3D.

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Un océan gigantesque découvert à 700 km sous la surface de la Terre

Un réservoir d’eau contenant l’équivalent de trois fois le volume de l’ensemble des océans de la planète a été découvert sous la surface de la Terre. Retrouvé sous une couche de roches à plus de 700 km de profondeur, il pourrait permettre aux scientifiques d’en savoir plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

Et si l’eau sur Terre provenait d’un gigantesque réservoir souterrain ? C’est en tout cas ce que pense une équipe de chercheurs, après avoir découvert un océan situé à plus de 700 km de profondeur, et contenant près de trois fois le volume d’eau contenu sur Terre.

Les scientifiques espèrent d’ailleurs que cela leur permettra de mieux comprendre le cycle de l’eau sur Terre mais aussi comment la tectonique des plaques déplace l’eau entre la surface et ce réservoir.

Ce mystérieux réservoir était en réalité dissimulé au cœur d’une roche bleue, connue sous le nom de ringwoodite, à 700 km de profondeur dans le manteau terrestre, c’est-à-dire la couche de roches brûlantes située entre la surface de la Terre et son noyau. La taille impressionnante du réservoir, trois fois le volume des océans de la planète, pourrait permettre d’en savoir un peu plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

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États-Unis : Notre assiette du futur vue par la Silicone Valley

L’alternative food est en vogue aux États-Unis. Et pour nourrir neuf milliards d’humains en 2050, il faut des initiatives. Les Américains américaine ont des idées pour nos assiettes de demain.

John, qui habite au large de San Francisco (Californie), a lancé une ferme de criquets. Pour ce chef d’entreprise, les hommes n’auront pas de choix : “La nourriture coûte de plus en plus chère, or aucun autre élevage que l’insecte n’offre autant de viande qu’avec si peu d’espace“, explique-t-il.

D’autres chercheurs californiens travaillent sur les algues marines, un antioxydant que l’on retrouvera en petit gâteau sans lait, en mayonnaise sans cholestérol, ou alors des glaces très peu caloriques. Une autre société travaille sur des chips du futur avec poivrons, salade ou potiron.

Infarctus : Mieux vaut prévenir que guérir

Tension artérielle, obésité, malbouffe, tabac, stress, manque d’activité… Ces symptômes d’une société “bien portante” auraient-ils raison de notre cœur ? Selon Jochen Jordan, de la clinique de psychocardiologie de Bad-Nauheim, notre organe vital ne serait pas adapté à la vie sédentaire actuelle.

Mais pourquoi certaines familles sont-elles plus prédisposées que d’autres à l’infarctus ? Et pourquoi le taux d’infarctus et la mortalité augmentent-ils désormais si rapidement chez les femmes jusqu’ici épargnées ? Réunis dans le projet européen Cardiogenics, les plus grands spécialistes de l’Union tentent depuis 2007 de mieux comprendre le rôle joué par l’hérédité, afin de développer des thérapies préventives.

Parallèlement, les recherches continuent pour améliorer les traitements existants tandis que l’équipe de l’Institut Max-Planck poursuit ses études concernant la régénérescence du tissu du muscle cardiaque. En Europe les systèmes de santé dépensent chaque année 120 milliards d’euros pour les soins et la recherche concernant les maladies cardiaques.

Les cyborgs sont-ils l’avenir de l’être humain ?

Smartphone, GPS, … nous sommes entourés de technologies ” intelligentes ” censées nous faciliter la vie. Pourquoi ne pas fusionner avec elles et nous transformer en cyborgs ? X:enius se penche sur ce scénario dont bien des aspects sont déjà des réalités.

À l’Université libre de Berlin, les deux présentateurs de X:enius se mettent dans la peau d’humains bioniques le temps d’une journée. À force de stimuler leurs capacités mentales, ils finissent par réussir à piloter un fauteuil roulant rien que par la pensée : preuve que ces êtres mi-humains mi-machines sont depuis longtemps passés de la science-fiction à la réalité.

Ils font même partie du quotidien. Exemple avec le britannique Neil Harbisson, premier cyborg officiellement reconnu par un État. Ceci est certes un cas extrême, mais il y a longtemps que la technique a été greffée sur le corps humain. Des prothèses high-tech remplacent certains membres, tandis que des implants électroniques permettent de soigner la surdité et d’offrir aux aveugles une vision, même sommaire.

Pour autant, certains, appelés ” transhumanistes “, pensent que la technique ne doit pas seulement pallier les handicaps, mais aussi améliorer les capacités physiques pour achever l’œuvre de l’évolution humaine, qu’ils considèrent comme incomplète. La frontière entre l’humain et la machine, autrefois nette, devient de plus en plus floue. Quelle part de vérité contient ce scénario ? Quels sont les enjeux de cette évolution pour notre société ?

Va-t-on bientôt utiliser du sucre pour extraire l’or ?

