Face à la guerre des monnaies qui fait rage, et dans laquelle le dollar, le yen et la livre sterling se distinguent par les dévaluations les plus agressives, les monnaies qui ne chutent pas à la même vitesse, comme l’euro, sont qualifiées de «dindons de la farce». Ainsi va le raisonnement : si l’Europe n’emboîte pas le mouvement et s’accroche à son «orthodoxie monétaire», elle sera la grande «perdante».
Ce raisonnement erroné et parfaitement inepte s’est répandu comme un feu de paille, laissant croire que les plus malins, ceux qui parviendront à sortir intelligemment leurs économies de la récession, sont ceux qui auront le plus massacré la valeur de leur monnaie, sans nul besoin de procéder à d’autres réformes.
Avec un niveau de vie inférieur au seul de pauvreté de 964 euros mensuels pour une personne seule, 4,7 millions de femmes (contre 3,9 millions d’hommes) vivent dans la grande précarité.
William Bouguereau, Famille indigente, 1865
70 % des “travailleurs pauvres” sont des femmes et le risque de précarisation est aggravé pour les familles monoparentales. Ce sont les derniers enseignements d’un rapport remis par la délégation aux droits des femmes du Conseil économique, social et environnemental.
Les chiffres donnent le vertige. Plus des trois quarts des 1,5 millions de personnes en sous-emploi sont des femmes. Le taux de féminisation des emplois à temps partiel dépasse 82 % et pour 31 % d’entre elles, cette situation est subie. Enfin, les deux-tiers des salariés à bas salaire sont des femmes.
Attirés par le soleil et la vie moins chère, de nombreux retraités partent s’installer au Maroc.
Il y a un revers à la médaille : des malfrats locaux font main basse sur leurs biens immobiliers de manière tout à fait illégale. Le phénomène s’amplifie. Les autorités françaises sont impuissantes.
On a pu croire, au début, à quelques cas isolés d’entourloupe. Mais l’accumulation des dossiers, une trentaine sur le seul bureau de Me Viviane Sonier à Privas, prouve le contraire.
Sur le sol marocain, une redoutable mafia s’applique à faire main basse sur des biens immobiliers français. Assistant l’avocate ardéchoise, le juriste Moussa Elkhal enfonce le clou : « C’est une véritable honte ! De part et d’autre de la Méditerranée, aucune autorité ne bouge. Appartenant aux deux cultures, je suis doublement meurtri. La France laisse tomber ses vieux, le Maroc s’accommode de méthodes indignes ». Lire la suite →
Le gouvernement américain a annoncé mardi qu’il cessait d’alimenter autant qu’il le devrait les caisses de retraite des fonctionnaires afin de permettre à l’Etat fédéral de continuer de fonctionner sous le plafond légal de la dette publique des Etats-Unis.
Cette mesure, révélée dans une lettre adressée par le secrétaire au Trésor Timothy Geithner aux dirigeants du Congrès, fait partie des différentes dispositions exceptionnelles que celui-ci avait annoncés le 31 décembre pour maintenir la dette juste sous la limite légale de 16.394 milliards de dollars.
De plus en plus de Français choisissent de vivre leur retraite ailleurs. Ils seraient ainsi plus d’un million de retraités à couler des jours heureux, principalement au Maroc, en Tunisie et en Espagne mais aussi au Brésil, en République Dominicaine, en Thaïlande,… là où le soleil ne chôme pas !
Car le climat est, bien évidemment, l’une des motivations premières de cet exil des seniors. Mais la seconde est un coût de la vie bien inférieur à celui de l’hexagone. Comme au Maroc, destination phare ces derniers temps, où pouvoir d’achat et fiscalité sont aussi doux que les températures.
A tel point que le royaume concentre près d’1 départ sur 10 : presque 50.000 retraités y couleraient déjà des jours heureux, entre Marrakech et Agadir, relate LeParisien.fr.
Et à l’avenir, ils risquent d’être encore plus nombreux avec l’émergence de villages « spécial seniors ». L’Orangeraie, du groupe immobilier Dyar Shemsi, est le premier du genre qui vient de sortir de terre à Taroudant, près d’Agadir.
Entièrement conçu pour des retraités, les 43 villas déjà construites se sont vendues entre 134 000 € et 270 000 €, même si à ce jour elles ne sont pas encore toutes habitées, rapporte le journal Metro qui publie quelques photos.
