Chine : Un modèle à bout de souffle ?

Entretien avec David Baverez, un “business angel”, investisseur dans des start-ups à Hong-Kong (Chine) depuis trois ans. Auteur de Génération tonique (éd. Plon), il y dépeint les atouts de la Chine et les incompréhensions de l’Occident face à son modèle.

La Bourse de Shanghai qui s’écroule à son plus faible taux journalier depuis huit ans (7,63%), les exportations chinoises en baisse et un taux de croissance qui “patine” à 7%… Plus rien ne semble aller dans l’Empire du Milieu. Voilà que les marchés étrangers commencent à se méfier de la Chine, longtemps perçue comme une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers. Comment en est-on arrivé là?

On a souvent décrit la Chine comme un eldorado économique, avec une croissance et une productivité imbattables… Comment cette image s’est-elle construite?

David Baverez : Il faut remonter à l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978, deux ans après la mort de Mao Zedong. Le nouveau chef d’État rompt avec l’économie maoïste. Fini la planification, la collectivisation et l’autarcie. Deng Xiaoping lance une politique de “socialisme de marché” pour hisser la Chine au rang des plus grandes puissances mondiales. Le pays rentre dans ses Trente Glorieuses, et connaît une révolution anhistorique, complètement hors norme. Il encourage les investissements extérieurs et légalise les entreprises privées.
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Le pouvoir de l’effet placebo

Pendant des siècles, les placebos ont été considérés comme de la fausse médecine faisant appel à la tricherie et à la supercherie, mais ce documentaire ouvre une porte et démontre toute la puissance des placebos et les véritables effets qu’ils ont sur notre esprit et notre corps..

Inde : Le secteur pharmaceutique entaché par des scandales

Cet été, 700 marques de médicaments génériques testés par la société indienne GVK Bio ont dû être retirées du marché européen, à la demande de la Commission européenne.

En cause : des “manipulations systématiques de données” lors des essais cliniques. Cette décision intervient suite à la recommandation émise par l’Agence française de sécurité du médicament, en janvier dernier.

Cette nouvelle affaire ébranle la réputation de l’Inde comme leader dans le domaine pharmaceutique.

Les nouveaux jackpots des laboratoires pharmaceutiques

Après des années très fructueuses, l’industrie pharmaceutique se trouve aujourd’hui face à une réelle difficulté. La période d’invention et d’apparition de nouvelles molécules, puis le défi des médicaments génériques sont passés, et les laboratoires ne proposent plus grand-chose en terme de médicaments.

Le marché ne pouvant plus être élargi, il faut augmenter le nombre de patients. Les laboratoires tentent donc de médicaliser des phénomènes naturels comme l’envie de manger, la ménopause ou l’absence de désir.

Ce nouvel horizon est prometteur, et les pharmacies vendent à profusion des formules miracles pour toutes sortes de petits maux.

Margarine : La déconfiture

Il y a quelques années encore, la margarine était parée de toutes les vertus: facile à tartiner, légère et surtout riche en précieux acides gras insaturés, en oméga 3 et 6… Bref, bien plus saine que le beurre et ses vilaines graisses saturées qui bouchent les artères. Mais aujourd’hui le vent tourne! Les produits naturels et de fabrication locale ont la cote. Voici le grand retour du beurre suisse, tandis que la margarine se retrouve sur le banc des accusés.

La margarine a longtemps été recommandée aux personnes ayant un taux de cholestérol trop élevé ou en surpoids. Les acides gras insaturés des huiles végétales étaient jugés plus sains pour notre corps. Mais toutes les huiles végétales ne se valent pas. L’huile de coco ou encore l’huile de palme sont composées d’acides gras saturés, comme le beurre. Des produits souvent utilisés dans la fabrication de margarine.

La margarine perd du terrain. Les médecins ne la conseillent plus systématiquement aux malades du cœur. Le beurre se retrouve d’ailleurs sur les plateaux repas des services de cardiologie. Une tendance qui touche aussi le monde de la restauration. Des boulangers reviennent au beurre, un produit sain et naturel qui ne fait pas de mal lorsqu’il est consommé sans excès.

Les rois de l’escargot

Si les Français restent les plus importants consommateurs d’escargots au monde, avec plus de 30.000 tonnes produites chaque année, le commerce de ce mollusque s’est lentement mais sûrement développé, mondialisé et décliné en de multiples produits dérivés.

