Bretagne et Grande-Bretagne : Des maisons ou des terrains à vendre pour… 1 euro ou 1 livre !

Acheter un terrain ou une maison pour la somme symbolique de un euro. Sur le marché de l’immobilier, ce type d’annonce est en train de se développer. La raison ? Le désir de certaines communes à vouloir faire revenir des familles et donc de l’activité. À Berrien (Finistère), faute d’effectif une classe de l’école du village a failli fermer. Le rectorat est resté sourd aux appels à l’aide des parents. Alors la municipalité a opté pour une autre solution. Celle de mettre des terrains en vente pour un euro le mètre carré.

2.000 personnes ont répondu à cette annonce, mais la municipalité avait des critères de sélection bien précis. “La maison doit être construite dans un délai de trois ans. Il est interdit de revendre à un délai supérieur à un euro“, explique Marie-Pierre Coant, adjointe au maire.

En Angleterre, la municipalité de Liverpool est sur la même idée. Ici on vend des maisons à une livre pour repeupler des quartiers déshérités. C’est un succès. Le programme prévu pour vingt maisons tests concerne à présent 1.300 logements. Les habitants doivent restaurer les maisons achetées, venir en famille et rester cinq ans dans le quartier.

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Violences en cuisine à couteaux tirés

La loi du silence a longtemps été la règle en cuisine, mais les langues se délient. Plusieurs affaires sont venues ternir la réputation de chefs prestigieux. Harcèlement, brimades, violences morales mais aussi physiques: certains employés des grands restaurants, parfois des établissements étoilés, racontent leurs conditions de travail.

Pour tenir le coup, certains ont recours à la drogue, d’autres ont fini par craquer et tentent aujourd’hui d’obtenir réparation en justice.

Margarine : La déconfiture

Il y a quelques années encore, la margarine était parée de toutes les vertus: facile à tartiner, légère et surtout riche en précieux acides gras insaturés, en oméga 3 et 6… Bref, bien plus saine que le beurre et ses vilaines graisses saturées qui bouchent les artères. Mais aujourd’hui le vent tourne! Les produits naturels et de fabrication locale ont la cote. Voici le grand retour du beurre suisse, tandis que la margarine se retrouve sur le banc des accusés.

La margarine a longtemps été recommandée aux personnes ayant un taux de cholestérol trop élevé ou en surpoids. Les acides gras insaturés des huiles végétales étaient jugés plus sains pour notre corps. Mais toutes les huiles végétales ne se valent pas. L’huile de coco ou encore l’huile de palme sont composées d’acides gras saturés, comme le beurre. Des produits souvent utilisés dans la fabrication de margarine.

La margarine perd du terrain. Les médecins ne la conseillent plus systématiquement aux malades du cœur. Le beurre se retrouve d’ailleurs sur les plateaux repas des services de cardiologie. Une tendance qui touche aussi le monde de la restauration. Des boulangers reviennent au beurre, un produit sain et naturel qui ne fait pas de mal lorsqu’il est consommé sans excès.

À la découverte des huiles alimentaires

De pistache ou d’argan, les huiles rehaussent les plats et les industriels surfent aujourd’hui sur ce marché en plein essor. Chaque année, ils sortent de nouvelles saveurs pour ces huiles rares et de goût.

Ces huiles nouvelles promettent des bénéfices en terme de santé, mais à condition de savoir lire les étiquettes, note une diététicienne. Il est notamment important d’avoir quatre fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Un rapport important qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires.

Il est aussi essentiel de varier les huiles au moins tous les deux mois. Et quel que soit le goût choisi, il ne faut pas dépasser quatre cuillères à soupe par jour et par personne.

Buffets à volonté : Une recette en or !

Quel est le point commun entre un club de vacances, un bar branché, un restaurant routier et une table de luxe ? Le buffet à volonté. Inventé dans les années 1960 avec la naissance des premiers clubs de vacances, ce type de restauration s’est aujourd’hui imposé partout. Le concept est simple: des dizaines de plats proposés pour un prix fixe et la possibilité de se resservir à l’infini.

