Myret Zaki : dollar, la fuite en avant

Alors que l’Europe se débat dans la crise des migrants, qui est en réalité une crise mondiale, et non celle de l’Europe, l’histoire derrière l’histoire est celle de la croissance anémique du monde occidental.

La partie immergée de l’iceberg révèle des faiblesses économiques profondes, qui suscitent des guerres et de violents remous à la surface.

Sept ans après la crise de 2008, l’économie américaine est dans l’impasse. La Réserve fédérale (Fed) ne peut ni relever les taux, ni les laisser à zéro. Elle s’enlise, alors que ses remèdes de 2009 ont toujours porté en eux la prochaine crise. Depuis 2009, la création de 4500 milliards de nouveaux dollars par la Fed pour acheter des titres américains et sauver le système financier mène à une voie sans issue.

La croissance n’est pas au rendez-vous. Alors qu’en 1950, une maison neuve aux États-Unis coûtait le double du salaire annuel d’un Américain moyen, elle coûte aujourd’hui le décuple. Comment s’étonner que le taux de propriété soit au plus bas depuis 1967 ?

Et malgré les 5,1% de taux de chômage annoncés en août, le taux de participation de la population active est tombé à son plus bas niveau depuis 1976.

D’autres chiffres (nombre d’embauches, commandes d’usines) sont indicatifs de faiblesse économique.
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La justice américaine estime illégal le sauvetage de l’assureur AIG en 2008

Maurice Greenberg, l’ancien PDG de l’assureur American International Group (AIG), a remporté, lundi 15 juin, une victoire de principe face à l’Etat américain. Un tribunal fédéral de Washington a en effet estimé que la prise de contrôle du groupe par le gouvernement au moment de la crise de 2008, afin de le sauver de la faillite, était abusive. Toutefois, le juge Thomas Wheeler a refusé d’accorder aux actionnaires plaignants, dont M. Greenberg en tête, les 40 milliards de dollars qu’ils réclamaient à titre de dédommagement.

Ce procès est l’aboutissement d’une plainte collective déposée en 2011 par l’ex-patron du groupe, qui accusait le gouvernement d’avoir spolié les actionnaires lors de la nationalisation d’AIG, le 16 septembre 2008. M. Greenberg, 90 ans, avait été évincé du groupe en 2005, après l’avoir dirigé pendant près de quarante ans, à la suite d’une enquête sur des malversations comptables. Sous sa direction, le groupe avait multiplié les produits spéculatifs, notamment les dérivés liés aux crédits immobiliers « subprimes », qui allaient être à l’origine de la crise.

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Les banquiers planifient-ils une réunion secrète sur la « fin du cash » ?

L’économiste Martin Armstrong affirme qu’une réunion secrète sur la fin du cash est prévue à Londres avant la fin du mois impliquant des représentants de la BCE et la Réserve fédérale.

Armstrong, qui est connu pour avoir prédit avec succès en 1987 le crash du lundi noir ainsi que l’effondrement financier de 1998 en Russie, a exprimé avoir été choqué, qu’aucune information n’ait filtré sur cette prochaine conférence.

«Nous ferions mieux de garder l’œil bien ouvert pour cette naissance d’une société sans argent liquide qui vient beaucoup plus rapidement que prévu. Pourquoi la réunion est-elle secrète? Quelque chose ne sent pas bon par ici»

«Je trouve extrêmement troublant d’être le seul à signaler cette réunion secrète à Londres. Kenneth Rogoff, de l’Université de Harvard, et Willem Buiter, l’économiste en chef chez Citigroup, s’adresseront aux banques centrales pour préconiser l’élimination de toutes les espèces pour permettre la venue du jour où vous ne pourrez plus acheter ou vendre quoi que ce soit, sans l’approbation du gouvernement», écrit Armstrong.
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L’hypertrophie monétaire conduira-t-elle à un effondrement économique?

En dépit des réserves de l’Allemagne et contre toutes les bonnes pratiques des banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) a finalement décidé d’appliquer un programme massif de rachat de dettes souveraines. Abandonnons un peu les chiffres et intéressons-nous aux principes et aux conséquences de long terme de cette décision.

Il n’y a aucune raison de penser que les pays, qui pour la grande majorité ne parviennent déjà pas à contrôler l’expansion de leur dette, y parviendront davantage demain. La question est maintenant la suivante : que se passera-t-il lorsque ces États seront en défaut de paiement ?

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Et si l’on se refaisait une crise financière?

De l’argent qui coule à flots tandis que la montagne de la dette grandit: la croissance mondiale dont la zone euro commence à bénéficier elle aussi ne repose-t-elle pas sur des bases très fragiles ?

