Le Roundup donne naissance à de « super mauvaises herbes » !

De même que la lourde utilisation d’antibiotiques a contribué à l’apparition de « supermicrobes » résistant aux médicaments, [un article du New York Times du 3 mai 2010 nous apprend que] l’utilisation intensive, par les fermiers américains, du désherbant « Roundup » [marque de l'herbicide dénommé glyphosate, initialement breveté par Monsanto et commercialisé, depuis 2000, par d'autres firmes, sous d'autres noms], a mené à la croissance rapide de nouvelles « super mauvaises herbes », extrêmement tenaces, que le poison industriel n’arrive plus à éradiquer.

De plus en plus de fermiers américains sont confrontés à cette situation, partout, dans l’Est, le Midwest et le Sud du pays, et sont donc conduits à vaporiser leurs champs avec des herbicides encore plus toxiques !

C’est la course folle en avant dans l’empoisonnement des denrées, mais aussi des sols et de l’eau !

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L’économie américaine n’a pas retenu grand-chose de la crise

La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain est bien moins alléchante qu’elle n’y paraît. En effet, les variations de stock compteraient pour moitié dans la progression de 3,2% enregistrée au premier trimestre, en glissement annuel. Cela signifie que la hausse réelle n’a été que de 1,6%, soit un peu moins que le trimestre précédent.

Plus inquiétant, la consommation a augmenté plus vite que le revenu disponible des ménages, réduisant le taux d’épargne. Dans le même temps, les importations ont gonflé à un rythme plus soutenu que les exportations, faisant grimper le déficit commercial. L’économie américaine semble basculer à nouveau vers les déséquilibres structurels qu’elle a connus entre 2002 et 2007. Pour reprendre la célèbre formule attribuée à Talleyrand, qui parlait des émigrés revenus en France après la Révolution : “Ils n’ont rien appris ni rien oublié.

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OGM : l’étude russe qui pourrait «déraciner» une industrie

En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d’OGM avec 134 millions d’hectares, selon l’ISAAA qui chaque année fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires – dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour – pourrait bien s’alourdir prochainement alors qu’une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d’y être ajoutée.

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Celle-ci prend la forme d’une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d’être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l’ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l’Institute for Responsible Technology aux États-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003.

A ce jour, les évaluations d’OGM conduites et financées grâce à des fonds publics se comptent sur les doigts d’une seule main.

Menée conjointement par l’Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l’Institut de l’Écologie et de l’Évolution, cette étude russe a duré deux ans avec pour cobaye des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d’une manière classique les petits mammifères, à l’exception près que certains d’entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) tolérant à un herbicide .
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Crise agricole : il faut sortir de la logique productiviste

A l’heure où 10 000 céréaliers français défilent à Paris à l’appel de la FNSEA, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (Fnab) défend dans un communiqué – relayé par l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique d’Alsace (Opaba) – l’importance de soutenir l’agriculture biologique, solution à la crise agricole.


La Fédération rappelle la situation intenable des exploitants en agriculture conventionnelle, dont la logique productiviste ne cesse de montrer ses limites : revenus en chute libre, endettement, faillites, sans compter les impacts sur l’environnement et la santé.

L’agriculture bio offre au contraire, selon la Fnab, « la possibilité pour les paysans de vivre décemment des revenus de leur travail. […] Cette crise historique, réelle et sérieuse de l’agriculture, poursuit-elle, ne doit pas être instrumentalisée par les organisations professionnelles pour prolonger un système qui en a été à l’origine. Comment comprendre que les plus grands bénéficiaires de la PAC aujourd’hui se retrouvent à défiler ? »

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La condition humaine sous les ondes électromagnétiques artificielles

De plus en plus de personnes ressentent l’agression physique que constitue la présence d’ondes électromagnétiques artificielles dans l’air de notre vie de tous les jours, ondes qui sont nécessaires au fonctionnement des nouvelles technologies sans fil lancées sur le marché.

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Les personnes souffrant de ces nouvelles ondes sont très souvent totalement démunies pour expliquer la situation sanitaire, technologique et sociale à autrui, ainsi que leur situation personnelle qui en découle. Clairement, les implications de l’évolution sociétale à laquelle nous faisons face sont tellement énormes et ahurissantes, qu’il est bien difficile de les expliquer précisément et parfois d’y croire.

