A partir d’aujourd’hui, la Terre ne peut plus suivre notre consommation

C’est aujourd’hui le jour du dépassement : une triste nouvelle pour l’environnement. Cela signifie qu’à partir d’aujourd’hui, 13 août, les humains consomment plus que ce que la Terre peut fournir. Une surconsommation des ressources naturelles, qui s’aggrave.

Il était une fois la Terre (1978)

« Il était une fois la Terre » est le dernier épisode de « Il était une fois l’Homme », sortant du contexte purement historique en présentant une vision prospective sur le futur de l’humanité, cet épisode met l’accent sur les conséquences de la pollution, de l’amoncellement des déchets toxiques, de l’épuisement des ressources naturelles et de l’augmentation de la population humaine.

Partie 1:

Partie 2:

La façon dont ces sujets sont traités est très représentative des préoccupations accentuées par les années 1970, durant lesquelles les pionniers de l’écologie politique s’inquiétaient de l’explosion démographique et de l’explosion de la consommation, s’appuyant sur le rapport du Club de Rome ou les écrits de René Dumont, de Paul Ehrlich et d’autres.

La croissance de la société industrielle, qui tend à s’étendre dans le monde entier pour conquérir de nouveaux marchés, y est résumée de façon cinglante : « Il faut former des consommateurs par centaines… par milliers… par centaines de milliers… et tout ça pour que les usines tournent. »

Le narrateur s’inquiète des conséquences environnementales de la croissance industrielle et souligne la dangerosité des conflits sociaux qui pourraient rendre cette situation explosive. Il se prononce donc pour un arrêt de la croissance industrielle, évoquant le rapport du Club de Rome de 1972, et pour un arrêt de la croissance démographique : les personnages plaident pour une limitation des naissances à la hauteur du nombre de décès de manière à stabiliser la population humaine.
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L’eau : Un marché sous pression

Les questions que se posent les consommateurs autour de l’eau sont nombreuses. Faut-il préférer celle du robinet ou celle en bouteille? Quels risquent encourent-ils en consommant l’une plutôt que l’autre? Quel avenir pour cette ressource naturelle?

En France, l’industrie de l’eau en bouteille génère environ 3,5 milliards d’euros de bénéfices par an et représente 2,5 % de l’industrie agroalimentaire. Dans le même temps, la facture d’eau que doivent régler les particuliers s’alourdit régulièrement depuis 15 ans. La qualité de l’eau, sous toutes ses formes, ne cesse quant à elle de se dégrader.

Sa mise aux normes de distribution s’avère de plus en plus coûteuse. A l’occasion de la semaine de l’eau, des responsables de distribution, des minéraliers et des partisans de la re-municipalisation de l’eau décryptent ce marché, sous tension.

Le sable – Enquête sur une disparition

De Bombay à la Bretagne en passant par Dubaï, Tanger ou les Maldives, cette passionnante enquête en forme de thriller dévoile une urgence planétaire : la menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s’accélère.

Disparition des poissons, impact aggravé de l’érosion et des tempêtes, bords de mer devenus lunaires : face aux timides régulations adoptées pour tenter de limiter le pillage, la “ruée vers le sable” s’est en réalité accélérée, sous l’égide de grandes entreprises multinationales et de mafias locales.

Documentaire réalisé par Denis Delestrac (Arte – Mai 2013)

(Merci à NOP)

Équateur : Vente aux enchères de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne aux compagnies pétrolières

L’Équateur envisage de vendre aux enchères plus de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne à différentes compagnies pétrolières mondiales, notamment chinoises.

Pour Wilson Pastor, le ministre des Ressources naturelles non renouvelables de l’Équateur, le pays n’a pas suffisamment exploré ses ressources au cours des 15 dernières années, et il a besoin d’attirer les investissements étrangers.

L’annonce du Secrétariat aux hydrocarbures de l’Équateur propose 13 blocs pétroliers en grande partie inexplorés dans la région du sud-est du pays, près de la frontière avec le Pérou. Les réserves s’y trouvant sont estimées à plus de 100 millions de barils.

Selon Amazon Watch, plus d’un million de personnes ont signé une pétition en ligne pour que l’Équateur suspende cet appel d’offres, la pétition dénonce cette décision des autorités équatoriennes d’exploiter les ressources pétrolières des forets tropicales qui va dévaster les régions et les communautés indigènes qui y vivent.
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Japon : Les Chinois font main basse sur l’eau

Les investisseurs étrangers, dont beaucoup sont Chinois, tentent à tout prix de mettre la main sur des terrains forestiers au Japon. Ce n’est toutefois pas le bois qui les intéresse, mais l’eau qu’on y trouve.

Dr Emoto – Les mémoires de l’eau

Dans certains territoires forestiers éloignés du Japon, le mètre carré d’espace se vend pour près de 60 cents. Un prix aussi bas n’est pas surprenant puisque le marché immobilier japonais est au  « calme plat » depuis près de vingt ans. De plus, les lois nipponnes sont assez permissives quant à la vente à des étrangers de territoires forestiers auxquels des droits d’exploitation de l’eau sont rattachés.

Pour des pays comme la Chine et l’Inde qui vont bientôt faire face à des pénuries d’eau, c’est un faible prix à payer. Le Japon se classe d’ailleurs dans le top 10 des pays qui ont le plus de ressources en eau dans le monde.

Selon un analyste d’HSBC, près de la moitié de l’économie chinoise est basée dans des régions qui n’ont pas assez de ressources d’eau. De plus, le fait d’acheter de grands territoires permettrait aux Chinois d’ouvrir de nouvelles terres à l’agriculture afin d’exporter davantage de biens alimentaires vers leur pays.

Présentement, l’embouteilleur Seven Yellow, basé à Osaka, pompe près de 500 000 litres d’eau par mois et 80 % de sa production est exportée en Chine. D’ailleurs, l’actionnaire principal de cette entreprise est un Chinois, un détail que « certains connaissent alors que d’autres ignorent », soutient le directeur général de l’entreprise, Katsuhisa Yoshida.

Sur l’île d’Hokkaido, on a répertorié un total de 57 transactions incluant des achats terriens en 2012. De ce total 21 achats ont été faits par des Chinois, neuf par des investisseurs d’Hong Kong qui ont utilisé des compagnies enregistrées aux îles Vierges et huit par des Singapouriens, selon les recherches menées par Bloomberg Businessweek.

« Les volumes que vous trouverez et à quelle profondeur vous devrez creuser pour trouver de l’eau dépendront de l’endroit où vous vous trouvez, explique Go Okazaki, fondateur de Standard & Initiative Properties à Tokyo. Mais si vous creusez, vous  trouverez de l’eau, et ce, peu importe où vous êtes au Japon. »

Bloomberg Businessweek