Une avalanche de plats dont les clients raffolent, et qui fait aussi le bonheur des restaurateurs car avec sa nourriture basique et l’absence de serveurs, le buffet est une formule très rentable.

Mais la qualité est-elle toujours au rendez-vous ? Est-il bien raisonnable pour la santé de consommer sans modération ? Côté hygiène, les clients prennent-ils des risques ?

Enquête sur ce nouveau mode de restauration, et rencontre avec ceux pour qui buffet rime avec succès.

La foodtech débarque en France

C’est la nouvelle tendance venue de la Silicon Valley. Se faire livrer des plats frais à domicile en 20 minutes par vélo, c’est le pari de Foodchéri qui s’est lancé à Paris. “La Belle Assiette” propose quant à elle de faire venir à domicile un chef pour faire la cuisine.

Élysée : A la première table de France

Quand la reine d’Angleterre est invitée pour un dîner à l’Élysée, la République met les petits plats dans les grands. A l’œuvre pour cet événement, une brigade placée sous la baguette du nouveau chef Guillaume Gomez: à seulement 35 ans, on le décrit comme l’un des cuisiniers les plus doués de sa génération.

Soumis à un stress intense également, car la première table de France s’affiche comme une vitrine de la gastronomie nationale, inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 2010. En toile de fond, se pose la question des coûts de cette restauration: comment maintenir une cuisine d’excellence et un rang de grande nation gastronomique tout en tenant compte des restrictions budgétaires qui s’imposent dans un endroit aussi prestigieux que l’Élysée?

La viande : un marché mondial à quel prix ?

Depuis que l’on a trouvé du cheval dans des lasagnes à base de bœuf, le consommateur se pose de nombreuses questions. D’où viennent les produits utilisés dans les plats préparés ? Comment sont-ils contrôlés ? Des prix toujours plus bas, mais qu’en est-il de notre santé ?

De la France à la Roumanie en passant par l’Allemagne et la Belgique, votre assiette est passée au crible. Vous verrez comment le steak haché, un produit vendu à bas prix au supermarché est fabriqué par des industriels qui sont prêts à tout pour faire baisser les coûts…

RTBF (2013)

Nice (06) : Un restaurant solidaire a ouvert ses portes

Après avoir ouvert une épicerie sociale, un curé de Nice a lancé un restaurant solidaire. Ici, des bénévoles assurent le service. En cuisine, un ancien chef d’un hôtel quatre étoiles concocte le menu en jonglant entre les fournisseurs et les dons de la grande distribution. Sous ses ordres, huit commis en réinsertion professionnelle.

Le succès est au rendez-vous. Une centaine de couverts sont servis chaque jour. “Je sais qu’en venant manger ici, ça permet d’offrir un repas à quelqu’un qui ne peut pas payer”, explique une dame.

En effet, alors que le menu complet coûte 11 euros, deux euros permettent de financer le repas de personnes démunies qui déjeunent anonymement au milieu des clients. “Le but est vraiment que les gens se mélangent au niveau du travail, au niveau du service et au niveau de la table“, assure le curé de l’église Saint Pierre d’Arène, Gil Florini.

Paris : Oubliez le McDo, les fast-food africains passent à l’offensive

En quelques années, le marché de la restauration rapide en France a vu venir de nouveaux acteurs, les fast-food africains. Malgré la frilosité des banques à les aider, certains ont réussi à développer leur activité. Présentations avec trois d’entre eux installés à Paris.

Quand on arrive on casse tout“. Quand Abdelkader Jawneh, l’un des trois fondateurs de la chaîne de fast-food Afrik’N'Fusion, parle de ses restaurants, il affiche un grand sourire. Depuis l’ouverture de la première boutique il y a quatre ans, le rythme n’a pas baissé, au contraire. Depuis début novembre, l’enseigne a une troisième adresse, dans le 18e arrondissement de Paris.

À l’origine d’Afrik’N'fusion, il y a un constat simple : “Je travaillais dans un quartier de bureaux et il m’était impossible de manger un plat africain, le midi, dans le temps imparti“, raconte Abdelkader Jawneh dont la famille est originaire du Sénégal. Avec ses deux associés, ils décident d’y remédier et montent leur business plan.