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«Vers la modération» [monétaire et bancaire]

Quelles sont les missions d’une banque ? Est-elle au service de la population en recevant des dépôts et en accordant des crédits, en émettant et administrant des titres, en effectuant des opérations boursières, des transactions et en conseillant sa clientèle en matière financière ? Contribue-t-elle ainsi à l’évolution sociale ? Ou doit-elle obtenir des rendements les plus élevés possible pour ses investisseurs, s’agrandir sans fin, si possible dans le monde entier, prendre des risques ? Doit-elle rétribuer ses directeurs comme des princes ?

Silvio Gesell

Le titre du dernier ouvrage du professeur Hans Christoph Binswanger «Vorwärts zur Mässigung» (Vers la modération) convient bien au débat actuel. Il constitue un tour d’horizon à travers l’œuvre de l’auteur. Ceux qui cherchent des suggestions de solutions à la crise actuelle ne seront pas déçus.

Binswanger propose une restructuration du système monétaire en relation avec une réorientation de l’économie : il faut abandonner la recherche unilatérale de taux de crois­sance élevés et s’orienter vers une meil­leure préservation des ressources naturelles qui se raréfient et vers le respect de l’environnement.

Une croissance modérée et davantage d’argent en circulation sont certes indispensables pour ne pas mettre en danger le fonctionnement de l’économie moderne mais la «modération» est nécessaire. Qu’est-ce que cela signifie dans le domaine financier?

Restructuration du système monétaire

Binswanger propose une procédure qui va plus loin que les propositions de Thomas Jordan (BNS) ou de Boris Zürcher (Avenir Suisse). Il faut restructurer le système monétaire et réorienter l’économie.

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Les nanotechnologies, mal connues du grand public, au coeur d’un débat houleux

Le débat public sur les nanotechnologies a mis en lumière un “consensus sur la nécessité” de recenser ces substances et de fournir “une information large, précise et continue”, relève dans un bilan rendu public mardi la commission chargée d’organiser ce débat.

Les matières et déchets radioactifs font l’objet d’un large inventaire national rendu public. Pourquoi ne pas procéder de la même manière pour les nanotechnologies, note la Commission nationale du débat public (CNDP) en résumant dans ce bilan et dans un compte-rendu les propositions avancées lors du débat.

Organisé du 15 octobre au 23 février dans 17 villes en France, il a été “particulièrement perturbé” à Lille, Grenoble, Rennes, Lyon et Marseille et les trois dernières réunions (Orsay, Montpellier, Nantes) ont été annulées et remplacées par des débats sur internet, rappelle la CNDP.

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La vie des choses

La vie d’un truc” ou “l’histoire d’un machin” ce sont les traductions possibles de “The story of stuff“, un documentaire américain animé et controversé au sujet du cycle de vie des produits de consommation. Il a été réalisé par Louis Fox en 2007. Ce film d’une vingtaine de minutes nous rappelle le cycle de vie de tous ces objets que l’on consomme au quotidien sans vraiment savoir d’où ils viennent et ou ils vont.

L’activiste Annie Leonard a écrit et raconte ce film. Elle explique d’une façon ludique et sérieuse comment fonctionne l’économie globale matérialiste et ses conséquences sur l’économie, l’environnement et la santé. En février 2009, ce documentaire avait été vu dans 228 pays et territoires. Selon le site hébergeur Modèle:As of, il y aurait déjà plus de 7 millions de visites.

Partie 1:

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Santé : la victoire coûteuse de Barack Obama

“Oui, ils ont fait l’histoire”, titre le Washington Post. Après des mois d’âpres négociations au Congrès, Barack Obama a remporté, dimanche 21 mars, une victoire législative majeure avec l’adoption d’une réforme historique de l’assurance-maladie. En portant personnellement cette réforme, M. Obama “a démontré qu’un président qui a un but, adopte un plan de bataille et s’y tient, n’est pas facile à mettre en défaut”, souligne le Los Angeles Times.