Difficile d’imaginer que certains s’en servent pour estomper leurs rides ou le consomment dans des mets pour le moins surprenants, véritables produits de luxe que l’on retrouve sur les tables des plus grands restaurants.

Ce documentaire part à travers le monde, à la rencontre des passionnés d’escargots: ceux qui les consomment, ceux qui les élèvent et ceux qui imaginent de nouveaux débouchés.

États-Unis : Zone blanche pour les électrosensibles

Si l’électrosensibilité n’est toujours pas reconnue aux États-Unis, ils sont beaucoup plus nombreux à en souffrir. Conséquence : les personnes concernées sont obligées de s’organiser. Elles aménagent leur logement, isolent leurs ordinateurs.

Mais d’autres choisissent des solutions beaucoup plus radicales en se réfugiant dans des zones blanches, où toute onde électromagnétique est interdite. A Green Bank, les téléphones ne passent pas, tout comme la 4G et la wifi. En cause ? La présence d’un télescope géant, qui doit être protégé des antennes téléphoniques qui pourraient l’endommager. Aujourd’hui, la ville compte également quelques électrosensibles.



Toulouse : La justice reconnaît pour la première fois comme handicap l’électrosensibilité


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Comment se déroule une inspection sanitaire dans un restaurant ?

Comme chaque été, la répression des fraudes veille. Enquête avec des gendarmes accompagnés d’inspecteurs sanitaires, lors d’un contrôle d’ampleur dans un restaurant asiatique de la Côte d’Azur, où plus d’une centaine de couverts sont servis chaque jour. L’inspection y a été organisée à la suite d’une dénonciation d’un ancien employé.

Indonésie : Le mal des mineurs du soufre

Allumettes, savons, nous utilisons du soufre quotidiennement, mais sans connaitre les conditions dans lesquelles il est extrait. Rencontre avec des mineurs indonésiens qui récoltent cette matière au péril de leur vie.

Sur l’île de Java en Indonésie, la montagne est en feu chaque nuit, des flammes bleues qui sous leur halo bleuté cachent du soufre. Un souffre pur en bloc manipulé à mains nus, sans masque par les ouvriers. Ils sont plusieurs centaines à s’enfoncer chaque jour au fond du cratère, au bord du plus grand lac d’acide au monde.

La dernière éruption du volcan Ijen date d’il y a 20 ans, mais c’est à petit feu qu’il emporte ces travailleurs. Cancers, maladies respiratoires, maladies de peau, c’est le prix à payer pour un salaire de cinq euros par jour.

La révolution des impressions en 3D

Ce lundi 17 août, Maxence a reçu une prothèse de main imprimée en 3D, une première en France. Une révolution qui prouve une fois encore que cette technologie peut faire des miracles.Dans la santé avec des prothèses par exemple, mais pas seulement. Des voitures, des maisons et même des ponts peuvent aujourd’hui être imprimés en 3D.

Phytothérapie : Les plantes médicinales remportent un important succès

Aujourd’hui, 45 % des Français disent avoir recours à la Phytothérapie. Les consommateurs en sont de plus en plus friands. Mais attention, mal utilisées, certaines plantes peuvent être dangereuses.

À la découverte des huiles alimentaires

De pistache ou d’argan, les huiles rehaussent les plats et les industriels surfent aujourd’hui sur ce marché en plein essor. Chaque année, ils sortent de nouvelles saveurs pour ces huiles rares et de goût.

Ces huiles nouvelles promettent des bénéfices en terme de santé, mais à condition de savoir lire les étiquettes, note une diététicienne. Il est notamment important d’avoir quatre fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Un rapport important qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires.

Il est aussi essentiel de varier les huiles au moins tous les deux mois. Et quel que soit le goût choisi, il ne faut pas dépasser quatre cuillères à soupe par jour et par personne.

Dopage du cerveau : L’intelligence sur ordonnance ?

Nous n’utilisons que 10 % de nos capacités intellectuelles. Aussi les spécialistes en neurosciences s’efforcent-ils de trouver les molécules qui permettraient d’activer toutes les zones disponibles de notre cerveau.

Aux États-Unis, la Ritaline et le Modafinil – prescrits au départ pour les enfants hyperactifs – sont devenus des drogues à la mode. Mais ce dopage de notre matière grise suscite un débat animé. À l’avenir, serons-nous tous beaucoup plus intelligents ou simplement pharmacodépendants? Enquête dans les laboratoires de recherche sur les espoirs et les risques engendrés par ces traitements miracles.

