La crise est finie ? Parlons-en alors ! (3)

(Troisième et dernier volet de la série sur la crise. Où l’on comprend qu’espérer de la Chine qu’elle devienne la locomotive de la crise est un illusion : tout entier tourné vers l’exportation, le modèle chinois n’entraine qu’une augmentation faible de la consommation intérieure et des importations.)

La Chine peut-elle tirer la croissance mondiale ? C’est le credo des journalistes économiques et des experts qu’ils nous ont seriné depuis presque un an.

Aujourd’hui, ils font mine de triompher : la croissance chinoise frôle les 15% sur le dernier trimestre (sur une base annuelle). Et ce rebond est censé rejaillir en pluies fécondes pour les pays occidentaux. Le raisonnement fonctionne parfaitement avec l’Allemagne, qui a retrouvé une croissance de 0,7% au dernier trimestre. Une performance qui ne doit rien à la consommation intérieure allemande, atone, mais tout à la demande des pays émergents, et notamment de la Chine.

La croissance française (0,3% au dernier trimestre) plus faible que celle annoncée par l’INSEE, a le même profil, en apparence : une stagnation inquiétante de la consommation intérieure et un rebond à 5,7% des exportations. mais ce rebond se partage entre les ventes d’automobiles stimulées par les plans de relance (on fait de la prime à la voiture achetée un peu partout) et aussi de 22 Airbus.

La Chine, comme le Brésil ou la Russie et les pays producteurs de matières premières, peuvent donc tout à fait tirer les économies extérieures, mais à condition qu’elles soient orientées vers la fourniture d’équipements de production ou d’infrastructure.

L’Allemagne et le Japon, et la France dans une faible mesure (Airbus, centrales nucléaires, Rafale peut-être un jour) peuvent en profiter, mais de façoin transitoire, au fur et à mesure que s’opèrent les transferts de technologie. Ainsi la Chine fabrique-t-elle aujourd’hui ses propres Airbus. Lire la suite

La France et la politique de l’OTAN en Afghanistan

Au vu de l’enlisement de l’OTAN, « il est clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances, » constate Jacques Sapir, qui suggère de rechercher une implication des puissances voisines, la Russie, la Chine et l’Iran, dans la résolution du conflit, mouvement qui selon lui pourrait préfigurer un rapprochement entre l’Alliance Atlantique et l’Organisation de Coopération de Shanghaï.

Cette redéfinition des objectifs et de la stratégie requiert que le « scénario de cette guerre ne [soit] écrit uniquement, ou même principalement, par les Etats-Unis ». « La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN, mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur », estime Jacques Sapir, qui s’interroge : la France fera-t-elle preuve du courage nécessaire pour impulser ces remises en cause ?

La seconde guerre d’Afghanistan dure maintenant depuis plus de sept ans. C’est l’âge de la maturité, mais c’est aussi celui des bilans. C’est une guerre discrète, qui a le bon goût de ne pas venir envahir la une de nos quotidiens ni des journaux télévisés, sauf en cas de pertes importantes, comme en 2008. C’est une guerre que l’on pourrait presque oublier. D’ailleurs, à ne voir que les images que l’on veut bien nous montrer, l’Afghanistan n’est présent dans notre quotidien que très épisodiquement, et sous la forme d’un hôpital que l’on inaugure un jour en présence de personnalités du monde des arts et du spectacle, d’une ferme modèle ou d’une école un autre jour.

Qui croirait que dans cette guerre se jouent des équilibres internationaux ? Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN a pourtant été justifié par ce conflit. (…) cette guerre, nous pourrions bien la perdre, et avec elle l’ensemble de notre crédibilité de « démocratie occidentale ». Lire la suite

La crise est finie ? Parlons-en alors! (2)

(Deuxième volet de la série sur la crise et ses dénis. Le risque dollar est écarté par la plupart des commentateurs. Jean-Luc Gréau nous explique pourquoi ils n’ont pas forcément raison. )

L’actualité économique des ces dernières semaines a vu se multiplier les indices de la recherche par de nombreux pays, d’une alternative à l’utilisation du dollar comme monnaie de réserve et d’échanges.

Le Sucre, qui doit voir le jour au début janvier, permettra à plusieurs pays d’Amérique Latine d’échanger sans passer par le dollar. Six états du Golfe ont décidé d’aller vers une union monétaire, ce qui est significatif de leur volonté de relativiser l’influence du dollar dans les transactions. La Chine a passé plusieurs accords commerciaux avec l’Argentine, le Brésil ou même l’Iran pour se passer de la monnaie verte dans les transactions commerciales. La Chine et la Russie mènent campagne dans le cadre du G20 et du FMI pour que les Droits de tirages spéciaux joue le rôle de monnaie de réserve.
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Le grand Monopoly mondial des terres agricoles

Incapables de nourrir leurs larges populations avec leur seule production domestique, certains pays se lancent dans de vastes opérations d’achat de terres cultivables à l’étranger.

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Depuis 2007 et la forte hausse des matières premières agricoles, qui a provoqué les émeutes de la faim, l’acquisition des terres cultivables est devenue la priorité numéro un de nombreux pays du globe, pour assurer leur autosuffisance alimentaire.

Au premier rang d’entre eux, la Chine. «Avec 10 % de surfaces agricoles exploitables, la Chine doit nourrir 22 % de la population mondiale», explique un consultant agricole, Axel de Martene. Lire la suite

(17.11.2009)

  • Les économistes s’attendent à une baisse du dollar

La baisse du billet vert devrait se poursuivre, si l’on en croit les économistes, notamment parce que la volonté des banques centrales de garder des taux d’intérêt bas encourage les investisseurs à se financer en dollars pour réinvestir sur d’autres places financières, en vendant leurs dollars pour acquérir la devise de leur futur placement. Les économistes de la Deutsche Bank, qui ont étudié mois par mois les mouvements du taux de change de l’euro en dollar depuis la création de la monnaie unique, ont constaté que l’euro progressait face au dollar en fin d’année – et par conséquent le dollar chutait. En moyenne, l’euro a tendance à gagner 2,5 % au mois de décembre, et à perdre une partie de ses gains en janvier (mois pendant lequel il baisse en moyenne de 2 %). Les spécialistes de la Deutsche Bank expliquent ces mouvements grâce à l’étude des flux de capitaux : ils constatent que les investisseurs étrangers ont tendance à liquider leurs placements en dollars à la fin de l’année (rapatriement de capitaux, impôts…). Ce qui fait pression sur la devise américaine. Selon les économistes de BNP-Paribas, l’euro pourrait grimper jusqu’à 1,5155 dollar, avant d’atteindre 1,5285. Les experts de Natixis visent, eux, 1,525 à court terme. Le Monde

  • La Slovénie rejoint le projet de gazoduc South Stream, percée pour la Russie

La Russie a réalisé samedi une percée dans son projet de gazoduc South Stream, concurrent du projet Nabucco cher à l’Union européenne, après la signature d’un accord avec la Slovénie, le cinquième des pays européens incontournables pour Moscou. Après la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Grèce, la Slovénie est le cinquième pays à participer à South Stream, projet dont le démarrage est officiellement prévu en 2013, avec une capacité qui pourrait atteindre 63 milliards de mètres cubes par an. Porté par les compagnies russe Gazprom et italienne ENI, South Stream doit acheminer du gaz de Russie vers Europe via la mer Noire, en contournant l’Ukraine, pays fréquemment en conflit avec la Russie dans ce domaine.