Les banques refusent de leur faire confiance, ils se tournent alors vers leur réseau. Les prêts et les dons faits par l’entourage leur permettent d’ouvrir le premier Afrik’N'Fusion en décembre 2010, dans le 20e arrondissement de la capitale française.
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Économie souterraine : Dans les cuisines du travail au noir

En France, la part de l’économie non déclarée dans le PIB serait de 10,8% et, selon l’Urssaf, 7% des entreprises auraient recours au travail dissimulé. Enquête dans le secteur de la restauration, au moment où le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a présenté, mardi 24 juin, un projet d’avis dans lequel l’institution prône une multiplication des contrôles et un accroissement des sanctions pour endiguer ce phénomène. 

L’hôtellerie-restauration est l’un des cinq secteurs où le travail au noir ou au gris est largement répandu, avec le bâtiment et travaux publics, le commerce de détail alimentaire, les services aux entreprises, le spectacle vivant et enregistré, le travail saisonnier et agricole.

En 2013, les redressements effectués par l’Urssaf se sont élevés à 291 millions d’euros, soit une progression de 168% depuis 2008. En 2012, 12.000 entreprises avaient été redressées et 200 avaient fait l’objet d’une fermeture administrative. Cependant, la progression de ces chiffres ne traduit pas nécessairement une explosion de l’économie non déclarée, mais surtout un renforcement de l’efficacité des contrôles, souligne le Cese.

Paris : Le mouvement Freegan ouvre son premier restaurant

Récupérer les invendus de Rungis, le « plus grand marché du monde » et en tirer des repas cuisinés le jour même? C’est ce que propose depuis quelques semaines le Freegan Pony, un « resto-squatt ».

Il faut pénétrer dans une cour sombre du Marais et prendre l’ascenseur pour découvrir le premier restaurant freegan végétarien de France. Une adresse végétarienne de plus dans le très bourgeois-bohème troisième arrondissement de Paris ?

Détrompez-vous. Le credo du Freegan Pony, qui a ouvert ses portes le 21 mars, est de servir des plats préparés à partir de fruits et légumes qui devaient légalement finir à la poubelle, mais sont encore comestibles.

Anti-gâchis

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La gastronomie japonaise débarque à Paris

Dorade royale à la sauce shizo, suprême de canard servi sur un lit de ciboulette, ou encore encornets aux oignons des Cévennes… ce sont quelques-uns des plats à la carte du restaurant parisien d’Hiroki Yoshitake, 31 ans, une étoile. Ce japonais arrivé de Tokyo il y a 5 ans, est la figure de proue de la gastronomie japonaise en France.

Dans son sillage, une poignée de chefs nippons s’est installée à Paris, de nouveaux empereurs du goût venus initier les palais français aux saveurs orientales.

“J’ai essayé d’embaucher des français mais il ne sont pas assez travailleurs. Parfois il ne viennent pas, ça dépend de leur humeur. On ne peut pas leur faire confiance.”

Le travail au noir face à la crise et aux taxes

Parmi ces changements de comportement pour contourner l’impôt et les taxes, on constate la baisse des emplois à domicile déclarés. La poussée du travail au noir se fait aussi sentir dans la restauration et le bâtiment.

La société française fait une résistance à l’impôt selon un rapport de la Cour des comptes qui pointe ce mercredi 28 mai le manque à gagner fiscal dans les caisses de l’ Etat. Parmi ces changements de comportement pour contourner l’impôt et les taxes, on constate la baisse des emplois à domicile déclarés. La poussée du travail au noir se fait aussi sentir dans la restauration et le bâtiment.

Le travail dissimulé est passible de trois ans de prison et de 45.000 d’amende et les redressements Urssaf pour travail illégal ont progressé de 12 % en 2013. Serait-ce les employés qui refusent leur déclaration aux institutions sociales et administratives ou les employeurs eux-mêmes qui ne le font pas?