Obama au contribuable désargenté : "Je veux de l'argent pour ce tacot" (jeu de mot sur le nom de la prime à la casse automobile de 2009, l'ambulance représentant le projet de réforme)

La Chambre des représentants a approuvé par 219 voix contre 212 le texte adopté en décembre par le Sénat, alors qu’une majorité de 216 voix était nécessaire. “En bien des manières, cette bataille est la continuation des débats passionnés de la campagne de 2008″, souligne Mother Jones. Le Wall Street Journal, pour sa part, ne décolère pas du ralliement de l’élu du Michigan, Bart Stupak, connu pour ses positions anti-avortement, et qui aurait “vendu son âme à un exécutif édenté”. Au total, 34 démocrates ont voté contre le projet de loi avec 178 républicains, dont pas un n’a voté pour la réforme.

Sur dix ans, la réforme, d’un coût de 940 milliards de dollars (695 milliards d’euros), devrait aussi réduire le déficit américain de 138 milliards de dollars (102 milliards d’euros), selon le bureau du Budget du Congrès. Le texte prévoit en effet une baisse des dépenses du programme d’assurance-maladie des personnes âgées (Medicare). Au total, le texte devrait permettre de garantir une couverture à 32 millions d’Américains qui en sont dépourvus.

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Le FMI plaide pour des mesures d’austérité dès 2011

Les pays développés avec des déficits publics élevés doivent commencer dès aujourd’hui à préparer leurs opinions publiques aux mesures d’austérités qui seront nécessaires à partir de l’an prochain, a estimé dimanche le numéro deux du Fonds monétaire international.

Pour le FMI, il y a urgence à préparer les opinions publiques de certains pays fortement endettés ! Les mesures de restriction qui vont devoir être prises seront inévitables à partir de l’an prochain, de quoi toucher les ménages au portefeuille, selon John Lipsky, le Directeur général adjoint du FMI.

L’ampleur des ajustements sera si vaste que ces mesures inévitables risquent de se traduire par :

1) Un recul des allocations de santé et de retraite

2) Une réduction des dépenses publiques

3) Une hausse des impôts

S’il est pour l’instant “approprié” de conserver les mesures de soutien à l’économie mis en place dans les pays développés, l’assainissement des finances publiques devra démarrer par la suite, dès 2011, si la reprise économique suit son cours, a encore expliqué le numéro deux du FMI…
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L’obésité est un thème d’investissement

Le surpoids génère d’importants coûts sociaux. Le problème offre néanmoins d’intéressantes directions d’investissement.

Près d’un tiers de la population des États-Unis est obèse et plus de 60% des Américains sont en surpoids.

L’obésité se répand dans les pays émergents, suite à l’amélioration du niveau de vie qui engendre une consommation accrue de calories. Elle entraîne d’importants coûts sociaux, ce qui a incité les autorités à réagir. Des campagnes nationales sont régulièrement mises en œuvre pour sensibiliser le public. L’obésité génère des dépenses significatives en matière de santé.

De plus, elle a des incidences néfastes dans le domaine du travail (absentéisme, productivité diminuée) et crée d’importants dérangements psychologiques. Ce phénomène de société engendre également des problèmes pratiques dans la vie de tous les jours, dans les transports notamment.

En matière économique, l’obésité est un important facteur de coûts, surtout de par son impact en matière de santé. En Suisse, une estimation sur 2008 mentionne que les coûts de santé engendrés par les personnes en surpoids s’élèvent à 5,7 milliards de francs. Ce montant a plus que doublé sur cinq ans. Aux États-Unis, l’obésité coûte environ 147 milliards de dollars, soit environ 10% des coûts de la santé.

Mais l‘obésité est un thème d’investissement porteur, car les taux de progression du fléau sont importants et la lutte contre cette maladie s’intensifie. A ce jour, les ventes en relation avec l’obésité dépassent 300 milliards de dollars. Plusieurs secteurs bénéficient directement de la surcharge pondérale, à commencer par la pharmacie et les hôpitaux. On mentionnera également les segments tels que la confection (avec la montée des tailles XXL), l’alimentation saine et les secteurs développant l’activité physique des personnes (gymnastique, fitness). Ou les produits susceptibles d’accroître la mobilité des personnes ou de contenir les effets du surpoids. Enfin, le créneau du manque d’activité physique a été détecté par les fabricants de jeux vidéos, car la nouvelle génération de jeux demande davantage de mouvements de la part des adeptes.

