Grèce : Le “non” au référendum l’emporte largement (61%)

Ce lundi matin, coup de théâtre : Yanis Varoufakis a démissionné de sa fonction de ministre des Finances. “Ministre, c’est fini !”, a-t-il écrit sur son blog. Sa décision découle d’une exigence des créanciers et du Premier ministre grec lui-même.

Ils étaient des milliers dans les rues d’Athènes à fêter la victoire du “non” (Όχι) au référendum.

Oxi !” (Non !). Laminés par cinq ans de crise économique, les Grecs ont rejeté, lors du référendum de ce dimanche 5 juillet, les offres d’aides financières des créanciers européens qui exigeaient, en retour, de nouvelles mesures d’austérité, de nouveaux impôts et de douloureuses réformes. Ce vote va-t-il aider à mettre fin à la tragi-comédie grecque ou la faire tourner au drame ?

Nouvel Obs
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Grèce : De plus en plus d’Athéniens se rendent à la soupe populaire

Jour J pour les Grecs: ils sont appelés à voter ce dimanche pour ou contre les réformes proposées par les créanciers du pays. Le gouvernement joue son va tout avec ce référendum.

Mais difficile de croire que le pays peut se remettre de la crise, comme en témoigne la situation des Grecs rencontrés autour de la soupe populaire, à Athènes.

Grèce : Les habitants se ruent sur l’alimentation, l’essence et les médicaments

Six jours après la fermeture des banques, les Grecs ne dépensent plus que pour le nécessaire: nourriture, essence ou médicaments, sur lesquels ils se ruent de peur de manquer.

Des rayons entiers vidés de leurs produits. Papier toilette, pâtes, légumes secs, lait concentré… Tout a disparu. Dans un supermarché de la banlieue aisée d’Athènes, à Glyfada, certains riverains semblent avoir paniqué, se précipitant sur les produits de première nécessité.

Autant de signes d’une angoisse latente, à la veille du référendum sur la série de mesures d’austérité soumises à la Grèce par l’Union européenne et le FMI en échange de la prolongation de leur aide financière.

Avec les limitations de retraits bancaires à 60 euros par jour et par personne, imposées par le gouvernement pour empêcher l’effondrement des banques, les Grecs concentrent leurs dépenses sur l’essentiel, dans de nombreux petits commerces qui refusent les cartes de crédit.
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Tout comprendre sur la dette grecque en six étapes

Alors que les négociations ont échoué entre la Grèce et ses créanciers (BCE, pays de la zone euro, FMI), 6 étapes et une série de graphiques pour comprendre pourquoi la dette grecque est devenue l’une des clefs de l’avenir de la zone euro et de l’Union Européenne.

La dette grecque fait la une de l’actualité. Pourquoi maintenant ? Comment tout cela a commencé ? Pourquoi a-t-on prêté à la Grèce, combien cela nous a-t-il rapporté, combien peut-on perdre ? Réponses à ces questions cruciales pour l’avenir de l’euro et de l’Europe en six étapes et une série de graphiques.

1. Pourquoi la Grèce a besoin d’argent en ce moment ?

Trois raisons à cela :

- Méthode et calendrier. L’aide versée à la Grèce l’est tranche par tranche, et à chaque tranche, les créanciers (BCE, FMI, Etats de la zone euro = feu la troïka), conditionnent le versement de chaque nouvelle tranche à la mise en place en Grèce de réformes. Vous trouverez ici un exemple (en anglais) de l’évaluation des réformes menées ouvrant droit à un nouveau versement. La dernière tranche du 2ème plan d’aide (7.2 milliards d’euros) devait être versée en septembre 2014. Cela n’a pas été le cas. Les créanciers ont préféré ensuite laisser passer les soubresauts politiques en Grèce, ainsi que les élections de janvier, pour discuter du déblocage de la tranche. Or, le programme d’aide avait une date de fin. En février, cette date a été repoussé au 30 juin 2015. Voilà pourquoi il fallait que les négociations aboutissent avant. Après le 30 juin, la Grèce n’est plus officiellement sous assistance financière. Sauf négociation sur un troisième plan d’aide.
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Grèce : Si le “non” l’emporte, gare à la secousse financière

Le défaut de la Grèce sur l’échéance de remboursement de 1,5 milliard d’euros au FMI, a encore une fois fait chuter les principaux marchés boursiers de la zone euro de plus de 1% mardi soir : -1,6% pour le Cac40 à Paris et -1,5% pour le Footsie de Londres, le Dax de Francfort affichant un repli de 1,25%.

L’euro recule encore face au dollar à 1 dollar 1140 et le cours du baril de Brent regagne ses pertes de lundi à 63 dollars et 10 cents.

Référendum grec : Vie et mort des unions monétaires

Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

La fermeture des banques va-t-elle servir de thérapie de choc pour les Grecs? Les queues devant les distributeurs de billets leur donnent d’ores et déjà un avant-goût de ce que serait un Grexit.

Dans ce cas ils répondront «oui» à la question du référendum qui leur sera posée dimanche 5 juillet et Alexis Tsipras aura perdu son pari. Mais ce n’est pas à ce jour la stratégie du premier ministre.

