Quand la France voulait exporter le Minitel dans les rave parties californiennes

L’incroyable équipée du Minitel dans la Baie de San Francisco. Une rave à Oakland, dans la baie de San Francisco, en 1992. 48h de fête, 3 grands entrepôts, quelques-uns des meilleurs DJ du moment, des Cheerios pour tous au petit matin et… des Minitels.

Installés dans plusieurs salles, les Minitels permettent aux fêtards de communiquer à distance grâce un outil révolutionnaire pour l’époque, une invention française : le chat.

La scène est à peine croyable : alors que quelques années plus tard, les rave parties deviendront la cible des forces de l’ordre françaises, 101 Online, une émanation de l’entreprise publique France Télécom, vient tranquillement faire sa publicité dans une «psychoparty».

101 Online, c’est l’épopée du Minitel français à San Francisco, dans le berceau de la tech et du mouvement hippie, au début des années 90. C’est aussi la chronique d’un échec annoncé, qui en annonce bien d’autres pour la télématique française. Julien Mailland, chercheur français en télécommunications à l’Université d’Indiana, vient de publier un article passionnant qui déterre cette histoire oubliée.
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Géants du net : Ennemis d’État

Facebook, Google, et Twitter, les leaders mondiaux de la high-tech et des réseaux sociaux ont installé leur siège social respectif et leurs bureaux aux alentours de San Francisco. Google emploie 50.000 employés dont 1200 qui sont millionnaires.

En trois ans, l’inflation des salaires des cadres du Net a provoqué une explosion des prix de l’immobilier dans la ville. En 2013, le nombre de familles expulsées à San Francisco a augmenté de 25%. Par ailleurs, les nombreuses navettes de luxe privées, destinées aux employés des géants d’Internet perturbent les transports en commun en utilisant impunément les arrêts de bus public. Depuis quelques mois, de nombreux riverains descendent dans les rues de San Francisco pour dénoncer les abus.

Partie 1:

Partie 2:
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États-Unis : le travail au noir, un important marché de l’ombre

Sans papiers, les clandestins trouvent du travail au noir. Une pratique illégale qui prospère dans une indifférence généralisée.

Sur le parking d’un hypermarché en Californie, le scénario se répète : des hommes se précipitent sur des véhicules qui s’arrêtent pour du travail de quelques heures. Les particuliers et les petits patrons viennent chercher leur main d’œuvre. Des rendez-vous bien connus aux États-Unis.

JT France 2 (25/05/2015)

La gentrification à San Francisco : Autour des Google Buses

Des protestations très médiatisées contre les bus privés que les grandes compagnies du secteur technologique mettent à disposition de leurs salariés à San Francisco révèlent la gentrification de la ville et les résistances qu’elle suscite.

Certes, l’image passe bien, elle est colorée, elle est drôle, non-violente et créative. Cette image, c’est celle du blocage d’un bus Google par le groupe militant de San Francisco nommé Heart of the city collective, qui s’efforce d’intervenir dans l’espace public pour contester le désormais connu programme de private shuttles dans la ville de San Francisco. Ce programme consiste, depuis le milieu des années 2000, pour les grandes compagnies de la ‘tech’ comme Google, Yahoo, Facebook parmi d’autres à mettre à disposition de leurs employés qui résident à San Francisco un service de bus privés pour les amener sur leur lieu de travail, souvent à plus d’une heure de trajet dans le sud de la baie. Il est estimé que le système de transport permet à 35 000 employés de se déplacer de San Francisco vers le sud de la baie.

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États-Unis : Zéro déchets à San Francisco

Zéro déchets en 2020 ! C’est le pari ambitieux de la ville de San Francisco, en Californie, qui a décidé de faire de l’élimination des déchets une de ses mesures phares.

Tri obligatoire depuis 2009, puces intégrées au fond des poubelles, taxes sur les débris non-recyclables, interdiction des sacs plastiques: à San Francisco, la guerre aux déchets est déclarée !

