Afrique : Le business des safaris

Faire un safari, c’est faire un voyage, dans la langue swahili… Un voyage sur le continent africain parmi les animaux sauvages. Mais pour la plupart des touristes, la rencontre avec le Roi de la savane se déroule le plus souvent au bord d’une route bitumée, à l’intérieur d’un Parc national. Par exemple, en Afrique du Sud, haut lieu du safari photo.

Des milliers de visiteurs se pressent chaque année dans des structures touristiques équipées dans lesquelles lions, girafes ou éléphants cohabitent avec les vacanciers. Les plus fortunés peuvent s’offrir des safaris plus intimistes dans des réserves privées. Pour ces dernières, les safaris photos ne représentent que 10% de leur chiffre d’affaires. C’est une activité plus lucrative qui les fait vivre: la chasse.

Certains propriétaires possèdent un vaste éventail d’espèces animales et monnayent très cher le droit d’abattre l’un des Big 5 (lion, rhinocéros, léopard, buffle et éléphant). Une industrie qui engendre des dérives. Enquête sur le business des safaris où l’animal devient parfois une proie sans défense.

Les Chinois peuvent chasser l’ours polaire pour 60.000 euros

Une agence de voyage propose aux riches Chinois de partir en «safari» au Canada… Des vacances dont ils se souviendront toute leur vie: voilà ce que promet une agence de voyages, baptisée «I love hunting club», aux Chinois fortunés prêts à mettre 60.000 euros dans une expédition de dix jours dans le grand nord canadien. Au programme, vol en première classe, hôtel cinq étoiles, mais surtout chasse à l’ours polaire et transformation de la bête en tapis pour ramener un souvenir, rapporte le Guangzhou Daily.

Basée à Pékin, l’agence vend de l’aventure aux citadins: «L’ours polaire est le plus grand prédateur naturel d’Amérique du nord, peut-on lire dans la brochure. Leur poids peut atteindre une tonne et ils peuvent mesurer plus de trois mètres. Les grands mâles sont les plus majestueux, les plus beaux prix de chasse.»

Un DVD et un tapis en souvenir

Les touristes partent à l’assaut des ours sur des traîneaux tirés par des chiens, accompagnés par des Inuits. Munis d’un fusil puissant, et formés à s’en servir, ils peuvent ensuite partir en chasse sous l’œil d’un photographe et d’une caméra qui leur fourniront les images souvenirs de leur expédition. Le gouvernement canadien accorde des permis de chasse limitant le butin à un ours mâle par touriste.

D’autres sites proposent aux Chinois de partir en chasse pour les vacances : ours bruns, rhinocéros, cerfs,… Le dirigeant de l’agence «52safari» dément avoir organisé des chasses à l’ours polaire, mais a retiré la page Web de son site proposant ces voyages, après que le quotidien britannique The Daily Mail se soit fait l’écho de ces activités. On peut néanmoins toujours y voir des photos et des vidéos attisant les instincts chasseurs des touristes chinois.

20minutes.fr

Les “touristes” américains ne sont pas en reste :

http://www.dailymotion.com/video/x3hx1g