Phytothérapie : Des racines et des herbes

Les plantes sont à la mode. Tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires, elles ont envahi les rayons des officines et des supermarchés. Pour se soigner, des millions de Français s’orientent aujourd’hui vers les remèdes naturels, et la phytothérapie a le vent en poupe.

Les spécialistes affirment que l’on peut soigner plus de 80 maux grâce aux plantes. Malheureusement, à l’heure du tout chimique, la pharmacopée traditionnelle a été délaissée, et les formations sont insuffisantes pour garantir la sécurité des consommateurs. A qui faire confiance ? Et comment être certain de ne pas risquer sa santé en se soignant avec des plantes ? Enquête.

Autrans (38) : Les fleurs influencent nos émotions

À Autrans (Isère), en immersion dans la nature, son petit laboratoire sur le dos, cette pharmacienne recherche des fleurs qui sont à maturité idéale pour élaborer des élixirs. Aujourd’hui ça sera le bouton d’or.

Chaque fleur est choisie en fonction du message qu’elle véhicule et son impact sur nos émotions. L’élixir de bouton d’or permet par exemple d’avoir confiance en soi. Du cognac bio est utilisé pour la conservation.

Dans le laboratoire artisanal de Deva, les dilutions de fleurs de Bach se font à la main. Jusqu’à 3.000 flacons sont expédiés chaque jour en Europe et jusqu’en Australie. L’efficacité des fleurs de Bach n’est pas prouvée scientifiquement, mais elles sont de plus en plus utilisées en thérapie complémentaire.

Les nouveaux géants verts

L’industrie des aliments biologiques s’est développée grâce à une foule de petits joueurs. Ils ont offert des produits recherchés par les consommateurs soucieux de leur alimentation. Cette offre est couronnée d’un tel succès que les distributeurs d’aliments Bio les plus en vue sont achetés par des géants comme Kellogg ou General Foods. Les produits Bio deviennent subtilement des produits naturels, un qualificatif non-règlementé. Mais leur marketing, lui, reste le même.

Buffets à volonté : Une recette en or !

Quel est le point commun entre un club de vacances, un bar branché, un restaurant routier et une table de luxe ? Le buffet à volonté. Inventé dans les années 1960 avec la naissance des premiers clubs de vacances, ce type de restauration s’est aujourd’hui imposé partout. Le concept est simple: des dizaines de plats proposés pour un prix fixe et la possibilité de se resservir à l’infini.

Une avalanche de plats dont les clients raffolent, et qui fait aussi le bonheur des restaurateurs car avec sa nourriture basique et l’absence de serveurs, le buffet est une formule très rentable.

Mais la qualité est-elle toujours au rendez-vous ? Est-il bien raisonnable pour la santé de consommer sans modération ? Côté hygiène, les clients prennent-ils des risques ?

Enquête sur ce nouveau mode de restauration, et rencontre avec ceux pour qui buffet rime avec succès.

Faut-il se méfier des vaccins ?

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé la tenue d’un débat nationale sur les vaccins. Les Français en sont parfois méfiants. Aujourd’hui en France, seulement trois vaccins sont obligatoires : ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Mais problème : le vaccin qui ne contient que ces trois formules (DTP) est en rupture de stock depuis des mois. On ne trouve plus que des vaccins combinés. Certains parents estiment qu’on leur force la main en leur imposant d’autres vaccins qui ne sont pas obligatoires même s’ils sont recommandés.

Côté bénéfices et risques, les vaccins ont des effets secondaires : fièvre, douleurs articulaires ou plus graves, on soupçonne le vaccin contre la grippe A d’être responsable de cas de narcolepsie. Mais pour les autorités sanitaires, les bénéfices restent bien supérieurs aux risques, même si 24% des médecins généralistes se méfient de certains vaccins.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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Grande-Bretagne : Les Noirs ont 2 fois plus de risque que les Blancs d’avoir un cancer de la prostate

La Ligue de recherche contre le cancer de Grande-Bretagne vient de calculer le risque de souffrir d’un cancer de la prostate en fonction de son groupe ethnique. Les hommes d’origine africaine ont deux fois plus de risques que les hommes d’origine caucasienne.

Des scientifiques britanniques viennent de découvrir que les hommes d’origine africaine vivant en Angleterre ont deux fois plus de risques d’être diagnostiqués d’un cancer de la prostate et d’en mourir que les hommes d’origine caucasienne. Pour la première fois en effet, la Ligue de recherche contre le cancer de Grande-Bretagne s’est penchée sur les origines ethniques des patients souffrant d’un cancer de la prostate.