Lui est son gouvernement font en effet campagne sur le «non», sur le refus des propositions des créanciers de la Grèce, les trois institutions, comme on les appelle à Athènes, le FMI, la BCE et l’Union européenne.
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Grèce : Le pays au bord du précipice

Cinq ans de réunions ininterrompues pour sauver la Grèce, qui n’a plus accès au marché financier depuis 2010, se sont conclus samedi à Bruxelles par un saut dans l’inconnu. Une sortie de la Grèce de la zone euro est désormais clairement envisagée.

Arrivés pour une ultime journée de négociations intenses afin de mettre au point les derniers détails de leur offre « argent frais contre réformes », les ministres des Finances de la zone euro se sont sentis trahis par l’annonce surprise au petit matin (1h30 à Bruxelles) d’un référendum, le 5 juillet, sur les propositions des créanciers d’Athènes, soit cinq jours après l’expiration officielle du programme d’aide européen.

L’actuel programme de renflouement expire mardi soir, le jour où la Grèce est censée rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI. Sauf miracle, Athènes sera alors en défaut de paiement et n’aura plus accès aux aides européennes.

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Retour sur l’initiative citoyenne européenne pour le revenu de base

Stanislas Jourdan, organisateur en France de l’initiative citoyenne européenne pour un revenu de base inconditionnel qui a récolté 300.000 signatures en Europe revient sur les embûches rencontrées par l’utilisation cet outil de démocratie directe européenne et les solutions envisageable améliorer le sort des organisateurs.

Pendant des décennies, les économistes, sociologues, philosophes, activistes et quelques personnalités politiques ont vanté les mérites du revenu de base inconditionnel, ou allocation universelle : une politique sociale qui consiste à donner distribuer à tous les citoyens d’une communauté politique un revenu de la naissance à la mort, sans conditions de travail ni de revenus.

En Europe, un mouvement s’est formé depuis quelques années pour pousser cette idée dans la société. Ainsi en 1986, le Basic Income European Network s’est créé à Louvain-la-Neuve en Belgique, et depuis de nombreux congrès internationaux ont été organisés, avec l’implication d’un nombre croissant d’organisations. Un consensus a ainsi émergé autour de la nécessité d’organiser une campagne au niveau de l’Union Européenne, en complément des divers efforts déjà mené au niveau national.

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“La bonne nouvelle est que le peuple est en train de se réveiller”

Une autre politique climatique peut-elle sauver l’Europe ? La croissance va-t-elle revenir ? Un nouveau mouvement politique peut-il remplacer un PS en effondrement moral ? Rencontre avec Pierre Larrouturou, après José Bové, Corinne Lepage, et Jean-Luc Mélenchon.

Reporterre – Comment interprétez-vous le désamour des Français à l’égard de l’Europe ?

Pierre Larrouturou - Pendant trente ans, l’Europe était un espace de coopération et de justice sociale. Et puis il y a eu un tournant, qu’on a appelé la révolution néo-libérale les débuts des années 1980. Depuis trente ans, au lieu d’avoir une coopération et une justice sociale, la concurrence a été érigée comme un dogme fondamental au-dessus de tout le reste. Cela amène une précarité terrible, à la violence sociale, à la violence contre la planète. L’Europe n’est plus fidèle aux valeurs des pères fondateurs.

En quoi est-elle différente de la conception originelle ?

La première volonté était de mettre le charbon et l’acier en dehors des mains des capitalistes et de faire une union politique en commençant par des choses concrètes. il y avait des règles sur le charbon et l’acier, sur le salaire minimum, sur le fonctionnement économique. Et quand un pays dévaluait sa monnaie, il y avait un montant compensatoire agricole qui évitait qu’il y ait un avantage compétitif lié à cette dévaluation.

Aujourd’hui, le traité transatlantique dont François Hollande veut accélérer la négociation est le contraire des valeurs de ceux qui ont créé l’Union européenne.

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Emmanuel Todd : « Non, je n’irai pas voter ! »

Dans un entretien exclusif avec Herodote.net, l’historien Emmanuel Todd analyse l’évolution de l’Union européenne et dit son intention de ne pas aller voter le 25 mai, pour la première fois de sa vie. Un choix raisonné et, de son point de vue, civique…

Par ses travaux sur les structures familiales, Emmanuel Todd est l’un des principaux historiens de sa génération. C’est aussi un témoin engagé de son époque qui peut se flatter de n’avoir jamais été pris en défaut dans ses nombreux essais. Volontiers provocateur, il s’est attiré quelques inimitiés par ses interventions dans la presse et à la télévision mais rares sont les contradicteurs qui s’estiment assez armés pour lui faire front.

Herodote.net : À vous lire, on peut se demander si vous avez le don de prophétie. En 1976, à 25 ans, votre coup d’essai fut un coup de maître car vous avez annoncé dans La Chute finale l’effondrement à moyen terme du système soviétique sans connaître pour autant l’URSS.

Emmanuel Todd : Je vais vous l’avouer, il n’y a rien de miraculeux là-dedans ! Je fais simplement un peu plus attention que d’autres aux chiffres qui traînent partout. Par exemple, mon intuition sur La Chute finale est venue de ce que la mortalité infantile en URSS était en train de fortement remonter. C’est un phénomène exceptionnel et j’y ai vu l’effritement du système. J’en ai conclu que le pouvoir soviétique était condamné à brève échéance.