Une deuxième tranche, comprenant 81 maisons de une à trois chambres, est en construction et la dernière tranche, comprenant 120 villas, sera achevée en septembre 2013. Il y aura donc au total 244 maisons où des retraités Français mais aussi Belges n’ont qu’à poser leurs valises, comme en témoigne ce reportage de la RTBF :
L’effort d’ajustement budgétaire de la France est mené avec une “intensité remarquable” et des mesures supplémentaires d’économies ne sont pas indispensables, estime le commissaire européen au Affaires économiques et monétaires Olli Rehn.
Dans une interview publiée dans Le Monde daté de samedi, il laisse entendre que l’objectif de réduction des déficits publics à 3%, que la France s’est engagée à tenir en 2013 mais que les économistes considèrent comme trop ambitieux au vu de la faiblesse de la croissance de l’économie, n’est pas impératif si les efforts pour l’atteindre sont conséquents.
“Le pacte de stabilité et de croissance n’est pas stupide“, dit-il. “Cet objectif de 3% reste une référence, mais ce qu’il faut prendre en compte, c’est surtout l’effort structurel d’ajustement budgétaire que la France entreprend avec une intensité remarquable. Des mesures supplémentaires d’économies ne sont pas indispensables“, indique Olli Rehn.
“Une fois que vous avez une stratégie budgétaire crédible à moyen terme, y compris par le biais de réformes, vous pouvez avoir un ajustement plus doux“, poursuit-il.
Le commissaire européen prône sur ce point “de nouvelles réformes du marché du travail” pour diminuer le chômage et “des réformes de retraite qui doivent être prolongées“.
La classe moyenne a été durement touchée en 2012 par le chômage et l’austérité. La pauvreté concerne désormais des groupes sociaux préservés jusqu’ici.
Devant une banque, à Madrid : “Aidez-moi, j’ai faim”
Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants.
En réalité, le souci n’est pas là. Depuis la première réforme des retraites, celle de 1993, par Balladur, tout effort d’ajustement a exclusivement porté sur les nouveaux entrants, et jamais sur le “stock” de retraités.
C’est bien là que le bât blesse, car la vitesse de renouvellement dudit stock est assez lente pour les économies immédiates, et par contre, produira, dans quelques dizaines d’années, des cohortes de retraités pauvres et sans le sou.
Alors qu’une nouvelle taxe de 0,15% pourrait peser sur les retraites afin de financer la dépendance, certains retraités n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois. Ils manifestent aujourd’hui leur colère.
Quand la tempête bancaire a commencé, aucun esprit en France ne semblait prêt à y faire face. Comme si les multiples avertissements lancés pendant quatre ans par les marchés et les innombrables exégètes de l’économie s’étaient adressés à un sourd. L’état-major français paraissait démuni par une attaque pourtant si prévisible, à tel point que le sens même de la réalité lui était mystérieux.
“Mais il suffit de laisser passer le gros temps. Nos fondamentaux sont bons. Nos fondamentaux sont sains”,
lançait le ministre du redressement productif lors de la réunion de la cellule d’urgence qui se tenait le soir même à Matignon.
“Le problème, fit François Pérol, c’est qu’avec une action a quinze centimes d’euros, nous n’avons plus assez de fonds propres pour couvrir nos engagement, si l’on applique la règle de Bâle 3. Et là, on a un problème. On peut tenir quelques jours comme ça. Peut-être deux ou trois semaines en étant habiles. Mais très vite, il faudra du cash, de l’argent frais, de la recapitalisation. Comme les banques espagnoles. Sinon…”
Loin de l’image d’Epinal de l’étudiant qui vend des gaufres sur la plage ou ramasse des fruits pour financer ses vacances, chômeurs et retraités sont de plus en plus nombreux à rejoindre les bataillons de travailleurs saisonniers, symptôme d’une précarité grandissante.
On dénombrerait, selon les syndicats, entre 1,2 et 2 millions de saisonniers en France, majoritairement dans l’agriculture et l’hôtellerie-restauration, plus encore si on ajoute les emplois induits dans les zones touristiques (distribution, services…).
“Depuis que le taux de chômage est très fort, on a vu apparaître des seniors, absents jusqu’ici, pour qui ces contrats temporaires tendent à devenir des emplois à part entière“, observe Antoine Fatigat, responsable CGT en Rhône-Alpes, première région recruteuse devant l’Aquitaine, où ce nouveau phénomène pose des problèmes en termes de logement, mais aussi de scolarisation pour les enfants de ces travailleurs itinérants.