Une équipe de chercheurs a découvert qu’un dérivé de l’amidon permettait d’extraire l’or du minerai brut. Une méthode bien moins coûteuse et bien plus écologique que celles utilisées actuellement avec un poison violent, le cyanure.

Du sucre suffirait-il à extraire l’or du minerai brut? Le tout pour une bouchée de pain et sans risque de polluer l’environnement ? C’est en tout cas ce que pensent des chercheurs qui rapportent avoir découvert par hasard ces propriétés inattendues d’un dérivé de l’amidon. Alors qu’actuellement, les procédés les plus couramment utilisés par l’industrie minière pour extraire l’or impliquent du cyanure, un poison violent.

Ce poison rend soluble le métal précieux et le liquide obtenu est alors filtré pour récupérer l’or. Ce processus est à l’origine de plus de 80% de l’or produit dans le monde. Mais l’usage du cyanure est particulièrement dangereux, avec d’importants risques en cas de fuite, tant pour l’environnement que pour les ouvriers travaillant dans les mines. Dans le nord du Japon en février dernier, une usine métallurgique avait ainsi laissé s’échapper cinq tonnes de déchets contenant du cyanure de sodium, de quoi tuer 125.000 personnes.

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L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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La fin du mirage britannique ?

Alors que la plupart des projecteurs médiatiques sont braqués sur la Grèce, aux dernières nouvelles les taux d’intérêts sur la dette de ce pays viennent d’ailleurs d’atteindre le chiffre délirant de 13%, la Grande-Bretagne vit une situation en tout point similaire, voir même plus grave.

Mais étrangement, point de panique sur la City dans nos médias, il est vrai qu’ils ne s’inquiètent guère non plus de la situation US, forcément meilleure puisque super Obama résout tout les problèmes.

Les britanniques traversent également une crise politique qui rend le pays complètement ingouvernable, le déclin des travaillistes est certain, mais le pays possède trois grandes formations politiques capables de peser et le futur vote du 6 mai prochain risque de ne pas donner de majorité claire. Ce qui devrait favoriser les petits partis extrémistes comme le BNP (British National Party) qui pourront jouer des alliances pour permettre aux grands partis de former une majorité, c’est d’ailleurs l’un des gros problèmes du vote à la proportionnelle [en fait, le scrutin est majoritaire, à un tour - NDLR] que cette situation souligne.

L’autre petit parti qui pourrait peser étant l’UKIP, dont j’aimerais qu’il y ait l’équivalent en France, car il réclame l’indépendance de la GB et la sortie pure et simple de l’union Européenne, tout un programme auquel je ne peux qu’adhérer. Bien sûr, ce parti est qualifié d’extrémiste par le système médiatique, puisque l’UE est forcement notre avenir…

Mais quel que soit le prochain parti au pouvoir, il va devoir affronter une situation économique particulièrement préoccupante. Les poumons de l’économie britannique ont tout simplement cessé de fonctionner, la dévaluation a certes arrangé les choses sur le déficit commercial, preuve que oui, cela aide, mais le déclin du pétrole en mer du Nord et l’hypertrophie du secteur tertiaire et financier, tout comme le déclin industriel, ne préparent pas à l’optimisme.

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L’inefficacité des politiques publiques maintient le Mexique dans la crise

A un carrefour de Mexico, Juan Barrera, 34 ans, lave les pare-brise des voitures. “Faut bien manger”, soupire ce maçon au chômage qui gagne moins de 150 pesos (7,7 euros) par jour. Comme lui, 900 000 Mexicains ont perdu leur emploi en 2009 dans le pays d’Amérique latine le plus touché par la crise. Voté lundi 16 novembre, le budget 2010 suffira-t-il pour redresser la barre ? Les experts en doutent.

En 2009, la croissance mexicaine devrait chuter de 7,3 %, contre une baisse de 2,5 % en moyenne dans les autres nations d’Amérique latine et des Caraïbes, selon le Fonds monétaire international (FMI).

“Le Mexique est trop dépendant du marché américain, qui concentre 80 % de ses exportations. Le pays est aussi victime de politiques publiques inadaptées qui lui ont fait perdre son potentiel de leader latino face au Brésil”, souligne Bernardo Bolmedo, professeur d’économie à l’Université autonome du Mexique (UNAM).

La production pétrolière, qui représente 40 % des ressources de l’Etat, ne cesse de décroître, entraînant, en 2009, des pertes fiscales de 14 milliards d’euros. Même dégringolade du côté des transferts de fonds des émigrés. La deuxième source de devises du pays devrait afficher une baisse annuelle de 13 %, selon la Banque du Mexique.

Quant au secteur touristique, il subirait une chute de 15,3 % en 2009, d’après la Confédération nationale du tourisme.

“Le Mexique doit investir davantage en matière d’infrastructures mais aussi en technologie, en éducation ou en recherche”, a déclaré le Prix Nobel d’économie 2001, Joseph Stiglitz, en visite à Mexico. Lire la suite