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EXCLUSIVITE FORTUNE : Ukraine – Dmytro Yaroch, Secteur Droit : «Ni l’OTAN, ni l’UE»

Interview exclusive avec le chef du Pravyi Sektor. Traduit de l’italien par fdesouche.com. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer en source. Nous précisons que cette publication ne constitue pas une prise de position.

Il est le patron. Mystérieux, résolu, incontesté pour les siens, au parcours discutable pour d’autres. Il a mené son mouvement Pravyi Sektor à travers l’épopée de la révolution ukrainienne, de la lutte clandestine aux barricades et maintenant pointe droit vers le Parlement.

Est-il un guérillero ? Un 007 à la solde de puissances étrangères ? Est-il un révolutionnaire ou un chef de bande avec du flair pour une carrière politique ? Ce qui est certain, c’est que le nom seul de Dmytro Jaroch enflamme et divise l’opinion publique au sujet de la complexe question ukrainienne, entre partisans et détracteurs. Il a accordé une interview exclusive à Il Primato Nazionale [journal en ligne italien].

Quelle est la situation actuelle en Ukraine, du point de vue social et politique ?

La situation est assez compliquée. Même avant l’arrivée de Ianoukovitch au pouvoir, nous disions que dans notre pays il existait un régime d’occupation intérieure. Pendant le gouvernement de Ianoukovitch, la nature anti-populaire de ce régime a atteint son point culminant. Aujourd’hui, après la fuite de Ianoukovitch, ce régime a craqué, mais n’a pas été entièrement démantelé. Le Parti des régions et le Parti communiste n’ont pas été interdits. L’opposition d’hier ne contribue pas à la lutte contre la corruption. On ne remarque pas encore de ces changements qui conduisent à la construction d’une société juste et solidaire.

Que pensez-vous du nouveau gouvernement provisoire de l’Ukraine ?
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Ukraine : Après le référendum au Donbass, quelle évolution de la crise ?

Le point de vue de Philippe Migault, directeur de recherche à l’IRIS.

D’après la commission électorale du Donbass, 89 % des électeurs qui se sont rendus aux urnes ce dimanche ont voté pour l’autonomie de la région. Quelles seront les conséquences possibles du résultat de ce scrutin ? Aussi, alors que Moscou s’est dit opposée à ce référendum et que les Occidentaux redoutent une annexion de la région par la Russie, un scénario à la criméenne est-il envisageable ?

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La fière et discrète République de Gagaouzie

Territoire oublié d’Europe d’environ 150.000 habitants seulement, sa petitesse (18.323 km²) pouvant pousser à croire que c’est un artefact (ou l’origine d’une célèbre chanson britannique). Au contraire, c’est l’héritage d’une riche histoire, celle de turcs chrétiens ayant une filiation avec les peuplades mongoles qui dominèrent un temps l’Europe, de l’Est en particulier.

Peuple turcophone donc, creuset des tribus Oghouzes qui immigraient vers l’Ouest de l’Europe entre les X et XIIe siècle ap. J.-C. Ils ont été christianisés au cours du XIXe siècle à partir d’un échange de territoires entre les empires russe et ottoman en 1812 (l’Empire russe obtenant la Bessarabie).

Le chemin de l’indépendance de la Gagaouzie débute dès le XXe siècle.

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Crimée : Le point de vue d’Alain de Benoist

Alain de Benoist, directeur des revues Nouvelle École et Krisis et éditorialiste de la revue Éléments, répond aux questions de la radio iranienne francophone, IRIB, à propos des réactions des États-Unis et de l’Union européenne après la décision de Vladimir Poutine de faire entrer la Crimée au sein de la Fédération de Russie.

Crimée : Le référendum provoque une ruée vers les banques

Des files d’attente de gens paniqués et espérant retirer le maximum d’argent liquide sont apparues devant les banques en Crimée, à l’approche du référendum de dimanche pour le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.

Des gens font la queue devant une banque à Simféropol, le 15 mars 2014 ( AFP / Dimitar Dilkoff)

Des gens font la queue devant une banque à Simféropol, le 13 mars 2014 ( AFP / Dimitar Dilkoff)

Des gens font la queue devant une banque à Simféropol

Les autorités pro-russes locales tentent pourtant de rassurer la population, assurant qu’il n’y aura pas de problèmes avec les retraites et les salaires et que les banques disposent de suffisamment de liquidités pour tout le monde. Mais leurs propos semblaient contredits par la réalité.

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«Les Français ruinés par l’immigration» de Gérard Pince

Gérard Pince est docteur en économie et spécialiste de l’économie du développement : il a publié en 2013 un petit livre intitulé Les Français ruinés par l’immigration (éditions Godefroy de Bouillon). Dans cet ouvrage assez aride Gérard Pince a résumé ses analyses de la comptabilité nationale destinées à évaluer l’impact des populations immigrées sur notre économie. Les sources de toutes les données chiffrées utilisées par l’auteur sont disponibles dans les annexes ; ce rapport est vérifiable par tous les amateurs d’arithmétique.