Si l’on en croit le Fond monétaire international, la croissance mondiale devrait accélérer doucement pour passer de 3,3% en 2013 et 2014 à 3,5% cette année et à 3,7% en 2016.  La baisse du prix du pétrole explique une partie de ce regain de vigueur, mais l’essentiel vient de la politique extrêmement stimulante menée par les grandes banques centrales. Aux Etats-Unis, cela fait près de sept ans que la Réserve fédérale mène une politique de taux zéro et la croissance semble solidement établie à plus de 2,5% l’an.

Ne serait-il pas temps de revenir à une politique plus tempérée? Déjà, la banque centrale a arrêté ses injections massives de liquidités; elle s’apprête maintenant à remonter ses taux directeurs, mais elle avance avec beaucoup de précautions. Au point d’inquiéter des économistes qui craignent une action trop tardive. Ainsi que le rappelle Philippe Weber, responsable étude et stratégie de CPR AM«il faut entre six et huit trimestres pour qu’une hausse des taux fasse de l’effet». Mieux vaudrait donc ne pas trop attendre.

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Terra incognita : La reprise mondiale, à quel prix ?

Emboîtant le pas aux Etats-Unis, la croissance en Europe accélère enfin. Mais le poids de l’endettement et le risque accru de guerre des changes fragilisent l’embelli.

Les faits – Une économie américaine qui reste encore très dynamique, une Europe qui repart et des pays émergents qui résistent : le paysage conjoncturel mondial, porté par un effondrement du prix du pétrole, a rarement été aussi positif. Salué par les marchés boursiers, ces faits dissimulent pourtant la montée de phénomènes incontrôlés et imprévisibles rendant l’avenir toujours aussi incertain.

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États-Unis : La Fed sous le feu des critiques

La Réserve fédérale fait actuellement l’objet des plus vives attaques. Il est probable que les deux chambres du Congrès promulguent bientôt plusieurs lois consistant à soumettre la Banque centrale américaine à un « audit » de la part du Bureau de responsabilité gouvernementale des États-Unis. Une législation destinée à encadrer la fixation des taux d’intérêt de la Fed selon une formule prédéterminée est également envisagée.

Quiconque n’entreverrait pas ce feu imminent n’a qu’à songer à l’accueil récemment réservé à la présidente de la Fed Janet Yellen au Capitol Hill, qui a consisté pour les membres du Congrès à reprocher à Yellen d’avoir rencontré en privé le président et le Secrétaire du Trésor, ainsi qu’à l’accuser de s’être ingérée dans des questions étrangères à la politique monétaire.

D’autres encore, comme Richard Fisher, président sortant de la Fed de Dallas, l’ont invectivée autour du rôle particulier de la banque de la Réserve fédérale de New York. Aspect illustratif des lourdes responsabilités réglementaires de la Fed de New York, et lié à la proximité de celle-ci auprès du plus haut lieu de la finance mondiale, son président dispose d’un siège permanent au sein du Comité fédéral du marché ouvert, organe fixant le taux d’intérêt de référence de la Fed.

Les détracteurs de Yellen font valoir que cette situation reviendrait à privilégier Wall Street dans le fonctionnement du système de la Réserve fédérale. Enfin, certains s’opposent au fait que des banquiers dominent les conseils d’administration des banques régionales de la Réserve fédérale, faisant valoir que ceci reviendrait à charger les renards de surveiller le poulailler.

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Myret Zaki : « La BCE a le plus mauvais maître : la Fed »

La Banque centrale européenne (BCE) ne parvient jamais à contenter les marchés et les leaders économiques. Quoi qu’elle fasse, on la compare à sa grande sœur, la Réserve fédérale américaine (Fed), censée être plus jolie et plus douée qu’elle. Une erreur d’appréciation qui sera à l’origine de la prochaine crise financière.

Quand la BCE ne fait pas d’assouplissement, un concert de critiques s’élève contre son manque de proactivité, évident en comparaison de la Fed, qui a eu le “courage” d’employer des grands moyens en sortant le fameux “bazooka” de la planche à billets entre 2009 et 2014.

Et quand la BCE décide, comme aujourd’hui, de faire un assouplissement monétaire, on la désapprouve tout autant, en estimant que la zone euro a de toute façon des problèmes plus grands que les États-Unis et que cette opération ne suffira pas.

La BCE n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. En annonçant ce 22 janvier à 14:30 qu’elle va injecter, d’ici septembre 2016, 1100 milliards d’euros (ou 1300 milliards de dollars), elle a pris les attentes les plus optimistes du marché (1000 milliards) et y ajouté une petite prime de 100 milliards pour remercier le marché de sa patience, lui qui n’aurait pas toléré opération moins démesurée.
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Faut-il craindre l’effondrement du système bancaire mondial ?