L’Agefi

1 milliard d’euros dépensés contre la Grippe A

Alors que la pandémie est terminée et que seulement 7% de la population a accepté de se faire vacciner, l’heure est aux comptes. Achat des vaccins et des masques, campagne de pub, envoi des convocations, location des gymnases… La facture de la grippe A se monte à 1,02 milliard d’euros. La France a-t-elle trop dépensé ?

La facture, encore incomplète, pour lutter contre la grippe A/H1N1, s’élève déjà à plus d’un milliard d’euros. Pour esquisser un premier bilan de la grippe A, le Journal du dimanche (JDD) a mis à jour les chiffres disponibles et les a additionnés, en compilant notamment ses propres estimations du coût de paiement des vacataires et des dépenses liées aux consultations des généralistes.

La France s’est mise en ordre de bataille pour une véritable guerre contre un virus qui devait frapper la population et faire perdre plusieurs points de PIB à l’économie nationale. A l’aune du bilan, cette “débauhe de moyens” déployés a-t-elle été disproportionnée? La grippe A a fait 302 victimes en France… bien moins qu’une vulgaire grippe saisonnière. Autant que le coût financier, c’est la défiance dont ont fait preuve les Français à l’égard de leurs dirigeants qui doit inquiéter aujourd’hui.

Le ministère de la Santé a indiqué qu’il était “trop tôt pour valider la moindre estimation. Nous sommes en train de traiter les différentes remontées chiffrées, l’objectif du ministère étant, dans un souci de transparence, de donner le coût constaté de la campagne de lutte contre la grippe.
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Crise grecque : le faux alibi de la dette

Certains accusent la Grèce d’être responsable de la crise qui la frappe de par ses dépenses budgétaires incontrôlées. Mais pour Gabriel Colletis, c’est bien la folie des marchés financiers qui est coupable. Dans cette première partie, l’économiste examine les maux de l’économie grecque ainsi que les hypocrisies des spéculateurs.

Après avoir dépensé des centaines de milliards d’euros ou de dollars dans différents plans dits de « relance » de l’activité économique ainsi que, surtout, dans le soutien du système financier, tous les gouvernements, et pas seulement le gouvernement grec, semblent avoir désormais choisi la voie de la « sortie budgétaire ». Ce choix est estimé nécessaire afin de maîtriser les déficits, alors même que le risque existe de produire un impact négatif sur une croissance restant très fragile.

Prenant quelque distance avec l’unanimisme ambiant, nous voulons donner suite aux observations et interrogations exprimées par Paul Krugman aux Etats-Unis ou Paul Jorion en France. Le premier n’hésite pas, en effet, à dénoncer « l’hystérie des déficits » (New York Times, 5 février), alors que le second s’interroge « la dette est-elle un boulet ou un prétexte ? » (Le Monde, 9 février), penchant plutôt pour la deuxième hypothèse.

En nous centrant sur le cas de la Grèce, nous évoquerons d’abord les maux dont souffre ce pays (1.), puis nous commenterons la nature des « doutes » que l’on prête aux marchés, lorsque ceux-ci semblent s’effaroucher du niveau des déséquilibres des comptes publics de certains Etats (2.). Enfin, nous examinerons les issues actuellement privilégiées, en Grèce comme ailleurs, pour réduire les déficits et restaurer la « confiance des marchés » (3.).

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Réduction du déficit, l’impossible promesse européenne

L’engagement de la France à ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 paraît extrêmement osé. Il faudrait pour cela baisser de façon colossale les dépenses publiques. L’analyse de Béatrice Mathieu du Centre de Prévision de L’Expansion.

Le gouvernement français n’est jamais à une promesse près. Celle qu’il vient de donner à la Commission européenne est encore une fois très osée : malgré les incertitudes sur l’ampleur de la reprise, la France s’est engagée à ramener le déficit public (Etat, collectivités locales et comptes sociaux) de 8,2% du PIB en 2009 à 3% en 2013. Un pari extrêmement audacieux, pour au moins deux raisons.
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La France dit viser l’équilibre budgétaire en 2020

La France vise l’équilibre budgétaire en 2020, a déclaré le Premier ministre François Fillon.

Le chef du gouvernement s’exprimait sur Europe 1 après la transmission à la Commission européenne de la trajectoire actualisée des finances publiques, qui prévoit un retour à un déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2013.