Les bases du calcul

A la différence d’autres rapports, celui de Gérard Pince ne prend pas en compte tous les étrangers et leurs descendants de la première génération mais seulement les étrangers d’origine extra-européenne parce que, selon lui, l’impact positif des étrangers d’origine européenne sur nos comptes nationaux masque l’impact négatif des étrangers originaires des pays tiers.

Par ailleurs et à la différence de rapports qui ont conclu au faible impact de l’immigration sur notre économie, celui-ci prend en compte la part des dépenses régaliennes qui sont imputables à ces étrangers (les premiers n’intègrent que les recettes).
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Loi Taubira : Vote sous pression du « grand capital »

Le débat sur le mariage homosexuel qui a accaparé l’actualité au cours des derniers mois tend à apparaître comme un débat franco-français lié à l’affrontement des partis et des sensibilités propres à l’Hexagone et l’outre-mer français. Il a pourtant une dimension internationale déterminante. Il n’est même, d’un certain point de vue, que l’un des champs de bataille dans une guerre non déclarée qui fait rage dans une grande partie du monde, pas seulement occidental.

En même temps que les parlementaires français débattent de la loi Taubira, en effet, le mariage unisexe fait la une aux États-Unis avec le recours auprès de la Cour suprême contre l’État de Californie qui a interdit le « mariage gay » par référendum (et un autre recours, le cas Wilson, tendant à faire reconnaître un « mariage » lesbien conclu au Canada).

Si la Cour suprême annule la décision de l’État de Californie comme contraire aux droits de l’homme, le mariage homosexuel qui, jusqu’ici, n’avait été admis que par neuf États sur 50 [1], deviendrait obligatoire sur tout le territoire de l’union. La décision de la Cour suprême est attendue pour la fin juin.

 Le business gay

Une des dimensions de cette bataille particulièrement âpre est l’intervention massive des plus grandes sociétés américaine en faveur du mariage homosexuel. 278 d’entre elles ont signé un mémoire déposé à la Cour suprême en tant qu’amici curiae (une procédure propre aux États-Unis, qui permet à des tiers, « amis de la Cour », de donner leur avis dans une affaire) lui demandant instamment d’admettre cette revendication.

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Grande-Bretagne : L’Europe ? Non merci !

Aujourd’hui, près de 60% des Anglais seraient favorables à une sortie de l’Union Européenne. En tête de file de ce mouvement en plein essor, le député européen Nigel Farage, également leader du UK Independence Party. Celui-ci a su convaincre, et ses partisans se multiplient.

Parmi eux, une ONG fait campagne pour l’organisation d’un référendum sur la séparation d’avec l’UE, tandis que l’éditorialiste du «Daily Mail», Peter Hitchens, écrit que la montée en puissance de Bruxelles est un véritable putsch. Un lord a même lancé un concours : 25.000 euros à qui trouvera la meilleure solution pour sortir de l’Union.

Commentaires sur Fdesouche

(Merci à Pierre 1er, Francique et à Noway)

Une Constitution pour changer d’Islande ?

Le 20 octobre, les Islandais voteront pour adopter ou rejeter la nouvelle Constitution qu’ils préparent depuis deux ans. Héritée du Danemark, la loi fondamentale qui régit actuellement la République d’Islande a été adoptée à la hâte en 1944, au lendemain de l’indépendance. A l’époque, il s’était principalement agi de remplacer le roi par un président élu, étant entendu que le texte, considéré comme provisoire, serait amendé à la première occasion. Ce n’est que fin 2008, en plein cœur de la tourmente financière qui secouait alors les institutions et sous la pression des mouvements citoyens, que la nécessité d’une refondation complète s’est finalement imposée.

Le projet sur lequel les électeurs auront à se prononcer dans quelques jours a été conçu à l’écart de toutes les structures politiques conventionnelles, sous la supervision d’un conseil de vingt-cinq représentants de la société civile élus lors de scrutins ouverts. Et c’est en lançant une vaste consultation interactive sur Internet et les réseaux sociaux que l’Assemblée constituante a débuté ses travaux. Le procédé, inédit dans les annales de la construction démocratique, a été retenu en partie en raison de la piètre estime en laquelle la population tient sa classe politique, depuis que le pays a évité de justesse la faillite à l’automne 2008 (1). Un désaveu qui ne semble pas se démentir puisqu’un sondage révélait récemment que neuf Islandais sur dix n’accordent aucune confiance à leur Parlement.

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Free Alba ! L’Ecosse nouvel Etat indépendant. Impensable ? Pas du tout !

L’Ecosse va-t-elle rejoindre l’Europe demain en qualité d’Etat souverain ? Avec une population d’un peu plus de 5 millions d’habitants, Alba (Ecosse, en gaélique écossais) devancerait nombre de pays européens (Chypre, Irlande, Malte, Luxembourg, Slovénie et les trois Etats baltes) et ferait jeu égal avec le Danemark, la Finlande ou encore la Slovaquie. Sa richesse par habitant, pour sa part, la placerait devant la plupart des Etats membres de l’Union issus d’Europe centrale et orientale. Une Ecosse indépendante constituerait ainsi un Etat européen de taille tout à fait honorable. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Au cours des deux dernières décennies, le sentiment indépendantiste n’a eu de cesse de progresser en Ecosse. Sous la pression populaire, Westminster a été amené à concéder davantage de droits à l’Ecosse, au Pays de Galles et à l’Irlande du Nord. C’est ce que l’on appelle la dévolution. Le “Scotland Act” de 1998 a créé – restauré diraient certains – un Parlement écossais. Le précédent avait été dissous en 1707 avec l’intégration définitive de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni.

