Soyez branché, réparez !

Crise oblige, les Français cherchent de plus en plus à réparer les choses par eux-mêmes. Alors que les fabricants nous poussent chaque jour à la consommation, il semble qu’un courant inverse se soit créé. Jeter est devenu ringard. Réparer soi-même est devenu branché. Alors pourquoi se priver ?

Née avec les années 70 avec les « makers » américains, cette tendance du « Do It Yourself » elle est le signe d’un besoin d’indépendance, d’économie et aussi de l’envie de pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait ».

Pour les entreprises il ne faudrait surtout pas qu’il vous vienne à l’idée de le réparer vous-même… Évidemment vous pouvez vous documenter sur des dizaines de sites et forums amateurs ou professionnels qui traitent de la réparation des appareils électroniques et mécaniques.

Vous pouvez également naviguer sur YouTube où une quantité infinie de vidéo vous montrera comment s’y prendre. Mais il vous restera un problème majeur : où vous procurer les pièces. Aujourd’hui 50 % des appareils qui arrivent en déchetterie sont réparables … cela coûte cher aux consommateurs et à la planète et pourtant jeter n’est pas une fatalité !
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Les ateliers de réparation des appareils électroménagers ont la cote

Contrairement aux idées reçues, les réparateurs d’appareils électroménagers ne mettent pas tous la clef sous la porte. Réparer plutôt que jeter est à la mode depuis le début de la crise économique.

Dans un atelier à Marseille, Vincent Horellou répare un autocuiseur électrique en panne, initialement condamné à la déchetterie. En un an, son entreprise a vu son activité croître de 10 %. “Nous avons des formations auprès des marques, nous connaissons les appareils, après, c’est de l’entraînement. À force de réparer, on va plus vite. On peut toujours réparer“, explique le technicien.

Réparer représente pour le particulier une économie non négligeable. “C’est lié à la crise et à une conscience écologique“, analyse Christine Laval, gérante de la société Technic Ménager, qui a réparé près de 6.000 appareils en 2014.

La jeunesse d’aujourd’hui est une «génération perdue» qui ne sait rien bricoler

Le constat peut paraître surprenant, tant la position opposée est répandue. A l’inverse donc de ceux qui pensent que la jeunesse actuelle est hyper à l’aise avec tout ce qui se trame sous le capot des portables, ordinateurs, tablettes et compagnie, Danielle George rétorque qu’il n’en est rien.

A l’occasion des conférences de Noël à la Royal Institution de Londres (une tradition qui remonte à 1825), cette professeur en ingénierie des radio-fréquences affirme que ce n’est pas parce que la génération actuelle est née dans un univers numérique et informatisée qu’elle y évolue comme un poisson dans l’eau. Ou alors si, mais littéralement: elle ne se pose pas trop de questions sur pourquoi l’eau est là, et comment, et selon quelle composition.

Contrairement à ce que peut laisser entendre l’expression de «digital native» (natif du numérique), Danielle George explique que la jeunesse, notamment en Grande-Bretagne, «est devenue une génération perdue qui ne peut plus réparer les gadgets et appareils», cite The Telegraph, précisément parce que cette jeunesse est née dans un monde où des machines très sophistiquées pullulent tout en semblant facile d’accès et d’utilisation.

«Toutes ces choses que nous avons chez nous semblent marcher la plupart du temps et parce qu’elles ne cassent pas, nous nous habituons à elles, a ajouté la scientifique, toujours selon le journal anglais. Elles sont presque devenus des boîtes noires qui ne meurent jamais. Et quand elles meurent, nous les jetons pour en acheter de nouvelles.»
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Les Français sont-ils sortis de l’hyperconsommation ?

Les Français sont-ils prêts pour l’économie circulaire ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans une étude commandée au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) et publiée à l’occasion du lancement des premières assises de l’économie circulaire à Paris.

Michele Del Campo : “Consuming Desire”

Ce rapport, qui compile et analyse une cinquantaine d’enquêtes menées auprès de la population au cours des vingt-cinq dernières années, montre une prise de conscience écologique des consommateurs et une évolution de leur comportement.

Au lieu d’extraire toujours plus de ressources (dont on sait qu’elles sont finies) pour consommer davantage, dans une logique linéaire, une partie d’entre eux a basculé vers une logique plus circulaire, qui vise à consommer mieux, en augmentant l’efficacité de l’utilisation des ressources et en diminuant l’impact sur l’environnement.

De plus en plus de tri et de limitation de déchets

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« Repair Cafés » : Apprendre à réparer pour moins consommer

« Apprendre à réparer plutôt que jeter », cette phrase résonne comme un slogan militant dans la bouche de Benoit Engelbach, l’un des fondateurs des « Repair Cafés » français, une initiative venue des Pays-Bas, lancée en 2009 par la journaliste Martine Postma.

Le principe est simple : des bénévoles, professionnels du bricolage ou simples amateurs, se portent volontaires pour tenir le rôle de réparateurs tandis que les participants amènent un objet leur paraissant hors d’usage qu’ils souhaitent réutiliser plutôt que remplacer, le tout gratuitement.

Depuis septembre 2013, le centre social Espace 19 Riquet réserve une fois par mois ses locaux pour l’association Repair Café Paris. « Réduire les déchets et sensibiliser les personnes à leur impact sur l’environnement correspond aux valeurs que l’on défend », explique Valérie Hamidi, responsable du centre social.