Moscou avance également ses pions avec Nord Stream, un autre projet de gazoduc destiné à relier la Russie à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique par les territoires russe, allemand, finlandais, suédois et danois. La Suède et la Finlande ont donné le 5 novembre leur feu vert au passage de Nord Stream dans leurs eaux, ouvrant ainsi la voie à ce projet destiné à approvisionner l’Europe en gaz, après l’accord du Danemark le 20 octobre. Parallèlement, South Stream est considéré comme un concurrent du projet Nabucco, soutenu par l’Union européenne et destiné à acheminer le gaz de la mer Caspienne en contournant la Russie, afin de diminuer la dépendance européenne vis-à-vis du gaz russe. Début janvier, les Européens avaient subi une longue interruption des livraisons russes au beau milieu de l’hiver, en raison d’un conflit entre la Russie et l’Ukraine, un important pays de transit.

De fait, en signant cet accord avec la Slovénie, Moscou semble faire un nouveau pied de nez à Nabucco, qui a peine à avancer. Toutefois, selon Valery Nesterov, analyste chez Troïka Dialog, le projet South Stream est “plus avantageux et plus rentable” pour l’Europe que pour la Russie, dans la mesure où “Gazprom prend en charge la majorité des obligations financières”. En outre, “il ne peut pas y avoir d’indépendance vis-à-vis de la Russie, car c’est un voisin de l’Europe. L’Europe a besoin de gaz (…) et la Russie a grand intérêt à stabiliser ses exportations de gaz et à les augmenter”, a ajouté M. Nesterov. AFP (via Boursorama)

  • L’Asie-Pacifique, attirée par la Chine, met sous pression les Etats-Unis

Les Etats-Unis doivent se montrer plus actifs et ouverts s’ils ne veulent pas perdre leur prééminence en Asie-Pacifique au bénéfice de la Chine, dont l’influence ne cesse de s’affirmer, ont affirmé samedi des dirigeants de l’Apec (Asia-Pacific Economic Cooperation). L’appel à “un rééquilibrage” de l’économie mondiale a été lancé à plusieurs reprises en marge de la réunion à Singapour des 21 pays des deux rives du Pacifique qui s’achève dimanche. L’affichage public de cette nouvelle priorité met la pression sur le président Barack Obama qui, arrivé samedi soir à Singapour, a affirmé à Tokyo l’engagement des Etats-Unis à “travailler en partenariat” avec les pays de la région. Mais, au-delà des formules, les dirigeants ont indiqué attendre des actes. Notamment sur le dollar, dont la faiblesse persistante a été montrée du doigt par les ministres des Finances de la Thaïlande, de la Nouvelle-Zélande ou du Chili, dont les exportations souffrent. Washington a également été appelé à donner des gages contre le protectionnisme. “Le président Obama est confronté à de fortes contraintes politiques qui contredisent le libre-échange”, a déploré samedi son homologue mexicain, Felipe Calderon, en faisant allusion aux pressions exercées par le Congrès. Les dispositions dites “achetez américain” accompagnant le plan de relance de 787 milliards de dollars figurent au premier rang des motifs d’irritation des partenaires des Etats-Unis. A cela s’ajoutent plusieurs différends bilatéraux, comme celui des droits de douane sur des produits chinois ou les retards de l’accord de libre-échange entre Washington et Séoul. AFP (via Le Parisien)

  • Le risque de refinancement des banques va s’accroître avec le retrait des garanties

L’expiration à venir des programmes d’aides publiques au secteur financier va exposer les banques à un risque de refinancement accru. Dans un rapport, Moody’s évalue le montant, sur une base mondiale, des dettes arrivant à maturité jusqu’à la fin 2015 à 10.000 milliards de dollars, dont 7.000 milliards d’ici fin 2012. La société de notation souligne que ces programmes ont eu pour effet de réduire les maturités des dettes bancaires. De fait, sur les cinq dernières années, l’échéance moyenne des nouvelles émissions est passée de 7,2 à un plancher de 4,7 ans. Les banques ayant raccourci le plus leur profil d’endettement devraient subir plus de pression en termes de montant à refinancer et de coûts. C’est le cas des banques américaines et britanniques qui ont vu la maturité moyenne des nouvelles dettes tomber, dans l’ordre, de 7,8 à 3,2 ans et de 8,2 à 4,3 sur les cinq dernières années. Les montants à refinancer jusqu’à la fin 2012 s’élèvent ainsi à 1.508 milliards de dollars pour les Etats-Unis, 649 milliards pour le Royaume-Uni et 3.144 milliards pour la zone euro. Le retrait imminent des programmes de garanties des dettes devrait aussi alourdir la facture des banques qui ont déboursé peu d’argent pour lever des capitaux. Selon Moody’s, une banque notée «Baa» et ayant bénéficié d’une garantie d’un Etat «Aaa » a payé un coupon de 1,3% pour de la dette court terme, contre actuellement 7,75% pour de la dette à 10 ans.

Par ailleurs, outre-Atlantique, grâce aux garanties, le poids des dettes non sécurisées dans le volume total des émissions a bondi en juin 2009 à 45%, contre 12% un an plus tôt. Plus de 600 milliards de dollars de dettes garanties ont été émises par 118 entités rien qu’aux Etats-Unis. Une hausse des taux marquée d’ici fin 2012 pourrait peser lourd pour les banques américaines. Pour BNP Paribas, il y a aussi un risque d’érosion de la compétitivité des établissements. «Vu que les aides et garanties sont graduellement retirées par les Etats dans le monde, la différence entre gagnants et perdants dans la crise deviendra encore plus évidente, avec des coûts de financement plus élevés pour ces derniers, qui auront plus de difficulté à tenir tête à leurs concurrents en meilleure santé», note la banque. L’AGEFI

Notes sur la vertu ultime de la nation

Philippe Grasset nous explique pourquoi, en ce temps de crise, la nation est incontournable.

Voici un sujet par essence intemporel malgré l’apparence, ou bien, jugeront certains, un peu trop durable dans le temporel. Il s’agit du thème de “la nation”, qui est un sujet toujours d’actualité, qui l’est toujours aujourd’hui.

L’idée même de “nation” semble toujours susciter une sorte de passion constante, une rage, un désespoir, une fureur et une haine, un amour jusqu’au sacrifice. (Il m’arrive parfois d’en juger dans mes pérégrinations de chroniqueur, devant telle ou telle réaction, où la chose, “la nation”, est parfois encombrée d’épithètes définitifs et d’une polémique si excessive – et je m’ébahis, devant l’obsolescence de ces critiques d’un autre temps, comme si l’on débattait de la question du sexe du Diable avec les barbares déjà là, si pressants qu’ils sont déjà en nous.)