Le courant indépendantiste s’est renforcé continûment lors des différentes consultations (1999, 2003, 2007) pour obtenir, pour la première fois de son histoire, lors des élections de mai 2011, la majorité absolue au Parlement. Entre-temps, les composantes indépendantistes écossaises s’étaient regroupées et structurées autour d’un parti prônant la séparation d’avec l’Angleterre, le Scottish National Party ou SNP, et d’un leader emblématique, Alex Salmond.

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Frédéric Lordon : « Le soulèvement ou la table rase par l’effondrement »

Le 15 janvier 2011, Frédéric Lordon, économiste hors sérail microcosmique, était invité à une conférence organisée par Attac et Mediapart sur le thème : « Quel remède à la crise démocratique européenne ? » Frédéric Lordon décida de répondre à cette question « sans circonvolutions inutiles ».

« Ma réponse, c’est : le soulèvement ou bien la table rase par l’effondrement financier. »

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L’Islande est notre Utopie moderne

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.

Les Islandais ont décidé d’empêcher que l’avenir soit dicté par la roue tragique de la nécessité. Les autres pays vont-ils encore tolérer que le réel soit défini par le capital ? Allons-nous continuer à confier l’avenir, le possible et l’imagination aux banques, aux grands groupes et à ces gouvernements qui disent faire tout ce qu’il est vraiment possible de faire ?

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LEAP – 2ème semestre 2011 : explosion de la bulle des dettes publiques occidentales

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 décembre 2010

Le second semestre 2011 marquera le moment où l’ensemble des opérateurs financiers de la planète va finalement comprendre que l’Occident ne remboursera pas une partie importante des prêts réalisés au cours des deux dernières décennies.

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Mélenchon est-il fasciste ?

Ce trublion que l’on classe à la gauche de la gauche, alternant entre des alliances de circonstance avec le PC « F » de Pierre Laurent ou l’ex LCR devenue NPA d’Olivier Besancenot, sans oublier ses rapprochements tactiques avec une certaine frange écolo représentée, notamment, par José Bové (cf. la campagne pour le « non » à la constitution européenne de 2005), serait-il un authentique fasciste, au sens propre du terme… du moins dans sa dimension économique ?

Assurément populiste

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UE : La gouvernance économique passera par la case «Traité»

Les dirigeants de l’Union européenne se retrouvent à Bruxelles pour un Sommet européen de deux jours. Devant l’insistance d’Angela Merkel, les Vingt-Sept devraient approuver une révision du Traité de Lisbonne pour instituer un mécanisme permanent de stabilisation financière

Angela Merkel a fait de la révision du Traité de Lisbonne une condition impérative à l’émergence d’une nouvelle «gouvernance économique» de la zone euro.

La chancelière allemande est à la fois désireuse de faire reposer la responsabilité d’éventuels sauvetages budgétaires sur les épaules de tous les pays dotés de la monnaie unique, et déterminée à infliger des sanctions politiques aux États membres dont l’endettement et les finances publiques déraperaient.

Les autorités de Berlin exigent pour cela l’ancrage, dans le traité européen, du mécanisme provisoire de stabilisation basé à Luxembourg et créé dans la foulée de la crise grecque, dont l’accès aux marchés financiers à hauteur de 440 milliards d’euros est garanti par les seize pays de l’Eurozone, plus la Pologne et la Suède.

L’Allemagne, soutenue par la France, veut en outre que soit examiné le principe d’une suspension des droits de vote pour les pays «défaillants». Une exigence destinée à compenser la décision des Vingt-Sept de ne pas s’engager sur la voie de sanctions financières automatiques en cas de futur dépassement des fameux critères fixés par le pacte de stabilité et de croissance. Sous pression de Paris, les ministres des Finances de l’UE ont, la semaine dernière, proposé une période probatoire de six mois durant laquelle, après avoir été alertés et contraints à une première pénalité, les États en difficulté devront prendre des mesures d’urgence pour redresser leurs comptes.

Face à cette demande, les inquiétudes des petits et moyens pays comme l’Irlande ou la République tchèque, traumatisés par l’adoption aux forceps du Traité de Lisbonne, risquent de ne pas peser très lourd. L’idée avancée, pour les rassurer, est que la prochaine modification des traités sera de nature «technique» pour éviter de recourir au référendum et pour ne pas réveiller la grogne eurosceptique manifeste à travers l’Union.

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Si l’Islande refuse de banquer…

[N.B. : Le premier et le dernier de ces trois articles sont antérieurs au référendum par lequel les Islandais se sont massivement prononcés contre le remboursement, par leur pays, de la dette "Icesave". La rédaction de Fortune]

I – Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? C’est la question à laquelle doit répondre le pays lors du référendum du 6 mars. Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

“On va faire comme les paysans français !” avait promis l’un des activistes. Las ! le camion de fumier qui devait être déchargé devant le siège de l’Islandsbanki, sur le front de mer de Reykjavik, n’est pas arrivé à temps. Les protestataires en sont réduits à klaxonner bruyamment sur le parking, sous une bourrasque de vent glacé. “Nous voulons dire haut et fort notre refus de payer, nous simples citoyens, pour les fautes commises par les “banksters”", explique Svein, vendeur de voitures et l’un des organisateurs de la manifestation.