Camions itinérants : Les nouveaux nomades

Les services et les commerces itinérants font leur retour en ville et dans les campagnes. La mode urbaine du camion-restaurant à l’américaine y est pour beaucoup : le « foodtruck » revisite ainsi la cuisine de rue et concurrence le légendaire camion pizza ou la baraque à frites.

Dans les campagnes apparaissent aussi de nouveaux métiers itinérants : le toilettage d’animaux, la coiffure pour hommes, les garderies d’enfants… Des contraintes économiques, un rebond professionnel ou une reconversion conduisent souvent vers ce nouveau nomadisme.

Une tendance qui favorise le retour des services et du lien social dans des régions désertifiées.

La France de la récup (Docu)

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Il y a ceux pour qui cette pratique est une action politique qui permet de lutter contre l’hyperconsommation. Pour d’autres, c’est simplement un bon moyen pour remplacer son vieux mobilier malgré un pouvoir d’achat en baisse.

Réalisé par Corinne Savoyen (France – 2012)

7600 hôtels et restaurants ont fermé en 2013 en France

Les défaillances d’entreprises ont bondi de 5,4% entre 2012 et 2013 chez les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration, selon les chiffres de la Banque de France.

Depuis des mois, Roland Héguy, le président de l’Umih, principal syndicat de l’hôtellerie et de la restauration, martèle que se prépare actuellement un «immense plan social invisible» dans ce secteur. Entre hausse des charges, de la fiscalité, et multiplication des intermédiaires prélevant de lourdes commissions, il est vrai que les marges des professionnels se contractent. Selon l’Umih, elles auraient même fondu de cinq points en cinq ans.

Les récentes statistiques publiées par la Banque de France prouvent malheureusement que les craintes des hôteliers et restaurateurs semblent justifiées.

C’est cette activité qui a connu l’an dernier la plus forte progression du nombre des faillites avec un bond de 5,4%. Ce sont ainsi un total de 7600 établissements qui ont fermé leurs portes au cours de l’année sur un ensemble de 62.252 défaillances enregistrées en 2013.

Chute de la fréquentation

Une situation d’autant plus préoccupante que ce sont ces mêmes professions (la restauration surtout) qui paieront cette année le plus lourd tribut au passage de la TVA à 10%. Les spécialistes de la restauration commerciale alertent depuis l’été dernier sur la forte chute de la fréquentation de leurs établissements et sur les destructions d’emplois (10% en deux ans). Lorsque les plus gros souffrent, bon nombre de petits risquent encore de mettre la clé sous la porte.

Le Figaro

Un mois sans supermarché : mode d’emploi

C’est décidé! Marre de subir les affres de la grande distribution, reportages en terres industrielles, scandales alimentaires et autres suspicions! Le défi à relever: un mois sans grandes surfaces!

Agriculture et élevage intensifs, tri des légumes selon leur formes, afin de répondre à un « idéal » esthétique arbitraire et dépassé, pesticides, emballages, sur-emballages, aseptisation, choix imposés, et si l’on sort de l’alimentaire : produits polluants pour l’entretien… même si depuis quelques temps, les distributeurs cherchent a intégrer des rayons « en vrac », ou « bio », le facteur « local » leur est encore peu familier, alors, prêt à m’adapter, je me suis résolu a ne plus succomber à la facilité.

Connaissant quelques réseaux alternatifs, comme tout le monde d’ailleurs, j’ai décidé de ne plus mettre les pieds dans une grande, moyenne ou petite surface pour tout le mois.

Le réseau, c’est important également dans la consommation

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États-Unis : Une croissance low cost

Outre-Atlantique, la reprise dure depuis quatre ans et pourrait bientôt s’accélérer. Mais les travailleurs ne s’y retrouvent pas : si le chômage a nettement baissé, la qualité des nouveaux emplois laisse à désirer.