Leur étude, publiée sur le site médical biomedcentral.com indique qu’au cours de sa vie, un Britannique aura 1 chance sur 8 d’avoir un cancer de la prostate, mais que cela passe à 1 chance sur 4 s’il est d’origine africaine et à 1 chance sur 13 s’il est d’origine asiatique.

Quant au risque de mourir de ce cancer, il est de 1 sur 24 pour les hommes d’origine européenne, de 1 sur 12 pour ceux d’origine africaine et de 1 sur 44 pour ceux d’origine asiatique. Enfin, l’âge du diagnostic diffère également puisque le cancer apparaît en moyenne 5 ans plus tôt chez les hommes d’origine africaine.
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Épigénétique : Nous sommes ce que nous mangeons

Pourquoi deux vrais jumeaux ne sont-ils pas sujets aux mêmes maladies? Selon les chercheurs, de nombreux facteurs influent sur notre organisme, et en premier lieu, l’alimentation : celle-ci aurait une influence directe sur nos gènes et ceux de nos descendants.

La question de savoir dans quelle mesure nous sommes préprogrammés ou façonnés par l’environnement continue à susciter des controverses. Le domaine de l’épigénétique est apparu pour combler la brèche entre l’inné et l’acquis. La définition la plus courante de l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN ».

En d’autres termes, si la génétique cherche à établir la relation entre les gènes et l’hérédité, l’épigénétique étudie comment l’environnement interagit avec les gènes pour modifier la façon dont ils s’expriment.

Le coût annuel de la pollution s’élève à plus de 100 milliards d’euros

Dans un rapport dévoilé ce mercredi 15 juillet, une commission d’enquête du Sénat a évalué pour la première fois le coût de la pollution. Le verdict est sans appel : plus de 100 milliards d’euros par an.

Particules fines, oxydes d’azote, émissions d’ammoniaque, ces polluants en suspension coûtent de plus en plus cher…

Une alimentation saine et respectueuse du climat

En décembre prochain, les chefs d’État et de gouvernements se retrouveront à Paris pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où ils devront après d’âpres négociations conclure un accord détaillé sur la réduction des émissions de carbone et l’atténuation du réchauffement planétaire.

A l’approche de cette réunion, les gouvernements devraient prendre note d’un fait crucial, mais souvent ignoré : la principale cause de la dégradation de l’environnement et de l’épuisement des ressources est le changement de notre alimentation – qui plus est, une alimentation peu propice à une vie saine.

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des revenus a entraîné une évolution radicale des habitudes alimentaires, avec en particulier une place croissante de la viande dans l’alimentation. Étant donné que l’élevage et le transport du bétail nécessitent plus d’intrants, de terres, d’eau et d’énergie que les plantes, l’accroissement de la demande en viande épuise les ressources naturelles, exerce des pressions sur les systèmes de production alimentaire, détruit les écosystèmes et contribue fortement aux changements climatiques.

La production de viande consomme presque dix fois plus d’eau que la production de calories et de protéines végétales. Il faut par exemple 15.415 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf. C’est également une manière peu efficace de produire des aliments : 30 calories végétales sont nécessaires pour donner 1 calorie animale.
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Vieillir est-il une maladie ?

Si elle n’avait pas été détectée par les radars de la revue Nature, la rencontre qui s’est déroulée le mercredi 24 juin entre une équipe médicale et la Food and Drug Administration (FDA, l’agence américaine des produits alimentaires et des médicaments) aurait pu passer inaperçue. Pourtant, ce qui va se discuter là est un changement de paradigme pour la médecine – et éventuellement la philosophie… – qui pourrait avoir d’importantes conséquences pour l’industrie pharmaceutique. Pour résumer l’enjeu en une phrase, ces chercheurs vont tenter de convaincre la FDA que vieillir est une maladie.

Concrètement, que va-t-il se passer ? Cette équipe, emmenée par Nir Barzilai, directeur de l’Institut de recherche sur le vieillissement de l’Albert Einstein College of Medicine (New York), présentera le projet TAME, mot dont le sens premier est “domestiquer” ou “dresser”, mais qui est ici l’acronyme de Targeting Aging with Metformin, c’est-à-dire “Ciblage du vieillissement avec la metformine”. Cette dernière est à l’origine une molécule couramment utilisée contre le diabète de type 2, qui a pour but de faire baisser, chez les personnes qui souffrent de cette pathologie, la résistance anormale de leur organisme à l’insuline. Mais elle a également fait preuve d’autres propriétés étonnantes, notamment sur des modèles animaux. Une équipe russe a ainsi montré dans plusieurs études que la metformine ralentissait le vieillissement et prolongeait la vie chez des souris. Le même genre de résultat a aussi été obtenu avec le petit ver Caenorhabditis elegans, qui est un organisme modèle en biologie.