Des traites mensuelles multipliées par sept

Bankster, cette contraction des mots anglais banker (banquier) et gangster, s’impose dans le débat public depuis quinze mois. Précisément, depuis octobre 2008, date de l’implosion du système financier, sous l’effet d’une hyperspéculation incontrôlée. A l’automne 2008, l’Etat doit nationaliser en catastrophe les trois banques principales de l’île, récupérer les dettes et gérer l’explosion du coût du crédit qui frappe les ménages.

Mais, quinze mois après, comment payer la note ? Les contribuables islandais, normalement placides, refusent que leurs impôts, garantie d’un Etat providence généreux, épongent le passif creusé par les agissements troubles de financiers et hommes d’affaires. C’est tout un peuple qui se révolte contre des banquiers qui jurent qu’ils ne savaient rien de la catastrophe annoncée.

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Vive l’Islande !

Par Michel Drac

En ces temps de mensonge, on sait qu’une nouvelle est importante quand les médias la passent sous silence. Dans le genre, le résultat du référendum en Islande sur le remboursement des dettes de la banque islandaise Icesave restera comme un cas d’école : silence radio, ou peu s’en faut. On devrait nous en reparler dans quelques jours, j’imagine, quand la contre-attaque du Pouvoir sera déclenchée. Pour l’instant, quel calme. A peine une dépêche Afp ici ou là. Pour le reste : circulez, y a rien à voir.

Et pourtant, ce n’est pas rien, ce qui vient de se passer au pays des geysers. Les Islandais ont dit non au remboursement de la dette Icesave par 93 % des voix (contre 1,5 % de oui – on connaît la proportion de membres de la Surclasse Transnationale en Islande, c’est intéressant).

En clair, cela veut dire que le peuple islandais demande à la haute finance d’aller se faire voir chez les Grecs (facile). L’Etat islandais avait nationalisé en catastrophe la banque « plantée » par le krach de 2008, reprenant de facto ses gigantesques dettes (3,5 milliards de dollars, 20 % du PIB de l’Islande). Le peuple islandais vient de faire savoir qu’il faisait valoir un droit d’inventaire sur l’héritage.

Le silence radio de nos médias s’explique facilement : si l’attitude islandaise devait faire jurisprudence, tout l’édifice de la finance mondialisée serait par terre en 24 heures. Avec quelque chose comme 80 000 milliards de dettes pour un PIB de l’ordre de 30 000 milliards, l’Occident est en faillite. Ses banques avec. A présent que les Chinois ont fait savoir qu’ils n’entendaient pas régler la facture, il ne reste qu’un seul espoir au système : que les peuples payent l’addition. Les Islandais viennent de montrer la voie : ils ont refusé.

Cela faisait des mois que les Vikings manifestaient. Ce peuple, un des plus paisibles et des plus éduqués du monde, a battu le pavé comme n’importe quelle populace parisienne en colère. Du jamais vu. Le Président de ce petit pays a refusé de ratifier un accord avec les créanciers, en découvrant qu’un Islandais sur quatre avait signé une pétition en ligne exigeant le retrait dudit accord. On peut penser qu’en l’occurrence, le chef de l’Etat avait le choix entre se faire mal voir par la haute finance et se faire étriper par ses compatriotes. Il n’est pas anodin qu’il ait opté pour la première solution.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

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Référendum en Islande : écrasante victoire du non

Les Islandais ont rejeté à plus de 93% la loi Icesave selon les résultats quasi définitifs annoncés dimanche. Sur la base de 90% de bulletins dépouillés, le “non” l’emporte avec 93,3% des suffrages, contre 1,5% pour le “oui”.

L’accord financier prévoyait le remboursement d’ici à 2024 par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens après la faillite de la banque en ligne islandaise Icesave.

Les quelque 230.000 électeurs appelés aux urnes ont rejeté encore plus fortement que prévu dans les sondages, l’impopulaire loi Icesave.

Diminuant la portée de ces résultats, la Première ministre Johanna Sigurdardottir a déclaré qu’ils “ne sont pas une surprise” et qu’ils “ne constituent pas un choc pour le gouvernement.” “Le référendum passé, il est de notre devoir de reprendre la fin des négociations” avec Londres et La Haye, a-t-elle déclaré à la télévision.
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L’Islande ou le vertige de la décroissance

Confrontée pour la première fois au chômage, à des baisses importantes de salaires et à une dévaluation de la couronne de plus de 100 %, la population islandaise tente de garder la tête haute. Mais la colère gronde et le dossier Icesave empoisonne la vie politique et menace le redressement du pays.