S’interroger sur “la nation” aujourd’hui revient à s’interroger sur la situation de notre civilisation, c’est-à-dire sur la crise que subit cette civilisation plus que sur le concept de nation. La question de la nation est un biais pour aborder les problèmes qui nous hantent et nous assaillent à la fois. Prenons garde à ces deux verbes, précisément choisis parce qu’ensemble, ils relient notre mémoire historique à notre situation contemporaine.

Le problème de la nation “nous hante” parce qu’il s’agit d’une question historique fondamentale; il “nous assaille” parce qu’il se manifeste chaque jour dans notre esprit, comme facteur organisateur de la réflexion sur la situation en cours. Les deux – l’Histoire et la “situation en cours” – sont ainsi étrangement liés.

Nous disons et redisons que le caractère exceptionnel de notre temps historique, dû à la pression des événements telle que nous la répercute le phénomène fondamental de la communication, est bien de simultanément disposer d’un regard immédiatement “historique” sur “la situation en cours”.

Nous suivons une actualité colossale au jour le jour et sommes en position, pour qui y pense et le veut et grâce à la communication, d’en distinguer aussitôt les caractères historiques qui les relient à ce que nous savons de notre passé. Nous regardons et voyons sous nos yeux l’Histoire se faire, et sommes à même d’en tirer grand profit si nous faisons appel à ce que nous savons de l’Histoire.

Là-dedans, la nation, qui hante notre histoire, est si présente dans notre “situation présente” que sa problématique ne cesse de nous assaillir. Lire la suite

(14.11.2009)

► Iran/pétrole : protocole d’accord avec Gazprom Neft

Gazprom Neft, filiale du géant public russe Gazprom, a annoncé mercredi avoir signé un protocole d’accord avec la Compagnie nationale du pétrole iranien (NIOC) pour le développement de deux gisements pétroliers en Iran. Le Blog Finance

► UE : 9 pays doivent réduire leur déficit avant 2013

L’exécutif européen a demandé à neuf pays de ramener leur déficit public sous la limite autorisée de 3 % du PIB d’ici à 2013. Dans ce groupe, la France figure en compagnie de l’Allemagne, de l’Espagne, des Pays-Bas, de l’Autriche, du Portugal, de la République tchèque, de la Slovaquie et de la Slovénie. Peu d’États échappent à la vigilance du gendarme budgétaire européen. Le Figaro

► USA: salaires des dirigeants, le directeur général d’AIG menace de partir

Le directeur général de l’assureur américain AIG, sauvé de la faillite grâce à plus de 170 milliards de dollars d’aides fédérales, menace de démissionner à cause des restrictions gouvernementales sur les salaires des dirigeants. Robert Benmosche, l’ancien PDG du groupe d’assurance américain MetLife, qui a pris ses fonctions il y a à peine trois mois, “a informé le conseil d’administration (CA) qu’il envisageait de démissionner” lors d’une réunion du conseil d’administration. L’Agefi

► Russie: chute de 8,9% du PIB au troisième trimestre sur un an

La Russie a été durement touchée par la crise économique et financière mondiale, notamment en raison de la chute des cours mondiaux des hydrocarbures, qui représentent 60% de ses recettes d’exportation. 24 Heures

(28.10.2009)

  • USA : faillite du grand groupe de crédit immobilier commercial Capmark

L’un des plus importants groupes américains de financement d’immobilier commercial, Capmark Financial, fait faillite. Dans un communiqué dimanche soir, le groupe indique ainsi s’être placé sous la protection de la loi sur les faillites (Chapter 11), illustrant les difficultés qui persistent dans l’immobilier d’affaires. “Nous voyons ce processus de réorganisation comme une réponse malheureuse mais nécessaire aux conditions sans précédent dans le marché de l’immobilier commercial”, a commenté Jay Levine, le PDG de Capmark. L’ancienne branche de financement commercial de GMAC – l’ex-division de services financiers du constructeur automobile américain General Motors (GM) -, a enregistré une perte de 1,6 milliard de dollars au second trimestre. Le dépôt de bilan de Capmark met en difficulté le groupe d’investisseurs qui en détient 75%, à savoir les fonds de capital investissement KKR et Five Miles Capital Partners ainsi que la banque d’affaires Goldman Sachs à travers sa branche de capital investissement (Goldman Sachs Capital Partners). Les 25% restants de Capmark sont détenus par les employés du groupe financier. La Tribune

  • Russie : perte record pour Rusal en 2008

Le géant russe de l’aluminium, qui prépare son introduction en Bourse à Paris et à Hong­kong, a dégagé une perte de 5,8 milliards de dollars en 2008, selon le quotidien russe Vedomost, pour un chiffre d’affaires de 15,8 milliards. Rusal a été doublement pénalisé l’année dernière. Comme ses principaux concurrents, il a subi de plein fouet la baisse des cours de l’aluminium. Le cours du métal est passé de 2 662 dollars la tonne en moyenne en 2007 à 2 169 dollars en 2008. La tendance s’est d’ailleurs poursuivie cette année. En outre, le groupe russe a procédé à une drastique réévaluation de sa participation dans son compatriote Norilsk, premier producteur mondial de nickel et de platinoïdes, dont la valeur a pratiquement été divisée par cinq en douze mois. Le montant de cette réévaluation n’est pas connu. Le Figaro

  • USA : Caterpillar licencie 2.500 salariés et en rappelle 500

Caterpillar a annoncé lundi le rappel de 500 salariés licenciés d’ici la fin 2010, mais aussi le licenciement définitif d’environ 2.500 autres. Ces 3.000 personnes font partie des plus de 22.000 licenciées par le groupe américain depuis le début de l’année. L’équipementier de chantier a réduit ses effectifs de 16%, les ramenant à un peu plus de 94.000 salariés, pour faire face à une baisse de la demande. Associated Press (via Yahoo)

  • McDonald’s quitte l’Islande en raison de la crise financière

Ses trois restaurants, sous franchise de Jon Ogmundsson depuis 2004, fermeront leurs portes le 31 octobre à minuit. “La complexité opérationnelle unique de la pratique des affaires en Islande, ajoutée au climat économique très difficile régnant dans ce pays, font qu’il est financièrement prohibitif de poursuivre nos activités”, explique McDonald’s Europe dans un communiqué. Le n°1 mondial de la restauration rapide précise que dans ces conditions, elle n’entend pas pour le moment chercher un nouveau partenaire en Islande. Jon Ogmundsson compte pour sa part lancer une nouvelle chaîne de hamburgers appelée “Metro”. Les banques islandaises ont fait faillite à l’apogée de la crise mondiale du crédit, plongeant toute l’économie dans un profond marasme. L’économie du pays dépend principalement d’une aide financière du FMI d’un montant de dix milliards de dollars. Reuters

(Merci à SPOILER)