“On s’est fixé un objectif : repasser en dessous de 3% en 2013 et atteindre l’équilibre à l’horizon 2020″, a-t-il déclaré.

“On s’est calé d’ailleurs à peu près sur ce que fait l’Allemagne”, a-t-il ajouté.

Pour réduire le déficit public, “on va ralentir l’augmentation”, a poursuivi François Fillon. “Il ne s’agit pas d’une politique d’austérité. Une politique d’austérité c’est quand on augmente les impôts et qu’on réduit les prestations.”

Cette année, le déficit public est prévu à 8,2% du PIB. Pour arriver à 3% en 2013, il faudrait le réduire d’environ 100 milliards d’euros, soit plus de 5 points de PIB, ce qui constituerait une première depuis au moins un demi-siècle.

Pour cela, le gouvernement veut que les dépenses de l’Etat et des collectivités locales progressent de moins de 1% par an à partir de 2011 et que les dépenses de Sécurité sociale augmentent de moins de 3%, a ajouté François Fillon.

“Ça ne s’est jamais vu mais c’est quand même encore une augmentation des dépenses. C’est une politique sérieuse de gestion que nous pouvons encore conduire parce que nous avons les marges pour le faire”, a-t-il poursuivi.
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La France revend ses surplus de vaccins anti-grippe A

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La France a commencé à vendre à des pays étrangers une partie des 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A, a déclaré dimanche la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, confirmant une information du Parisien/Aujourd’hui en France. Le quotidien, qui cite des sources au ministère de la santé, précise que les doses sont revendues, par principe, au prix où elles ont été achetées auprès des laboratoires pharmaceutiques, soit de 6,25 à 10 euros selon les produits.

Cette opération, menée conjointement par les ministères de la santé et des affaires étrangères, vise à réduire la facture de la campagne de vaccination de masse décidée par le gouvernement (pour un coût de 869 millions d’euros, selon le ministère).

Elle est la conséquence de l’avis rendu le 1er novembre par l’Agence européenne de la santé qui indique qu’une seule injection au lieu de deux suffit pour être protégé du virus. “Ce jour-là, on a compris qu’avec les 94 millions de doses achetées en juillet, nous détenions trop de vaccins”, explique un responsable du ministère de la santé cité par Le Parisien.

Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe Sanofi-Aventis, s’est déclarée dimanche “disposée à examiner” une éventuelle demande de renégociation du contrat d’achat de doses de vaccins avec le gouvernement français. “Pour l’instant, il n’y a pas eu de renégociation du contrat mais s’il devait y avoir des demandes du gouvernement, Sanofi Pasteur serait disposé à les examiner”, a affirmé un porte-parole du laboratoire. Lire la suite

Mutuelles santé : hausse de 5% des cotisations

De plus en plus de Français n’ont d’ores et déjà plus les moyens de cotiser à une complémentaire et renoncent à des soins primaires.

Les cotisations pour les mutuelles santé devraient augmenter de 5% en moyenne en 2010, pour tenir compte de la hausse des dépenses de santé et du budget de la Sécu, a indiqué lundi 28 décembre le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant.

Les complémentaires santé ne peuvent faire autrement qu’augmenter leurs prix, car elles supportent de plus en plus de charges,” a justifié le président de la Mutualité, qui représente la quasi totalité des mutuelles couvrant 38 millions de personnes en France.

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Quand la grippe A crée de l’emploi

Comme quoi, la tant redoutée grippe A n’a pas que des désavantages… Au-delà de rentabiliser études et recherches sur le Tamiflu et de permettre au laboratoire Roche d’enregistrer de très importants subsides, la pandémie, nous dit-on, serait même bénéfique pour l’emploi !

Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, qui semble être visiblement sur tous les fronts ces jours derniers, a ainsi annoncé jeudi que 5.000 personnes seront recrutées, d’ici dix jours, pour pallier l’engorgement des centres de vaccination contre la grippe H1N1.

Le gouvernement va permettre aux associations de recruter “5.000 contrats aidés supplémentaires qui seront financés à 100% et seront là pendant six mois,” a ainsi affirmé Laurent Wauquiez sur RMC et BFM TV. Les embauches seront faites par la Croix-Rouge, et devront être achevées “au maximum dans les dix jours.

