Gaz de schiste, les lobbies contre-attaquent

Depuis des années, les lobbyistes, hommes de main des industriels, jouent dans l’ombre des parties qui sacrifient la santé publique aux intérêts financiers. Vache folle, sang contaminé, amiante : dans ces scandales sanitaires retentissants, ils ont manipulé l’opinion et les politiques en toute impunité.

Aujourd’hui, leur nouveau terrain de jeu, c’est les gaz de schiste, dont la France a interdit l’exploitation en 2011. Depuis, les lobbyistes du secteur n’ont qu’un objectif : convaincre les politiques de faire marche arrière. Pour cela, ils noyautent les organes du pouvoir, s’appuient sur des hauts fonctionnaires, s’entourent de scientifiques complaisants, fournissent des études partisanes et bernent les médias.

France – 2014

Sérum fœtal bovin dans les vaccins et de médicaments : La France doit-elle se faire du mauvais sang ?

Des entrepreneurs peu scrupuleux, une tromperie sur l’origine de la marchandise, un enjeu de santé publique… Après la viande de cheval, l’affaire du sérum fœtal bovin a tous les ingrédients du scandale sanitaire.

Quatre personnes, dont l’ex-PDG d’une entreprise choletaise, ont été renvoyées, le 24 mars, devant le tribunal correctionnel, a-t-on appris mercredi 1er avril. Ils sont poursuivis pour un vaste trafic international autour de ce produit utilisé, notamment, dans la fabrication de vaccins et de médicaments.

Il aura fallu huit ans d’enquête et cinq juges d’instruction pour venir à bout de ce dossier tentaculaire, instruit par le pôle santé de Paris et révélé par Le Courrier de l’Ouest en décembre 2014. Il s’en est fallu de peu que l’affaire soit prescrite. Le procureur de la République de Paris a rendu son réquisitoire définitif quelques mois avant le délai de prescription, fixé en juin 2015.

L’affaire démarre en 1987, quand Henner B., aujourd’hui âgé de 61 ans, crée la société Biowest à Nuaillé (Maine-et-Loire). Né en Allemagne, ce charpentier de formation s’est reconverti dans le marché porteur du sérum fœtal bovin, apparu dans les années 1980 avec l’essor des biotechnologies. Extraite du sang d’un veau en gestation, cette “fleur de vie“, comme la décrit un spécialiste, est utilisée pour la mise en culture des cellules dans les laboratoires.
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Quand manger sain devient une obsession !

Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir manger «sans» : sans sucre, sans gras, sans viande mais aussi désormais sans gluten ou sans lactose. Une réaction à l’industrialisation croissante de l’alimentation, sans cesse ébranlée par les scandales sanitaires.

Le principe de précaution dépasse le cadre des contrôles sanitaires pour devenir un véritable mode de vie : près d’un Français sur six évite le gluten, devenu l’ennemi public numéro un. Éliminer les toxines, privilégier les aliments riches en nutriments et écouter son corps devient un leitmotiv.

Les produits estampillés «sans» envahissent les rayons des grandes surfaces. Mais ces pratiques alimentaires virent parfois à l’obsession et certaines personnes finissent par contrôler compulsivement tout ce qu’il y a dans leur assiette.

Réalisé par Sophie Romillat – France 5 (22/03/2015)

Chlordécone : Poison Durable (Docu)

L’affaire de la Chlordécone est le scandale sanitaire le plus retentissant de ces dix dernières années aux Antilles françaises. Cet insecticide a été épandu sur les bananiers pendant plus de vingt ans, jusqu’en 1993 et sûrement même après, polluant la flore et intoxicant la faune et les hommes. Classé comme cancérigène possible, cette molécule avait été interdite dès 1976 aux États-Unis.

Réalisé par Thierry Derouet et Cécile Everard (France – 2013)

Faut-il avoir peur des vaccins ?

La controverse autour des vaccins est de retour dans l’actualité.

Invités au micro de Jean-Marc Morandini: Damien Mascret (médecin généraliste et journaliste santé au Figaro) et Fabien Courtois (délégué de l’association Liberté, information, santé).

En novembre dernier, une jeune femme de 18 ans a déposé plainte après de graves effets secondaires liés, selon elle, au vaccin Gardasil contre le cancer du col de l’utérus. Par ailleurs, la pandémie de grippe H1N1 de 2009 a laissé des traces puisque les Français rechignent à se faire vacciner cet hiver contre la grippe saisonnière…

Europe : Des médicaments dangereux dans les plats cuisinés

L’affaire touche désormais l’Allemagne, avec un premier cas avéré dans des lasagnes surgelées. Plusieurs carcasses de chevaux provenant d’abattoirs du Royaume-Uni et contenant des traces de phenylbutazone, un anti-douleur proscrit dans l’alimentation, ont été envoyées en France et sont “peut-être entrées dans la chaîne alimentaire”, ont annoncé jeudi 14 février les autorités britanniques.

Après le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, des traces de viande chevaline ont également été retrouvées en Norvège et en Suisse. A Chypre, les autorités ont annoncé qu’un supermarché local avait détruit par mesure de précaution 16 tonnes de steaks hachés, de crainte qu’ils ne contiennent de la viande chevaline.

Outre 2.500 tests ADN à travers toute l’Europe sur les plats au bœuf, on demande aux États de procéder à quelque 4.000 contrôles pour détecter la présence éventuelle de phénylbutazone, un anti-inflammatoire pour les chevaux, qui rendrait la viande impropre à la consommation.

Les chevaux sont couramment traités au phénylbutazone – un antidouleur qui sert notamment à soulager leurs souffrances squeletto-musculaires, par exemple en cas de boitement.
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