  • Les banques belges ne sont plus rentables

Rendement des capitaux qui chute de 8,9 %, ratio coûts/revenus qui flambe de 30 %, dépôts qui dévissent de 8,3 % : le premier semestre de 2009 s’est teinté de noir pour les banques en Belgique, si l’on en croit les chiffres publiés par la BNB. Les banques belges ont accumulé au premier semestre une perte de 2,2 milliards d’euros, alors que, voici un an, elles avaient encore enregistré un bénéfice cumulé de 3,2 milliards d’euros, selon les chiffres tirés de l’ Aperçu stratégique du système financier belge , publié lundi par la BNB. Les banques ont vu leurs bénéfices chuter en raison de la crise. Le rendement des capitaux propres des banques est ainsi négatif de 8,9 %, contre un positif de 11 % un an plus tôt. Trends.be

L’ère post-automobile

Inquiétude au Salon de Tokyo, déjà frappé par la crise: les jeunes Japonais ne s’intéressent plus à la voiture. Le désamour contraint les marques à réagir

«Il faut se rendre à l’évidence: l’automobile n’intéresse plus les jeunes par ici. Le Japon est désormais un pays pilote pour notre industrie. Car le phénomène touche d’autres pays, avec des exceptions notables comme la Russie ou les États-Unis. La situation japonaise nous servira de test pour imaginer un au-delà du produit automobile», note François Bancon, un designer français dont la responsabilité est d’imaginer les véhicules futurs de Nissan.

Le désintérêt des plus jeunes pour le symbole de la prospérité nippone pendant des décennies préoccupe au plus haut point les responsables du 41e Salon de Tokyo, qui ouvre ses portes au public. Pour mesurer l’importance du phénomène, la JAMA, l’association des constructeurs automobiles japonais, a commandé une étude auprès des étudiants des universités nippones. Résultat: la voiture ne figure plus qu’au 17e rang des centres d’intérêt de ces jeunes adultes, loin derrière l’informatique, les téléphones portables, les jeux vidéo ou la mode.

«Pour cette génération, la voiture est un vieux truc hérité des années 50 qui pollue et fait du bruit. Plus de 60% des jeunes Japonais vivent dans des villes bien équipées en transports publics. Car, si la voiture passe de mode au détriment de l’univers de l’électronique et de la communication, elle est aussi victime de la crise économique. La jeunesse urbaine a de moins en moins d’argent, ou en tout cas plus assez pour assumer les coûts liés à l’entretien d’un véhicule ou aux parkings, qui coûtent très cher par ici», lâche François Bancon.

Le phénomène intervient en plus dans une société vieillissante, au faible taux de natalité. La clientèle automobile se resserre ainsi de toutes parts. Les ventes de voitures neuves baissent d’ailleurs régulièrement depuis quatre ans. Il s’est vendu 7,7 millions d’autos au Japon en 1990. Il s’en vendra moins de 5 millions en 2009. Le coup d’assommoir de la crise a éclairci les rangs des constructeurs au Salon de Tokyo, moitié moins grand que l’édition précédente de 2007. La manifestation se résume cette année à la présence des marques japonaises. Si bien que le salon, en termes d’exposants, est revenu au niveau de sa première édition de 1954. Le Temps

(24.10.2009)

  • Près d’un Japonais sur six vit sous le seuil de pauvreté

Selon une étude du ministère des Affaires sociales, 15,7% des Japonais disposaient en 2006 de moins de la moitié du revenu médian annuel de l’époque, soit moins de 1,14 million de yens (8.500 euros). En se basant sur le même critère, l’OCDE avait estimé que le Japon avait le quatrième taux de pauvreté le plus élevé de ses 30 pays membres, après le Mexique, la Turquie et les Etats-Unis, dans une étude datant de 2004. L’enquête japonaise publiée cette semaine confirme que l’archipel est l’un “des pires” membres de l’OCDE sur ce sujet, a déclaré le ministre des Affaires sociales Akira Nagatsuma. Le rapport de l’OCDE avait montré que la pauvreté au Japon frappait notamment 60% des familles monoparentales, un taux largement supérieur à tous les autres membres de l’organisation. Le nouveau gouvernement de centre-gauche, qui vient d’arriver au pouvoir après sa victoire aux élections législatives, a promis de réinstaurer une aide spécifique pour ces familles, des mères de familles vivant seules avec leurs enfants pour la plupart. AFP (via Aujourd’hui le Japon)

  • Russie : inflation zéro pour la septième semaine consécutive

L’inflation russe était nulle du 13 au 19 octobre, pour la septième semaine consécutive, a annoncé mercredi le Service fédéral des statistiques (Rosstat). “L’indice des prix à la consommation est resté stable du 13 au 19 octobre 2009, à 100,0%”, lit-on dans son communiqué. La hausse des prix s’est donc établie au 19 octobre à 8,1% depuis le début de l’année, contre +11,2% à cette même date en 2008, rappelle Rosstat. Si les prévisions officielles d’inflation portent sur 11% en 2009, les responsables économiques et financiers ont à plusieurs reprises déclaré que ce seuil ne serait pas atteint. Ria Novosti

  • Hong Kong : bulle immobilière

Le marché immobilier qui se développe depuis le début de l’année dans la Région Administrative Spéciale est totalement incontrôlable. Les chiffres montrent que le nombre de transactions sur les produits immobiliers de luxe a doublé entre août et septembre. Les logements de luxe enregistrent une inflation de 28% depuis 9 mois et les chiffres dépassent ceux enregistrés au cours de la crise financière asiatique en 1997. Selon Li Wei, directeur de l’Agence Centaline, “les acheteurs du continent chinois contribuent fortement à cet essor. Ces nouveaux venus constituent environ 30% de l’ensemble des acheteurs. Je pense que la moitié d’entre eux sont des spéculateurs. En outre, les faibles taux d’intérêt ont joué un rôle.” Les experts jugent que cette bulle sur le marché immobilier de Hong Kong ferait énormément de dégâts si elle éclatait. Les autorités envisageraient d’exercer un contrôle accru sur l’offre de terrain. Le Quotidien du Peuple

  • USA : Manpower chute en Bourse, le 4ème trimestre s’annonce difficile

Pour le troisième trimestre, le groupe d’intérim américain affiche une perte nette de 50,4 millions de dollars, soit 64 cents par action, contre une perte de 43,2 millions (55 cents/action) un an auparavant. Le chiffre d’affaires a diminué de 26% en un an, à 4,19 milliards de dollars. Manpower précise que la conjoncture du moment rend délicate toute prévision. “Nous prévoyons un lent rebond de l’emploi et plusieurs trimestres encore difficiles”, commente Gary Bisbee, analyste de Barclays Capital, dans une note aux clients. Reuters

(22.10.2009)

► USA : encore de mauvais chiffres dans l’immobilier

Les mises en chantier ont augmenté moins fortement que prévu en septembre, progressant seulement de 0,5%. En rythme annuel, elles s’établissent à 590.000 unités, bien loin de 610.000 attendues par les économistes. En outre, les mises en chantier d’août ont été révisées à la baisse à 587.000 unités contre 598.000. Ce chiffre confirme que le secteur immobilier américain reste fragile, tardant à sortir de la crise qu’il vient de traverser. Et les perspectives ne s’améliorent pas non plus. Les demandes de permis de construire, qui donnent une tendance de la situation à venir, ont en effet reculé de manière inattendue en septembre, tombant à 573.000 unités en rythme annuel. C’est 1,2% de moins qu’en août et bien inférieur aux 600.000 demandes escomptés par les marchés. Il s’agit de la première baisse de cet indicateur depuis avril. La Tribune