Depuis la crise des subprimes en 2008 et le renflouement des larges banques par la réserve fédérale (FED), rien ne permet d’affirmer que la situation économique mondiale a été assainie. Tout au contraire, un ensemble d’indicateurs laissent penser que le monde bancaire est au bord de l’abîme, « the edge of chaos» selon l’expression du spécialiste des systèmes Christopher Langton[1].

Certains se veulent rassurants, cependant que la chute des cours du brut fait craindre un choc pétrolier à l’envers qui mettrait en faillite une section importante du secteur énergétique, celle du « fracking » ainsi que les états américains dépendant de ses revenus[2]. D’autres, Steve Forbes et Elizabeth Ames en tête, mettent en garde contre l’effondrement du système économique mondial et suggèrent un retour au Gold Standard[3]. Y’a-t-il des raisons de faire confiance aux uns plutôt qu’aux autres ?

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États-Unis : La Fed a peut-être trouvé le moyen de réduire la taille des méga-banques

Par John Gapper du Financial Times

Goldman Sachs a provoqué une certaine émotion cette semaine en publiant une note d’analyse insinuant que la banque JPMorgan Chase pourrait vouloir se morceler en plusieurs entités. Je crois à l’indépendance de la recherche sur les banques d’investissement autant que n’importe qui, mais il est difficile de ne pas remarquer que le grand bénéficiaire d’une telle décision serait Goldman Sachs.

Ce qui ne veut pas dire que c’est une mauvaise idée. En fait, cela pourrait être une très bonne idée, peut-être pour les actionnaires de JPMorgan, et sans conteste pour la société au sens large. Cela signifie aussi que les régulateurs des banques dans le monde entier s’approchent irréductiblement de l’idée de démanteler les plus grosses banques avec leurs propres outils, au lieu d’attendre que les gouvernements fassent ce qu’il faut faire. Si c’est le cas, on leur souhaite vraiment bonne chance.

Les analystes de Goldman n’ont pas eu à travailler eux-mêmes sur les chiffres d’un démembrement de JPMorgan. La Réserve fédérale leur a donné un coup de main. Le mois dernier, celle-ci a dévoilé son plan pour imposer des ratios de capitaux plus élevés aux huit banques qui figurent parmi les 29 “banques d’importance systémique dans le monde”. Il s’agit des institutions financières que les régulateurs ne pourraient en aucun cas laisser sombrer dans le chaos durant n’importe quelle crise.

En tête de liste, JPMorgan, qui n’est pas seulement la banque américaine la plus importante et la plus diversifiée, avec ses 2,4 milles milliards d’actifs et d’activités dans de nombreux pays, depuis les cartes de crédit jusqu’aux crédits dérivés, mais qui est aussi, et c’est là le point embêtant, celle qui réussit le mieux. Contrairement à nombre de ses concurrentes, comme Barclays, il n’y a pas de raison pour elle de séparer ses activités d’investissement ou de maigrir par de quelconques autres moyens.
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La BCE prépare le terrain pour des rachats d’actifs en 2015

Peter Praet, chef économiste de la Banque centrale européenne explique dans un entretien au Börsen-Zeitung, qu’il ne faut pas être « paralysé » à l’idée du rachat d’obligations souveraines. Il alerte aussi contre la montée du populisme dans la zone euro.

Peter Praet, chef économiste de la Banque centrale européenne


Fin janvier ou début mars ? Pour les marchés financiers, pas trop de doute, la Banque centrale européenne devrait se lancer en début d’année dans un « QE » (quantitative easing), un vaste plan de rachat d’actifs, suivant ainsi les traces de la Fed américaine et de la Banque du Japon. Sous quelle forme ? C’est encore assez flou, mais l’option d’un rachat de dettes souveraines prend de plus en plus d’ampleur.

La BCE continue de préparer le terrain pour de nouvelles mesures non conventionnelles. Peter Praet, son chef économiste a reconnu dans un entretien au journal allemand Börsen Zeitung que les dernières mesures monétaires prises (achat d’actifs titrisés, prêts préférentiels aux banques…) pourraient ne pas suffire, d’autant que la chute des prix du pétrole risque d’entraîner l’inflation en territoire négatif « pendant une bonne partie de 2015 ». Et le conseil des gouverneurs de la BCE « ne peut simplement se contenter de le constater ». Il rappelle en effet que les anticipations d’inflation sont « extrêmement fragiles et que les effets indirects sont plus importants qu’en temps normal». La baisse des cours du pétrole se fait déjà sentir, comme en Espagne où les prix à la consommation ont reculé de 1,1 % au mois de décembre, la plus forte baisse depuis juillet 2009. La baisse des prix du pétrole qui gomme en grande partie l’intérêt « inflationniste » de la hausse du dollar. L’euro reste proche de ses plus bas depuis août 2012 à 1,2150 dollar.

