Brésil : Crackolandia, l’enfer du crack à Rio de Janeiro

Le Brésil est le plus gros consommateur de crack au monde : reportage, notamment à Rio de Janeiro, sur les victimes de cette drogue, leurs familles et ceux qui luttent au quotidien contre ce fléau qui touche indifféremment adultes et enfants.

Rio de Janeiro peine à dépolluer sa baie

Malgré des paysages de cartes postales, Rio peine toujours à faire oublier la pollution qui affecte ses eaux. Au sud de la ville, le lac Rodrigo de Freitas était à nouveau recouvert ces derniers jours d’une multitude de poissons morts.

Or, c’est ici que se dérouleront dans moins d’un an et demi les épreuves olympiques d’aviron et de canoë. Difficile de ramer dans de telles conditions. “On se sent vite mal, on a des nausées. Donc on arrête de ramer et on va se reposer’‘, explique cet athlète brésilien.

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Brésil : Mondial de foot, meurtres de SDF et «nettoyage social»

Le Brésil est à un an d’organiser la Coupe du monde de 2014, et les sans-abri seraient assassinés pour «nettoyer» les rues en prévision de l’évènement, rapporte El País après que des associations aient fait part au gouvernement de leurs préoccupations. Les villes qui vont accueillir des rencontres sont particulièrement surveillées.

En 2010, Rio accueillait la Coupe du monde de football des sans-abris soutenue par l’UEFA. Mel Young, le président de l’évènement, avait déclaré à cette occasion:

«Rio est l’endroit idéal pour accueillir la Coupe du monde des sans-abri 2010. Le Brésil est un pays de football, et beaucoup de ses plus grands joueurs ont commencé par jouer dans la rue avant d’arriver sur la scène internationale.»

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Brésil : Favelas et Contre-Insurrection

Transformer un million de consommateurs clandestins en clients déclarés, en dépit de la simplicité de la formule, est une tâche extrêmement délicate, qui exige la rupture d’un « pacte socio-spatial » qui était en vigueur tacitement dans la ville.“  Eduardo Tomazine Teixeira :

La pacification des favelas de Rio de Janeiro : une « contre-insurrection préventive » ?

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Les télégrammes de la diplomatie américaine divulgués par Wikileaks prouvent que la politique de « pacification » des favelas ressemble beaucoup à la doctrine contre-insurrectionnelle appliquée par les États-Unis en Afghanistan et en Irak. Mais qui sont les insurgés de Rio de Janeiro ? S’agit-il des narcotrafiquants, dont le pouvoir des armes masque leur médiocre organisation et leurs intérêts purement commerciaux ; ou au contraire, est-ce la population des favelas qui fait l’objet de la « pacification » ?

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Brésil : Les gages financiers de la nouvelle présidente

Dilma Rousseff, la présidente élue a tenu à rassurer les milieux financiers et économiques. Son adversaire n’avait pas hésité à exacerber les peurs. Elle hérite d’une économie solide, avec une prévision de croissance de 7% en 2010.

La bourse de São Paolo a fait lundi un bon accueil à Dilma Rousseff, élue présidente du Brésil dimanche au second tour de scrutin avec 56% des voix contre son adversaire, le social-démocrate José Serra. L’indice Bovespa a évolué en hausse (1,32% en fin de journée) alors que d’autres marchés faisaient du surplace.

Les investisseurs parient sur la continuité de la politique économique de son prédécesseur et mentor Luiz Inacio Lula da Silva. Au cours de ses deux mandats, entre 2003 et 2010, celui-ci a assuré une croissance annuelle moyenne de 5% durant une décennie, sorti 21 millions de personnes de la pauvreté, augmenté le revenu des ménages de 32% et créé 15 millions de nouvelles places de travail.

«Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le Brésil traverse une transition politique sans bouleversement dans l’économie», a fait remarquer Carlos Langoni, un ancien directeur de la Banque centrale brésilienne.

C’est ce qui explique l’empressement de Dilma Rousseff à donner des assurances aux acteurs financiers et économiques dès dimanche soir. «Nous nous occuperons de l’économie avec un sens de responsabilité totale. Les Brésiliens n’acceptent pas de gouvernement qui dépense aveuglément et nous ferons tous les efforts pour améliorer les dépenses publiques». Au lendemain de son élection en 2003, Lula da Silva avait livré le même type de message. Elle n’a toutefois pas caché son objectif de voir l’État jouer un plus grand rôle dans certains secteurs. Notamment le pétrole, dont de grandes réserves ont été découvertes récemment au large de Rio de Janeiro par la société nationale Petrobras.

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