► L’Islande se saigne à blanc pour toucher les aides du FMI

L’accord de remboursement des quelque 3,8 milliards d’euros d’avoirs disparus avec le naufrage de Landsbanki devrait permettre la poursuite des négociations d’adhésion avec Bruxelles et, surtout, de débloquer l’aide du Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci s’était engagé à avancer 10 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros) à l’Islande, mais les paiements ont été vite suspendus, suite au différend sur les garanties de dépôt. L’Islande était tout aussi impatiente d’obtenir des prêts promis par la Pologne et les pays scandinaves. Avec une récession de 9 % prévue pour 2009 (et 2 % en 2010), le pays ne pouvait plus attendre pour s’attaquer à ses deux autres maux : l’inflation et les restrictions aux mouvements de capitaux. Cela n’a pas empêché les partis d’opposition de fustiger “la défaite pour la nation” que représente, selon eux, cet accord. Le Monde

► Brésil : taxe de 2% sur les investissements étrangers

Selon le ministre, le gouvernement prélèvera 2% des investissements étrangers sur le marché financier brésilien. La taxe sera couplée avec la taxe sur les opérations financières. Contre Info

► La Russie revient opportunément sur le marché de la dette

La Russie se prépare à retrouver le marché international de la dette, avec l’idée d’emprunter quelque 18 milliards de dollars (12 milliards d’euros) au début de 2010 – début d’un programme que certains responsables russes avaient chiffré à quelque 60 milliards d’émissions, étalés sur les trois prochaines années. Le Monde

(20.10.2009)

  • USA : démantèlement d’un réseau de haut niveau accusé de délits d’initiés

La justice américaine a annoncé vendredi le démantèlement d’un réseau impliquant notamment le fondateur de Galleon, un fonds d’investissement à risque connu, et des cadres d’Intel, IBM et McKinsey, pour des délits d’initiés totalisant 20 millions de dollars. Les télévisions américaines ont montré l’arrestation du milliardaire Raj Rajaratnam, 52 ans, directeur de Galleon Management, tandis que le procureur fédéral de New York, Preet Bharara, précisait que ses cinq complices avaient également été arrêtés par la police fédérale (FBI). Il s’agit de Danielle Chiesi et Mark Kurland, du New Castle Fund, autrefois division de la banque d’affaires défunte Bear Stearns, Rajiv Goel, du fonds d’investissements d’Intel, Anil Kumar, un cadre du cabinet de conseil McKinsey, et Robert Moffat, cadre dirigeant d’IBM. Les autorités ont précisé que les mouvements d’actions litigieux portaient notamment sur des titres des hôtels Hilton, de Google, AMD, Sun Microsystems, Clearwire et Akamai, entre 2006 et 2009. Les Echos

  • La Chine réfléchit à un retour à une politique monétaire stricte

La banque centrale chinoise a indiqué qu’elle réfléchissait sur l’opportunité de revenir sur l’assouplissement actuel de sa politique monétaire, introduite à la fin de l’année 2008 en réponse à l’aggravation de la crise économique mondiale, a rapporté vendredi le China Securities Journal. Le gouverneur de la Banque populaire de Chine (banque centrale), Zhou Xiaochuan, a réaffirmé que “l’assouplissement modéré de la politique monétaire” décrété par le gouvernment constituait une réponse appropriée à la crise, selon le journal. “Les mesures de la banque centrale prises en réaction à la crise sont différentes des directives anti-inflationnistes qui sont données en temps normal. Leur durée doit être maîtrisée”, a déclaré M. Zhou dans un discours prononcé jeudi devant les étudiants de l’Université de Pékin. Pékin s’est engagé à récemment à appliquer une politique monétaire souple afin d’atteindre son objectif de 8% de croissance annuelle, considéré comme essentiel pour continuer à créer des emplois et à contenir le mécontentement social.
Aujourd’hui la Chine

  • Poutine : la Russie va atténuer ses interventions sur le rouble

“La Banque de Russie prévoit à moyen terme de réduire progressivement l’ampleur de ses interventions sur les marchés des changes”, a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion du gouvernement, selon des images retransmises par les télévisions russes. “A long terme, cela donnera de nouveaux avantages à notre économie, cela permettra d’abaisser les taux d’intérêt sur les prêts et fournira aussi des conditions supplémentaires pour une baisse de l’inflation”, a-t-il dit. La BCR a été contrainte ces derniers temps de multiplier les interventions pour contenir l’envolée du rouble, qui a atteint cette semaine son plus haut niveau de l’année face au dollar. La monnaie russe a notamment bénéficié de la bonne tenue des cours du pétrole et de la faiblesse du dollar.
Les Echos

  • Londres prépare un “raid fiscal” sur les banques

Le gouvernement britannique prépare un “raid fiscal” sur les bénéfices des banques britanniques, qui ont toutes profité directement ou indirectement de son soutien au secteur financier, a écrit dimanche le Sunday Telegraph. Il s’agirait pour les banques de récompenser le contribuable qui a financé les plans de sauvetage bancaires et les mesures de relance du gouvernement, a-t-il poursuivi, soulignant que toutes les banques avaient profité de l’assainissement du secteur, même celles n’ayant pas puisé dans les fonds publics. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a affirmé samedi qu’il était “déterminé à mettre un terme aux pratiques bancaires imprudentes”, promettant que son gouvernement prendrait “des actions d’ampleur pour réformer l’ensemble de la culture du secteur financier”. Selon le Telegraph, le Cabinet est dans une “colère noire” provoquée par les présages de bénéfices annuels 2009 élevés, et de bonus importants.
Le Sunday Times a avancé de son côté que Royal Bank of Scotland, sauvée in extremis de la faillite en octobre 2008 et nationalisée à 70 %, prévoit de verser 4 milliards de livres (4,39 milliards d’euros) de bonus à sa branche d’investissements. Le journal a précisé que Barclays, qui n’a pas puisé dans les poches du contribuable, devrait “annoncer un bénéfice record de plus de 10 milliards de livres pour 2009, ce qui devrait entraîner des bonus de plusieurs millions pour des dizaines de traders et de responsables”. Le Point

(16.10.2009)

► Pékin et Moscou soutiennent un commerce régional sans Dollar

La Russie, la Chine et les pays d’Asie centrale regroupés au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont le sommet annuel s’est tenu mercredi à Pékin, envisagent de se passer du dollar pour leurs échanges commerciaux, notamment de pétrole. Cette proposition, qui devrait faire l’objet d’une discussion plus formelle d’ici à la fin de l’année lors d’un sommet financier de l’OCS au Kazakhstan, a de quoi alimenter la rumeur récurrente d’un effort concerté des rivaux des États-Unis pour faire perdre au dollar son rôle dominant. Rumeur relancée récemment par un article du quotidien britannique « The Independent » selon lequel les monarchies arabes, la Russie, la Chine, mais aussi la France, le Brésil et le Japon conspiraient pour remplacer le dollar par un panier de monnaies, l’euro, le yen et le yuan, sur le marché du pétrole. Les Échos