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Les produits des ruches : De véritables médicaments

Dans les ruches, il y a le miel, bien sûr, tout de monde en consomme l’hiver pour lutter contre une mauvaise toux, mais la abeilles fabriquent aussi du pollen, de la gelée royale et de la propolis, des produits qui ont des vertus méconnues.

On les trouve dans les pharmacies, mais aussi dans les magasins spécialisés. Pur ou en mélange, les produits de la ruche se retrouvent sous de nombreuses formes. Ils attirent de plus en plus les consommateurs.

Le pollen contient ainsi des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments. Mais ces produits ont un coût qui peut parfois freiner les consommateurs. Ces compléments alimentaires font fureur auprès des personnes qui se méfient des médicaments.

Les abeilles, un maillon fort de l’écosystème

Soigner à la chaîne

En Europe, le nombre d’opérations chirurgicales n’a jamais été aussi élevé. Cela signifie-t-il que l’on soigne mieux ? De plus en plus, les praticiens appliquent la «médecine factuelle» : des commissions établissent, à partir d’études cliniques et de statistiques, des lignes directrices auxquelles doivent se référer les professionnels de santé pour délivrer traitements et thérapies.

Mais cette approche suscite la controverse. Laissant peu de place à la singularité de chaque individu, elle ouvre la voie à la standardisation des décisions. Pourtant, les cas particuliers existent et il pourrait être dangereux de les traiter uniquement sur la base de conclusions qui s’appliquent au plus grand nombre.

Allemagne (2013)

Qu’est-ce que ce “Viagra féminin” (qui n’en est pas un) ?

Le Flibanserin, destiné à raviver l’appétit sexuel des femmes approchant la ménopause, est en passe d’être autorisé aux Etats-Unis. Un traitement qui malgré son surnom de “viagra féminin” n’a strictement rien à voir avec la fameuse pilule bleue.

Un comité consultatif d’experts a recommandé jeudi 4 juin 2015 à l’Agence américaine des médicaments (FDA) d’autoriser la commercialisation d’un médicament, le Flibanserin, pour traiter les troubles du désir chez les femmes approchant de la ménopause. L’autorisation de cette pilule abusivement surnommée ”le viagra féminin” devrait toutefois se faire sous des conditions strictes en raison des risques d’effets secondaires importants. Des risques qui ont d’ailleurs poussé en 2010 la FDA à rejeter deux fois la demande d’autorisation pour ce médicament.

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Le Pr Séralini dénonce des tests faussés sur les pesticides et OGM

Une nouvelle étude de Gilles-Eric Séralini assure que les tests de commercialisation des OGM et des produits chimiques sont faussés car l’alimentation des rats de laboratoire serait elle même polluée. Polémique en vue.

La nouvelle étude réalisée par Gilles-Eric Séralini, de l’université de Caen, provoquera encore sans doute une controverse. Selon ses travaux publiés ce soir dans PLOS one, tous les tests de réalisés au cours des 50 dernières années pour déterminer l’autorisation de commercialiser les produits chimiques ou les OGM seraient faussés.

En cause : l’alimentation des rats de laboratoires utilisés pour mener ces tests de toxicité. Elle contiendrait déjà des pesticides, des métaux lourds, des dioxines et de PCBs à des quantités pouvant induire une toxicité, selon le biologiste et ses confrères Robin Mesnage et Nicolas Defarge. 

Cette nouvelle étude qui a coûté une cinquantaine de millier d’euros (salaires des étudiants compris) a bénéficié du soutien des régions Île-de-France et Rhône-Alpes ainsi que des Fondations Lean Nature, Charles Léopold Mayer et du CRIIGEN.
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Les routes du cochon [Rediff.]

La viande de porc est la plus consommée en France – plus de trente kilos par personne par an. Pourtant, difficile de savoir d’où proviennent les cochons une fois transformés.

Le reportage retrace le parcours de la filière porcine, chez les agriculteurs, dans les coulisses de l’industrie agro-alimentaire, dans les abattoirs outre-Rhin, où des intérimaires roumains et polonais travaillent dans des conditions très précaires. Mais toutes les garanties sanitaires sont-elles réunies pour les consommateurs?