L’option du rachat de dettes souveraines
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États-Unis : Attention au krach pétrolier

Par Philippe Herlin

Il n’est pas dans l’intérêt des producteurs de l’OPEP de baisser leur production, quel qu’en soit le prix“, a déclaré au Financial Times Ali al-Naimi, le ministre saoudien du pétrole depuis 1995, la personnalité considérée comme la plus influente de l’industrie énergétique mondiale. Même si le prix du baril atteignait 20 dollars, précise-t-il.

Dans la revue spécialisée Middle East Economic Survey, il affirme que, selon lui, le baril de pétrole ne reviendra jamais à 100 dollars, suggérant par-là que les prix actuels perdureraient sur le long terme.

Pourquoi une telle obstination? Cette politique n’a rien de suicidaire, au contraire : si l’Arabie Saoudite se mettait à baisser sa production, “les prix repartiraient à la hausse, et les Russes, les Brésiliens et les producteurs américains de pétrole de schiste prendraient notre part“, explique-t-il.

Manifestement, les pays du Golfe veulent absolument éviter que les États-Unis deviennent énergiquement indépendant, et cherchent carrément à saborder un pan entier de leur économie. La première puissance mondiale va-elle rester les bras croisés, ou va-t-elle rappeler que leur sécurité dépend d’elle ? Nous verrons, mais la tendance écrite par les prix est très claire.
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Sortir de la dette par la croissance : impossible

Janet Yellen a fait les gros titres il y a quelques jours. Elle a dit qu’elle se montrerait patiente au sujet de la “normalisation” des taux d’intérêt.

Les investisseurs n’ont pas su quoi en penser. La moitié s’est dit que ce serait bon pour les actions — faisant grimper les cours. L’autre moitié en a déduit que cela signifiait une hausse des taux anticipée — et s’est débarrassée des obligations.

Les investisseurs attribuent à Mme Yellen bien trop de crédit. Va-t-elle augmenter les taux à Pâques… ou à la Trinité ? Elle ne le sait probablement pas elle-même. Elle lit les journaux tout comme nous, et se demande comment elle va pouvoir s’en sortir. Elle se regarde dans le miroir le matin et reste le souffle coupé par la manière dont les gens la surestiment.


Elle sait… du moins avant de se maquiller… que toute cette histoire n’est rien que cosmétiques et fausse comptabilité. Simplement, elle ne veut pas être la présidente de la Fed qui l’admettra… celle qui fera finalement éclater la bulle et provoquera une dépression…

En attendant, les nouvelles de ces derniers jours ont été dominées par une chose improbable et une chose inévitable. Les États-Unis lâchent enfin du lest. Après un demi-siècle, il était temps que les États-Unis abandonnent leur rancune durable envers le régime de Castro. A la lumière de l’histoire, il ne semble pas si épouvantable. Après tout, beaucoup de films ont été tournés qui comptaient un personnage à la Fidel; jamais, pourtant, il n’a menacé de faire exploser des cinémas.
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Grand marché transatlantique : 10 menaces pour le peuple américain…

1. Démantèlement des nouvelles réglementations de la finance. Les négociateurs de l’Union européenne ont exigé une révision des réformes introduites par le président Barack Obama pour réglementer le secteur financier, ainsi qu’une restriction de l’encadrement des activités bancaires.

Leurs principales cibles : la règle Volcker, qui limite la capacité des banques commerciales à développer des activités spéculatives, les lois proposées par la Réserve fédérale s’appliquant aux banques étrangères, ainsi que la régulation publique des assurances.

Les négociateurs américains, conseillés par des banquiers de Wall Street, ont proposé d’ajouter au traité des règles contraires aux dispositions américaines visant à interdire les produits dérivés toxiques, à limiter la taille des banques dites too big to fail trop importantes pour faire faillite »), à mettre en vigueur une taxe sur les transactions financières et à réintroduire le principe de la loi Glass-Steagall.

Cette loi votée par le Congrès américain en 1933 pour séparer les activités d’investissement des activités commerciales des banques fut abrogée en 1999 par l’administration du président William Clinton.
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Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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La Fed tourne la page du stimulus monétaire

Comme prévu, la Banque centrale des États Unis, la Fed, a annoncé mercredi soir qu’elle mettait un terme à son soutien monétaire exceptionnel à l‘économie américaine tout ne laissant les taux d’intérêt inchangés, proches de zéro.