Le président de la République nouvellement élu a pris la décision de permettre aux salariés ayant travaillé dès l’âge de 18 ou 19 ans de partir à la retraite à 60 ans, s’ils totalisent 41 années de cotisation. Cette mesure, dite “de justice sociale”, bénéficiera en grande partie – c’est pour eux qu’elle a été promise – aux personnes ayant aujourd’hui entre 55 et 60 ans, c’est-à-dire celles qui ont commencé à travailler entre 1969 et 1975.
Manifestations de lycéens contre la réforme des retraites, à Toulouse, le 7 octobre 2010
Disons-le franchement : cette classe d’âge n’est pas celle qui a eu le plus de difficultés pour s’insérer sur le marché du travail, puisqu’à cette époque les mots “crise” et “chômage de masse” étaient encore absents du vocabulaire courant. Elle a bénéficié, comparativement aux générations qui ont suivi, d’un marché du travail plutôt accueillant. Lire la suite →
En attendant que l’Euroland se dote, d’ici la fin 2012, d’un projet politique, économique et social commun de moyen et long termes, suite notamment à l’élection du nouveau président français François Hollande, anticipée depuis de nombreux mois par le LEAP, les opérateurs resteront prisonniers des réflexes de court terme liés aux soubresauts politiques grecs, aux incertitudes sur la gouvernance de l’Euroland et aux risques sur les dettes publiques.Parallèlement, aux Etats-Unis, la dissipation de l’illusion d’une reprise (1) cumulée au renouveau d’inquiétudes sur l’état de santé du secteur financier américain (dont JPMorgan vient d’illustrer la fragilité) et au grand retour du problème de l’endettement du pays conduisent les acteurs économiques et financiers à envisager un avenir de plus en plus inquiétant (2).
Au Royaume-Uni, le retour en récession du pays se conjugue à l’échec de maîtrise des déficits et à la montée d’une colère populaire face à une austérité qui n’en est pourtant qu’à ses débuts (3).
Au Japon, l’atonie économique et l’affaiblissement des exportations dans un contexte de récession mondiale (4) font ressortir le spectre de l’endettement excessif du pays.
Dans ce contexte, selon le LEAP, le second semestre 2012 va être le moment privilégié de la convergence de quatre facteurs explosifs pour les économies occidentales : banques, bourses, retraites et dettes. Lire la suite →
Le Conseil d’orientation des retraites publiera fin 2012 de nouvelles prévisions financières pour les régimes de retraite. Elles tiendront compte d’hypothèses économiques dégradées par la crise, à la veille de la réforme globale annoncée par François Hollande.
Après une première « mesure de justice » rétablissant le départ à 60 ans pour une catégorie de salariés, François Hollande a promis une « réforme globale des retraites ». Elle fera l’objet d’une négociation avec les partenaires sociaux d’ici à juin 2013. La nouvelle majorité devra alors tenir compte de nouvelles projections financières réalisées par le Conseil d’orientation des retraites (COR).
Cette instance de concertation et de débat, instaurée par le gouvernement Jospin, doit en effet actualiser ses prévisions au cours des prochains mois. Démarré au second semestre – en juillet ou plus vraisemblablement en septembre -, cet exercice aboutira à de nouveaux chiffrages « fin 2012, début 2013 », a précisé le président du COR, Raphaël Hadas-Lebel, sur BFM Business.
Un économiste japonais propose de majorer l’impôt sur le revenu des beaux gosses japonais. L’idée : les rendre ainsi moins séduisants aux yeux des jeunes femmes célibataires pour les orienter vers… les moches. Et financer les retraites.
Vous gagnez bien votre vie mais vous êtes moche, donc célibataire. Pour vous aider à conquérir le coeur de demoiselles intéressées, quoi de mieux que de taxer plus sévèrement les beaux-gosses qui vous font de la concurrence déloyale sur le marché des femmes à marier ? L’idée vient du Japon. Plus précisément de Takuro Morinaga, économiste. Lachée lors d’une émission de télévision japonaise, la proposition a fait le buzz sur internet. Le magazine japonais Aera a donc interviewé le très sérieux Takuro Morinaga, entretien repris par l’hebdomaire Courrier international.
Les bases du raisonnement sont simples : les célibataires sont trop nombreux au Japon. Et face aux hommes au physique avantageux, les laids peinent à séduire. Troisième postulat : les femmes aiment l’argent (sic). La solution pour aider les moches à passer la bague au doigt de demoiselles rationnelles, serait donc de majorer l’impôt sur le revenu des beaux gosses.