Non loin de la petite maison crépie en blanc qui abrite les bureaux du Premier ministre, symbole d’un pays modeste et sans ostentation, se dresse le vaste chantier du futur hall de concerts et de conférences de Reykjavik, immense bloc de béton triste qui rappelle les rêves de grandeur de l’Islande avant la crise financière d’octobre 2008. Un projet architectural démesuré (23.000 mètres carrés) dessiné par les meilleurs architectes danois et islandais, qui devait s’inscrire dans une rénovation ambitieuse du port. Le chantier, trop avancé pour être arrêté, est doucement maintenu en vie, quand tout autour s’est figé : le mini-Manhattan imaginé par les « Vikings » de la finance se résume à quelques immeubles vides ou inachevés.

Depuis la faillite de 85 % de leur système bancaire et leur mise sous tutelle par le FMI, les Islandais, pourtant l’un des peuples les plus cultivés au monde, n’ont plus le coeur à rêver de concerts ou de sorties. Depuis un an, toute la population islandaise ne vit plus qu’au rythme d’un feuilleton : l’affaire Icesave, dont elle a le sentiment que dépendra sa survie.

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USA : la relance par le hasch

Un référendum devrait être organisé en novembre pour légaliser le cannabis outre-Atlantique. Déjà autorisé dans plusieurs États à des fins thérapeutiques, ce business compenserait la chute des recettes fiscales. Le cannabis est devenu «politiquement correct,» car économiquement attractif.

Et si, aux États-Unis, 2010 était l’année du cannabis ? De la Californie à la côte Est, plusieurs décisions viennent de réactiver l’idée d’une légalisation dans ce pays où le «canna-business» fleurit malgré la sécheresse financière actuelle.

Le New Jersey a ainsi légalisé, lundi, l’usage médical de l’herbe, qui devient, du même coup, une source de revenu fiscal. C’est le 14e État où l’on peut se procurer la substance sur prescription médicale.

En tête de gondole, l’État d’Arnold Schwartzenegger, la Californie, où la culture de la marijuana est, semble-t-il, devenue la première filière agricole. Bien qu’illégale, sa production rapporterait 14 milliards de dollars (près de 10 milliards d’euros) par an.

Partout, la récession a dévasté les deniers publics californiens. La chute de la consommation et des bénéfices a amputé les programmes sociaux. Impuissants, certains élus se sont donc tournés vers cette nouvelle manne. Oakland, confronté à un déficit de 83 millions, a créé, cet été, une taxe de 1,8% sur les ventes de cannabis, qui flirtent avec les 20 millions par an pour l’ensemble des quatre dispensaires de la ville. Los Angeles, San Francisco et Berkeley sont en train de préparer leur propre loi. Si le but est aussi de contrecarrer l’économie souterraine, qui prospère dans la brèche ouverte par le cannabis médical, la crise a légitimé ces pratiques fiscales.

Afin d’éviter de devenir un eldorado pour dealers, le New Jersey s’est attaché à rester strict et à ne pas copier la Californie, où «la situation est hors de contrôle,» selon le gouverneur du New Jersey, Chris Christie. Malgré tout, le phénomène s’amplifie et prouve qu’en pleine récession l’idée de la légalisation – soutenue par les économistes les plus libéraux et, paradoxalement, plutôt populaires dans des bastions démocrates – avance plus vite. Avec le Golden State pour locomotive, État le plus peuplé et le plus riche, mais à la recherche de la moindre rentrée d’argent pour remédier à la fonte de ses recettes fiscales. Cette année, il pourrait être le premier à légaliser à 100% ce nouvel or vert. Lire la suite

L’imagination assiège le pouvoir

Par Philippe Grasset

Les exemples se succèdent et il est parfois bon de s’arrêter à l’un et l’autre, pour faire un bilan et mesurer l’évolution de la chose. Il s’agit de la “colère populaire”, voire de la “révolte populaire” contre le pouvoir du système anthropotechnique, ou système du technologisme et son allié incertain, le système de la communication ; tout cela, politiquement étiqueté “système occidentaliste-américaniste”, cette ampleur de l’étiquette justifiée par la diffusion et la généralisation du chaos qu’il engendre. En première ligne de ce système, les élites politiques, complètement soumises à lui, qui sont chargées à la fois de le gérer et de lui assurer une bonne réputation avec l’étiquette convenue (démocratie, droits de l’homme, bla bla bla).

Trois affaires en cours, en même temps que l’évolution générale de la “colère populaire“ aux USA, justifient notre commentaire à ce point. Il s’agit d’une part de l’affaire britannique, d’autre part de l’affaire japonaise. Ces deux affaires montrent l’imagination instinctive dont peut faire montre cette “colère populaire” contre le pouvoir politique assujeti au système. Dans un autre sens, exactement contraire, nous citons la question grecque, notamment avec les troubles (trois morts) qui ont eu lieu la semaine dernière, alors que le Parlement votait les mesures d’austérité.

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La Californie remet en question son programme écologique

L’État américain, élève modèle en matière de protection de l’environnement, devra peut-être faire marche arrière. Un référendum entend préserver la croissance économique. Arnold Schwarzenegger est contesté pour avoir privilégié l’écologie au lieu des emplois.

L’écologie est un luxe que la Californie ne peut s’offrir dans le contexte économique actuel. C’est le postulat d’un groupe de pression nommé California Jobs Initiative Committee (CJIC). Son projet, qui prend la forme d’un référendum, vise à limiter les objectifs environnementaux que l’État s’est fixés il y a quatre ans.