Dans son communiqué, le comité de politique monétaire de la Fed qui cite “les solides gains sur le marché de l’emploi“ va cesser ses injections de liquidités.

La banque centrale promet aussi de laisser ses taux d’intérêt proches de zéro pendant “une période de temps considérable” en ajoutant que si les progrès de l’inflation et de l’emploi sont plus rapides, une première hausse des taux “pourrait intervenir plus tôt qu’anticipé”.

Dans son communiqué, la Fed ne qualifie plus d’importante la sous utilisation des ressources du marché du travail. Celles-ci diminuent progressivement constate la Fed qui fait référence aux nombreux emplois à temps partiels notamment.

Euronews 29/10/2014

Révélations à Wall Street : les enregistrements secrets qui font trembler Goldman Sachs et la Fed (ou quand les pires fantasmes se concrétisent)

Depuis la diffusion de ces enregistrements, les analystes s’interrogent sur les relations un peu trop intimes entre la banque d’affaires et la Réserve fédérale de New York.

Carmen Segarra est entrée à la Fed en octobre 2011 avant d’être licenciée en mai 2012 pour raison “entièrement liée à ses performances”

Des documents audio gardés secrets ont été dévoilés ce vendredi aux États-Unis lors de l’émission de radio “This American Life”. Ils avaient été recueillis un an plus tôt par le site de journalisme d’investigation “ProPublica“.

Ces enregistrements mettent au grand jour les possibles connivences entre la New York Federal Reserve Bank, la Fed, et les institutions financières qu’elle est censée surveiller et contrôler.

Si ces documents étaient authentifiés, cela voudrait dire que le contrôleur était complaisant avec les contrôlés. En clair que la Fed ne faisait pas le travail qui lui était assigné en manifestant une trop grande complaisance envers les organismes qu’elle est censée contrôler” explique Antoine Brunet, économiste et président de la société d’analyse de la conjoncture et des marchés AB Marchés.
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“La ‘combinaison toxique’ d’une dette record et du ralentissement de la croissance est en train de mettre l’économie mondiale sur la voie d’une nouvelle crise”

La «combinaison toxique» d’un montant record de dette et du ralentissement de la croissance signifie que l’économie mondiale se dirige vers une autre crise, affirme le 16ème Genova report, un rapport annuel écrit par un panel d’économistes pour le compte du Centre international d’études monétaires et bancaires, et qui est publié ce lundi.

Les auteurs, parmi lesquels on trouve trois ex-patrons de banque centrale, expliquent que les taux d’intérêt devront rester faibles à l’échelle mondiale pendant « très très longtemps », pour permettre aux différents agents économiques de continuer à payer leurs intérêts et éviter une nouvelle crise grave. L’avertissement intervient alors qu’aux États-Unis, la patronne de la Fed, Janet Yellen, vient d’annoncer une remontée progressive des taux d’intérêt.

Le rapport indique que l’endettement global, privé et public confondu, est passé de 160% du PIB en 2001 à près de 200% en 2009 et de 215% en 2013 :

Contrairement à ce que l’on croit généralement, le monde n’a toujours pas commencé à se désendetter et le ratio de la dette mondiale comparée au PIB continue d’augmenter, brisant en permanence de nouveaux records ».

Luigi Buttiglione, l’un des co-auteurs, a exprimé ses inquiétudes au Financial Times :

Dans ma carrière, j’ai vu tant de soi-disant «miracles économiques» -l’Italie dans les années 1960, le Japon, les tigres asiatiques, l’Irlande, l’Espagne et maintenant peut-être la Chine – et tous se sont achevés sur une montagne de dettes. »

Selon Buttiglione, le schéma est toujours le même : la croissance de ces économies les incite à emprunter, ce qui maintient leur croissance alors que les facteurs sous-jacents qui en avaient été à l’origine au départ ont épuisé leurs effets.
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Four Horsemen

L’économie mondiale va mal. La crise se transformant rapidement en catastrophe, de plus en plus de gens se mettent en quête de conseils avisés sur la manière de restructurer l’économie occidentale. Ces trois dernières années, 23 intellectuels — la plupart d’entre eux très controversés – ont accepté de briser le silence et d’expliquer comment le monde fonctionne vraiment.

Four Horsemen ne tombe ni dans la critique des mondes financier et politique, ni dans la théorie du complot : le film analyse le système économique dans lequel nous avons choisi de vivre et avance des propositions de changement.

Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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La dette totale des États-Unis atteint un nouveau record de près de soixante mille milliards de dollars

Que diriez-vous si je vous disais que les étasuniens avaient une dette de près de 60.000 milliards de dollars ? Eh bien c’est vrai. Lorsque vous cumulez toutes formes de dettes, incluant la dette du gouvernement, du commerce, la dette des crédits immobiliers et la dette-consommateurs, nous atteignons 59.400 milliards de dollars de dettes [43.676 milliards d'euros]. C’est une somme d’argent tellement énorme qu’il est difficile de la décrire avec des mots.

Par exemple, si vous viviez à l’époque de la naissance de Jésus-Christ, et que vous aviez dépensé 80 millions de dollars [environ 59 millions d'euros] chaque jour depuis, vous n’auriez toujours pas dépensé aujourd’hui 59.400 milliards de dollars [43.676 milliards d'euros].

Et la majeure partie de cette dette a été cumulée dans les récentes décennies. Si vous retournez quarante ans en arrière, la dette totale des États-Unis se situait aux environs de 2.200 milliards de dollars [1.618 milliards d'euros]. D’une façon ou d’une autre, durant les quatre dernières décennies, nous avons permis que la dette étasunienne devienne approximativement vingt-sept fois plus grande.

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États-Unis : Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour 2014

Le Fonds monétaire international a revu en baisse sa prévision de croissance de l‘économie américaine pour cette année et déclaré que les États-Unis ne devrait pas être en situation de plein emploi avant la fin 2017.

L’institution prévoit une croissance du PIB américain de 2% en 2014, contre 2,8% anticipés en avril, en raison du ralentissement du premier trimestre.

Notre révision de croissance en baisse est largement due au mauvais résultat du premier trimestre qui est majoritairement mais pas uniquement en relation avec la météo, a souligné Christine Lagarde, la directrice générale du FMI. Nous pensons que ce ralentissement est temporaire et qu’il cache de meilleures perspectives”.

L’institution appelle les États-Unis à investir massivement dans les infrastructures et l‘éducation mais surtout à renforcer son marché du travail dont l’amélioration progressive ne serait qu’un trompe l’œil selon le FMI.

Ce constat suggère que la Réserve fédérale, la Fed peut prendre son temps avant de relever ses taux d’intérêt.

Euronews

Olivier Delamarche : « Si le Japon continue sur cette pente, il va envoyer le yen à zéro »

Le 14 avril, l’assouplissement de la politique monétaire de la BCE pour contrer l’euro fort, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué en charge des gestions de Vega Investments, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Je ne vois pas pourquoi on est si bas sur les taux français alors qu’on n’a fait aucune réforme et qu’on ne fait rien pour baisser la dette. Si vous avez des taux aussi bas partout dans le monde, c’est que vous n’êtes pas sortis de récession. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Olivier Delamarche : « Les fusions-acquisitions sont le signal de fin de marché à chaque cycle »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet, le 17 mars 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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E. von Greyerz : “1913-2013, le siècle perdu”

“En novembre 1910, quelques puissants banquiers américains et l’influent Paul Warburg ont organisé une réunion sur Jekyll Island qui allait déterminer la destinée du système financier mondial et l’économie mondiale pendant plus de cent ans. Cette triste réunion déboucha sur la création du système de Réserve fédérale aux Etats-Unis, le 23 décembre 1913.

Le président Woodrow Wilson signe la loi créant la Réserve fédérale américaine, le 23 décembre 1913

La Fed a été créée par des banquiers privés pour le bénéfice de banquiers privés et, aujourd’hui, 100 ans plus tard, ils ont eu plus de succès qu’ils ne l’auraient imaginé en 1913.

Ils ont créé un système qui non seulement contrôle efficacement le système financier mondial pour leur propre bénéfice, mais qui contrôle aussi les politiques mondiales. Ils ont parfaitement assimilé les conseils de Mayer Amschel Rothschild, le fondateur de la dynastie banquière Rothschild, qui a prononcé ces mots célèbres : “Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois”.

Alors, pendant exactement 100 ans maintenant, la Fed et les autres banques centrales ont totalement détruit les devises majeures et laissé le monde avec des dettes qui ne pourront être remboursées avec la monnaie actuelle. Et, tout en réalisant cette création de richesse sans précédent pour les financiers de très haut niveau, ils ont aussi, ces 15 dernières années, réussi à enrichir presque chaque individu qui travaille à Wall Street à New York ou à la City de Londres. En 2008, le système financier s’est presque effondré, et il se serait effondré sans l’injection de monnaie imprimée, de dette et de garanties des gouvernements et des banques centrales à hauteur de $25,000 milliards. Des banques telles que Goldman Sachs, JPMorgan et Morgan Stanley n’auraient pas survécu sans ces injections massives de liquidités. Mais, même l’année où ces banques étaient au bord de la faillite, la plupart des banquiers ont reçu un bonus similaire à celui de l’année précédente.