► Un brut à 75 dollars grâce aux spéculateurs

Le baril de pétrole a dépassé hier 75 dollars le baril, le niveau souhaité par les producteurs, grâce aux spéculateurs, qui cherchent à se protéger contre un dollar faible, et à l’anticipation que le marché va se tendre avec la reprise. Les producteurs pétroliers, aussi bien les membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) que les compagnies internationales, estiment qu’à moins de 75 dollars, ils ne couvrent pas leurs investissements, notamment pour les pétroles extra-lourds ou difficiles d’accès. L’Orient Le Jour

► Europe : risques budgétaires accrus

Des risques budgétaires accrus pèsent sur les pays européens, dont les finances publiques se sont détériorées avec la crise, et en particulier sur l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Lettonie et la Grèce, a souligné la Commission européenne dans un rapport. La Commission indique que “la viabilité à long terme des finances publiques, tout comme l’impact budgétaire du vieillissement des populations, sont une préoccupation pour tous les États membres de l’UE“. Un groupe de pays fait face à une situation particulièrement préoccupante. Il s’agit de la République tchèque, de Chypre, de la Lituanie, de Malte, des Pays-Bas, de la Roumanie, de la Slovénie et de la Slovaquie, ainsi que de l’Irlande, de la Grèce, de l’Espagne, de la Lettonie et du Royaume-Uni, les cinq derniers étant particulièrement à “haut risque”. Ces treize pays ont presque tous “une très importante augmentation attendue des dépenses liées au vieillissement, combinée dans la plupart des cas avec avec de gros déséquilibres initiaux” des finances publiques. En revanche, pour la France, l’Italie, la Hongrie, la Pologne et le Portugal, “les coûts à long terme du vieillissement ne devraient pas être particulièrement élevés“, mais leur situation budgétaire est particulièrement difficile. AFP

► eBay va licencier des dizaines d’employés

La société de vente par enchères en ligne eBay prévoit de licencier des dizaines de ses employés, dans le cadre d’un plan de restructuration. L’opérateur de cette place de marché sur Internet a indiqué sur son blog interne qu’il devait se réorganiser. Yahoo

(13.10.2009)

► Russie: des centaines de villes vont disparaître, victimes de la mono-industrie

Crise oblige, le gouvernement s’est penché sur le sort des villes “mono-industrielles”, héritées du système soviétique, quand une usine ou un combinat occupe 25 % de la population en âge de travailler. La Fédération russe compte actuellement 400 “mono-villes”, soit 25 millions de personnes, sur une population totale de 142 millions dans la Fédération. Le rapport classe ces villes en deux catégories : les “progressives” et les “dépressives”. Les premières, environ 280, seront aidées par l’État, les autres devront improviser ou périr. Le Monde

► USA: les banques pâtiront encore des créances douteuses

Les activités de crédit continuent de générer des pertes, qu’il s’agisse des prêts immobiliers, des cartes de crédit et, de plus en plus, de l’immobilier commercial, plombé par les faillites de distributeurs et le non-renouvellement de baux d’entreprises. Reuters

► Acier: recul de la consommation mondiale en 2009

L’utilisation “apparente” d’acier (qui reflète les livraisons au marché par les sidérurgistes et les importateurs sans tenir compte des mouvements de stocks et qui peut donc différer des quantités vraiment utilisées) devrait reculer en 2009 de 8,6% à 1,104 milliard de tonnes, après avoir baissé de 1,4% en 2008. Ce relèvement de prévision “est en grande partie dû à la croissance exceptionnellement forte de la demande d’acier en Chine“, explique la World Steel Association. La Chine est de très loin le premier pays producteur et consommateur d’acier. Selon les projections de WSA, cette consommation s’effondrerait en revanche aux États-Unis (-38,7% à 60 millions de tonnes en 2009), en Europe (-32,6% en 2009 dans l’Union européenne, à 122 millions de tonnes) et au Japon (-31,3%). “Comme avant la crise financière, les économies émergentes, spécialement la Chine, seront le facteur décisif pour tirer la demande mondiale d’acier dans un futur proche“, ajoute M. Novegil. Mais il soulève des “incertitudes et des inquiétudes” sur la résistance de la reprise, à cause “de la possibilité de réductions prématurées des plans de relance gouvernementaux“. AGEFI

► Pertes décuplées pour l’allié russe de Renault

Le constructeur automobile russe en difficultés Avtovaz dont Renault détient 25% affiche une perte nette de 19,6 milliards de roubles soit près de 450 millions d’euros au premier semestre contre seulement 2 milliards de pertes un an plus tôt. La Tribune

(08.10.2009)

  • British Airways va supprimer 1.700 postes

La compagnie britannique prévoit également un gel du salaire de deux ans pour les personnels de cabine. Ces mesures seront mises en œuvre à partir de la fin novembre après que 1.000 salariés des personnels navigants ont accepté de quitter le groupe et que 3.000 autres ont choisi de passer à des horaires à temps partiel. British Airways ajoute avoir consulté les salariés sur ces départs qui ne contredisent aucune clause contractuelle. Les suppressions de postes n’auront pas de conséquence sur le nombre des personnels de bord voyageant dans chaque avion. “Sans ces changements, nous allons perdre de l’argent tous les mois. Il est essentiel que nous devenions plus efficaces si nous voulons garantir notre survie à long terme”, écrit British Airways dans un communiqué. Reuters (via Yahoo)

  • Ratio de levier : les banques européennes pourraient avoir besoin de 116 milliards d’euros

Il s’agit de capital supplémentaire, si les régulateurs leur imposaient d’élever leur ratio de fonds propres à 8%, et de respecter un ratio de levier de 33, selon une étude de la Société Générale publiée mardi. Les membres du G20 se sont engagés à élaborer d’ici la fin 2010 des règles destinées à améliorer la qualité et la quantité de capital exigées des banques, et à décourager des effets de levier (recours à l’endettement pour augmenter ses activités) excessifs. “Sans surprise”, la banque allemande Commerzbank, et les britanniques Royal Bank of Scotland et Lloyds banking group auraient les besoins en capital les plus élevés: respectivement 12,2, 26,9 et 19,6 milliards. BNP Paribas et Crédit Agricole SA devraient s’attacher à diminuer leur levier d’endettement, qui s’élève respectivement aujourd’hui à 42 et 46. A contrario HSBC, UBS, Credit Suisse ou Santander n’auraient pas de besoin en capital. Swissinfo