Selon la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, la France a franchi, la semaine dernière, la barre du million de personnes vaccinées. Le directeur général de la Santé, Didier Houssin, a estimé de son côté que deux à trois millions de personnes pourraient être touchées par la grippe A(H1N1).

Alors que les ventes de Tamiflu, médicament permettant de lutter contre le virus, se sont élevées à 1 milliard de francs suisses (658,2 millions d’euros) au premier semestre 2009, Roche tablait en juillet dernier sur “environ 1 milliard” de ventes supplémentaires du produit “miracle.

Nous voilà rassurés… pour les finances du groupe… d’autant plus que “le prix de vente couvre le coût de fabrication, malgré les rabais,” nous précisait-t-on alors.

Roche avait annoncé, parallèlement, avoir réalisé au premier semestre un bénéfice net en hausse de 11%, à 5,2 milliards de francs suisses (hors éléments exceptionnels), poussé notamment par une explosion des ventes de son antiviral.

Oubliées, visiblement, les “vieilles” craintes liées à ce médicament miracle. Rappelons en effet qu’en mars 2007, le ministre japonais de la Santé Hakuo Yanagisawa avait annoncé que des études plus poussées allaient être menées, sur les éventuels effets psychiatriques du Tamiflu, après la mort de plusieurs patients dans des circonstances troublantes.

Le Blog Finance

On n’en fait jamais assez pour se protéger :

http://www.dailymotion.com/video/xaewy7

Flambée des coûts de santé

La santé coûte de plus en plus cher aux ménages. Le livre blanc sur l’avenir de l’assurance maladie du cabinet de conseils Jalma en apporte une flagrante démonstration. Selon ses chiffres, les coûts directs de santé dans le budget des ménages, hors cotisations sociales à l’assurance maladie, ont augmenté de 40% à 50% en moyenne entre 2001 et 2009. Et ce n’est pas fini.

Que recouvrent ces chiffres ? L’addition des cotisations à une complémentaire et le «reste à charge» pour les ménages, c’est-à-dire une fois les remboursements des mutuelles effectués. Nul n’y échappe. Quels que soient l’âge, la profession, l’origine géographique ou le type de complémentaire choisie, le coût de la santé augmente.

20% de la population consomme 46% des dépenses de santé et en 2015, 23% de la population en consommera 53%. Les seniors vont devenir la «première population assurable». Si le système solidaire recule, ils en seront les premières victimes.

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Le chômage américain officiel au-dessus des 10%… et officieusement, près des 20%

Les prévisions de la banque centrale américaine sont désormais caduques, avec un taux de chômage de 10,2% en octobre.

[N.B. : rappelons qu'officieusement, en raison du mode de comptage discutable des chômeurs aux Etats-Unis, le taux réel de la "population active" sans emploi, avoisinerait plutôt les 20%, si l'on en croit certains économistes hétérodoxes, tels que le célèbre Gerald Celente (18,7% en juillet 2009), le moins connu Peter Morici (18 % en novembre 2009) ou le fameux site Shadowstats, autrement dit "statistiques fantômes" (22% en novembre 2009), ou encore... un responsable local de la Fed à Atlanta (16 % en août 2009) - Fortune]

Effet psychologique garanti : le chômage américain a dépassé en octobre la barre des 10%, atteignant 10,2%. Le marché de l’emploi souffre encore de destructions d’emplois massives, bien qu’en baisse, selon les chiffres officiels corrigés des variations saisonnières publiés vendredi à Washington.

Le rythme des destructions d’emploi a néanmoins ralenti par rapport à un mois de septembre catastrophique. L’économie américaine a détruit 190.000 postes en octobre, soit 13,3% de moins que le mois précédent, mais toujours bien plus qu’en août, quand les licenciements nets étaient tombés à 154.000, a indiqué le département du Travail.

“Faiblesse persistante”

Les chiffres publiés “contiennent à la fois les signes d’un rétablissement et la preuve douloureuse de la faiblesse persistante du marché de l’emploi”, a réagi la conseillère économique en chef du président Barack Obama, Christina Romer. Lire la suite

Le travail sous tension

Des conditions de travail dégradées, conjuguées à un recul des solidarités collectives, expliquent la souffrance psychique de nombreux salariés.