La timide reprise du marché du travail américain a encore ralenti en juillet – et les emplois créés se situent en grande partie dans les secteurs à bas salaires. Plus de la moitié concernent en effet la restauration et le commerce de détail, où les salaires horaires sont largement au-dessous de 20 dollars. “Ces emplois figurent dans les statistiques, mais on prête peu attention à leur nature”, déclare Arne Kalleberg, professeur de sociologie à l’université de Caroline du Nord et auteur de Good Jobs, Bad Jobs [Bons emplois, mauvais emplois].

“Ce sont souvent des emplois peu rémunérés, dans le commerce de détail ou les services à la personne, et beaucoup sont à temps partiel.” Néanmoins, le taux de chômage a chuté à 7,4 %, son plus bas niveau depuis décembre 2008.

La diminution du nombre de chômeurs reflète dans une certaine mesure un rythme d’embauche qui, bien que lent, est resté stable depuis un an et plus que suffisant pour absorber la hausse de la population. Mais elle est aussi due au fait que le marché du travail demeure trop peu dynamique pour attirer les travailleurs qui sont sortis des rangs de la population active [par découragement] : 6,6 millions d’Américains disent vouloir travailler mais ne sont pas comptés comme chômeurs parce qu’ils ne sont pas activement en recherche d’emploi.

La part des actifs dans la population est à son plus bas niveau depuis trente ans [depuis octobre 2008, le taux d’activité a chuté de 66 % à 63,4 %].

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Grande-Bretagne : Les OGM interdits dans une cantine de… Monsanto !

Monsanto, le plus grand distributeur d’aliments génétiquement modifiés, a été pris à son propre piège quand il a été révélé que les produits contenant des OGM étaient bannis de la cantine de ses employés.

L’entreprise qui fournit la cantine de l’usine Monsanto à High Wycombe dans le Buckinghamshire, ne sert plus que des repas sans OGM selon les Amis de la Terre.

Dans une note adressée à la cantine, Sutcliffe Catering, détenue par le Groupe Grenade, a déclaré qu’elle avait pris la décision «d’éliminer autant que possible, le soja génétiquement modifié et le maïs de tous les produits alimentaires servis dans le restaurant. Cette mesure a été prise pour s’assurer que le client peut avoir une totale confiance dans la nourriture que nous servons.»

Monsanto a confirmé l’information. «Oui, c’est exact et nous approuvons ce choix», a déclaré le porte-parole de la compagnie, Tony Coombes.
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Les secrets de nos assiettes, que mange-t-on vraiment ?

Au restaurant et même à la maison, savons-nous vraiment ce que nous mangeons ? Du cheval à la place du bœuf, du porc dans les lasagnes. Depuis quelques mois, les scandales alimentaires se multiplient. A la maison et au restaurant, il n’est pas toujours facile de savoir exactement ce que l’on mange. Certains restaurateurs servent à leurs clients des plats sous vide réchauffés au micro-ondes. Pour réduire les coûts, des boulangers revendent des desserts industriels.

90′ Enquêtes (TMC – 21 mai 2013)

Chine : Quand le recyclage confine au sordide

La Chine pousse loin le concept de recyclage. Parmi les scandales alimentaires les plus sordides qui défrayent la chronique dans l’empire du milieu, une gigantesque fraude aux huiles alimentaires, collectées dans les égouts des restaurants pour être ensuite recyclées et revendues dans le commerce et la restauration.

Au moins un tiers de l’huile utilisée par les restaurants chinois et au moins 10% des huiles vendues dans le commerce seraient issues de ce recyclage écœurant, rapporte Le Nouvel Observateur. Phénomène plus que courant, la plupart des restaurateurs revendraient leurs restes alimentaires à des filières mafieuses qui les remettraient ensuite dans le circuit alimentaire, après les avoir fait bouillir et filtrés.

Pire, même les restaurants ne revendant pas leurs déchets feraient l’objet d’un pillage de leurs égouts, dans le but de recycler et réintroduire ces restes alimentaires dans le circuit alimentaire classique.