  • Russie : reprise de la fuite de capitaux au 3e trimestre

Les fuites de capitaux ont repris en Russie au troisième trimestre après un bref répit, s’établissant à 31,5 milliards de dollars, selon des chiffres publiés sur le site internet de la Banque centrale russe. Au deuxième trimestre, la Russie avait enregistré une rentrée nette de capitaux de 4,4 milliards de dollars après des sorties nettes de 35,2 milliards de dollars au premier trimestre. La Banque centrale table toutefois sur une baisse annuelle des fuites de capitaux privés nettes à 42 milliards de dollars contre 132,8 milliards de dollars en 2008. AFP (via Les Echos)

  • USA : explosion des pénalités bancaires imposées aux clients à découvert

Les 24 milliards de dollars de frais imposés en 2008 par les banques américaines à leurs clients au titre de pénalités pour retrait d’argent ou pour achats à découvert, ont augmenté de 35% par rapport à 2007. La plupart des banques imposent une pénalité forfaitaire de 34 dollars en moyenne à leurs clients lorsque ceux-ci retirent de l’argent ou effectuent des achats par carte bancaire et qu’ils sont à découvert, quel que soit la dépense ou le retrait. Souvent, les clients n’ont pas la possibilité de bloquer une transaction ou un retrait lorsque leur compte est vide. Ces frais pourraient atteindre 27 milliards en 2009. 51 millions de titulaires de comptes se voient ainsi facturer des pénalités au moins une fois dans l’année, et cinq fois ou plus dans l’année pour 27 millions d’entre eux. Un projet de loi déposé au Congrès demande aux banques de réviser leurs politiques. Swissinfo

Ben Bernanke : “le statut du dollar pourrait être menacé”

Voilà des propos qui pourraient faire de “sérieux dégâts”…

Ben Bernanke, le président de la banque centrale des Etats-Unis, la Fed, a estimé jeudi devant des parlementaires américains que le statut du dollar comme monnaie de réserve pourrait être menacé à long terme.

Au premier rang de “accusés” : le maintien de déficits budgétaires élevés.

S’exprimant devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Bernanke a toutefois concédé qu’il n’y avait pas de risque immédiat… si les Etats-Unis prenaient “les mesures qui s’imposent pour gérer sa position budgétaire”… tout en indiquant que la question concernant le maintien du statut du billet vert se posait à “relativement long terme”.

“Si nous ne remettons pas de l’ordre” chez nous, “cela mettra le dollar en danger”, a-t-il ainsi martelé. Considérant parallèlement que “le point le plus critique en la matière est la stabilité budgétaire à long terme”.

Des propos d’un type nouveau dans la bouche de Bernanke, alors le statut du dollar comme monnaie de réserve et d’échanges avait été remis en cause à plusieurs reprises par divers pays comme la Chine et la Russie.

Rappelons toutefois que suite à la mise en place de mesures de relance publiques mises en place par le gouvernement américain en vue de tenter de sortir de la crise, le déficit budgétaire des Etats-Unis touche les abysses. Il devrait ainsi rester au-dessus des 10% du PIB jusqu’en 2012. Pour ne représenter “que” 4 ou 5% du PIB en 2013.

Dans ses dernières prévisions budgétaires publiées fin août, la Maison-Blanche a revu en hausse de 2.000 milliards de dollars son estimation du déficit budgétaire cumulé pour la période 2010-2019, à 9.000 milliards de dollars… Une paille…

Le blog finance

(25.09.2009)

► Russie: la Kalachnikov va-t-elle disparaître ?

Le fabricant du célèbre fusil d’assaut doit rembourser 400 millions de roubles, soit environ 9 millions d’euros. L’objectif de la procédure de sauvegarde est de permettre de restructurer le bilan de la firme et de réduire ses dettes. Peu avant que l’affaire n’arrive devant la justice, l’usine Molot dans la région de Kirov s’était arrêtée. La radio russe rapporte que cet arrêt de production de la principale usine fabricant la Kalachnikov signifie le gel du paiement des salaires et des créances. E24

(Merci à Léonidas)

► GB: banqueroute à la Britannique

En Octobre 2008, deux grandes banques anglaises n’étaient qu’à quelques heures de la banqueroute, déclare le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Bloomberg

► USA: 41% des foyers ont vu le salaire d’un membre de la famille baisser, 27% sont touchés par le chômage

Les américains se rendent compte combien ils ont vécu au dessus de leurs moyens dans un monde sans fin de dépenses et achats. Une prise de conscience révolutionnaire au pays du consumérisme ? ABC et New York Times

(Merci à megaceros)

► Libye: un marché convoité par les entreprises étrangères

Il y a la morale politique et il y a les affaires. Le regain de tension entre la Libye et la communauté internationale à la suite de la libération anticipée d’Abdelbaset Ali Mohammed Al-Megrahi, le 20 août, et de son retour triomphal à Tripoli, le 21, ne devrait pas affecter les investissements étrangers – notamment français – dans ce pays. Le pays dispose d’un potentiel qui le rend attractif. Avec 43 milliards de barils de brut, il détient les premières réserves d’Afrique, devant le Nigeria. Elles ont l’avantage d’être proches du marché européen.

A voir la liste de la vingtaine de compagnies occidentales, russes et indiennes opérant en Libye (Exxon Mobil, Shell, BP, ENI, Gazprom, ONGC…), on n’a pas de doute sur la volonté des pétroliers de surmonter les obstacles politiques, financiers et bureaucratiques. Total, qui produit en Libye 12 % de son brut africain, a récemment renouvelé ses contrats jusqu’en 2032, et BP a conclu avec Tripoli l’un de ses plus grands projets d’exploration pétrolière. Le Monde

(Merci à Erwinn)

(22.09.2009)

  • Russie: volatilisation des investissements anticrise ?

Depuis le début de la crise, les autorités russes ont dépensé en un an 11.000 milliards de roubles (246,7 millions d’euros) pour sauver l’économie. L’immense paquet anticrise a aidé le système financier, mais il n’a pu arrêter l’écroulement de l’économie. Le gouvernement dispose encore du temps avant la fin de l’année, mais le problème réside dans l’efficacité des mesures anticrise, affirment unanimement les experts. “De l’argent est affecté, mais on ne sait pas vers où il va et quelle influence il jouera. Dans le premier semestre, l’économie a chuté de plus de 10%. En Russie, chaque rouble investi enlève 10 kopecks au PIB, alors qu’en Amérique un dollar investi ajoute autant au PIB et en Europe, 0,6 à 0,7 dollar”, explique le docteur en économie Nikita Kritchevski. Gazeta.ru (via Ria Novosti)

  • Les Pays-Bas vont réduire drastiquement leurs dépenses dès 2011

La réduction projetée est de… 20% ! Le projet de budget pour 2010 présenté par le gouvernement de centre-gauche prévoit quelque 40 milliards d’euros d’économie, à partir de 2011, dans une vingtaine de domaines du secteur public, comme le système de santé, le logement ou les allocations familiales. Ces mesures sont jugées essentielles pour contenir les effets de la crise sur la dette publique qui, grevée notamment par un soutien de 50 milliards d’euros au secteur financier, atteindra 381 milliards d’euros en 2010, soit 65,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 60% du PIB en 2009. La dette, aggravée également par des recettes énergétiques en baisse, une forte hausse du chômage et une chute des rentrées fiscales, devrait s’alourdir de “plus de 30 milliards d’euros par an” même si le PIB retrouvait une croissance de 2% dès 2011, son niveau d’avant la crise, selon le gouvernement. Le déficit public devrait lui atteindre 6,3% du PIB en 2010 tandis que la croissance resterait nulle. AFP