Marché du C02 contesté

En 2006, le législateur californien et le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger ont approuvé une loi sur le climat qui impose, en quinze ans, une réduction des gaz à effet de serre à un niveau équivalent à celui de 1990.

Cela représente une diminution de quelque 25% par rapport au niveau actuel. Outre de nouvelles normes et régulations, le catalogue de mesures comprend la mise en place, dès janvier 2012, d’un marché de crédits d’émissions de CO2.

Selon le CJIC, cette législation menace une économie californienne déjà mise à mal par un taux de chômage élevé. La part de personnes sans emploi par rapport à la population active atteint en effet 12,6%, soit l’un des taux les plus élevés aux États-Unis. La législation, estime l’organisation, va entraîner une augmentation des prix de l’énergie et menacer plus d’un million d’emplois.

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Spéculation: le psychodrame de trop

Les gouvernements parlent de régulation, mais ne changent rien au système financier qui génère crise sur crise. Le politique a abdiqué. Veut-il et peut-il reprendre le pouvoir?

Si l’Europe se construit sur des crises, il est des psychodrames dont elle pourrait faire l’économie. Mais il faudrait que les pouvoirs politiques assument leur rôle sans faillir, sans laisser la spéculation financière opérer en toute impunité et les manipuler comme des marionnettes pour son plus grand bénéfice.

Que d’égards pour des opérateurs qui, grâce aux subtilités de techniques sophistiquées comme la vente à découvert, font leur beurre de l’asphyxie financière de peuples entiers – avec les destructions  d’emplois qui s’en suivent  - en ayant tout intérêt à ce que les crises soient plus profondes pour que le rebond soit plus fort!

Car pour eux, le pire serait qu’il n’y ait ni bulle ni crise. Or, il suffirait que certaines pratiques soient interdites pour que la redoutable efficacité de la spéculation soit enrayée. C’est possible, puisque cela fut déjà fait.

Régulation financière retoquée

Encore faudrait-il montrer aux prédateurs sur les marchés qu’ils ne mènent pas le monde, et inventer des stratégies qui ne soient pas seulement défensives. Tel devrait être l’objectif poursuivi par les pouvoirs en place. Le projet n’est pas utopique.
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Les Islandais ne paieront pas pour les banquiers

Les Islandais ont rejeté à 93% le remboursement, par leur gouvernement, de la dette contractée [auprès des] banques britanniques et néerlandaises, issue de la faillite d’une autre banque en ligne (Icesave). Pour le blogueur Michel Koutouzis, cela montre que les peuples sont prêts à se libérer de l’emprise du pouvoir financier.

Autour de 580 av. JC, Clisthène, qui avait entre temps cassé le monopole politique de l’aristocratie athénienne, promulgue une loi qui fera, dans les années à venir, la grandeur de la cité et sera à la base du « miracle grec ». Il supprime la dette de milliers de paysans, mettant ainsi fin à la pratique qui consistait à emprunter en [se] mettant soi-même en gage, c’est-à-dire, à transformer pratiquement les paysans pauvres et endettés en esclaves.

La fin du « gage sur le corps » mit fin, surtout, à une série de révoltes et d’instabilité sur le territoire athénien. Allant de pair avec les réformes politiques qui permirent à l’ensemble de la population de l’Attique à participer à la chose publique, cette réforme consacra la naissance de la démocratie.

Indépendance politique et libération économique
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Le rejet du plan “Icesave” de plus en plus fort en Islande

Près de trois Islandais sur quatre s’opposent au plan de remboursement, à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, des 3,5 milliards d’euros de dette de la banque en ligne Icesave, qui doit faire l’objet samedi d’un référendum, selon un sondage. Le sondage réalisé par Gallup pour la radio publique, montre que 74% des Islandais rejetteraient ce plan, qui fait suite à la faillite de la banque en ligne durant la crise financière, il y a plus d’un an.

Une loi a été adoptée par le parlement pour mettre en oeuvre ce remboursement, mais le président a refusé de la promulguer. Il y a un mois, 70% des Islandais s’opposaient à cette loi et 25% la soutenaient, contre 19% aujourd’hui.

Le Premier ministre islandais, Johanna Sigurdadottir, a tenté lundi devant le parlement de minimiser l’impact de la consultation prévue samedi, assurant que son pays avait obtenu de nouvelles concessions des Britanniques et des Néerlandais.

Les pourparlers ont pourtant échoué la semaine dernière, sans nouvel accord. Des discussions informelles ont été menées durant le week-end avec Londres. Il n’est pas prévu d’autres négociations officielles, alors que les positions des deux parties restent assez éloignées, selon un responsable islandais.

“Nous n’avons pas d’autre plan que de tenir le référendum samedi”, a dit Sigurdadottir au parlement.

“Mais nous devrions tous savoir que ce sera un référendum sur un accord que personne ne défend plus. On ne peut que se demander si le référendum est toujours pertinent, puisqu’on sait qu’il y a une autre offre, bien meilleure, sur la table”, a-t-elle dit.

Elle a estimé que le scrutin avait été détourné en “une sorte de jeu politique”.

Le sondage de lundi montre que la popularité des sociaux-démocrates de la chef du gouvernement est désormais inférieure à celle de leur partenaire écologiste de coalition.

Reuters