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Philippe Béchade sur Radio Courtoisie : Les perspectives économiques mondiales pour 2014

Sur Radio Courtoisie, le 15 janvier, Laurent Artur du Plessis, assisté de Bernard de Fabrègue, recevait Philippe Béchade, journaliste, pour une émission consacrée à une analyse économique hétérodoxe de la crise mondiale et du rôle de la production de monnaie dans son déclenchement.

Les 5 risques économiques mondiaux de 2014

L’équipe recherche économique de la banque Natixis identifie 5 risques majeurs pour 2014.

- Une croissance nettement inférieure aux attentes en France et en Italie;

- le retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro avec la dynamique divergente des taux d’endettement publics dans plusieurs pays;

- s’il y a retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, la contagion de cette crise sur les marchés des pays émergents, d’autant plus que beaucoup de pays émergents ont une fragilité accrue (déficits extérieurs, croissance plus faible, perception du risque plus forte);

- la rechute de l’économie japonaise si la hausse de 3 points de la TVA le 1er avril 2014 est prélevée sur la consommation et non sur l’épargne et si les salaires n’augmentent pas plus vite;

- une pentification forte des courbes des taux d’intérêt due à la politique monétaire plus restrictive aux États-Unis, même si la Réserve Fédérale veut essayer de l’empêcher.

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États-Unis : La Fed va ralentir la planche à billets (+ réaction)

La banque centrale américaine a décidé mercredi de limiter son aide à l’économie américaine en réduisant “modestement” le montant de ses injections de liquidités tout en maintenant les taux d’intérêt inchangés.

A l’issue de deux jours de réunion de son comité monétaire (FOMC) à Washington, la Réserve fédérale a indiqué qu’elle réduisait de 85 à 75 milliards le montant de ses rachats d’actifs mensuels auxquels elle procède depuis plus d’un an pour desserrer l’étau du crédit et soutenir l’activité.

Réaction d’Olivier Delamarche :

Olivier Delamarche : « Le Père Noël n’existe pas »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Pierre Sabatier du cabinet Primeview, le 16 décembre 2013 sur BFM Business, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

« Le quantitative easing est la bonne solution pour acheter du temps et gonfler la bulle financière. Le QE n’a jamais été fait pour relancer l’économie dans l’esprit de Bernanke ni de Yellen. Aux Etats-Unis il y a une fausse reprise de l’immobilier. Pour que la croissance reparte, il faudrait que les revenus augmentent et que le chômage baisse, ce n’est le cas ni dans l’un ni dans l’autre. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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G20 : Les BRICS font un pas vers un fonds de réserve monétaire commun de 100 milliards de dollars

En ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, Chine, Russie, Brésil, Inde et Afrique du Sud confirment leur volonté de mettre sur pied un fonds de réserve de change pour lutter contre les désordres monétaires actuels. En évoquant aussi la responsabilité des Occidentaux.

C’était fin mars à Durban en Afrique du Sud, l’une des principales annonces du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), lue d’un ton docte par le président sud-africain Jacob Zuma lui-même. La création d’un fond de réserve monétaire propre au BRICS vient de se concrétiser un peu plus à Saint-Pétersbourg. Dénommé “Contingent Reserve Arrangement” ou “currency pool” ce fonds devrait s’élever à 100 milliards de dollars.

Le projet a été dévoilé suite au mini-sommet à cinq qui s’est tenu vers midi ce 5 septembre en prélude au sommet du G20 qui se déroule à Saint-Pétersbourg ce jeudi et demain 6 septembre. Une manière claire de peser d’entrée de jeu face aux pays développés dans ce sommet en principe économique mais reste dominé par le crise syrienne et l’opposition attendue en Vladimir Poutine et Barack Obama.

Cette rencontre des BRICS a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement Dilma Rousseff (Brésil), Manmohan Singh (Inde), Vladimir Poutine (Russie), Xi Jinping (Chine) et Jacob Zuma (Afrique du sud).

La Chine, principal pays contributeur

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Que vaut un dollar de la Fed de Bernanke ?