  • Etats-Unis: deux nouvelles banques en faillite

L’agence fédérale américaine de garanties des dépôts bancaires FDIC a annoncé la fermeture de deux nouvelles banques, dont la sixième plus grande faillite de l’année. Depuis le 1er janvier 2009, 94 établissements financiers ont dû déposer leur bilan. L’Irwin Union Bank and Trust Company, qui a son siège à Colombus (Indiana) contrôlait 2,7 milliards de dollars d’actifs et 2,1 milliards de dollars de dépôts. L’autre banque fermée appartenait au même groupe: il s’agit de l’Irwin Union Bank FSB, de Louisville (Kentucky), qui possédait 441 millions de dollars d’actifs et 493 millions de dollars de dépôts. La quasi-totalité des actifs des deux banques a été repris par la First Financial Bank, un établissement de l’Ohio. Le coût de ces deux faillites a été estimé par la FDIC à 850 millions de dollars. Le Matin

(21.09.2009)

Oleg Deripaska

  • Les licenciements massifs se multiplient en Russie

Trois symboles de l’économie russe, les constructeurs automobiles GAZ et Avtovaz et la compagnie aérienne Aeroflot, s’apprêtent à supprimer des milliers d’emplois, au moment où les autorités disent voir une sortie de crise se dessiner. GAZ, contrôlé par l’oligarque Oleg Deripaska et partenaire de l’équipementier Magna et de la banque russe Sberbank dans le rachat du constructeur allemand Opel : 14.000 licenciements. Avtovaz, détenu à 25% par le français Renault : 5.000 (36.000 possibles au total). Aeroflot : 2.000 (6.000 possibles au total). Pour les analystes, ces entreprises agissent de la sorte, car le gouvernement a cessé de les soutenir financièrement, comme ce fut le cas depuis le début de la crise il y a un an. Le gouvernement s’attend toujours à voir le PIB chuter de plus de 8% en 2009. AFP

  • 25 millions de chômeurs d’ici fin 2010, selon l’OCDE

Quinze millions de chômeurs supplémentaires sont venus s’aligner devant les services pour l’emploi des pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) depuis la fin 2007. Près de 10 millions de chômeurs de plus sont attendus dans les mois qui viennent. De ce fait, le taux de chômage (à 8,3 % fin juin, le plus haut niveau de l’après-guerre), va encore augmenter, et sans doute atteindre 10 % de la population active courant 2010. Soit 57 millions de personnes. En moins de trois ans, le nombre de chômeurs devrait donc progresser de plus de 25 millions. « L’un des principaux risques est de voir une grande part de cette forte hausse du chômage prendre un caractère structurel », note l’OCDE. Les Echos

  • La Grèce s’enfonce dans la crise

Le déficit public devrait atteindre 5,7% du PIB et la dette plus de 100% du PIB. Le taux réel du chômage est de 15,5% et devrait dépasser les 17,3% en 2010, soit plus de 800 000 nouveaux demandeurs d’emploi dans un pays qui compte 11 millions d’habitants. Plus de 20% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté avec une moyenne de 414 euros par mois. En outre, le salaire de base est passé de 776,20 à 662,10 euros. Pour faire face, de plus en plus de Grecs sont obligés de cumuler deux à trois emplois, mais n’en déclarent qu’un seul. Quel que soit le résultat des élections du 4 octobre prochain, tout porte à croire que la Grèce ne fera pas l’économie d’une nouvelle ­crise sociale, à l’instar des émeutes de décembre 2008. Le Figaro

(Merci à Léonidas)

(15.09.2009)

► Espagne: Zapatero annonce un tour de vis fiscal controversé

Dans une Espagne meurtrie par une profonde récession et un chômage record en Europe (17,9% soit de quatre millions de personnes), le chef du gouvernement socialiste a annoncé une hausse de la pression fiscale équivalant à 1,5% du Produit intérieur brut (PIB), pour garantir les dépenses sociales et contrer l’envolée des déficits. AFP

► Russie : crise automobile AvtoVAZ licencie 36.000 employés

Les licenciés pourront profiter d’un emploi dans les travaux sociaux permettant de toucher un salaire minimum de 4.333 roubles (96 euros). Au mois de juillet, l’usine employait 110.000 personnes. Rian.ru

► USA : Des villes rétrécissent pour survivre à la crise économique

Rétrécir pour survivre : ce pourrait être l’ultime recours de dizaines de villes aux États-Unis, après les ravages de la crise des surprimes. Plus de 1,2 million de maisons ont fait l’objet d’une saisie. Le Monde

(Merci à Léonidas)

L’agonie du dollar et le besoin d’une nouvelle unité d’échange (Archives)

Tribune Libre de Boreas – En contrepoint de cette tribune, FDS vous propose une vidéo récente de Pierre Hillard

Lors du dernier G8 du 08 au 10 juillet 2009 à L’Aquila (Italie), le Président russe Medvedev a fait sensation en présentant, pour souligner le fait que le sujet était d’actualité, une monnaie mondiale fictive.

Cette monnaie, dont un échantillon a été remis à chaque représentant d’un pays participant au G8, s’inscrit dans le cadre d’un projet élaboré par une Fondation italienne, créée par le Dr Sandro Sassoli en 1996, qui fait du lobbying en ce sens. Cette fondation prétend vouloir développer, à travers la création d’une monnaie mondiale ayant pour devise «Unity in diversity» («L’unité dans la diversité» ), un esprit de fraternité et de paix, tout en préservant les particularismes et les droits nationaux. A chacun de se faire son idée, à la lecture de la charte de cette organisation et de ses autres publications.

Quoi qu’il en soit, on pourrait être tenté de penser que le Président Medvedev et, à travers lui, les autres participants au G8, ont voulu promouvoir une fois de plus ce «Nouvel Ordre Mondial» dont Nicolas Sarkozy et, avant lui, plusieurs membres de la classe politique et de l’intelligentsia mondialistes, font leur idéal.

«Nouvel Ordre Mondial» qui se traduirait, dans l’esprit de ses promoteurs, par un gouvernement mondial supranational, facteur de paix et de prospérité, et serait en fait, aux yeux de ses détracteurs, une dictature technocratique bénéficiant à ce que Jacques Attali a appelé «l’hyperclasse», constituée de quelques dizaines de millions de personnes détenant et/ou contrôlant toutes les richesses de la planète, au détriment du reste de la population, réduite pour l’essentiel à l’état de sous-consommateur métissé, sans identité et sans autre liberté que la soumission à un matérialisme tout-puissant.

En réalité, la nécessité d’une valeur ou d’une monnaie internationale n’est pas nouvelle. Lire la suite