Allemagne : Les clandestins, nouvelle main d’œuvre pour les régions de l’est ?

Pour gérer l’afflux massif de demandeurs d’asile en Allemagne, notamment dans le sud du pays, le ministre-président du Bade-Wurtemberg, Winfried Kretschmann, a proposé cet été d’installer une partie de ces réfugiés dans les nouveaux Bundesländer.

Ces régions, dépeuplées depuis la chute du Mur, ont besoin de main d’œuvre et pourraient également offrir aux nouveaux arrivants des logements.

Allemagne : Le coût de l’accueil des clandestins

L’Allemagne accueille de plus en plus de réfugiés et s’attend à recevoir 800.000 personnes cette année. Une mesure importante qui aura un coût : “cette nuit, une nouvelle enveloppe a été débloquée, six milliards d’euros, qui s’ajoutent à un budget acté pour l’année 2015 de 5,5 milliards”.

Jacques Attali : « Integrex »

Comme prévu, l’humanité est et sera de plus en plus nomade. Plus de 200 millions de gens vivent déjà sur un autre continent que celui où ils sont nés. Et, quels que soient les barrières et les murs dressés, ils seront plus de 500 millions dans ce cas en 2050.

“Freedom not Frontex” (Liberté pas Frontex)

Alors, que faire? La tentation naturelle est et sera de refuser ces « envahisseurs », ces « intrus » ; de pourchasser, d’arrêter, d’expulser ceux qui se glissent illégalement dans les trop rares lieux d’abondance et de paix du monde. Qui peut en vouloir à ceux qui fuient la violence? Qui peut en vouloir à ceux qui prennent peur pour leur tranquillité?

Mais fermer les frontières devant les gens entraînera inévitablement leur fermeture, un jour, devant les marchandises, les capitaux et les idées. La dictature et la confrontation en découleront, comme ce fut si souvent le cas dans le passé. De même, ouvrir à tout vent conduirait à des désastres innombrables. Donc, que faire?

La politique vise justement à trouver un compromis entre ces deux extrêmes tout aussi inacceptables. En Europe, une politique de fermeture ou d’ouverture. ne peut être nationale, car il suffit d’une anicroche, dans une maille du filet, pour qu’il soit inopérant.
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Que faire face aux migrants?

Horrifiés et impuissants, nous assistons à la recrudescence en Méditerranée des naufrages de migrants. Les victimes se comptent par centaines. L’Union européenne tergiverse. Chacun y va de son indignation, qui glisse néanmoins au silence gêné dès qu’il devient question d’accueillir. Les experts en tout genre analysent et supputent.

A vrai dire, les causes sont vite cernées, encore qu’elles constituent un faisceau où s’entrecroisent raisons objectives et calculs politiques, sinon bassement financiers. Laissons d’emblée l’explication basique chère aux radicaux de tout poil: c’est la faute à l’Occident ! Une météorite viendrait par malheur frapper notre planète que ces doctrinaires tranchants sauraient aussitôt dénoncer les manigances de l’impérialisme.

Sans nier les erreurs, les interventions parfois inopportunes, l’oubli des principes au profit des intérêts bien compris, attribuer aux seuls Occidentaux la responsabilité du chaos qui affecte le Moyen-Orient et une large partie de l’Afrique relève de la mystification.

La guerre civile, l’explosion des fanatismes religieux, la décomposition politique, la ruine économique ne sont pas le résultat d’une conspiration mondialiste, mais l’aboutissement d’évolutions commencées voici des décennies et parfaitement prévues par des observateurs objectifs et lucides. Restons seulement dans le domaine français : il faudrait relire aujourd’hui René Dumont (« L’Afrique noire est mal partie » 1962) ou Jean-Christophe Rufin (« L’Empire et les nouveaux barbares » 1991), pour ne citer que ces deux-là.
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Migrants climatiques : Les réfugiés du siècle

Montée des eaux, sécheresse, cyclones… Le réchauffement climatique se fait ressentir partout. Ses premières victimes sont les populations locales, obligées de migrer pour trouver refuge sur des terres plus accueillantes. Leur nombre ne cesse de croître.

Parmi les 60 millions de réfugiés ou déplacés dans le monde, difficile d’estimer la part de migrants climatiques. Ils ne sont couverts par aucune législation internationale. Aux yeux de la loi, ils n’existent tout simplement pas.

On pense souvent que les populations se retrouvent dans les camps de réfugiés à cause de la guerre et des conflits. Il y a pourtant un autre type de réfugiés dans ces camps : les déplacés environnementaux. Aucun régime de protection n’existe pour ces personnes. Ce vide juridique est dû à la difficulté de définir exactement ce qu’est un “réfugié climatique”.

Pourtant, le changement climatique a un impact considérable sur le déplacement des populations. Depuis quelques années, il rend les catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses, ayant des conséquences humanitaires plus tragiques. Entre recherche de statut juridique et anticipation des déplacements, rencontre avec des personnes qui font évoluer la situation de ces millions de réfugiés.

Un réfugié, combien ça coûte ?

Cela varie grandement en fonction de sa situation. Un réfugié sri-lankais qui habite en région parisienne n’a pas les mêmes besoins que l’un des 400.000 réfugiés somaliens qui habitent dans les camps géants du nord-est du Kenya.


Dans les pays riches, le coût des réfugiés fait l’objet de polémiques. En France, 520 millions d’euros ont été dépensés sur l’asile par le gouvernement en 2011 pour 60.000 demandeurs (le budget initialement prévu était de 327,55 millions d’euros), soit 8.666 euros dépensé par demandeur d’asile.

Là encore, ce calcul est purement théorique, et ne prend pas en compte les aides aux personnes qui ont obtenu l’asile, ni le budget des associations qui travaillent en parallèle du gouvernement.

Sur ce budget, 334 millions d’euros (soit 64%) sont dédiés à l’hébergement. En comparaison, le logement ne représente que 4,7% de l’aide internationale prévue pour les réfugiés syriens de Jordanie.
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