Enviro2b

Restauration française : Un pavé dans l’assiette

En 2010, la gastronomie française est entrée au patrimoine mondial de l’Humanité. Derrière ce prestige, se cache pourtant une réalité moins avouable. De plus en plus de produits transformés servent de base aux plats proposés par la restauration. Une dérive inquiétante qui menace la gastronomie française…

Aujourd’hui, de nombreux experts s’accordent pour affirmer que notre restauration n’a jamais été autant standardisée : poissons surgelés, souris d’agneau en sauce sous vide et desserts sont entièrement fabriques en usine. Aujourd’hui, 7 établissements sur 10 utiliseraient des produits industriels pour réaliser leurs recettes. Leurs poubelles débordent de boîtes de conserve et d’emballages plastiques aux couleurs des grandes marques.

La filière agro-alimentaire s’est imposée dans la restauration commerciale. Elle organise les grands évènements de la cuisine française. Pour rassurer les restaurateurs, elle s’offre même les services de chefs étoilés. Cette invasion touche également les écoles hôtelières. Les défenseurs du fait-maison tentent d’alerter les politiques face aux lobbies industriels. Pour comprendre l’ampleur de ce phénomène, ce documentaire opère une immersion dans les cuisines de ceux qui utilisent ce genre de produits, souvent a l’insu des clients. Cette enquête remonte également la filière de la “gastronomie en kit”.

Bordeaux : file d’attente autour d’un morceau de steak

Les premiers arrivés sont les premiers servis, et pourtant ils attendent aussi longtemps que les derniers. Reportage dans la file d’attente du restaurant tout juste rénové l’Entrecôte

Midi, 1er novembre. Mais où vont ces gens silencieux ? Tête baissée, mains dans les poches, mines renfrognées. Au musée, à Pôle emploi, au ciné ? C’est la question que se pose une dame en observant d’un air dubitatif la file d’attente qui glisse du cours du 30 juillet jusqu’à la rue Esprit des Lois. « Je suis à Bordeaux depuis trois jours, et tous les jours j’ai vu cette interminable file d’attente. Alors j’ai pensé, il doit se passer quelque chose. J’ai même demandé à l’Office du Tourisme, quel était l’événement ? Lorsqu’ils m’ont répondu que c’était un restaurant… »
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Brève histoire de l’oligarchie en Russie

Par Xavier Moreau

Mikhaïl Khodorkovski

Le mot oligarque symbolise à lui tout seul l’histoire de la Russie de ces vingt dernières années et nous le trouvons utilisé pour désigner tout et n’importe quoi. Ce terme qui, au milieu des années 90, était synonyme de puissance et était ouvertement revendiqué est aujourd’hui récusé par les grandes fortunes de Russie, tant il est lié aux pires heures de l’ère Eltsine.

L’oligarchie a fortement évolué tout au long de la période. Certains oligarques sont tombés dans l’oubli, d’autres ont fui ou sont en prison. Les plus pragmatiques se sont adaptés en renonçant à toute prétention politique, ce qui rend d’autant le terme inadéquat pour les désigner aujourd’hui.

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« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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Immigration : pourquoi le patronat en veut toujours plus

Parce que l’immigration permet de payer les salariés toujours moins. C’est ce que dit un rapport du très sérieux et très officiel Conseil d’analyse économique, intitulé «Immigration, qualifications et marché du travail.»

On se souvient du président Pompidou, avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France, à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable, à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.

Quarante ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Au contraire, les appels à l’immigration viennent toujours du même côté, et toujours pour les mêmes raisons. Seule différence : les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le cercle du BTP ou de la restauration pour atteindre des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

Ainsi, les rapports de la Commission européenne, du Medef ou du Business Europe (le Medef européen) n’ont eu de cesse, depuis plusieurs décennies, d’en appeler à toujours plus d’immigration. En 2008, le célèbre rapport Attali, commandé par Nicolas Sarkozy, dressait un tableau de plus de 300 mesures d’inspiration très libérale, parmi lesquelles une accélération de l’immigration. C’est d’ailleurs cette pente que suit le président de la République depuis son élection, à travers ce qu’il a nommé « l’immigration choisie. »
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Le secteur des services a été directement touché par la crise économique

Publicité, conseil aux entreprises, location de matériel pour les chantiers… : le secteur des services a été directement affecté par la crise au même titre que l’industrie et la construction.