États-Unis : La loi du plus riche à San Francisco

A San Francisco, les entreprises High tech comme Google fleurissent et leurs employés s’enrichissent à toute vitesse. Mais pour beaucoup d’habitants d’origine de San Francisco, les loyers sont devenus bien trop cher et ce boom économique tourne au cauchemar.

Visite au pays de Google, à la rencontre de Patricia qui risque d’être expulsée de chez elle, mais n’a pas l’intention de se laisser faire…

États-Unis : La « guérilla des greffeurs » cultive des vergers clandestins

À San Francisco, la « guérilla des greffeurs », une organisation secrète, fait fi des réglementations municipales et greffe des branches portant des fruits comestibles sur des arbres d’ornement publics non fruitiers, camouflant ces produits du verger dans un environnement urbain.

Les autorités ont banni les arbres fruitiers des trottoirs de la ville dans l’espoir de maintenir la propreté des espaces urbains et d’éviter les problèmes en cas de chute d’un fruit. Pourtant, Tara Hui et Miriam Goldberg ont trouvé un moyen de contourner la loi. Les deux femmes sont à la tête de Guerrilla Grafters, un collectif qui veut « mettre à la disposition des citadins des fruits nutritifs et savoureux », via la création de vergers en centre-ville.

Une guérilla des greffeurs amène une nouvelle pierre à l’édifice de la réappropriation et de la transformation des espaces publics en lieux nourriciers. En effet quoi de plus simple que la greffe (incrustation, couronne, fente, anglaise) pour transformer un arbre ou arbuste peu intéressant (enfin joli une semaine par an, lors de la floraison) en un fruitier productif au coeur de la cité.

Se servant de ruban isolant pour coder le travail par couleurs, Guerrilla Grafters développe des partenariats dans chaque quartier dans lequel il réalise des greffes pour qu’il y ait quelqu’un sur place qui suive les progrès. D’après Tara Hui, « il n’est pas question de s’approprier ces arbres. C’est juste de l’intendance. »
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Les États américains saignés par la crise

Le risque de défaut d’un État a fortement augmenté avec la récession. Entre 1970 et 2009, 54 municipalités, comtés ou emprunteurs dépendant des collectivités locales ont fait faillite.

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Voilà cinq trimestres consécutifs que les rentrées d’impôts diminuent, ce qui représente un record. La récession et la crise immobilière ont durement affecté les principales recettes des collectivités locales : les impôts sur le revenu, les taxes sur la consommation et sur la propriété.

Alors que l’État fédéral, au contraire, a délibérément augmenté les dépenses publiques de 18 % pour relancer la demande, en 2009, les États ont au contraire dû réduire en moyenne les dépenses de leurs budgets courants de 3,4 %. Ils prévoient collectivement un recul supplémentaire de 5,4 % cette année.

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Eric Laurent dénonce la collusion entre Wall Street et le pouvoir politique aux USA

Entretien avec le journaliste et écrivain Eric Laurent, auteur de « La face cachée des banques » (Editions Plon, octobre 2009), une enquête sur les scandales dans les milieux financiers.

Timothy Geithner, Barack Obama, Lawence Summers


Une étude britannique révèle que les bonus semblent repartir à la hausse, 7 milliards d’euros, soit 50 % de plus que l’an dernier. Et le Wall Street Journal qui rapportait il y une dizaine de jours que les banques américaines allaient verser 140 milliards à leurs salariés… Les G-20 n’auraient servi à rien ?

Je pense que les G-20 n’ont pas servi à grand-chose, on s’aperçoit que le sommet de Pittsburgh a finalement accouché d’une souris.

Je crois surtout qu’on s’est volontairement trompé de cible, les paradis fiscaux ne sont pas à l’origine de la crise, qu’ils l’aient un peu amplifiée, c’est possible.

D’autre part, la focalisation sur les bonus des traders est une vaste plaisanterie, dans la mesure où les traders ne sont pas à l’origine de la crise.

Ce qui est vraiment impardonnable, c’est la stratégie des banquiers et des établissements financiers. Lire la suite