“Il s’agit de classer les hommes célibataires en quatre grandes catégories – les beaux gosses, les normaux, les moyennement laids et les laids – et de majorer de 100 % le taux d’imposition applicable aux beaux, ce qui doublerait leur impôt sur le revenu“, explique Takuro Morinaga au magazine japonais. Pour l’économiste, “choqué” de voir que près de 50% des hommes japonais âgés de 30 à 35 ans étaient toujours célibataires, il est urgent d’agir. [...]
A deux jours du premier tour de la présidentielle, 25 grands patrons ont publié ce vendredi sous l’égide de l’Institut de l’entreprise un “manifeste », plaidoyer à tonalité libérale pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du “pacte social ». Ils ne s’engagent pas en faveur d’un candidat.
Les grands patrons veulent être entendus. Ciblés par la quasi-totalité des candidats à la présidentielle, ils ont choisi de riposter par un “manifeste ». Ce plaidoyer à tonalité libérale encourage le futur président à réduire les dépenses publiques, à encourager la productivité et la réforme du “pacte social ».
Comment vous sentiriez-vous si vous aviez travaillé pour un gouvernement étatique ou local pendant 20 ou 30 ans, juste pour vous retrouver avec une retraite considérablement réduite ou retirée entièrement ?
Secteur public : "Ils essaient de baisser nos retraites..." - Secteur privé : "C'est quoi, une retraite ?" (caricature américaine, février 2011)
Eh bien, c’est précisément ce scénario qui est en train de se réaliser d’un océan à l’autre et, dans les années à venir, des millions d’Américains âgés vont être affectés par des promesses non tenues et des retraites évanouies.
Depuis la crise de 2007-2008, la classe moyenne apparaît comme la grande perdante sans qu’aucun débat de société n’ait eu lieu. S’appauvrissant peu à peu, elle est seule à payer les errements de la financiarisation du monde. Extraits de “Tondus comme des moutons” d’Alain Germain et Edmond-Henri Supernak (1/2).
Dès qu’une firme de notation financière cible un pays, le même processus se met invariablement en marche : programme d’austérité, coupes budgétaires, augmentations d’impôts, etc.
Si l’on examine les pays directement visés par ces firmes de notation financière tels que la Grèce, l’Irlande et le Portugal, et si l’on y ajoute même un pays hors zone Euro tel que l’Islande par exemple, que constate-t-on ?
Le politique change ; le financier reste
Portugal. 23 mars 2011. Démission du gouvernement du socialiste José Socrates. Élections en juin 2011. Irlande. 25 février 2011. Défaite cuisante du Premier ministre Brian Cowen, remplacé par le chef du principal parti d’opposition, le Fine Gael, élu sur la base de nouvelles renégociations des conditions du plan de sauvetage. Dans les deux cas, les bases de négociations en cours demeurent les mêmes que celles qui ont fait tomber les gouvernements précédents. Preuve si nécessaire que le politique change alors que le financier reste. Il est probable que certains amendements seront ajoutés pour que chacun sauve la face, mais l’essentiel des conditions imposées demeurera en place.
Bien que la plupart des américains se sentent frustrés par l’économie actuelle, la vaste majorité d’entre eux n’ont toujours aucune idée de la gravité de notre déclin économique ou des difficultés à venir si nous ne prenons pas immédiatement des décisions radicales. Si nous n’informons pas les américains que l’économie des USA est atteinte d’une maladie mortelle, alors ils continueront à croire tous les mensonges que les politiciens leur servent depuis des lustres. Quelques ajustements ici et là ne suffiront pas à réparer notre économie. Nous avons vraiment besoin de changer fondamentalement de direction. L’Amérique consomme bien plus de richesses qu’elle n’en produit et notre dette explose littéralement. Si nous restons sur le chemin actuel, un effondrement économique est inévitable. Espérons que les données économiques de 2011 que j’ai inclus dans cet article seront assez choquantes pour réveiller quelques personnes.
À cette période de l’année, beaucoup de familles se retrouvent, et la plupart du temps on en vient à discuter de politique. J’espère que beaucoup d’entre vous utiliseront la liste ci-dessous comme un outil pour vous aider à diffuser la réalité sur la crise économique aux USA auprès de votre famille et de vos amis. Si nous travaillons tous ensemble, peut-être que nous réveillerons des millions de personnes qui prendront conscience que le « business as usual » provoquera un effondrement de l’économie nationale.
Les 50 chiffres économiques de l’année 2011 presque trop gros pour y croire sont :