Par Bill Bonner

Comme on pouvait s’y attendre, la Fed de Bernanke est pleinement, carrément, à 1.000% engagée dans l’argent facile. Pourquoi ? Parce qu’un vrai désastre politique gigantesque ne s’arrête pas avant d’être allé jusqu’au bout. Comme un vrai marché baissier… un feu de forêt… ou une histoire d’amour… il doit se consumer jusqu’au bout.

Comme nous l’expliquons depuis quelques jours, en 1971, l’administration américaine a mené la monnaie mondiale dans une nouvelle direction. Elle est revenue à l’argent basé sur le crédit… plutôt que sur l’or physique.

La monnaie basée sur le crédit permettait d’étendre quasiment à l’infini la quantité, eh bien, de crédit. De 150% avant le changement à plus de 350% aujourd’hui aux Etats-Unis… la dette en tant que pourcentage du PIB est devenue folle.

L’or est limité. Le crédit, non. Avec leur nouvelle carte de crédit en poche, les gens pouvaient dépenser de l’argent qu’ils n’avaient pas encore gagné… de l’argent qu’ils pourraient bien ne jamais gagner. Ils réalisèrent aussi qu’ils pouvaient dépenser les revenus de leurs enfants et petits-enfants loin dans l’avenir.

Une devise basée sur ce système fonctionne bien dans de petites sociétés primitives. Dans certaines tribus étudiées par les anthropologues, le crédit peut être extrêmement subtil et étendu. Un homme peut faire une erreur ou prendre une décision. Tous ses descendants, pendant des générations, peuvent en porter le fardeau.
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Olivier Delamarche : « Il faut qu’Hollande change de métier, qu’il fasse comique ! »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 16 juillet 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Les sociétés américaines vont avoir du mal à défendre leurs marges avec un recul du chiffre d’affaires, elles ont déjà viré tout le monde. Il faut qu’Hollande change de métier, qu’il fasse comique. La crise en Europe n’est absolument pas terminée. Aujourd’hui la vraie question est : comment peut-on vivre avec 0.5% de croissance ? Mais personne n’ose la poser. »

3 bombes financières exploseront-elles cet été ?

Aux Rencontres économiques d’Aix, ce Davos provençal qui s’est tenu du 5 au 7 juillet, experts, grands patrons et gouvernants de la planète n’ont pas masqué leur inquiétude, notamment pour l’Europe.

Les récentes turbulences financières ont relancé les inquiétudes. “La zone euro est la seule région du monde dont la croissance est à l’arrêt“, a rappelé Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Décryptage de ces bombes financières qui pourraient tomber sur le continent.[...]

Les économistes n’ont pas caché leur pessimisme, notamment à propos de l’Europe. “La crise de la zone euro n’est pas terminée. Le plus grave n’a pas encore eu lieu, s’inquiète ainsi Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des hautes études internationales et du développement de Genève. Les dettes publiques ne sont pas soutenables et les bilans des banques n’ont pas été vraiment nettoyés“.

Ils sont presque tous d’accord. A Aix, les experts en finances publiques comme Anna Kinberg Batra, qui a présidé la commission des Finances au Parlement suédois, Jared Bernstein, ancien conseiller du vice-président américain Joe Biden, ou l’économiste italien Francesco Giavazzi ont dénoncé les effets dévastateurs des politiques d’austérité en Europe.

Cote d’alerte sur les dettes publiques
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Les guerres de l’or

Conférence donnée par Ferdinand Lips1 à l’Université de St-Gall le jeudi 24 juin 2004 dans le cadre de la série intitulée «International Finance & Security»

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de remercier les organisateurs, Messieurs Graf et Brunner, de m’avoir invité. Avoir choisi un sujet aussi brûlant que celui de l’or les honore. Ils font ainsi preuve de courage. En effet, le mot «or» était tabou jusqu’il y a peu. Le prononçant, on risquait de passer pour un original. Ils ont pris une sage décision. Nous verrons bientôt à quel point, dès l’origine de la civilisation, l’or a joué un rôle essentiel et positif dans l’histoire de l’humanité.

Je prouverai que, sans monnaie-or, il n’est que crises et guerres dans le monde. Le XXe siècle et le début du XXIe en témoignent. Je prouverai également ou affirmerai tout au moins que, sans étalon-or, le monde retombera dans un nouveau moyen-âge. [...]

D’ici là, le système financier actuel – ou plutôt le non-système – aura fini d’exister, à mon avis. Comme vous le savez, il se fonde sur un mensonge et une accumulation gigantesque de dettes, qui ne peuvent plus être honorées. Il est probable que cette montagne de dettes recouvrira tout finalement.

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (10/07/2013)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 10 juillet 2013

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Partie 1/3 :

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (26/06/2013)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 26 juin 2013

Émission au format mp3

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