25 suicides en un peu plus d’un an et demi : l’effroi a saisi France Télécom, braquant une nouvelle fois les projecteurs médiatiques sur la souffrance au travail, deux ans après la série noire qui avait endeuillé le Technocen­tre de Renault, à Guyan­court.

Cette violence, que les salariés retournent contre eux, n’épargne aucun secteur : PSA, BNP Paribas, IBM, EDF ou encore l’Assistance ­publique-Hôpitaux de Paris y ont été ou y sont confrontés. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Le phénomène dépasse donc largement le huis clos de telle ou telle entreprise, en prise avec des méthodes de management contestables. Difficile, pour autant, d’en évaluer l’ampleur de manière précise. Le nombre de suicides liés au travail est estimé à 300 à 400 par an, en extrapolant à l’ensemble de la France les résultats d’une étude réalisée en Basse-Normandie par l’Inspection médicale du travail en 2002.

Il s’agit néanmoins d’un phénomène relativement récent, apparu au cours des années 1990 dans l’industrie et les services, selon les médecins du travail. Auparavant, seule l’agriculture était repérée comme touchée. Condi­tions de vie très dures, isolement, endettement et risque de paupérisation formaient les ingrédients d’un cocktail potentiellement explosif pour les petits exploitants agricoles. Ils ne sont désormais plus les seuls à mettre fin à leurs jours au boulot. Qu’est-ce qui a changé ? Lire la suite

(20.10.2009)

► Le ‘tueur de coûts’ LowendalMasaï réduit les siens en fermant un site

Ils se disent “trahis”, “amers”. Un langage inhabituel pour ces cadres superdiplômés, à gros salaires, évoluant dans un univers feutré, celui des cabinets conseil en optimisation des coûts (impôts, charges sociales, etc.). Leur employeur, qui vient de les licencier pour fermer un bureau régional à Saint-Priest (Rhône), était un des leaders du secteur (60 millions de chiffre d’affaires, 450 salariés dont 270 en France), dont le premier actionnaire est le fonds d’investissement Axa Private Equity. Le Monde

► Retraites anticipées: soupçons de 1.200 fraudes

En 2003, la loi Fillon a autorisé les personnes ayant totalisé 40 années de cotisations, notamment via ce dispositif, à partir à la retraite avant 60 ans. “La procédure était trop souple”. Les personnes, qui ne pouvaient fournir d’attestation d’employeur de l’époque, pouvaient alors demander à deux témoins de faire une simple déclaration sur l’honneur et sur papier libre. Libération

► Dépassements d’honoraires: risque de dérive

Les dépassements d’honoraires ont de beaux jours devant eux. Un accord entre la sécurité sociale et les médecins officialise la création d’un secteur optionnel, qui donnera le droit à certains médecins de pratiquer des dépassements « encadrés ».Que Choisir

► Lagarde veut demander aux banques d’assumer les frais de supervision de leur secteur

Mais “Il n’est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français, qui s’est bien comporté pendant la crise” Les Échos

Brèves (15.09.2009)

  • Dangers du téléphone mobile pour la santé : manipulation des études par les opérateurs

Des scientifiques de quatorze pays ont publié une étude sur les dangers sanitaires du téléphone mobile. Ce rapport, baptisé “Cellphones and Brain Tumors : 15 reasons for concern” (Téléphone mobile et tumeurs cérébrales : 15 raisons de s’inquiéter), traite principalement des différences entre les résultats des études financées par les opérateurs mobiles, qui sous-estiment le risque de tumeur cérébrale, et ceux des études scientifiques indépendantes, pointant du doigt ce risque. (Source)

  • Chute des ventes de téléphones mobiles dans le monde

Au second trimestre 2009, les ventes de téléphones mobiles ont chuté de 6% sur la période selon le cabinet d’études Gartner.

Rappelons que le premier trimestre avait déjà connu une chute de 9% des ventes. (Source)

  • Poursuite de la baisse des prix de l’immobilier neuf en France

La morosité continue de l’emporter sur le marché des logements neufs. Au cours du second trimestre 2009, les prix des appartements et des maisons ont reculé respectivement de 1,9% et de 5,5% en un an, selon le secrétariat d’Etat au logement. La baisse des prix atteint près de 12% dans le Midi. (Source)