Au-delà de la mise à disposition du local, certains employés du centre se portent volontaires pour s’occuper de l’accueil en servant thés et cafés. Ils ne seront pas de trop devant la centaine de personnes qui attendent, ticket en main, de faire réparer leur bouilloire, leur sac à main ou tout autre objet qu’ils ne peuvent remplacer, faute d’envie ou de moyens. L’afflux de matériel défectueux est tel que tout le monde ne peut repartir satisfait, la quinzaine de bénévoles étant en sous-effectif face au succès de l’opération.
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“Repair Café” : Réparer plutôt que jeter

Dans les “Repair Café”, un concept qui commence à voir le jour en France, bricoleurs et particuliers se retrouvent pour donner une seconde chance aux objets.

Quand un appareil ménager ne fonctionne plus, le plus simple est souvent de le jeter. Soit parce qu’on ne sait plus réparer, soit parce que c’est plus facile de passer dans un magasin pour acheter un nouveau modèle. Une solution importée des Pays-Bas et qui fait des émules en Europe a débarqué en France : le “Repair Café”.

Partager, apprendre et montrer comment réparer, une démarche militante pour lutter contre le gaspillage et l’obsolescence programmée des objets. Dans l’Hexagone, plusieurs villes l’ont déjà adoptée. On retrouve ainsi des “Repair Café” à Paris ou à Nice.

Une fois par mois, une centaine de personnes se retrouve pour faire réparer toutes sortes d’objets. Face à eux, des bricoleurs qui offrent gratuitement leurs services.

Quand la panne est programmée par le fabricant

Machine à laver en panne au bout de cinq ans, téléviseur qui ne fonctionne plus au bout de trois… Est-ce une fatalité si les biens d’aujourd’hui durent moins longtemps qu’avant? Le Centre européen de la consommation (CEC) est persuadé qu’il s’agit d’obsolescence programmée.

Le Centre européen de la consommation vient de publier une étude intitulée:   l’obsolescence programmée, dérive de la société de consommation.

L’obsolescence programmée est le fait de planifier délibérément la durée de vie d’un produit. Cela permet de réduire cette durée de vie afin d’inciter les consommateurs à en acheter un autre.

Cette étude a été faite avec l’aide de Lydie Tollemer, une étudiante qui vient d’écrire un mémoire sur le sujet.
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Grande-Bretagne : Les Anglais ne jettent plus, ils réparent

A Londres, les Anglais apprennent à réparer leurs appareils en panne, au lieu de les jeter et de les remplacer dès qu’ils tombent en panne. Mode d’emploi d’une tendance de fond.

Ordinateur poussif, bouilloire défectueuse, lecteur MP3 en rade: plus besoin de s’arracher les cheveux pour les réparer ou de se précipiter au magasin pour les remplacer. A Londres, les novices peuvent apprendre gratuitement à prolonger la vie de leurs appareils, une alternative à la société de consommation en période de crise économique et écologique.

Quand un appareil tombe en panne, les gens sont dépourvus“, constate Ugo, un Italien installé à Londres. “Les fabricants font en sorte que le service après-vente soit limitée et la publicité incite à acheter la dernière nouveauté.” Sans compter que les petits commerçants capables de réparer les appareils électriques et électroniques ont quasi disparu.

Lyn Turner, bonnet bleu enfoncé sur la tête et chien en laisse, est frustrée. Cette cinquantenaire ne peut plus écouter ses programmes favoris: sa petite radio est en panne.
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De la force exemplaire du patriotisme russe

Les célébrations russes du 9 mai ou l’échec de la repentance

Par Xavier Moreau

Alexandre Nevski

Les fêtes de la commémoration de la victoire du 9 mai contre l’Allemagne nazie démontrent, ces dernières semaines, à quel point la Russie est unie autour de ce souvenir plein de tristesse et de gloire.

Il est abordé par toutes les générations de Russes avec le plus grand respect et la plus grande reconnaissance, vis-à-vis des vétérans de la « grande guerre patriotique ». La chaîne de télévision Russia Today a d’ailleurs recueilli le témoignage émouvant de Roland de la Poype, un Français parti continuer le combat contre l’occupant allemand au sein de l’escadrille Normandie-Niemen.

Cette unité autour de la victoire démontre que l’âme du peuple russe n’a été, jusqu’à présent, que superficiellement touchée par les modes de pensée occidentaux. Le patriotisme russe a su résister aux tentations individualistes de la société de consommation et de l’idéologie du désir.

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TV, Hi-Fi, électroménager : le grand bluff

Téléviseurs, machines à laver, fours, caméscopes ou lecteurs de DVD… Quand nos appareils tombent en panne, pourquoi est-il de plus en plus difficile de les faire réparer ? Devis payants et faux diagnostics, pièces rendues indisponibles, mauvaises réparations et dépannages hors de prix, et même des appareils dont la durée de vie est programmée… Tout nous incite à racheter de nouveaux produits.

Dans les coulisses des leaders de la grande distribution, des distributeurs spécialisés et des fabricants, cette enquête de plusieurs mois dévoile des stratégies qui trompent trop souvent le client : de la “vente orientée,” aux techniciens des services après-vente qui enterrent un peu vite nos appareils en passant par les extensions de garantie très rentables mais fort peu utiles (1,5 % seulement des écrans plats tombent en panne entre 2 et 5 ans), voyage dans un monde où les consommateurs sont devenus des proies.

Partie 1:
http://www.dailymotion.com/video/xca7wq
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