C’est ce qui ressort d’une note sur les “services marchands”, secteur en forte croissance depuis trente ans, publiée, mardi 10 novembre, par l’INSEE.

Le lieu commun qui consiste à dire que les emplois dans les services sont protégés est faux”, explique Xavier Niel, chef de la division “services” de l’INSEE. “Mais, à l’intérieur de ce secteur, les différentes activités sont différemment impactées.”

Tout d’abord, ce secteur, qui employait plus de 5,2 millions de salariés en 2008, héberge l’ensemble de l’intérim, que cette activité s’effectue dans l’industrie, dans la construction ou dans le tertiaire. Or, la crise a d’abord affecté l’intérim.

“Avec 400 000 emplois équivalents temps plein aujourd’hui, on a perdu 30 % de l’emploi intérimaire en deux ans”, explique François Roux, délégué général de Prisme, le syndicat patronal du secteur. Lire la suite

(15.10.2009)

► Assurance chômage: déficit de 3,6 milliards en 2010

En cause: la poursuite de la montée du chômage malgré la reprise de l’activité. L’Unedic s’attend par ailleurs à un déficit de 902 millions d’euros cette année. Le déficit cumulé de l’assurance chômage atteindrait ainsi 5,9 milliards d’euros au 31 décembre de cette année et 9,5 milliards un an plus tard.

Ces prévisions sont fondées sur l’hypothèse d’une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 2,2% cette année suivie d’un retour à la croissance (+1,1%) en 2010. Cette évolution de l’activité irait de pair avec une contraction de l’emploi salarié de 413.000 postes en 2009 et une augmentation du nombre des chômeurs de 519.000. Pour 2010, les projections de l’Unedic font état de 75.000 suppressions de postes. Yahoo

► Cinquième mois d’inflation négative en septembre

Ces chiffres ont surpris les économistes qui attendaient en majorité une stabilité en septembre et ils ravivent les craintes de déflation. Le taux d’inflation était passé sous zéro au mois de mai, pour la première fois depuis 1957.

Les prix de l’énergie ont diminué de 0,7% en septembre par rapport à août et de 14,3% sur un an. La baisse des prix tient aussi aux services qui ont diminué de 0,8%. Les prix des produits frais ont, eux, augmenté de 4,6% sur le mois (-6,7% sur un an) et ceux de l’habillement/chaussures de 0,3% (-0,1% sur un an). S’il écarte le risque de déflation, c’est-à-dire d’une baisse durable des prix qui finit par paralyser l’activité, Nicolas Bouzou du cabinet d’analyse Asterès s’inquiète toutefois du recul des prix des produits manufacturés, lequel dénote un manque de tension de la demande, et du tassement des crédits au secteur privé “qui est de nature à faire diminuer les prix durablement“.

Les taux de marché et le chiffre de l’inflation en France entrent par ailleurs dans le calcul du taux de rémunération du Livret A, dont la prochaine révision sera théoriquement le 1er novembre. Pour refléter le mouvement de baisse des prix, le rendement du placement préféré des Français avait été réduit à 1,25% le 1er août, et avant cela à 1,75% le 1er mai. L’Express

► TVA: la restauration sous pression de l’État

Après la baisse, le gouvernement juge l’effort de la profession insuffisant. Et brandit la menace du retour à un taux de 19,6 %. La baisse à 5,5 % ne faisait pas l’unanimité, certains restaurateurs auraient t préféré une baisse des charges assortie d’engagements précis et contrôlables (le donnant-donnant), notamment en termes d’emploi. Le risque du malentendu actuel est de voir les Français prendre leurs distances avec le restaurant. Sud-Ouest

► Immobilier : la défiance des ménages bloque la reprise du marché

Le nombre de transactions est toujours en baisse au 3ème trimestre, selon la FNAIM. Les prix chutent, les taux d’intérêt aussi, mais les ménages, eux, … attendent. En cause : l’indice de confiance, au plus bas depuis près de 10 ans. Les Échos